Turkmènes

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Les Turkmènes, anciennement Turcomans forment un peuple turc vivant aujourd'hui au Turkménistan avec de petits groupes en Iran, Afghanistan et Ouzbékistan, et parlant la langue turkmène.

Historique[modifier | modifier le code]

Le nom Turkmène (Türkmen) dérive de Turc (Türk), l'appellation d'un khanat, ou confédération, ayant dominé les régions montagneuses de l'Asie centrale entre la Mongolie et l'Afghanistan au VIIe siècle.

Sans doute issus d'une coalition de turcophones du massif de l'Altaï, les Oghouz, ils s'emparent de la vallée du Syr-Daria et des plaines entre la Volga et la Moldova (sous la forme hypothétique des Petchénègues) au cours du Xe siècle.

Les Oghouz de Sogdiane s'emparent des régions turco-iraniennes au sud de l'Amou-Daria, contribuant à en turquiser davantage la population.

Ce groupe hétérogène se lance alors à la conquête de l'espace iranien dominé par les Samanides, de Hérat au Khorassan, où le dialecte originel semble avoir persisté, jusqu'au massif du Zagros, c'est alors, vers 1040, qu'ils se convertissent massivement à l'islam, même si l'islamisation partielle de groupes, tribus ou clans et également d'une partie de leurs élites était déjà avancée depuis le VIIIe siècle dans l'Amou-Daria et la vallée de Ferghana, avant d'écraser le sultanat bouyide de Bagdad dans la vallée mésopotamienne, et finalement de conquérir le Proche-Orient contre les Fatimides égyptiens et les Byzantins.

Ils s'unissent sous les ordres du clan seldjoukide et de ses khans, qui vont finalement se partager le territoire syro-arabe, kurde, arménien, cappadocien et anatolien entre différents petits États qui accueillent un grand nombre de migrations, ce qui contribue à turquiser (et islamiser) les populations agricoles autochtones, non-grécophones et déshéritées.

Des populations nomades continuent de s'implanter dans le monde anatolien, arménien et kurde, et contribuent à transformer radicalement la province d'Azerbaïdjan, constituant le peuple azéri contemporain. Au nord de l'Iran et au sud du Turkménistan actuels vivaient les Tekkés qui élevaient les fameux akhal-tékés.

Les jours de fête, les cavaliers turkmènes disputent encore des courses endiablées ; souvenir des folles équipées que jadis conduisirent leurs ancêtres oghouz depuis la Mongolie, jusqu'aux rives de la Caspienne.

Historiquement, les Turkmènes ont été présents en Perse (Iran) où ils ont fondé plusieurs dynasties. Maintenant, les Turkmènes d'Iran se divisent en quatre groupes : Yomout, Goeuklan, Nokhorli et Tekkés.

Aux XIVe et XVe siècles, deux dynasties parentes et rivales, les Qara Qoyunlu ("ceux des moutons noirs") et les Aq Qoyunlu ("ceux des moutons blancs") sont présents en Anatolie orientale, l'actuel Kurdistan irakien. À la fin du XVe siècle, les Aq Qoyunlu absorbent leurs rivaux et occupent une grande partie de la Perse.

De 1501 à 1732, une autre dynastie turkmène, les Séfévides, occupe la Perse et transfère la capitale de Tabriz à Ispahan.

Enfin, de 1786 à 1925, une nouvelle dynastie turkmène, les Qadjars, est au pouvoir en Perse.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]