André Cahard

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André Cahard
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André Philippe Adolphe Cahard, né à Yvetot le [1] et mort en 1925[2], est un artiste peintre, graveur et illustrateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

« La Princesse sous verre », l'un des contes de Jean Lorrain illustré par Cahard (lith., 1896).
« La fin des trusts, résultat final : — ... le salaire sera diminué de moitié. » (L'Assiette au beurre, 23 novembre 1903).

Né en 1868 à Yvetot, Cahard est le fils d'Alexandre Ferdinand Cahard, notaire, et de Gabrielle Hortense Lecadre. Élève de Luc-Olivier Merson[3], il débute comme illustrateur pour la presse : son premier travail consiste en une suite de compositions en couleurs pour le texte de Paul Gruyer intitulé « Le Ballet à travers les âges » paru dans la Revue illustrée (no 227, 15 mai 1895). L'année suivante, ses illustrations pour une suite de contes de Jean Lorrain sont fort remarquées (Princesses d’ivoire et d’ivresse, 1896). Il maîtrise l'art de la lithographie dès avant 1900[4]. Il expose ensuite deux toiles au Salon de l'union artistique de Toulouse en 1898[5]. Cahard illustra également des partitions de musique (entre autres pour les éditions Enoch & Cie).

Avec les années, il multiplie les contributions dessinées pour les périodiques : d'abord Le Monde artiste, puis L'Assiette au Beurre (il coordonne « Les Trusts », no 139, 28 novembre 1903), Paris-Noël (dont il fut l'un des directeurs vers 1905), L'Image (1897), L'Illustration, Je sais tout et surtout Les Annales politiques et littéraires (1911-1925), sa plus importante collaboration régulière[6].

Entre 1900 et 1920, Cahard est en lien avec l'atelier du maître verrier Félix Gaudin et dessine des projets de verrières pour des églises : celle de Sainte Fare à Faremoutiers, mais aussi pour Camiers, Granville et Équemauville[7].

Il était le beau-frère du journaliste et traducteur germaniste Jean Thorel (1859-1916) qui avait épousé Thérèse Caroline Armande Cahard. Il était également le neveu du parlementaire Ernest Lefèvre.

Ouvrages illustrés[modifier | modifier le code]

  • Jean Lorrain, Princesses d’ivoire et d’ivresse, Paris, Ed. de La Revue Illustrée / Jules Tallandier, 1896 - tiré à 50 ex.
  • Hégésippe Moreau, Contes à ma sœur, Paris, librairie d'éducation de la Jeunesse, 1901.
  • Société de l'histoire du costume – Exposition de costumes anciens du 6 mai au 10 octobre 1909, Paris, Musée des arts décoratifs, 1909.
  • Henry Bataille, Le masque - L'enfant de l'amour, Paris, Arthème Fayard, 1913.
  • Henry Bataille, La Marche nuptiale, suivi de Les Flambeaux, Paris, Arthème Fayard, s.d.
  • Édouard Maynial, Les Robinsons de Pompéi, Paris, Delagrave, 1922.
  • Paul Verlaine, Élégies, Paris, Albert Messein / René Kieffer, 1924 - tiré à 550 ex.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de naissance sur le site Archives départementales de la Seine Maritime, p. 103.
  2. Jean-François Luneau (2006), op. cit., p. 411-412.
  3. L’œuvre de Luc-Olivier Merson exposée à l’École des Beaux-Arts en 1921, Paris, Frazier-Soye, 1921, p. 6.
  4. Art et décoration, janvier 1909, p. 5 : en ligne sur Gallica.
  5. [PDF] Catalogue de l'union artistique de Toulouse, exposition de 1898, en ligne.
  6. « De la revue au livre : notes sur un paysage éditorial diversifié à la fin du XIXe siècle » par Évanghélia Stead (2007), in cairn.info, en ligne.
  7. J.-F. Luneau (2006), notice sur « André Cahard ».

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Luneau, Félix Gaudin : peintre-verrier et mosaïste, 1851-1930, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, 2006, p. 411-412, (ISBN 978-2845162846).
  • Bénézit, 1976

Liens externes[modifier | modifier le code]