Villar-d'Arêne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune des Hautes-Alpes
Cet article est une ébauche concernant une commune des Hautes-Alpes.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Villar.
Villar-d'Arêne
Villar-d'Arêne - Église Saint-Martin-de-Tours.
Villar-d'Arêne - Église Saint-Martin-de-Tours.
Blason de Villar-d'Arêne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Briançon
Canton Briançon-1
Intercommunalité Communauté de communes du Briançonnais
Maire
Mandat
Olivier Fons
2014-2020
Code postal 05480
Code commune 05181
Démographie
Population
municipale
330 hab. (2014)
Densité 4,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 37″ nord, 6° 20′ 15″ est
Altitude Min. 1 519 m – Max. 3 883 m
Superficie 77,51 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes

Voir sur la carte administrative des Hautes-Alpes
City locator 14.svg
Villar-d'Arêne

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes

Voir sur la carte topographique des Hautes-Alpes
City locator 14.svg
Villar-d'Arêne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Villar-d'Arêne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Villar-d'Arêne
Liens
Site web http://villardarene.free.fr/

Villar-d'Arêne[1], orthographiée localement Villar-d'Arène, est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait historiquement partie de l'Oisans, bien qu'administrativement elle se rattache au Briançonnais.

Les habitants de Villar-d'Arêne se nomment les « Faranchins ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Villar-d'Arêne est une commune située dans les Alpes françaises. Elle se trouve à l'extrême nord-ouest des Hautes-Alpes. Elle est voisine de La Grave, qui était autrefois le chef-lieu du canton formé par les deux communes. Des villes proches sont à l'est Briançon (Hautes-Alpes) et à l'ouest Le Bourg d'Oisans (Isère). Les communes limitrophes sont La Grave, Le Monêtier-les-Bains, Pelvoux, Saint-Christophe-en-Oisans[2].

Géologie et relief, hydrographie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 7 751 hectares, son altitude varie entre 1 519 et 3 883 mètres.

Villar-d'Arêne est située dans le haut Oisans, dans la vallée de la Romanche[2]. Au sud, se trouve le Massif des Écrins, avec le massif de La Meije. Au nord, s'élève le Massif des Arves.

Plusieurs espaces naturels protégés se trouvent en tout ou partie sur la commune : le parc national des Écrins[2], la réserve naturelle nationale des pics du Combeynot[2] et une partie du site Combeynot - Lautaret - Écrins classé Natura 2000[3].

La Romanche, qui prend sa source sur ce territoire, le traverse d'est en ouest[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L'unique voie d'accès est la RD 1091 (anciennement la RN 91), qui va de Grenoble (Isère) à Briançon (Hautes-Alpes). Cette route traverse la commune de part en part et longe le bourg principal. Des routes départementales (D 7, D 207) de moindre importance permettent d'accéder aux hameaux du village[2].

La RD 1091 permet la circulation des véhicules automobiles. La circulation des véhicules tels que les camions est règlementée en fonction du gabarit et du tonnage de ceux-ci. L'itinéraire est également fréquenté par les motards. Enfin, de nombreux cyclistes empruntent également cette route, en cyclotourisme ou pour du vélo sportif.

La commune bénéficie du réseau de transports départemental avec la Ligne d'Express régional LER 35 (Briançon-Grenoble)[4].

Il existe également plusieurs solutions de covoiturage ainsi que des arrêts dédiés à ce mode de transport (points de rendez-vous)[5].

Enfin, le territoire est doté d'un réseau de sentiers de randonnée à pied tels le GR 50 et le GR 54[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de montagne[6], telle que définie par la Loi Montagne.

La commune se compose du village proprement dit « Villar-d'Arêne » (altitude 1650 m) ainsi que de trois hameaux principaux : les Cours (1779 m), sur la route du lac du Pontet, le Pied du Col (1705 m)[7], sur la route d'Arsine, et enfin le Col du Lautaret (2 058 m) situé au col du même nom[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Villar, issue de Villare, est un élargissement du latin villa avec le suffixe are.

