Dynastie kadjar

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Dynastie kadjar
قاجار (fa)

17861925

Drapeau
Drapeau (1906-1925).
Blason
armoiries (1907-1925).
Description de cette image, également commentée ci-après

L'État kadjar vers 1900


Informations générales
Capitale Téhéran
Histoire et événements
1786 Fondation
1794 Renversement de la dynastie Zand
1828 Perte des territoires caucasiens
fin XIXe siècle Perte d'Hérat et des territoires d'Asie centrale
1906 révolution constitutionnelle
1925 Destitution de la dynastie par le Parlement
Shahs
(1er) 1786-1797 Agha Mohammad Shah
(Der) 1909-1925 Ahmad Shah Qajar

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La dynastie kadjar (en persan : قاجار, transcrit aussi en Qajar ou des Kadjars) règne sur l'Iran de 1786 à 1925.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Kadjars, d'origine turkmène, sont issus des tribus qizilbashs qui servaient la dynastie séfévide. Après la mort de Karim Khân, Agha Mohammad Khan, eunuque châtré par ce dernier, se met à unifier l'Iran. Vers 1794, il a éliminé ses principaux rivaux, particulièrement Lotf Ali Khan, le dernier souverain de la dynastie Zand, et établi son pouvoir sur les anciens territoires iraniens en Géorgie et dans le Caucase.

À partir du début du XIXe siècle, la Perse commence à subir des pressions de la part de la Russie et du Royaume-Uni, dans le cadre de ce que l'on a appelé le Grand Jeu. L'intérêt des Britanniques pour l'Iran est dû à la nécessité de protéger les routes commerciales vers l'Inde, alors que les Russes cherchent à s'étendre en direction du golfe Persique. Après les guerres russo-persanes entre 1804 et 1813, et le traité de Golestan en 1812 et celui de Turkmanchai en 1828, la Perse perd tous ses territoires du Caucase au nord de l'Araxe. Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, la Russie force les Kadjars à leur abandonner tous leurs territoires en Asie centrale. Pendant ce temps, les Britanniques ont envoyé des troupes en Perse pour les empêcher de récupérer Hérat et les autres territoires d'Afghanistan qui avaient été perdus depuis les Séfévides. La perte d'Hérat est entérinée par le traité de Paris en 1857.

La période kadjare est marquée par la résignation de la Perse devant les Russes et les Britanniques, qui rivalisent en demandant chacun des concessions supplémentaires, et le déclin du pays. Cependant le pays s'ouvre pour la première fois à la modernité et aux techniques provenant de l'Occident.

Les premières tentatives iraniennes de modernisation du pays ont lieu sous le règne de Nasseredin Shah (1848-1896), grâce à son premier ministre Amir Kabir : il réforme le système fiscal, renforce le contrôle central sur l'administration, encourage le commerce et l'industrie et réduit l'influence du clergé chiite et des puissances étrangères. C'est lui qui fonde Dar-ol Fonoun, premier établissement d'enseignement supérieur en Perse. Il est assassiné sur ordre de certains membres de la cour qui craignent pour leurs privilèges. En 1871, sous l'influence de Mirza Hosein Khan Moshir od-Dowleh, nouveau premier ministre du chah, se met en place un gouvernement de style européen. Moshir od-Dowleh est assez rapidement révoqué par le chah à cause de conservateurs ayant peur de l'influence étrangère, mais le mouvement réformateur est désormais en marche. Les Britanniques, vers qui les Persans se sont tournés pour contrer l'influence russe, conseillent au chah d'ouvrir plus le pays au commerce étranger ; en 1888, la rivière Karoun (Khuzestan) est ouverte au commerce étranger et Paul Reuter obtient une concession pour ouvrir la première banque en Iran. En 1890, une compagnie britannique obtient le monopole sur le tabac. Sous la pression populaire et religieuse, le chah est obligé d'annuler ces concessions.

Le long règne de Nasseredin Shah (près de cinquante ans), et ses voyages en Europe, qui sont les premières visites d'un souverain iranien en Occident, ouvrent la voie à des nouveaux courants de pensée auxquels une grande partie du clergé est hostile. Le chah est assassiné en 1896 par un clerc, événement unique dans les annales de la Perse moderne qui précède la révolution constitutionnelle, la première dans un pays musulman. Cette révolution, née des mécontentements populaires nés de l'ingérence étrangère, des concessions accordées aux Européens, du déclin économique et des nouvelles idées de liberté, de démocratie et de « modernité », aboutit en 1906. Sous la pression populaire, le combat des intellectuels et l'adhésion d'une partie du clergé et des grands marchands, qui sont désireux de limiter les pouvoirs du chah, la constitution est accordée par Mozafaredin Shah le . Il meurt cinq jours après.

Mohammad Ali Shah, le fils de Mozafaredin Shah, s'oppose à la constitution avec l'aide des Russes. En s'appuyant sur la brigade cosaque persane, il fait bombarder le Majlis, siège du parlement, en juin 1908, arrêter les députés et fermer le Parlement. Le pays rentre alors dans une période despotique qui dure près d'un an. En juillet 1909, les forces constitutionnelles arrivant de Rasht et de Tabriz, après des batailles et de nombreuses victimes, rétablissent la constitution et destituent le souverain, qui s'exile en Russie.

Son fils, Ahmad Shah, accède au trône à l'âge de onze ans. Le pays connaît une autre période trouble. Il est occupé par les armées russes, britanniques et ottomanes durant la Première Guerre mondiale. Le jeune roi, idéaliste, démocrate mais faible, est incapable de garantir l'intégrité du pays et de faire régner l'ordre.

La dynastie kadjare est destituée par le Parlement en 1925, en l'absence d'Ahmad Shah, alors en visite en Europe. Reza Khan, le puissant ministre de la guerre, est également nommé Premier ministre, à la demande du Majlis. Il accède ainsi au trône du Paon et fonde la dynastie pahlavi en 1925. Ahmad Shah meurt en octobre 1930 en France, à Neuilly-sur-Seine.

Liste des souverains[modifier | modifier le code]

Arbre généalogique simplifié[modifier | modifier le code]

 
 
 
 
 
 
 
Fath Ali Khan (en)
(1686-1726)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mohammad Hasan Khan (en)
(1722-1759)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Fath Ali Shah Flag.svg Agha Mohammad Shah
(1742-1797)
 
Hossein Qholi Khan
(1750-1777)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Fath Ali Shah Flag.svg Fath Ali Shah
(1771-1834)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Abbas Mirza
(1789-1833)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Fath Ali Shah Flag.svg Mohammad Shah
(1808-1848)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Fath Ali Shah Flag.svg Nasseredin Shah
(1831-1896)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Fath Ali Shah Flag.svg Mozaffaredin Shah
(1853-1907)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Fath Ali Shah Flag.svg Mohammad Ali Shah
(1872-1925)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Fath Ali Shah Flag.svg Ahmad Shah
(1898-1930)
 
Mohammad Hassan Mirza
(1899-1943)
 
Mahmoud Mirza (en)
(1905-1988)
 
Soltan Majid Mirza
(1907-1986)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Hamid Mirza (en)
(1918-1988)
 
 
 
 
 
Ali Mirza Qajar (en)
(1929-2011)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mohammad Hassan Mirza II (en)
(1949-)
 

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]