Économie de l'Azerbaïdjan

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Azerbaïdjan
Indicateurs économiques
Monnaie Manat
Année fiscale Année calendaire
Organisations internationales CEI, ECO, GUAM,
OMC (observateur)
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) 74,8 milliards de $ (2008)
Produit intérieur brut en PPA 76,4 milliards de $ (2008)
Rang pour le PIB en PPA 76 (2008)
Croissance du PIB 10,8 % (2008)
PIB par habitant en PPA 10 000 $ en PPA (2008)
PIB par secteur agriculture : 6,0 % (2008)
industrie : 62,6 % (2008)
services : 31,4 % (2008)
Inflation (IPC) 21,6 % (2008)
Pop. sous le seuil de pauvreté 11,0 % (2009)
Indice de développement humain (IDH)
Population active 5,78 millions (2010)
Population active par secteur agriculture : 46,6 % (2005)
industrie : 12,1 % (2005)
services : 39,3 % (2005)
Taux de chômage 0,9 % (2010)
Principales industries pétrole et le gaz naturel, produits pétroliers, équipements pétroliers, fer, ciment, produits chimiques, produits pétrochimiques, textile, machinerie, coton, denrées alimentaires
Commerce extérieur
Exportations 13,16 milliards $ (2009)
Biens exportés
Principaux clients Turquie 17,4 %, Italie 15,5 %, Russie 8,7 %, Iran 7,2 %, Indonésie 6,4 %, Israël 6,1 %, Géorgie 5,7 %, États-Unis 4,8 %, France 4,3 % (2007)
Importations 5,448 milliard $ (2009)
Biens importés
Principaux fournisseurs Russie 17,6 %, Turquie 10,9 %, Allemagne 8,2 %, Ukraine 8,2 %, Royaume-Uni 7,2 %, Japon 5,2 %, République populaire de Chine 4,9 %, États-Unis 4,7 %, Italie 4,5 % (2007)
Finances publiques
Dette publique 7,049 miliard $ (2008)
Dette extérieure
Recettes publiques 14,519 milliard $ (2008)
Dépenses publiques 15,660 milliard $ (2008)
Déficit public
Aide au développement 223,4 millions $ (2005)
Sources :
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/aj.html

L'économie de l'Azerbaïdjan est fortement dépendante de l'exploitation du pétrole en mer Caspienne, qui représente 70 % de ses exportations et 50 % du budget de l'État. La croissance est élevée, de l'ordre de 34,5 % en 2006 et 29,3 % en 2007 selon la Banque mondiale.

Outre sa propre production (cinquante millions de tonnes à l'année), l'Azerbaïdjan gère une portion du brut kazakh (quatre-vingts millions de tonnes). En 2006, le gouvernement de Bakou a signé avec celui d'Astana un accord sur l'acheminement du pétrole kazakh à travers la mer Caspienne et le corridor caucasien. La Caspian Transco, la société azérie spécialiste du transport des produits pétroliers qui est tenue à 30 % par la Socar, la compagnie d'État, est présente dans tous les pays d'Asie centrale.

Sommaire

[modifier] Économie stimulée par le secteur de l'énergie

L’Azerbaïdjan a connu ces dernières années l’une des meilleures situations macroéconomiques de la CEI (35 % de croissance en 2006, 25 % en 2007). Cette croissance, la plus élevée au monde en 2007, est largement alimentée par le commerce des hydrocarbures (61 % du PIB en 2008) : montée en charge des gisements pétroliers Azeri-Chirag-Güneshli (ACG) et gaziers de Shah Deniz, mise en service de l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (juillet 2006) et du gazoduc Bakou-Tbilissi-Erzurum (juillet 2007). Les autorités azerbaïdjanaises ont mis en œuvre des réformes structurelles (nouveau code fiscal, programme de privatisations, instauration du fonds pétrolier et rationalisation des structures économiques étatiques.) mais peinent encore à lutter contre une corruption endémique (143e rang mondial en matière de lutte contre la corruption selon Transparency International en 2009).

Si Bakou a, dans un premier temps, été épargné par les conséquences de la crise économique mondiale, le pays a néanmoins été confronté à des signes tangibles de ralentissement économique, à la fois par la chute des prix du pétrole et à une baisse de la production due à un incident sur le principal site pétrolier. La diminution des rentrées financières a porté un coup d’arrêt à plusieurs projets d’investissement (nouveau port de Bakou, stade de football, musée d’art moderne) et en a ralenti quelques autres. La production industrielle a également diminué, entraînant une baisse des salaires réels et une augmentation du chômage. Tirée par le secteur des hydrocarbures, la croissance est néanmoins restée élevée en 2009 (+9,3 %). L’ampleur de ses réserves, la faible exposition générale de son secteur bancaire et un endettement externe modeste semblent mettre l’Azerbaïdjan relativement à l’abri des répercussions de la crise financière qu’ont connu d’autres pays de la région.

Au delà de la gestion de la crise, le principal défi de l’Azerbaïdjan dans les prochaines années consistera à diversifier son économie et à mieux répartir les fruits de la croissance. À ce jour, seule la capitale a commencé à surmonter les effets de l’effondrement du bloc soviétique, et le niveau de vie de la majeure partie de la population reste limité. L’Azerbaïdjan demeure en situation de dépendance quasi-exclusive à l’égard du secteur énergétique. La faible diversité de l’économie locale (attestée par des exportations composées à plus de 90 % de produits pétroliers), la vulnérabilité de ses comptes extérieurs aux fluctuations des cours de matières premières, la mauvaise gestion des ressources par les autorités, la corruption endémique, le recul de la démocratie, un climat des affaires délétère et l’absence de concurrence sont caractéristiques des pays émergents et producteurs d’hydrocarbures auxquels l’Azerbaïdjan s’apparente et risquent de faire obstacle au développement à long terme du pays.

[modifier] Infrastructures

  • Lignes de téléphone : 1 254 000 (en 2007)[1]
  • Téléphones portables : 4 300 000 (en 2007)[1]
  • Postes de radio : 175 000 (en 1997)
  • Postes de télévision : 17 000 (en 1997)
  • Utilisateurs d'Internet : 1 036 000 (en 2007)[1]
  • Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 2 (en 2000)
  • Routes : 59 141 km (dont 29 210 km goudronnés) (en 2004)[2]
  • Voies ferrées : 2 918 km (en 2009)[2]
  • Voies navigables : 0 km
  • Nombre d'aéroports : 35 (dont 27 avec des pistes goudronnées) (en 2008)[2]

[modifier] Source

[modifier] Notes et références

  1. a, b et c « Azerbaijan », op. cit., section communications
  2. a, b et c « Azerbaijan », op. cit., section economy

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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