Fauville-en-Caux

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Fauville-en-Caux
L'église Notre-Dame.
L'église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Le Havre
Canton Saint-Valery-en-Caux
Intercommunalité Cœur de Caux
Maire
Mandat
Jean-Marc Vasse
2014-2020
Code postal 76640
Code commune 76258
Démographie
Population
municipale
2 198 hab. (2013)
Densité 271 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 39′ 15″ Nord 0° 35′ 32″ Est / 49.6541666667, 0.592222222222
Altitude Min. 109 m – Max. 141 m
Superficie 8,11 km2
Localisation

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Fauville-en-Caux
Liens
Site web www.fauvilleencaux.fr

Fauville-en-Caux est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime, en Normandie (anc. Haute-Normandie).

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous la forme Fovilla en 1152[1].

Comme le montrent les formes anciennes de tous les Fauville de Normandie, la graphie AU est sans doute motivée par la prononciation avec [o] fermé, comme dans fauve ou pauvre. Pas de rapport avec le nom du hêtre fau qui se disait fou et foutel en cauchois.

Les formations toponymiques médiévales en -ville, au sens ancien de « domaine rural », ne sont jamais composées avec un nom d'arbre, mais dans plus des ¾ des cas avec un anthroponyme (germanique et plus souvent anglo-saxon ou scandinave en pays de Caux).

Tous les lieux Fauville sont situés en Normandie et dans la zone de diffusion de la toponymie anglo-scandinave. Ils sont tous mentionnés anciennement sous la forme Foville, cependant Fauville (Manche) atteste également de la graphie Fodvilla en 1225.

François de Beaurepaire[2] les interprète comme « la ferme de Fótr », anthroponyme scandinave basé sur le nom du « pied » en vieux norrois (cf. anglais foot)[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est située sur un territoire connu pour ses anciennes carrières souterraines dénommées « marnières ». Fauville-en-Caux n'échappe pas à cette règle et une marnière[4] fait l'objet de nombreuses recherches en géophysique notamment, avec le soutien de la municipalité. Des investigations au radar en forage par le Cerema, en sismique réflexion par l'Ineris (entre autres) ont permis de tester ces méthodes sur ce site connu grâce à un relevé topographique souterrain précis.

Motte féodale détruite en 1836. En 1219, le seigneur est Pierre de Hotot, qui donne le patronage de l'église aux religieux hospitaliers de la Madeleine à Rouen (le curé de Fauville sera un « curé-prieur » du prieuré de la Madeleine). Les héritiers contesteront la donation, d'où une trentaine d'années de procès. En 1320 la seigneurie passe aux Estouteville, par alliance. En 1677, la duchesse de Longueville est « seigneur-patronne » quand elle offre un ciboire et un « soleil » ciselé (ostensoir), disparus à la Révolution. En 1716, un violent incendie ravage Fauville et son vieux marché. En 1769, lors d'un tremblement de terre, ce sont les princes de Monaco qui sont seigneurs de Fauville. Le marché de Fauville est très ancien (il remonte au XIIe siècle). En 1806, découverte d'une amphore romaine lors de la construction d'une auberge au carrefour des routes de Fécamp et de Cany. Cassée lors des travaux, cette poterie donnera son nom à l'auberge (disparue) et au carrefour : « Le pot cassé ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1904   Paul Jacques Guillebert    
1936   G. Sanson    
~1986   Bernard Thélu    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au avril 2014)
Jean-Marc Vasse   Vice-président de la CC Cœur de Caux (2008 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[5],[6],[7]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 2 198 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 097 1 170 1 175 1 263 1 394 1 515 1 490 1 314 1 390
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 384 1 430 1 394 1 386 1 436 1 395 1 344 1 345 1 322
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 342 1 361 1 369 1 241 1 235 1 234 1 249 1 294 1 258
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
1 363 1 366 1 645 1 751 1 871 1 937 2 047 2 136 2 147
2013 - - - - - - - -
2 198 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Foire avec concours d'animaux de boucherie en février 2010.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame de l'Assomption, d'inspiration romano-byzantine (1913-1916 et 1922-1938). Architecte Pierre Chirol. Entreprise Lanfry. Inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Remplace une église d'origine XIIe et XIIIe siècles, jugée « exiguë, excentrée » et entièrement démolie. À l'intérieur, grande fresque, peinture à la détrempe du peintre Charrier (1922), auteur de toiles marouflées à Saint-Etienne de Fécamp, statues provenant de l'ancienne église, fonts baptismaux du XIIIe siècle, statues modernes de Camille Debert, maître-autel sculpté par deux Prix de Rome (1943), dalle funéraire du chanoine Dubois, initiateur de la construction de l'église, grande rosace de Chirol et Lanfry (1933), vitraux à motifs floraux de la maison Boulanger (Rouen), coupole octogonale sur trompes d'angle (originalité de l'église), arcs à claveaux bicolores, comme à Cordoue. Centenaire de l'ouverture au culte, en 2016.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Fauville-en-Caux

Les armes de la commune de Fauville-en-Caux se blasonnent ainsi :

Parti de gueules et d’argent au cœur aussi d’argent sommé d’un coq issant d’azur avec un panache en forme de croissant versé aussi de gueules, le tout brochant en abîme sur la partition.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et des anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 978-2-7084-0040-5, OCLC 6403150), p. 77
    Ouvrage publié avec le soutien du CNRS
  2. Op. cité. p. 77.
  3. Noms nordiques
  4. Article sur la marnière de Fauville-en-Caux sur le wiki "geotech" du ministère du développement durable
  5. « Jean-Marc Vasse, élu maire », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  6. « Quatrième mandat pour Jean-Marc Vasse », Le Courrier cauchois,‎ (lire en ligne).
  7. « Liste des maires élus en 2014 » [PDF], Liste des élus, Préfecture de Seine-Maritime,‎ (consulté le 12 novembre 2015).
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.