Odilo Globocnik

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Odilo Globocnik
En uniforme de SS-Standartenführer[a] en 1938.
En uniforme de SS-Standartenführer[a] en 1938.

Nom de naissance Odilo Lothar Ludwig Globocnik
Naissance
Trieste, Littoral autrichien, Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie
Décès (à 41 ans)
Paternion, Carinthie, Flag of Austria.svg  République d'Autriche
Allégeance Flag of the German Reich (1935–1945).svg Troisième Reich
Arme Flag of the Schutzstaffel.svg Waffen-SS
Grade SS-Gruppenführer[b] und Generalleutnant der Polizei[c]
Conflits Seconde Guerre mondiale

Odilo Globocnik (Trieste, Paternion, ) est un criminel de guerre nazi, autrichien puis allemand, qui a atteint le grade de SS-Gruppenführer[b] und Generalleutnant der Polizei[c]. Il joue un rôle important lors de l’Anschluss. Il est ensuite gauleiter à Vienne, puis Höhere SS- und Polizeiführer (HSSPf)[d] du district de Lublin en Pologne, où il a joué un rôle essentiel dans l'extermination des Juifs et la création des camps d'extermination nazis. En fuite à la fin de la guerre, il est retrouvé quelques jours après par les troupes britanniques et se suicide.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille d'origine slovène, il entre début 1914 dans une école militaire pour y suivre une formation, qui est interrompue par le déclenchement de la Première Guerre mondiale ; il devient alors ingénieur en bâtiment[1]. Pour soutenir financièrement sa famille, il devient porteur de valises dans une gare. En 1922, il s'inscrit au parti nazi, où il s'occupe de propagande et est chargé de mettre sur pied un réseau chargé de transférer des fonds depuis le Reich vers l'Autriche; il est traduit à cinq reprises devant des tribunaux autrichiens pour trahison[1]. En , il est arrêté pour être entré en contact avec des nazis incarcérés dans la prison de Klagenfurt.

Le Troisième Reich et l'Anschluss[modifier | modifier le code]

En il participe à un attentat mortel contre un bijoutier juif à Vienne et l'année suivante, en 1934, il entre dans la SS. Il dirige un parti nazi en province et joue un rôle décisif dans la prise du pouvoir par les nazis en Autriche.

Le , Adolf Hitler le nomme Gauleiter du Bas-Danube (Vienne). En octobre il organise avec Adolf Eichmann la déportation à Vienne de 10 000 Juifs depuis la banlieue de la capitale autrichienne[2].

Impliqué dans un trafic de devises[3], il est démis de ses fonctions le et devient volontaire dans une unité combattante SS au sein de laquelle il fait la campagne de Pologne avec le grade de caporal.

Responsable allemand dans le Gouvernement Général de Pologne[modifier | modifier le code]

Le Himmler le nomme SSPf (chef de la SS et de la Police) du district de Lublin dans le Gouvernement général de Pologne, sous les ordres du HSSPf Friedrich-Wilhelm Krüger[4], en dépit de son passé.

Dans le cadre de ses nouvelles fonctions de responsable d'un district frontalier[e], il suggère à Himmler la réalisation d'un ensemble défensif le long de la frontière soviétique : pour la réalisation de ses ouvrages de défense, il emploie la main d’œuvre juive préalablement rassemblée dans le Ghetto de Lublin[5].

Durant les premiers mois de ses fonctions, il rencontre fréquemment Himmler, venu s'enquérir des transferts de populations dans le Gouvernement général[6].

