Campagne d'Allemagne (1813)

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Campagne d'Allemagne de 1813
Description de cette image, également commentée ci-après

La Bataille de Leipzig par A.I. Zauerweid

Informations générales
Date janvier-
Lieu Entre la Bérézina et l'Alsace
Issue Victoire des Alliés décisive, perte de l'Allemagne pour l'Empire Français et ouverture de la Campagne de France (1814)
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français Drapeau de Danemark-Norvège Danemark-Norvège Drapeau de l'Autriche Empire d'Autriche
Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Drapeau de la Prusse Royaume de Prusse
Drapeau de la Suède Royaume de Suède
Commandants
Napoléon Ier Mikhaïl Koutouzov
Gebhard von Blücher
Charles de Suède (Bernadotte)
Karl Philipp de Schwarzenberg
Forces en présence
823 100 hommes 1 895 000 hommes
Pertes
194 835 morts 238 000 morts

Sixième Coalition

Batailles

Campagne de Russie (1812)
Mir · Moguilev · Ostrovno · Vitebsk · Kliastitsy · Smolensk · 1re Polotsk · Valoutina Gora · Moskova · Moscou · Winkowo · Maloyaroslavets · 2e Polotsk · Czaśniki · Viazma · Smoliani · Krasnoï · Bérézina


Campagne d'Allemagne (1813)
Dantzig · Lützen · Bautzen · Hoyerswerda  · Goldberg · Gross Beeren · Katzbach · Dresde · Kulm · Dennewitz · Leipzig · Hanau · Sehested · Torgau · Hambourg


Campagne de France (1814)

Metz · Saint-Avold · Saint-Dizier · Brienne · La Rothière
 · Campagne des Six-Jours : Champaubert · Montmirail · Château-Thierry · Vauchamps
 · Mormant · Montereau · Bar-sur-Aube · Berry-au-Bac · Craonne · Laon · Reims · Arcis-sur-Aube · Fère-Champenoise · Meaux · Claye · Villeparisis · Paris
Front italien : Trieste · Mincio

La campagne d'Allemagne ou campagne de Saxe a lieu après la campagne de Russie et précède la campagne de France. Elle se déroule au cours de l'année 1813 et constitue le véritable tournant de la guerre liée à la Sixième Coalition. Les pays vaincus de multiples fois par la France au cours de l'épopée napoléonienne (guerre d'Espagne, campagne d'Autriche en 1805, 1809...) se retournent contre elle les uns après les autres devant ses premiers revers en Russie dus en particulier au froid précoce, aux températures extrêmes, l'allongement des lignes logistiques, à la résistance des Russes et surtout aux ravages du typhus. Après la bataille de Leipzig, la retraite de l'armée de Napoléon vers la France est inéluctable, et les rêves de conquête de l'Europe se transforment en lutte acharnée pour la défense du territoire.

Contexte[modifier | modifier le code]

« Triste image de la retraite française en Thuringe : on se demande s'il est toujours le grand chef d'armée qu'il a été. » Gravure allemande, 1813.

Le 5 décembre 1812, quelques jours après la bataille de la Bérézina, Napoléon laisse le commandement de ce qui reste de la Grande Armée à Murat (qui le laisse à son tour au vice-roi d'Italie Eugène de Beauharnais) et rejoint précipitamment la France pour réunir une nouvelle armée de jeunes conscrits. En effet, sa situation est délicate : les Russes, encouragés par les Prussiens, traversent le Niémen à la poursuite de la Grande Armée en Europe centrale. Par ailleurs, Wellington à la tête d'une armée puissante bat sporadiquement les maréchaux de Napoléon dépassés par les évènements en Espagne et se rapproche de jour en jour du sud de la France en particulier à Vitoria (21 juin 1813) ; l'Allemagne est au bord de la révolte, certainement encouragée par des agents prussiens et russes, et enfin la Prusse, alliée de la France pendant la campagne de Russie se prépare à la guerre contre Napoléon.

Pour parer la menace, il réunit en Saxe une armée de 400 000 soldats, composée majoritairement de jeunes conscrits inexpérimentés, les Marie-Louise. Cette armée rejoint les restes de la Grande Armée au début de l'année 1813. De leur côté, les coalisés se préparent eux aussi au combat, les armées russes passent le Niémen au début de l'année 1813, la Prusse déclare alors la mobilisation générale et réunit ainsi 370 000 soldats.

Les batailles de Lützen et de Bautzen[modifier | modifier le code]

Campagne d'Allemagne, avril-mai 1813

Au printemps 1813, la jonction se fait entre la Grande Armée et l'armée de Napoléon en Saxe. Cet événement entraîne immédiatement le début de la campagne d'Allemagne.