Villare désigna d'abord un simple lieu-dit objet de défrichement, en général rattaché à un domaine, puis un lieu habité, enfin un hameau. Le mot s'est fixé dans la toponymie locale au sens de hameau au Haut Moyen Âge et dans la région au hameau principal d'une communauté.

Selon le Dictionnaire topographique de la France[8] du Comité des travaux historiques et scientifiques, Villar-d'Arêne et sa paroisse ont eu successivement les noms de :

  • Durotingo (Ravenne) ; (Table de Peutinger) ; ou Durotinco ; mais le lieu est mal défini
  • Arene superiores, 1080 (Cart. Ulc. p. 160)
  • Arene, 1310 (Inv. des Dauph. p. 20)
  • Vilarium Arenarum, 1334 (Valb. II, p. 245)
  • Arene superiores, xive siècle (Cart. de saint Hugues, p. 272)
  • Vilarium Arenarum, 1409 (Is. B, 2,994)
  • Ecclesia Villaris Arenarum seu de Arenis superioribus, 1497 (Cart. de saint Hugues, p. 285)
  • Parrochia Villarii Arenarum in Oysenco, 1497 (Cart. de saint Hugues, p. 381)
  • Ecclesia Villaris Arenarum superiorum, 1497 (Cart. de saint Hugues, p. 307)

Au début du XVIIe siècle, la carte des environs de Briançon, de Jean de Beins (1577-1651), fait apparaître deux villages proches : Le Vilars et Darene[9] et quelques hameaux. Le même auteur mentionne un seul village nommé Vilars Darene dans sa carte Delphinatus vulgo Dauphiné avec ses confins des Pais et provinces voisines[10], éditée en 1631, et qui a un moindre niveau de détail que l'autre carte.

La Carte de Cassini (XVIIIe siècle) fait apparaître Villard d'Arene[11] et nomme les hameaux : le Chardoufsier, Grandes Cours, Petites Cours, le Pied du Col de Lautaret, les Paluds, les Arsines. Elle cite aussi au col du Lautaret : Lautaret Hospice Roial[11].

Il semble qu'en 1793, le nom de la commune ait été orthographié Villardarennes dans certains documents[12], et Villard-Darenne en 1801.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des découvertes archéologiques ont permis de constater la présence de l'homme sur le territoire pendant l'Âge du Bronze[13],[14],[15].

Durant l'Antiquité, une voie romaine le traverse[16]. La Table de Peutinger, une copie faite au Moyen-Âge d'une carte de l'Empire romain, annonce sur cette voie romaine Durotinco à VII milles (soit 7 x 2222 mètres) de Brigantione (Briançon). Il semble que cette station corresponde au hameau du Pied-du-Col ou à celui des Cours[17].

Les écrits les plus anciens que nous ayons sur la vie dans le territoire de La Grave et Villar-d'Arêne semblent remonter au XIIe siècle[18]. Les deux villages étaient alors nommés les Arènes Inférieures (La Grave) et les Arènes Supérieures (Villar-d'Arêne). Ils appartenaient au mandat de l'Oisans et étaient sous la dépendance de l'Abbaye d'Oulx. Il semble que les limites communales au XIIe siècle étaient assez semblables à celles qu'on connaît aujourd'hui. Quant aux hameaux, la plupart existaient déjà à cette époque, et peu d'entre eux ont disparu.

Au Moyen-Âge, Villar-d'Arêne et La Grave sont une place importante dans les échanges et l'administration dans le Haut-Oisans[7]. Ces communes étaient bien plus peuplées que de nos jours. Elles font partie du Dauphiné ; le Dauphin y ayant étendu son autorité jusqu'en 1250 et fait disparaître la petite féodalité locale. Ce dernier envisageait le développement d'un axe important de circulation dans la vallée de la Haute Romanche (passant donc par les deux villages). Cependant, les registres d'enquête pour la révision des « feux » entre 1339 et 1450 décrivent les communautés comme très pauvres, avec des habitations tenant plus de cabanes que de maisons, et très peu de mobilier[19].

