Aq Qoyunlu

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Aq Qoyunlu (Moutons blancs)
Akgoýunly (tk)

Ağqoyunlu (az)
Akkoyunlular (tu)
آق قویونلی (fa/ota)

13781508

Drapeau
Bannière des Aq Qoyunlu (couleurs supposées).
Description de cette image, également commentée ci-après

L'empire d'Uzun Hasan (1453-1478).

Informations générales
Statut Fédération tribale
Capitale Tabriz, puis Bagdad
Histoire et événements
vers 1340 Présence en Anatolie
1402 Tamerlan leur offre le Diyarbakır
1467 Conquête du territoire des Qara Qoyunlu
1469 Prise de Bagdad et extension jusqu'au Khorassan
1502 Défaite face aux Séfévides
1508 Exil du dernier souverain
Souverains Aq Qoyunlu
(1er) 1378-1435 Kara Yülük Osman
(Der) 1502-1508 Murâd

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Les Aq Qoyunlu ou Ak Koyunlu (turkmène : Akgoýunly, azéri : Ağqoyunlu, turc : Akkoyunlular, turc osmanli/persan : آق قویونلی, āq qūyūnlī), appelés aussi Moutons blancs turcomans, sont une fédération tribale d'origine turcomane qui a régné sur ce qui est aujourd'hui l'Est de l'Anatolie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan, le Nord de l'Irak et l'Ouest de l'Iran de 1378 à 1508.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine de la confédération est connue par des traditions épiques transmises oralement et écrites au XIIIe et XVe siècles, l'Oghuz Name (« histoire d'Oghuz khan »). L'une de ces traditions est à l'origine du Livre de Dede Korkut, dont on a conservé deux copies du XVIe siècle. D'après les chroniques de l'Empire byzantin, les Turcomans Moutons blancs sont présents en Anatolie depuis au moins 1340, et la plupart des chefs des Turcomans Moutons blancs, y compris le fondateur de la dynastie, Qara Yülük `Uthmân, se sont mariés à des princesses byzantines.

Les Turcomans Moutons blancs acquièrent officiellement des terres en 1402, quand Tamerlan leur offre tout le Diyar Bakr, au nord de l'Irak. Pendant une longue période, les Turcomans Moutons blancs sont incapables d'étendre leurs territoires, car leurs rivaux les Turcomans Moutons noirs les tiennent à distance. Cependant, la situation change sous le règne d'Uzun Hasan, qui défait le chef des Turcomans Moutons noirs, Jahān Shāh, en 1467.

Après la défaite d'un chef timouride, Abu Saïd, Uzun Hasan parvient à prendre Bagdad, ainsi que des territoires le long du golfe Persique. Il étend son territoire en Iran, jusqu'au Khorassan. Cependant, autour de cette période, l'Empire ottoman cherche à s'étendre du côté est. C'est une sérieuse menace qui force les Turcomans Moutons blancs à former une alliance militaire avec les Karamanides d'Anatolie du centre.

Dès 1464, Uzun Hasan demande de l'aide militaire à un des plus puissants ennemis de l'Empire ottoman, Venise. Cependant, malgré la promesse vénitienne, cette aide n'arrive jamais et a pour conséquence une défaite d'Uzun Hasan face aux Ottomans à Tercan en 1473, bien que cela ne détruise pas les Turcomans Moutons blancs.

Yaqub, qui règne de 1478 à 1490, maintient la dynastie pendant un peu plus de temps, mais à la suite de sa mort, les Turcomans Moutons blancs commencent à s'entretuer, et à la suite de luttes internes, ils cessent d'être une menace pour leurs voisins.

Les Séfévides, qui sont des chiites, commencent à battre en brèche les Turcomans Moutons blancs. Les Séfévides et les Turcomans Moutons blancs se rencontrent à la bataille de Sharur près de Nakhitchevan en 1502, et le chef séfévide, Ismail Ier, force les Turcomans Moutons blancs à se retirer. Au cours de sa retraite face aux Séfévides, le chef des Turcomans Moutons blancs, Alwand, détruit en 1503 l'État turcoman autonome à Mardin, contrôlé par Kasam Ibn Jihângîr Ibn Ali. Le dernier des chefs des Turcomans Moutons blancs, Murād, cousin d'Alwand, est aussi défait par le même chef séfévide. Bien que Murād s'établisse brièvement à Bagdad en 1508, il doit bientôt se retirer d’Amid, signalant ainsi la fin des Turcomans Moutons Blancs.

Liste des souverains Aq Qoyunlu[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • C. E. Bosworth, Les dynasties musulmanes, trad. Y. Thoraval, Éditions Actes Sud, coll. « Sinbad », 1996 (ISBN 2-7427-0713-1).
  • E. van Donzel, B. Lewis, Ch. Pellat, Encyclopédie de l'Islam, Tome I, G. P. Maisonneuve & Larose SA, Paris, 1978, p. 320-321.