Au début de la campagne, trois armées se partagent les combats du côté des coalisés, l’armée de Pologne de Bennigsen en majorité russe mais qui a sous ses ordres le corps prussien qui assiège Dantzig, une armée sous le commandement du feld-maréchal Blücher en Allemagne centrale quant à elle en majorité prussienne et l'armée du nord commandée par Bernadotte composée de Prussiens, Suédois et Russes. Dès les premiers combats, Napoléon découvre le courage des jeunes conscrits au combat, il découvre également que leur inexpérience les mène à la mort car il perd 18 000 d'entre eux au cours de la première bataille. Les victoires de Napoléon ne sont pas décisives, car il manque de cavalerie légère pour les exploiter. Cependant, il remporte la victoire de Lützen le 2 mai 1813 et poursuit les Alliés qui retraitent, leur infligeant une nouvelle défaite. Celle-ci aurait dû être un désastre pour les Russo-Prussiens si le Maréchal Ney n'avait pas fait une erreur de topographie. Napoléon, sans cavalerie, poursuit tout de même l'ennemi et son entrée dans Berlin n'est plus qu'une question de jours. L'armistice de Pleiswitz est un piège dans lequel tombe Napoléon, tout comme le Congrès de Prague (de), comédie organisée par les Anglais afin de convaincre l'Autriche d'entrer en guerre.

Au début de l'été Napoléon signe avec les coalisés un armistice à Pleiswitz. C'est une erreur pour les uns ; pour d'autres historiens toutefois, Napoléon n'ayant pas le choix[1], car les coalisés affaiblis par les premiers combats purent ainsi se renforcer, mais l'Empereur manquait désespérément d'une cavalerie absolument nécessaire pour reconnaître le terrain (reconnaissance essentielle à de rapides manœuvres des armées). Toutefois il avait démontré que sans cavalerie il dominait aisément russes et prussiens.

En août, l'Autriche, encouragée depuis longtemps par l'Angleterre, déclare la guerre à la France, mettant ainsi fin au court répit. C'est alors pas moins de quatre armées et de nombreux corps séparés qui participent à cette fin de campagne décisive. En effet, l'armée de Bohème, qui compte 200 000 Austro-Russes, sous le commandement de Barclay de Tolly et du feld-maréchal Schwarzenberg porte un coup rude à Napoléon. Les coalisés choisissent ainsi une toute nouvelle stratégie. Ils ne cherchent plus à affronter Napoléon, mais ses généraux et maréchaux qui ont montré leurs faiblesses en début de campagne. Cette innovation porte rapidement ses fruits, chaque victoire de Napoléon étant rapidement effacée par les revers successifs de ses seconds.

La bataille de Dresde[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Dresde.
Charge de la cavalerie française à Dresde, tableau de Thomas Charles Naudet, première moitié du XIXe siècle
Mouvement des armées françaises (bleu) et coalisées (rouge) fin août 1813

Alors que les alliés battent les maréchaux de Napoléon dans le nord et dans le sud de l'Allemagne, celui-ci réunit ses forces pour une bataille à Dresde, où le corps de Gouvion-Saint-Cyr résiste face aux forces autrichiennes de Schwarzenberg. Après une série de victoires contre les maréchaux de Napoléon, Schwarzenberg a en effet décidé de se diriger vers Dresde pour prendre la capitale de la Saxe. Durant les premiers combats, Schwarzenberg, qui dispose d'une très grande supériorité numérique sur le corps de Gouvion-Saint-Cyr, met le maréchal dans une position très délicate qui l'oblige à demander l'aide de Napoléon. Napoléon, qui ne veut pas que la capitale saxonne tombe aux mains de ses ennemis, doit alors abandonner son plan initial de prendre l'armée de Bohême de Schwarzenberg en tenaille entre ses propres forces et le corps de Gouvion-Saint-Cyr à Dresde. Il remplace ce plan par un autre consistant à attirer Schwarzenberg au plus près des murs de Dresde, et à relancer ensuite une puissante contre-offensive afin de vaincre Schwarzenberg. Pour réussir ce plan, il laisse Vandamme en arrière-garde et arrive à Dresde le 26 août, où il résiste avec le peu d'hommes dont il dispose.

Dans la nuit du 26 au 27 août les effectifs de Napoléon atteignent les 100 000 hommes. À un contre deux, Napoléon attaque le 27 août, tourne l’aile droite alliée, et remporte une éblouissante victoire tactique. C'est un terrible échec pour les coalisés, mais Napoléon, qui est malade, doit quitter précipitamment le champ de bataille, et n'en profite pas. Les troupes alliées parviennent à fuir avant de se faire encercler, et peuvent rééquilibrer la balance de leur côté en remportant trois victoires successives après Dresde et en capturant le général Vandamme, qui s'était aventuré trop en avant avec trop peu d'hommes. Dresde reste la dernière grande victoire de Napoléon. Son vieux rival à l'époque du Directoire, Moreau, qui a rallié l'armée russe, est tué par un boulet français lors de cette bataille.