La fin du Moyen-Âge voit les nobles délaisser les terres les plus pauvres et les paysans s'organiser en communautés, qu'il gèrent. C'est à cette époque que les habitants de Villar-d'Arêne sont affranchis d'impôts, en raison de leur pauvreté et du climat très rigoureux qui règne dans la vallée. Ainsi, les habitants de Villar-d'Arêne se nomment les Faranchins en souvenir du territoire local, "La Faranche", qui bénéficiait des franchises, ce qui lui garantissait une relative autonomie. Les terres sont alors des propriétés individuelles et il y a relativement peu d'inégalités dans la structure sociale du village.

Le dimanche , à l'issue de la messe, un incendie se déclare, attisé par un vent violent. Il dévaste 72 maisons en moins d'un quart d'heure et l'église elle-même subit des destructions importantes. Le village est reconstruit après une collecte de bois au Monêtier-les-Bains et dans la petite forêt de Villar-d'Arêne[20].

Au début de la Révolution française, le nouveau découpage de la France en départements (1790) intègre initialement la commune au département de l'Isère, situé sur le même bassin hydrographique et économique (à l'ouest du col du Lautaret). Mais les communes de La Grave et de Villar-d'Arêne souhaitent être intégrées au département des Hautes-Alpes, vraisemblablement dans l'espoir de bénéficier du régime fiscal préférentiel de la République des Escartons ainsi que de l'exploitation des forêts du Monêtier-les-Bains. Lorsque l'Assemblée nationale abolit ce privilège fiscal, il est trop tard pour revendiquer une intégration au département de l'Isère.

Le premier tiers du XIXe siècle voit une explosion démographique dans le canton (2 300 habitants au total sur les territoires de Villar-d'Arêne et de La Grave).

Le Lautaret, Dauphiné, affiche d'Eugène-Victor Bourgeois (1855-1909).

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la construction de la route du Lautaret, remplaçant les anciennes voies d'accès, permet une circulation facilitée et le désenclavement du territoire. Cela occasionne aussi pour les habitants de la commune un enrichissement de leur activité, autrefois essentiellement basée sur l'agriculture et le colportage[18], avec de nouvelles activités liées aux équipages et visiteurs de passage ainsi qu'aux alpinistes en quête de sommets à gravir[7].

Le XXe siècle voit l'exode rural marquer le village, avec une partie de la population migrant vers les villes. Il voit également se développer l'activité touristique des lieux, autant hivernale qu'estivale.

Jusqu'en 2015, la commune de Villar-d'Arêne a fait partie du canton de La Grave, dont La Grave était le chef-lieu, jusqu'à ce que ce canton fusionne avec le canton de Briançon-sud pour former le nouveau canton de Briançon-1.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Benjamin Bois    
1953 1959 Jean-Baptiste Albert    
1959 1977 René Ruynat    
1977 1983 Camille Rousset    
1983 2001 Henri Ranque DVG puis
DVD
Conseiller général
2001 2006
(démission)
Edmond Chancel    
2006 2014 Xavier Crêt DVD Conseiller général
mars 2014 en cours Olivier Fons[21] SE Commerçant

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[23],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 330 habitants, en augmentation de 16,2 % par rapport à 2009 (Hautes-Alpes : 2,89 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
421 533 546 491 477 490 485 505 528
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
483 444 414 424 419 421 392 409 421
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
402 308 301 248 226 211 221 227 178
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
174 160 155 184 178 219 284 324 330
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006 [25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire publique de Villar-d'Arêne dépend de l'académie d'Aix-Marseille. Elle accueille 24 élèves en 2016[26].

Un regroupement scolaire à l'échelle du canton de La Grave (auquel appartient la commune de Villar-d'Arêne) répartit l'enseignement maternel et primaire des enfants dans les deux écoles de ces communes[27].