Cordialement détesté par Frank, gouverneur général de Pologne[f], et par son représentant à Lublin, Ernst Zörner (de)[3], il se montre extrêmement corrompu[7] ; Zörner s'oppose par exemple à ses tentatives pour soutirer des fonds au conseil juif du ghetto de Lublin[8]. Il entretient avec Frank et son subordonné sur place des rapports emprunts de mépris et de méfiance, cherchant toujours à s'appuyer sur Himmler et Hitler[9] : il cherche fréquemment à court-circuiter l'administration civile au profit de sa propre administration[10], souhaitant par exemple exercer lui-même le contrôle de l'exploitation au profit du Reich des Juifs résidant dans son district, s'opposant en cela à l'action des structures mises en place par le gouverneur général et son administration, menant sa propre politique, sans tenir compte des directives de Frank[11],[12].

Défendant la dimension raciale de la politique menée en Pologne[13], il mène, dans le district dans lequel il est compétent, une brutale politique de génocide et d'épuration ethnique, dans le cadre de l’action Zamosc, entreprise de colonisation à l'échelle du cercle du même nom, situé dans le Sud du district de Lublin[3].

Au début de l'année 1943, à l'issue d'une confrontation entre Hans Frank et Heinrich Himmler[14], il est nommé gouverneur du district de Lublin, cumulant les fonctions civiles, dévolues aux subordonnées de Hans Frank, et les fonctions policières et raciales, confiées à la SS[15].

À ces fonctions de responsable territorial SS, il ajoute des fonctions policières, ayant notamment la charge de la répression des mouvements de résistance dans son district. Ainsi, face à la recrudescence des actions de la résistance polonaise dans le district de Zamosc à partir du mois de décembre 1942, il planifie, pour les mois juin et en juillet 1943, les opérations Werwolf I et II dans l'arrondissement de Zamosc[16].

Enfin, durant ses années de fonction à Lublin, il exerce une autorité judiciaire et disciplinaire sur les unités SS stationnées sur le territoire relevant de sa compétence, notamment dans les démêlés judiciaires créés par la présence de l'unité d'Oskar Dirlewanger dans son district entre 1940 et 1942[17].

Le criminel de guerre nazi[modifier | modifier le code]

Le colonisateur[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Action Zamosc.

Globocnik tient une place importante dans la mise en œuvre du plan Nisko, vaste projet qui consistait, dans le cadre de la politique de repeuplement par des Allemands de souche des nouveaux territoires conquis à l'est, à créer une vaste réserve territoriale autour de Lublin pour y parquer des centaines de milliers de Juifs déportés des régions voisines, tous utilisés dans des camps de travail forcé.

Nommé en adjoint de Himmler pour la création de points d'appui SS dans le Gouvernement général[18], il participe au choix de Zamość pour la mise en place d'une colonie de peuplement expérimentale, tout en étant autorisé à faire réaliser des études géologiques et géographiques afin de planifier la disposition des points d'appuis SS dispersés entre la frontière polonaise et l'Oural[19]; il reçoit la confirmation de ses choix lors de la visite de Himmler sur place le 20 juillet 1941[20]. Afin de disposer de la main-d’œuvre nécessaire à la réalisation de ce programme, il ordonne la construction d'un camp de concentration, prévu pour 25 000 à 50 000 détenus[19].

Il crée ainsi un foyer SS, accueillant des experts dans les domaines coloniaux et raciaux, ce foyer devenant au fil du temps un centre de recherches devant faciliter la mise en œuvre d'un réseau de points d'appui pour les SS. Ce centre de recherche, très actif, emploie à l'automne 1943, près de deux cents personnes et propose aussi bien des projets coloniaux que des études sur la population polonaise et juive dans le district[13]. Il crée un département et nomme à sa tête le docteur Hofbauer pour superviser l'opération.

Parmi les responsables territoriaux de la SS de la Police, il est le seul à avoir non seulement élaboré, mais aussi mis en application des projets de recomposition urbaine, avec des plans de village[21], soumis à l'accord de Himmler en [22] : Globocnik réfléchit aussi au mode de vie des populations censées habiter ces villages refondés, à la toponymie marquée par le NSDAP[21].