La bataille des Nations[modifier | modifier le code]

Le tsar de Russie Alexandre Ier, l'empereur d'Autriche François Ier et le roi de Prusse François-Guillaume III à la Bataille de Leipzig
Article détaillé : Bataille de Leipzig (1813).

Napoléon décide alors de se replier vers Leipzig, car c'est le seul endroit où il peut encore tenir. Le 16 octobre il concentre 177 000 hommes dans Leipzig, alors que les coalisés commencent la bataille avec la plupart de leurs armées et une partie de leurs corps, qui comptent environ 300 000 hommes. Au bout d'une journée de combat, Napoléon déplore plus de pertes que les coalisés mais résiste sur la plupart des fronts et retient les forces austro-prusso-russes, avec près de 20 000 morts ou blessés contre 18 000 morts ou blessés. Le 17 octobre, les coalisés reçoivent le renfort des armées de Pologne et du Nord, et alignent alors plus de 400 000 hommes. Les combats continuent et sont toujours aussi meurtriers de chaque côté jusqu'à ce que les Saxons fassent défection et tirent sur les soldats napoléoniens alors que ceux-ci résistaient vaillamment comme plusieurs régiments allemands. Ceci donna l’expression « être comme un Saxon » pour se comporter en traître. Le 18 octobre, Napoléon ordonne la retraite et ses pertes sont bien inférieures aux alliés et passe un pont sur l'Elster Blanche. Alors que les troupes de l'empereur passent le pont, celui-ci saute, soit par une bombe soit par les tirs de canons ennemis. Cette destruction bloque 15 000 hommes sur l'autre rive, qui seront soit massacrés, soit faits prisonniers.

Cette défaite oblige Napoléon à abandonner la campagne d’Allemagne et à se replier sur le Rhin avec les restes de la Grande Armée, c’est-à-dire 100 000 hommes au moins, dont de nombreux blessés. Après cette défaite lourde de conséquences, les coalisés ont à présent une supériorité numérique écrasante avec une cavalerie nombreuse, un approvisionnement en munitions, une supériorité en artillerie (800 canons de plus que l'armée de Napoléon), et enfin l'avantage logistique par un contrôle complet de leurs lignes de ravitaillement.

Derniers combats en Allemagne[modifier | modifier le code]

Repli de la Grande Armée sur le Rhin[modifier | modifier le code]

L'Europe centrale au début de 1813

Le repli vers le Rhin est difficile : l'armée de Napoléon doit affronter à la bataille de Hanau (30-31 octobre 1813) un corps austro-bavarois qui tente de lui barrer la route de Mayence. Mais le gros des forces coalisées ne suit que lentement et Napoléon peut laisser 20 000 hommes pour défendre les forteresses en Allemagne rhénane, revenant en France avec 70 000 hommes. Pour la population de Mayence, c'est une catastrophe car les soldats, épuisés, sales et malades, amènent avec eux une épidémie de typhus. L'épidémie fera jusqu'au printemps 1814 environ 17 000 victimes parmi les soldats et 2 400 dans la population[2] (soit près de 10 % des habitants) dont le préfet André Jeanbon Saint André.

Repli de l'armée danoise[modifier | modifier le code]

Le Danemark reste le dernier allié de Napoléon en Europe centrale mais sa petite armée de 9 500 hommes ne peut que rester en surveillance pour défendre sa frontière des duchés de Schleswig et Holstein. Sous le commandement de Frédéric de Hesse-Cassel, elle remporte la bataille de Bornhöved le 6 décembre et celle de Sehested le 10, sur un corps russo-prussien commandé par Ludwig von Wallmoden ; mais le Danemark ne tarde pas à se retirer du conflit par le traité de Kiel, signé avec la Suède et le Royaume-Uni le 14 janvier 1814.

Encerclement des garnisons françaises[modifier | modifier le code]

Cependant, Napoléon, dans sa retraite, doit abandonner plus de 100 000 hommes dans les forteresses de Pologne et d'Allemagne du nord-est, avec deux de ses meilleurs maréchaux, Davout et Gouvion-Saint-Cyr : les ordres d'évacuation, envoyés trop tard (le 18 octobre) aux garnisons de Saxe et de Silésie, n'ont pas pu être transmis[3]. La répartition de ces garnisons est la suivante :

À l’est de l’Oder :

L'église Saint-Pierre à Hambourg utilisée comme écurie. Gravure allemande, 1814.

Entre Elbe et Oder :

À l’ouest de l'Elbe :

Ces places sont encerclées et réduites l'une après l'autre.