L'enseignement secondaire est habituellement effectué dans les collèges de Briançon (Hautes-Alpes, académie d'Aix-Marseille) ou du Bourg d'Oisans (département de l'Isère, académie de Grenoble), puis dans les lycées de Briançon ou de Vizille (Isère).

Santé[modifier | modifier le code]

Le village ne comporte pas de structure médicale spécifique. Le médecin généraliste le plus proche se trouve au cabinet médical de La Grave[28], village voisin situé à moins de 3 km. L'hôpital le plus proche est celui de Briançon. D'autres hôpitaux habituellement fréquentés par les habitants sont ceux de Grenoble (Isère).

Sports[modifier | modifier le code]

La situation géographique de la commune permet la pratique de plusieurs sports de plein air au cours de l'année :

Les sports d'été

En plus de la randonnée pédestre, notamment dans le Parc national des écrins, la pratique de l'escalade et une via ferrata sont proposées, ainsi que le cyclisme, le VTT, le parapente et les sports d'eau vive (pêche, kayak, rafting)[29].

Les sports d'hiver

Ski alpin (avec deux remontées mécaniques et des pistes en lisière du village, ainsi qu'un accès aux stations environnantes), ski de randonnée (avec plusieurs itinéraires), snowkite (notamment sur le site du col du Lautaret), ski nordique, raquette à neige, cascades de glace[29].

Les habitants et les touristes peuvent également profiter des activités sportives sur les communes avoisinantes (stations de sports d'hiver et d'été, sites naturels...).

Informations concernant les cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de Villar-d'Arêne fait partie du Diocèse de Gap et d'Embrun, doyenné de La Roche-de-Rame-La Grave[30].

Économie[modifier | modifier le code]

La commune appartient à l’Etablissement Public de Coopération Intercommunale du Briançonnais, à la Zone d'emploi de Briançon, et au bassin de vie du Bourg d'Oisans[31].

Villar-d'Arêne a une économie principalement tournée vers le tourisme (hivernal et estival), bien qu'elle conserve également des exploitations agricoles de montagne.

L'activité touristique de la commune est liée principalement à des activités sportives, de loisirs, culturelles et de détente.

Les métiers de la montagne sont bien représentés, avec notamment les moniteurs de ski, guides de montagne, gardiens de refuges, etc.

Plusieurs types d'hébergements touristiques existent : 4 hôtels, 3 gîtes, un camping, ainsi que diverses locations et chambres d'hôtes[32]. Parmi les restaurants, certains ont au menu des plats typiques de la région et du village. Plusieurs commerces sont installés sur la commune : une épicerie - alimentation générale, un bar-tabac-presse, un snack-bar, un magasin de souvenirs, un loueur de matériel de sports (hiver comme été), un traiteur spécialisé dans la fabrication de plats du terroir, une laverie[33], une miellerie, des fromageries et des fermes pratiquant la vente aux particuliers.

De nombreux artisans ont également établi leur activité dans la commune (plombier, menuisiers, charpentiers...).

L'agriculture locale est marquée par le territoire montagneux et son climat. Elle est pratiquée dans de petites exploitations.

La commune fait partie des zones de production de l'agneau de Sisteron, des vins Hautes-Alpes IGP, y compris primeurs et des vins de la Méditerranée[34].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue de l'intérieur de l'église Saint-Martin-de-Tours de Villar-d'Arêne

Le Parc national des Écrins[modifier | modifier le code]

La commune accueille sur son territoire une partie du Parc national des Écrins[35], ainsi que plusieurs lieux d'accueil lié à celui-ci.

Église Saint-Martin-de-Tours[36][modifier | modifier le code]

Au centre du village, l'église Saint-Martin-de-Tours a été construite en tuf doré du Lautaret, entre 1866 et 1870, dans un style néo-gothique. Elle a été inaugurée le [37]. Financée par de riches émigrés issus du village, elle possède un important mobilier mais trop grande et bâtie sur un terrain instable, elle donne des signes de faiblesse. Elle est devenue dangereuse pour les paroissiens et n'est plus utilisée pour les messes depuis plus de vingt ans.

