Koura (fleuve)

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Koura
La Koura àTbilissi
La Koura àTbilissi
Bassin de la Koura débouchant sur la Mer Caspienne.
Bassin de la Koura débouchant sur la Mer Caspienne.
Caractéristiques
Longueur 1 514 km
Bassin 218 906 km2
Bassin collecteur Koura
Débit moyen 551 m3/s (Surra (Azerbaïdjan))
Régime régime pluvio-nival
Cours
Source au nord est de la Turquie
· Localisation à l'ouest de Kars
· Altitude 2 650 m
· Coordonnées 40° 40′ 23″ N 42° 45′ 54″ E / 40.67306, 42.765 (Source - Koura)  
Embouchure mer Caspienne
· Localisation delta
· Altitude -28 m
· Coordonnées 39° 19′ 48″ N 49° 21′ 27″ E / 39.33, 49.3575 (Embouchure - Koura)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Araxe
Pays traversés Drapeau de la Turquie Turquie
Drapeau de la Géorgie Géorgie
Drapeau de l'Azerbaïdjan Azerbaïdjan

La Koura (მტკვარი, Mt'kvari, en géorgien, Kür en azéri, Kura ou Kuruçay[1] en turc et Mtcouar en français au XIXe siècle) est un fleuve d'Asie qui s'écoule d'ouest en est entre le Caucase proprement dit et le petit Caucase. Elle était appelée Cyrus dans l'Antiquité[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Elle prend sa source à l'extrême nord-est de la Turquie[notes 1], dans le Haut-plateau arménien, traverse la Géorgie dont elle arrose notamment la capitale Tbilissi, puis l'Azerbaïdjan où elle reçoit l'Araxe sur sa rive droite. Juste en amont de Tbilissi elle est coupée par un barrage et par un autre après son entrée en Azerbaïdjan à Mingachevir (Mingäçevir) où elle forme le grand lac de Mingachevir. Elle reste navigable sur environ 480 km jusqu'au sud de Mingachevir[1]. Elle se jette dans la mer Caspienne au sud de Bakou, formant un vaste delta alluvionnaire.

Le nom géorgien original de la Koura est Mtkvari, littéralement La Lente. Elle était cependant navigable autrefois jusqu'à Tbilissi, mais les barrages hydroélectriques ont encore réduit son débit et sa profondeur. Elle est de plus fortement polluée par les centres industriels géorgiens de Tbilissi et de Roustavi, qui y rejettent du cobalt, de l'étain, du nickel et du cadmium.

Depuis 2002, l'Arménie, l'Azerbaïdjan et la Géorgie ont un projet commun d'amélioration du bassin de la Koura et de l'Araxe.

La Koura était jadis riche en esturgeons. L'envasement de son cours et les diverses pollutions font qu'il n'existe pratiquement plus de frai naturel. La reproduction industrielle dans trois centres azéris, dont l'écloserie expérimentale de Neftchala, permet cependant une importante production de caviar.

Affluents[modifier | modifier le code]

L'Araxe est le principal affluent de la Koura. Au point de confluence, rive gauche, le bassin versant de l'Araxe (102 000 km2) est plus étendu que celui de la Koura (86 000 km2).

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le débit inter annuel ou module de la Koura a été observé pendant 55 ans à Surra à 140 km de son embouchure (bassin versant de 178 000 km2 soit 84 % de sa totalité). Le fleuve présente une période de hautes eaux au printemps avec un maximum au mois de mai correspondant à la période de fonte des neiges. Le débit mensuel peut varier entre 120 m3/s et 2 250 m3/s.

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Surra
(données calculées sur la période 1930-1984[3])

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La Koura prend sa source dans le district de Posof de la province d'Ardahan

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Encyclopædia Britannica, « Kura River » (consulté le 19 novembre 2009)
  2. Pline l'Ancien, Histoire naturelle [détail des éditions] [lire en ligne], VI, 9-10 et Strabon, Géographie [détail des éditions] [lire en ligne], XI, 3 - L'Ibérie, 2-5
  3. La Koura à Surra