NKVD

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NKVD
Image illustrative de l'article NKVD

Création 1934
Dissolution 1946
Type Ministère
Siège Loubianka, Moscou
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Coordonnées 55° 45′ 38″ N 37° 37′ 41″ E / 55.76056, 37.62806
Commissaire du peuple à l'Intérieur Guenrikh Iagoda
Nikolaï Iejov
Lavrenti Beria

Géolocalisation sur la carte : Moscou

(Voir situation sur carte : Moscou)
NKVD

Le NKVD (en russe : НКВД, abréviation de Народный комиссариат внутренних дел, Narodnii komissariat vnoutrennikh diel) ou Commissariat du peuple aux Affaires intérieures, était la police politique de l'URSS — équivalente à un ministère — et « chargée de combattre le crime et de maintenir l'ordre public ». Créé le à partir de la Guépéou, le NKVD absorbe l'OGPU en 1934 et devient l'organe central de l'administration d'État de l'URSS[1] jusqu'au lorsqu'il est transformé en « ministère des Affaires intérieures » de l'URSS (MVD). Le NKVD est classé dans les services de renseignement.

Le NKVD regroupait différentes forces publiques régulières de police de l'Union soviétique, comprenant notamment la police routière, la lutte anti-incendie, les gardes-frontières et les archives. Il est surtout connu pour les activités du Goulag et de Direction principale de la Sécurité d'État, le Glavnoe Upravlenie Gosudarstvennoi Bezopasnosti (GUGB), l'ancêtre du KGB.

Le NKVD cumulait des pouvoirs policiers et judiciaires, il comprenait également une section appelée O.S.S.O qui avait le droit d'ordonner, par simple mesure administrative, la déportation dans les camps de concentration.

Elle fut dirigée successivement de 1934 à 1936 par Yagoda (qui devait être exécuté en 1938). De 1936 à 1938, Iejov la dirigeait (il devait être exécuté à son tour). À partir de 1938, le pouvoir appartenait à Beria (également exécuté).

Fonction[modifier | modifier le code]

Le rôle du NKVD était de contrôler la population et la direction de l’URSS[2] ; ses chefs ne rendaient compte qu’à Staline, qui l'utilisa pour imposer et maintenir son autorité sur le pays. Il joua un rôle essentiel dans les grandes purges de 1936 à 1938 et acquit rapidement une réputation aussi redoutable que l'ancienne Guépéou.

Le NKVD rassemblait plusieurs milliers d’hommes, allant d’agents de police jusqu’à des militaires. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le NKVD était chargé des camps de prisonniers de guerre, notamment polonais en 1939. Il avait ses propres divisions qui permettaient ainsi de maintenir son influence jusque sur la ligne de front et ainsi de faire appliquer les ordres du haut commandement. Le rôle des unités du NKVD a été fortement décrié après la guerre par les soldats de l'Armée rouge à cause des méthodes extrémistes employées par ceux-ci en matières disciplinaire et répressive. Mais, il forme aussi les troupes d'élite chargées des missions les plus dangereuses (infiltrations, parachutages derrière les lignes ennemies). Ces unités sont à l'origine des Spetsnaz, forces spéciales soviétiques.

Le NKVD est responsable, selon le général du KGB Alexandre Karbanov, de la mort de 3,5 millions de Soviétiques lors des Grandes Purges[2]. Il gérait le système répressif en URSS, dont le Goulag.

Timbre en l’honneur de l’espion Richard Sorge. La médaille est celle de héros de l’Union soviétique.

Direction[modifier | modifier le code]

NKVD[modifier | modifier le code]

NKGB[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « NKVD », sur encyclopediaofukraine.com (consulté le 27 janvier 2013).
  2. a et b « Russie soviétique et URSS : les différentes polices politiques, Tchéka, Guépéou, NKVD, KGB » (consulté le 27 janvier 2013).

[1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  1. Grand Larousse Universel, Larousse,