La Petite-Pierre

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La Petite-Pierre
Image illustrative de l'article La Petite-Pierre
Blason de La Petite-Pierre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Saverne
Canton La Petite-Pierre (chef-lieu)
Intercommunalité C.C. du Pays de La Petite-Pierre
Maire
Mandat
Nadine Holderith-Weiss
2014-2020
Code postal 67290
Code commune 67371
Démographie
Gentilé Parva-Pétricien(ne)s
Population
municipale
622 hab. (2011)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 51′ 41″ N 7° 19′ 15″ E / 48.86138889, 7.3208333348° 51′ 41″ Nord 7° 19′ 15″ Est / 48.86138889, 7.32083333  
Altitude Min. 215 m – Max. 397 m
Superficie 19,57 km2
Localisation

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Liens
Site web www.la-petite-pierre.com

La Petite-Pierre est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

La commune fait partie du Parc naturel régional des Vosges du Nord, dont le siège se trouve dans le château de la ville.

Géographie[modifier | modifier le code]

Petite ville du Bas-Rhin à 24 km au nord de Saverne et 57 km au nord-ouest de Strasbourg, située dans un défilé des Vosges conduisant de l'Alsace à la Lorraine, au pied de l'Altenbourg.
Linguistiquement, La Petite-Pierre se situe dans la zone du Francique rhénan.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Lützelstein (parva petra en latin) était le siège d'une principauté ayant rang de comté, et dépendant du Saint-Empire romain germanique. Le comté appartenait à la famille de Blieskastel puis à la famille Palatine.

Au XVIe siècle, le comte Palatin Georges-Jean de Veldenz reçoit le comté de Lützelstein ; il vient y résider de préférence à son comté allemand de Veldenz. Il modernise le château et lui donne son aspect actuel.
Sensible à la situation précaire de ses coreligionnaires réformés dans le duché de Lorraine où Lützelstein forme une enclave, il résout de bâtir dans son comté une ville nouvelle : Phalsbourg, mais le château de La Petite-Pierre reste son lieu de résidence.

Le fort de la Petite-Pierre
(Eugène Laville, 1849)

Au XVIIe siècle, la ville occupée par la France est fortifiée par Vauban.

Dans l'église on voit plusieurs tombeaux d'anciens seigneurs du pays, notamment de deux comtes de Lutzelstein.

Non loin de la Petite Pierre s'élevait autrefois le château d'Imbstall que l'église collégiale de Neuwiller donna à titre d'échange, en 1503, à l'électeur palatin Philippe. Les limites de dépendance du château donnèrent lieu en 1624 à une composition arbitrale entre les palatins et le chapitre. Près d'Imstall se trouve une source minérale qui n'est plus exploitée. À Imbstall, Rothlach se trouve un joli moulin appelé Lützelsteinermühle qui fait partie de la commune. En 1745, un orage épouvantable détruisit les récoltes de cette commun et des environs et un vent violent découvrit une grande partie des maisons.En octobre de la même année, lorsque les habitants étaient parvenus à réparer leurs maisons, un violent incendie éclata et en réduisit la plus grande partie en cendres. Dix sept maisons seulement furent épargnées.

La montagne qui domine le fort de la Petite Pierre porte le nom d'Altenbourg (vieux château) ce qui semble indiquer qu'elle portait, dans les temps reculés, un château, dont l'histoire ne nous a pas conservé le souvenir. Des redoutes établies par Turenne empêchent de reconnaître les traces qu'il peut avoir laissées.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Petite-Pierre

Les armes de La Petite-Pierre se blasonnent ainsi :
« Coupé : au premier de gueules au chevron d'argent, au second d'or plain. »[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Jean Michaely[3] MoDem  
mars 2001 mars 2008 Jean Michaely MoDem  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 622 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 041 1 019 990 1 232 1 241 1 365 1 249 1 179 1 190
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 007 1 037 1 107 1 019 969 970 923 926 894
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
903 868 805 737 713 654 635 678 648
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
624 637 632 675 623 612 605 604 622
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Antoine Louis Bourcier (1760 - 1828), général des armées républicaines et de l'Empire, nom gravé sous l'Arc de Triomphe ;
  • Johann Wolfgang von Goethe (1749 - 1832) est passé par La Petite-Pierre lors de ses nombreuses pérégrinations alsaciennes ;
  • Emile Erckmann (1822 - 1899), écrivain, dont le compère Alexandre Chatrian était le financier ; Il est plus connu sous le pseudonyme commun d'Erckmann-Chatrian qu'il partageait avec son ami ;
  • Luc Hueber (1888 – 1974), peintre ;
  • Paul-Georges Koch (1908 – 1982), poète ;
  • René Char (1907 - 1988), écrivain, résistant, a passé six mois, durant la drôle de guerre, durant l'hiver rigoureux de 1939/40, dans les forêts entre La Petite-Pierre et Petersbach, parcourant la forêt pour inspecter les positions de tir à Hinsbourg, à Struth (près du Hartmannshof) et Peterbach ; un sentier littéraire, au départ du stade, près de la Maison forestière dite de La Petite Pierre, propose un circuit avec des stations évoquant des poèmes que le secteur, la saison et les rencontres ont inspirés.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Geoplatt
  2. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le 24 mai 2009)
  3. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. « Notice no IA67006996 », base Mérimée, ministère français de la Culture château fort
  7. « Notice no PA00084889 », base Mérimée, ministère français de la Culture Ruines du château et restes des enceintes fortifiées
  8. « Notice no IA67006995 », base Mérimée, ministère français de la Culture fortification d'agglomération
  9. « Notice no PA00084890 », base Mérimée, ministère français de la Culture Eglise mixte de l'Assomption
  10. « Notice no IA67006987 », base Mérimée, ministère français de la Culture église paroissiale de l'Assomption
  11. « Notice no IA67006989 », base Mérimée, ministère français de la Culture Cimetière
  12. Bernard Vogler, « Liste de localités ayant de nos jours une église simultanée », in Antoine Pfeiffer (dir.), Protestants d'Alsace et de Moselle : lieux de mémoire et de vie, SAEP, Ingersheim ; Oberlin, Strasbourg, 2006, p. 298 (ISBN 2-7372-0812-2)
  13. « Notice no IA67006988 », base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle Saint-Louis, musée du sceau alsacien
  14. « Notice no PA00084888 », base Mérimée, ministère français de la Culture Banc-reposoir
  15. La peinture murale du XIIe au XVIIe siècle : l’église paroissiale de l'Assomption