Langues altaïques

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Langues altaïques
Parlée en Russie, Kazakhstan, Ouzbékistan, Azerbaïdjan, Turquie, Chypre du Nord, Turkménistan, Kirghizistan, Mongolie, Corée du Nord, Corée du Sud, Afghanistan, Japon, Chine, Géorgie, Iran, Union européenne, Macédoine, Albanie, Kosovo, Moldavie, Ukraine, Irak, Syrie
Codes de langue
ISO 639-2 tut
ISO 639-5 tut
IETF tut
Répartition des langues altaïques.
Carte des langues ouralo-altaïques

Les langues altaïques sont une famille de langues eurasiennes. Depuis les années 1960 les linguistes s’accordent pour ne voir dans cette famille qu’un groupement fondé sur des similitudes. Les langues altaïques, sont parlées en Eurasie, de l'Europe de l'Est à l'Asie orientale, en passant par l'Asie centrale, et doivent leur nom à l'Altaï, une chaîne de montagnes d'Asie centrale aujourd'hui partagée entre Mongolie, Chine, Kazakhstan et Russie.

On classe parmi elles les langues mongoles dont le mongol, le kalmouk et le bouriate. Ce groupe comprend aussi les langues turques dont les plus importantes sont le turc, l’ouzbek, le kazakh, le kirghiz et le turkmène. Enfin, on y rattache les langues toungouses, dont le mandchou, aujourd’hui presque éteint mais qui a été une des langues officielles de l'empire chinois et la langue dirigeante sous la dynastie Qing (1644 - 1912), dynastie chinoise mandchoue. La dynastie Yuan (1271 - 1368) était quant à elle dirigée par des Mongols, ce furent les deux seules dynasties non Han en Chine.

Depuis les années 1960, il a été régulièrement envisagé que le coréen et les langues japoniques soient rattachées aux langues altaïques sous l'appellation macro-altaïque, les différents groupes sont nommés micro-altaïques [1]. Certains récusaient auparavant la filiation, d'une part par manque de fiabilité des relations dans le vocabulaire de base, mais celles-ci furent consolidées en 2004 par Martine Robbets de l'Université de Tokyo[2] et d'autre part à cause de la plus grande simplicité du japonais, fait qui a également reçu une explication en 2008 de la part de Martine Robbets[3].

Sous l'aspect grammatical, ce sont des langues agglutinantes : les fonctions syntaxiques sont indiquées individuellement par des affixes qui s'agglutinent en position post-radicale aux morphèmes lexicaux. L'absence de genre grammatical est universel dans les langues altaïques. Sous l'aspect phonétique, on constate la présence du phénomène d'harmonie vocalique : le schéma vocalique des unités lexicales simples ne peut pas comporter de voyelles qui appartiennent à deux classes opposées (par exemple : voyelles antérieures et voyelles postérieures).

Certains linguistes tels que G. Clauson, G. Doerfer, Alexander Vovin (en) de l'Université d'Hawaï à Mānoa et Stefan Georg (en) de l'Université rhénane Frédéric-Guillaume de Bonn, contestent aujourd'hui la pertinence de ce groupement. Ils ne voient dans les similitudes entre langues turques et mongoles rien de plus que le fruit d'influences mutuelles.

Langues principales[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Telling general linguists about Altaic
  2. Swadesh 100 on Japanese, Korean and Altaic par Martine Robbets, Université de Tokyo
  3. (en) If Japanese is Altaic, how can it be so simple? par Martine Robbets, Université de Tokyo

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]