Elle a été bâtie sur l'emplacement de l'église précédente du village, qui avait subi d'importants dégâts lors de l'incendie qui avait ravagé le village en 1771[36].

Chapelles[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Saint Barthélémy des Pénitents de Villar-d'Arêne
  • Chapelle Sainte Anne Saint Antoine, aux Cours[38],[39]
  • Chapelle de Pénitents Sainte-Brigitte, aux Cours[38],[40]
  • Chapelle Saint Jean Baptiste au Pied du Col

Le moulin de Villar-d’Arêne[modifier | modifier le code]

La commune compta de nombreux moulins, mais la plupart ont été détruits par des crues. Il ne reste qu'un moulin, du XVIIe siècle, qui fonctionna jusqu'en 1950. Ce moulin à aube, situé près de la Romanche, servait à moudre le grain[41]. Il a été depuis repris et rénové, puis transformé en écomusée[42].

Le four banal[modifier | modifier le code]

Le bâtiment accueille encore la tradition de la cuisson du pain, quelques jours dans l'année et notamment le 3e week-end de novembre, avec la fabrication du « pain bouilli » (Lo Po Bulli), à base d'eau et de farine de seigle[42],[43].

Ce four peut être visité sur rendez-vous[44] à certaines époques de l'année.

Refuges de montagne sur le territoire de la commune[modifier | modifier le code]

Le jardin botanique alpin du Lautaret, la Galerie de l'Alpe et la station alpine Joseph Fourier[modifier | modifier le code]

Au col du Lautaret, on peut visiter le jardin botanique alpin du Lautaret et la Galerie de l'Alpe[46], qui font partie de la Station alpine Joseph Fourier (dépendant de l'Université Grenoble Alpes et du CNRS)[47].

Autres lieux et monuments[42][modifier | modifier le code]

  • Le village est entouré de sommets de renom, notamment ceux du massif des Écrins (dont la montagne des Agneaux) et en particulier du massif de la Meije où se sont écrites de grandes pages de l'histoire de l’alpinisme. De très nombreux itinéraires de randonnées et d'escalade permettent de parcourir ces différents sites.
  • La réserve naturelle nationale des Pics du Combeynot[48]
  • Plusieurs lacs de montagne, dont le lac du Pontet[49] et de nombreux lacs proches des itinéraires de randonnée
  • Différents oratoires religieux
  • Il existe un sentier découverte au cœur du village permettant de voir les principaux bâtiments et les fontaines
  • Des édifices de commémoration des morts dus à la Première Guerre mondiale puis à la Seconde Guerre mondiale existent sur la commune : le monument aux morts situés sur la place du village, la petite chapelle des Fusillés située au col du Lautaret[50] en hommage aux 17 hommes fusillés le 11 août 1944 ainsi qu'un petit édifice également situé au col du Lautaret édifié en 1946 par le curé de Clavières (Italie) et les partisans italiens du 10e groupement d'infanterie en hommage à ces mêmes 17 personnes fusillées
  • Plusieurs cadrans solaires sont visibles sur les façades des maisons

Culture[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La commune et ses habitants ont un patrimoine culturel marqué par la situation géographique des lieux et leur histoire. Le caractère ancien des villages et la conservation de traditions telles que la fabrication du pain bouilli ou de recettes traditionnelles typiques font partie de ce patrimoine.

Le "pain bouilli"[modifier | modifier le code]

Pendant des siècles, ce pain a été à la base de la nourriture faranchine. Cuit une fois l'an, au mois de novembre (après que la farine ait été moulue), dans le four banal du village, ce pain fait uniquement de seigle et d'eau bouillie (avec préparation d'un levain) était conservé pendant de longs mois[51].

La fabrication traditionnelle de ce pain est actuellement poursuivie par les habitants du village, afin de continuer à la faire vivre et la préserver.

De nombreux écrits (livres[52], articles) et reportages (télévisuels[53], radiophoniques[54]) ont été faits sur cette tradition et ce pain.