Dantzig, assiégée depuis le 12 janvier par les Russes et les Prussiens, défendue par le général Jean Rapp, doit se rendre le 29 novembre 1813.

Brême est occupée le 15 octobre par Friedrich Karl von Tettenborn, général badois au service de la Russie.

Dresde, défendue par Gouvion Saint-Cyr, est assiégée à partir du 17 octobre par les Russes d'Ostermann-Tolstoï et les Autrichiens de Johann von Klenau et doit capituler le 11 novembre 1813.

Stettin, défendue par le général Louis Joseph Grandeau, est bientôt à court de vivres et doit se rendre le 3 décembre 1813.

Le siège de Torgau, assiégée par les Prussiens de Tauentzien et défendue par le général de Narbonne, commence le 18 octobre et s'achève par la capitulation de la place le 26 décembre 1813.

Les coalisés, forts de leur victoire, décident de continuer la guerre en France jusqu'à ce que Napoléon soit détrôné. Le passage du Rhin, à partir de décembre 1813, marque le début de la campagne de France de 1814.

Le siège de Huningue, en Alsace, par les troupes bavaroises du général Zoller (de), commence le 21 décembre 1813 et se termine le 15 avril 1814.

Le siège de Mayence par les forces russes et prussiennes commence le 3 janvier 1814. Malgré la disette, les Français tiennent la forteresse de Mayence pendant presque six mois jusqu'à la signature du traité de Paris : ils évacuent alors Mayence le 4 mai 1814. C'est la fin de 16 années de présence française ininterrompue en Rhénanie.

Hambourg est défendue par la garnison la plus importante, plus de 40 000 hommes commandés par le maréchal Davout. Ce n'est que le 11 novembre qu'il reçoit l'ordre de se replier vers la France et, à ce moment, il est déjà coupé de la Hollande par des forces coalisées supérieures. Les Français repoussent plusieurs assauts des Russes de Bennigsen en janvier et février 1814. Le siège de Hambourg se stabilise ensuite. Davout n'accepte de rendre la ville qu'en mai 1814, après avoir reçu la confirmation de l'abdication de Napoléon et la promesse que ses hommes ne seraient pas retenus prisonniers. Le 13e corps français prend le chemin de la France les 27, 29 et 31 mai 1814 : c'était la dernière garnison française en service en Allemagne.

Conséquences[modifier | modifier le code]

"La tresseuse de couronnes". Une jeune fille tresse des couronnes de feuilles pour les volontaires des corps francs. Tableau de Georg Friedrich Kersting, 1815.

La campagne d'Allemagne est une étape majeure dans le démantèlement de l'Empire napoléonien. Elle marque la fin de la Confédération du Rhin, des départements français d'Allemagne et des états satellites comme le royaume de Westphalie. Cependant, il faudra attendre l'issue du congrès de Vienne (du 18 septembre 1814 au 9 juin 1815) pour décider du partage de ces territoires. La victoire des coalisés sur Napoléon, dans ce que les Allemands appellent le « Befreiungskrieg » (guerre de libération), a aussi contribué à la naissance du sentiment national allemand.

Littérature[modifier | modifier le code]

Balzac décrit « cette fatale campagne » dans La Femme de trente ans : « Ce dimanche était le treizième de l'année 1813. Le surlendemain, Napoléon partait pour cette fatale campagne pendant laquelle il allait perdre successivement Bessières, Duroc, gagner les mémorables batailles de Lutzen, Bautzen, se voir trahi par l'Autriche, la Saxe, Bernadotte, et disputer la terrible bataille de Leipzig[5]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Revue Champs de bataille thématique no 19 p. 27
  2. D'après Franz Dumont, « Mayence - un boulevard de la France », sur festung-mainz.de, .
  3. Adolphe Thiers, Histoire du consulat et de l'empire, 1857, p. 270
  4. Adolphe Thiers, Histoire du consulat et de l'empire, 1857, p. 656-657
  5. La Femme de trente ans. Bibliothèque de la Pléiade, 1996, p. 1047 (ISBN 2070114511)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Carl von Clausewitz, La campagne de 1813, consultable ici : [1]
  • Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, [détail de l’édition]
  • Adolphe Thiers, Histoire du Consulat et de l'Empire, Paris, 1857.
  • Général Louis-Victor-Léon de Rochechouart, Souvenirs sur la Révolution et l'Empire (Plon, 1898)
  • Lüke, Martina. “Anti-Napoleonic Wars of Liberation (1813-1815).” The International Encyclopedia of Revolution and Protest: 1500-present. Ed. Immanuel Ness. Malden, MA: Wiley-Blackwell, 2009. 188-190.
  • Jean-Pierre Patat, 1813 : Seul contre tous, Bernard Giovanangeli Editeur, 2010, (ISBN 978-2758700586)

Lien externe[modifier | modifier le code]