Ainsi, sur une consigne de Himmler, donnée en [23], puis confirmée une année plus tard, il met en application ces principes dans la région de Zamość, créant de la sorte, en dehors des frontières du Reich, le premier foyer de colonisation mené par la SS[24], souhaitant transformer ce territoire en espace germanisé, en espace apaisé[7]. De même, le 17 juillet 1941, il reçoit de Himmler la mission de la construction de l'ensemble des points d'appui de la SS dans tous les territoires à conquérir dans l'Est de l'Europe; pour remplir pleinement cette mission, il crée une agence, en liens avec les services de Hans Kammler; cependant, rapidement, dès l'automne 1941, son échec est patent, permettant à Kammler, notamment, de remettre en cause ces pouvoirs acquis de haute lutte durant l'été précédent[25].

Ce n'est cependant que durant l'été 1943 que le lancement des grandes opérations de répression aboutissent à l'abandon de fait des projets de colonisation dans l'arrondissement de Lublin[26]

Le gestionnaire de l'extermination des Juifs[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du plan Nisko, Globocnik préconise l'extermination des Juifs de la région de Lublin, afin de permettre l'accueil de colons allemands[27], après avoir échoué à les refouler dans les territoires soviétiques[28].

Au cours de l'année 1940, il fait exécuter de nombreux prisonniers et des Juifs de son district par noyade, avec le soutien actif des unités soviétiques positionnées de l'autre côté du Bug[1].

Plus tard dans le conflit, il encourage une série d'exécutions de masse dans son district, tout d'abord à la fin de l'année 1940[29] puis durant l'été 1941[30] et l'automne de la même année[31].

Quelques mois plus tard, le , il rencontre Himmler et Krüger et leur propose, dans le cadre d'un nettoyage général du Gouvernement général des Juifs et des Polonais, des plans d'une « portée considérable », selon ses propres termes, comprenant la création d'un camp d'extermination avec des chambres à gaz à Bełżec. Le Reichsführer SS donne son accord de principe et approuve le choix du site[32]. Le , des ouvriers polonais commencent la construction du camp[33].

Durant l'automne, il recherche de nouvelles manières d'exterminer les Juifs, à l'image des opérations menées par Arthur Nebe dans l’Ostland : il fait expérimenter l'extermination à la grenade dans des fosses communes creusées par les détenus eux-mêmes[34], tandis que ses services se voient dotés d'experts en gaz toxiques[35].

Après la conférence de Wannsee de , Globocnik est chargé de coordonner l'opération Reinhard[g], la déportation et l'extermination de tous les Juifs du Gouvernement général[36] ; il présente cette extermination à Frank, gouverneur général, comme une déportation « de l'autre côté du fleuve Bug[h],[9] ». Préalable à la mise en œuvre de cette déportation dans son district, une sélection est opérée entre les Juifs travaillant pour le compte de l'économie allemande et les autres : Globocnik met en place dans le district de Lublin un dispositif permettant la mise en œuvre de cette sélection[37].

Il dépend au niveau territorial du HSSPf du Gouvernement général, l’Obergruppenführer Friedrich-Wilhelm Krüger, mais il reçoit ses ordres directement de Himmler. Sa mission était de construire les camps d'extermination, de coordonner la déportation des Juifs, de les mettre à mort dans les camps, de rassembler et transférer les objets de valeur pris sur les victimes ; Eichmann du RSHA à Berlin a la charge de l'organisation et de la surveillance des convois vers les camps. Dans ce but, Globocnik crée un état-major spécial (Ausssiedlungsstab), dirigé par le SS-Sturmbannführer[i] Hermann Höfle, chargé des déportations dans les districts de Lublin et de Varsovie[38].