Marcel Maget, ethnographe, a étudié le canton de La Grave et la tradition du pain bouilli à Villar-d'Arêne, ainsi que la culture locale liée à cette tradition[55]. De cette étude est notamment sorti un ouvrage (cf. bibliographie).

Plats traditionnels[modifier | modifier le code]

Les plats traditionnels sont constitués en fonction des plantes qui pouvaient être cultivées à cette altitude et des animaux qui pouvaient être élevés, voire parfois chassés. Parmi ceux-ci : les tourtes (au chou, aux pommes), les ravioles de pomme de terre, les pompes, les crozets (spécialité locale, différente des crozets savoyards), les tourtelles (sortes de crêpes faites avec du petit-lait et de la farine).

Différents ouvrages sur les plats de pays et une étude ethnographique de l'alimentation ont été écrits.

Festivals[modifier | modifier le code]

  • Le festival Messiaen au Pays de la Meije, festival international de musique contemporaine. Basé à La Grave, commune voisine à 3 km, ce festival comporte habituellement plusieurs concerts à Villar-d'Arêne.
  • les Rencontres de la Haute Romanche au Pays de la Meije[56] : créer sur le territoire et à partir du territoire, tel est le credo de cet événement novateur. Autre originalité, les lieux de création, de répétitions et de spectacle, sont aussi divers que révélateurs de l’esprit des Rencontres : tour à tour, granges, chapelles, églises, anciennes maisons de roulages ou encore cafés et gîtes hébergent les représentations artistiques.

Observatoire d'astronomie amateur[modifier | modifier le code]

La commune possède le chalet La Guindaine, où l'association L'Astroguindaine propose des activités de découverte de l'astronomie aux amateurs[57],[58].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maurice-Étienne Amieux, né en 1807 à Villar-d'Arêne, décédé en 1865 à Toulouse, premier conserveur de la famille Amieux et père des fondateurs de la maison Amieux-Frères, fut un pionnier du développement agro-industriel en Bretagne.

Villar-d'Arêne dans les Beaux-arts[modifier | modifier le code]

Vallée de la Romanche au Pied-du-col, Charles Bertier

Charles Bertier, peintre paysagiste français, a peint plusieurs tableaux sur le territoire de La Grave et Villar-d'Arêne, dont Vallée de la Romanche au Pied-du-Col.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Madelaine Martin-Burle, Maître Albert et les Faranchins, Presses Universitaires Grenoble, , 334 p.
  • Madelaine Martin-Burle, Le temps des Consuls ou la Faranche démocratique, Presses Universitaires Grenoble, , 216 p.
  • Marcel Maget, Le Pain anniversaire à Villar-d'Arêne en Oisans, Éd. des Archives contemporaines,, , 237 p.
  • Paul Louis Rousset, Au pays de la meije, Editions Didier & Richard, , 410 p.
  • « Parc national des Écrins : Des natures et des hommes », L'Alpe, Glénat - Musée Dauphinois, no 61,‎
  • Girel J., Quetier F., Bignon A. et Aubert S., Histoire de l'agriculture en Oisans : Haute Romanche et pays faranchin, Villar d'Arène, Hautes-Alpes, Villar-d'Arêne, Jardin botanique alpin du Lautaret, coll. « Les cahiers illustrés du Lautaret », , 79 p.
  • Mercan A., Girard I. et Aubert S., Ces bonnes choses que l'on mange et savoure en Haut-Oisans : Ethnographie de l'alimentation en Haute-Romanche (La Grave et Villar d'Arène), Jardin botanique alpin du Lautaret, coll. « Les cahiers illustrés du Lautaret », , 79 p.
  • Amouretti B., « Une famille de notables de village dans l'Oisans de 1790 à 1930 : les Bois de Villar-d'Arène », Le monde alpin et rhodanien, Centre alpin et rhodanien d'Ethnologie,‎ , p. 149-172[59]

Fonds iconographique[modifier | modifier le code]