Durant le 1er semestre 1942, tous les camps d'extermination dépendent directement de lui jusqu'à ce qu'il nomme Christian Wirth inspecteur général des camps le . Le il accompagne Kurt Gerstein et Wilhelm Pfannenstiel pour leur inspection au camp de Belzec. Au vu du désordre général régnant à Treblinka fin , il démet de ses fonctions le commandant du camp Irmfried Eberl et nomme à sa place Franz Stangl. Parallèlement Globocnik est chargé par Himmler de mettre en œuvre le Generalplan Ost pour la région de Lublin, ce qui se traduit en par une vaste opération policière dans la région de Zamosc, à l'est de Lublin, visant à chasser et expulser les Polonais de leurs villages et à massacrer ceux qui s'y opposent. Fin , la liquidation des ghettos du Gouvernement général de Pologne étant achevée, l’Aktion Reinhardt est dissoute le , les camps dans lesquels ont été assassinés environ 1 500 000 Juifs[39] sont démantelés dans le but de ne laisser subsister aucune trace.

Les camps de concentration de Globocnik[modifier | modifier le code]

À plusieurs reprises au cours de l'année 1941, Himmler rencontre Globocnik pour la mise au point du programme de concentration et d'extermination des Juifs[23]. Dès le printemps, il envisage la mise en place de camps de travail pour les Juifs de son district[40]. Le , il reçoit expressément la consigne de construire dans son district le camp d'extermination de Majdanek[23]. Durant le mois de , il prend le contrôle d'un terrain dans la banlieue de Lublin, puis fait construire par des prisonniers de guerre soviétiques les installations nécessaires au fonctionnement du camp, ainsi que les diverses usines prévues, notamment une usine de sous-vêtements, à la demande de Himmler[31].

Au mois de , il lui est demandé d’ériger dans son district un second camp, à Belzec[41].

La fin de la guerre[modifier | modifier le code]

À la demande d'Erich von dem Bach-Zelewski, responsable SS de la lutte contre les mouvements de résistance, et de Richard Wendler, nouveau gouverneur du district de Lublin, il est éloigné du district[26]. Ainsi, le , il est nommé HSSPf de la région Kustenland, la région de Slovénie annexée de fait au Reich[42], pour coordonner la lutte contre les partisans dans la zone d'opérations sur le littoral adriatique, composé de territoires italiens et slovènes occupés par l'Italie jusqu'au mois d’.

À l'approche des Alliés, il se réfugie en Carinthie autrichienne et se cache dans un chalet d'alpage près de Weissensee. Fin , il est capturé par un commando britannique de hussards et se suicide au cyanure.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Équivalent de colonel en France, mais ce grade est ici un grade de police. Il atteint ce grade en avant d’être promu SS-Oberführer — grade qui n'a pas d’équivalent en France, qui serait intermédiaire entre celui de colonel et celui de général de brigade — en . Le cliché a donc été pris entre et .
  2. a et b Équivalent de général de division en France, mais ce grade est ici un grade de police. Il atteint ce grade en .
  3. a et b Traduction littérale (en français : « général de division de la police »).
  4. Soit (en français : « chef supérieur de la SS et de la Police ») en traduction littérale.
  5. Le district de Lublin est alors situé le long de la frontière avec l'Union soviétique, après l'annexion de la partie orientale de la Pologne par l'URSS, selon les termes du Pacte germano-soviétique d’.
  6. Hans Frank le gratifie du sobriquet de Dummer Odilo (en français : « Odilo l'idiot »).
  7. Cette opération n'est appelée ainsi qu'après la mort en de Heydrich des suites d’un attentat à Prague.
  8. Hans Frank comprend rapidement qu'il s'agit d'exterminer les Juifs du district de Lublin.
  9. Équivalent en France de commandant.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Breitman 2005, p. 129.
  2. Husson 2012, p. 81.
  3. a, b et c Conte et Essner 1995, p. 268.
  4. Ingrao 2016, p. 33.
  5. Ingrao 2006, p. 25.
  6. Breitman 2005, p. 119.
  7. a et b Ingrao 2006, p. 127.
  8. Breitman 2005, p. 274.
  9. a et b Browning 2007, p. 765.
  10. Browning 2007, p. 301.
  11. Browning 2007, p. 306.
  12. Browning 2007, p. 312.
  13. a et b Baechler 2012, p. 329.
  14. Breitman 2005, p. 285.
  15. Baechler 2012, p. 157.
  16. Ingrao 2016, p. 344.
  17. Ingrao 2006, p. 125.
  18. Breitman 2005, p. 225.
  19. a et b Breitman 2005, p. 226.
  20. Ingrao 2016, p. 57.
  21. a et b Ingrao 2006, p. 314.
  22. Browning 2007, p. 762.
  23. a, b et c Browning 2007, p. 761.
  24. Tooze 2012, p. 457.
  25. Ingrao 2016, p. 237.
  26. a et b Ingrao 2016, p. 346.
  27. Baechler 2012, p. 113.
  28. Baechler 2012, p. 440, note 73.
  29. Breitman 2005, p. 176.
  30. Baechler 2012, p. 376.
  31. a et b Breitman 2005, p. 245.
  32. Browning 2007, p. 776.
  33. Browning 2007, p. 763.
  34. Breitman 2005, p. 246.
  35. Breitman 2005, p. 248.
  36. Baechler 2012, p. 379.
  37. Tooze 2012, p. 508.
  38. Hilberg 2006, p. 417.
  39. Hilberg 2006, p. 1045.
  40. Ingrao 2016, p. 53.
  41. Breitman 2005, p. 244.
  42. Ingrao 2016, p. 453.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chistian Baechler, Guerre et extermination à l'Est : Hitler et la conquête de l'espace vital. 1933-1945, Paris, Tallandier, , 524 p. (ISBN 978-2-84734-906-1). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Richard Breitman, Himmler et la solution finale : L'architecte du génocide, Paris, Calmann-Lévy, (ISBN 978-2-7021-4020-8). 
  • Christopher R. Browning, Les origines de la Solution finale : L'évolution de la politique antijuive des nazis septembre 1939 - mars 1942, Paris, Les Belles Lettres, , 1023 p. (ISBN 978-2-251-38086-5). 
  • Édouard Conte et Cornelia Essner, La Quête de la race : Une anthropologie du nazisme, Paris, Hachette, , 451 p. (ISBN 978-2-01-017992-1). 
  • Saul Friedländer, Les Années d'extermination : L'Allemagne nazie et les Juifs. 1939-1945, Paris, Seuil, , 1032 p. (ISBN 978-2-7578-2630-0). 
  • Raul Hilberg, La Destruction des Juifs d'Europe, Gallimard, coll. « Folio-histoire », 3 vol.  ; Exécuteurs, victimes, témoins, Gallimard, coll. « NRF »-essais, 1994 et « Folio »-histoire, 2004.
  • Edouard Husson, Heydrich et la solution finale, Paris, Perrin, (ISBN 978-2-262-01784-2). 
  • Christian Ingrao, Les Chasseurs noirs : La brigade Dirlewanger, Paris, Perrin, , 284 p. (ISBN 978-2-262-03067-4). 
  • Christian Ingrao, Croire et détruire : Les intellectuels dans la machine de guerre SS, Paris, Pluriel, (1re éd. 2010 (Fayard)), 703 p. (ISBN 978-2-8185-0168-9). 
  • Ingrao, La promesse de l'Est : Espérance nazie et génocide. 1939-1943, Paris, Seuil, , 464 p. (ISBN 978-2-02-133296-4). 
  • Peter Longerich, Himmler : L'éclosion quotidienne d'un monstre ordinaire [« Heinrich Himmler. Biographie »], Paris, Éditions Héloise d'Ormesson, , 917 p. (ISBN 978-2-35087-137-0). 
  • Adam Tooze, Le salaire de la destruction : Formation et ruine de l'économie nazie, Paris, Les Belles Lettres, , 806 p. (ISBN 978-2-251-38116-9). 

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]