Documentaires cinématographiques, télévisuels, audios[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Code officiel géographique de l'INSEE
  2. a, b, c, d, e, f, g et h « Géoportail », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le 4 février 2017)
  3. « FR9301498 - Combeynot - Lautaret - Ecrins », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 7 février 2017)
  4. « LER 35 », sur info-ler.fr (consulté le 4 février 2017)
  5. « Comment venir à La Grave Villar-d'Arêne et leurs hameaux », sur www.lagrave-lameije.com (consulté le 4 février 2017)
  6. « Liste des communes classées en zone de montagne », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr,‎ (consulté le 5 février 2017)
  7. a, b et c « Villar-d'Arêne, La Grave et leurs hameaux », sur www.lagrave-lameije.com (consulté le 4 février 2017)
  8. « Dictionnaire topographique de la France », sur cths.fr (consulté le 8 février 2017)
  9. « Carte des environs de Briançon / Beins », sur gallica.bnf.fr (consulté le 15 février 2017)
  10. « Delphinatus vulgo Dauphiné avec ses confins des Pais et provinces voisines / par Iean de Beins, geographe et ingenieur du Roy », sur gallica.bnf.fr,‎
  11. a et b « Géoportail, Carte de Cassini », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le 8 février 2017)
  12. « Ldh/EHESS/Cassini - Notice communale », sur cassini.ehess.fr (consulté le 10 février 2017)
  13. « Article de la Société préhistorique française », sur www.persee.fr (consulté le 7 février 2017)
  14. « Documents d'archéologie méridionale - Actualités de l’âge du Bronze dans le sud-est de la France », sur dam.revues.org (consulté le 7 février 2017)
  15. « Les dernières fouilles à la croupe de Casse Rousse (Hautes-Alpes) et le concept de dépôt de l'Âge du Bronze », sur www.jardinalpindulautaret.fr (consulté le 7 février 2017)
  16. « extrait de thèse - université Lyon 2 », sur theses.univ-lyon2.fr (consulté le 7 février 2017)
  17. « Inventaire du patrimoine géologique national », sur geologie.ecrins-parcnational.fr (consulté le 7 février 2017)
  18. a et b « Site Natura 2000 ‘’Lautaret – Combeynot – Ecrins’’ Document d’objectifs », sur hautes-alpes.n2000.fr (consulté le 7 février 2017)
  19. Thérèse Sclafert, Le Haut-Dauphiné au Moyen Age, Paris, Société anonyme du Recueil Sirey, , 765 p. (lire en ligne), p. 564
  20. Note : D'après un panneau d'information devant l'église Saint-Martin
  21. « Liste des maires du département des Hautes-Alpes », sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes,‎ (consulté le 21 mars 2015).
  22. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  26. école primaire de Villar d'Arêne
  27. [1]
  28. [2]
  29. a et b sports sur la commune
  30. paroisse catholique de Villar-d'Arêne
  31. « Commune de Villar-d'Arêne (05181) − COG | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 3 février 2017)
  32. hébergements touristiques
  33. commerces de la commune
  34. Produits agricoles IGP ou AOC
  35. [3]
  36. a et b « Eglise paroissiale St Martin de Villar d'Arène | Office de tourisme de La Grave - La Meije », sur www.lagrave-lameije.com (consulté le 14 septembre 2016)
  37. Histoire des églises paroissiales de Villar-d'Arêne
  38. a et b « http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER_TITLE&FIELD_98=DENO&VALUE_98=chapelle&GRP=40&SPEC=3&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&REQ=((chapelle)%20:DENO%20)&DOM=Tous&USRNAME=nobody&USRPWD=4$%2534P », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 8 février 2017)
  39. « Chapelle Saint-Antoine à Villar d arene (Hautes alpes) », sur patrimoine-de-france.com (consulté le 8 février 2017)
  40. « Chapelle de Pénitents Sainte-Brigitte à Villar d arene (Hautes alpes) », sur patrimoine-de-france.com (consulté le 8 février 2017)
  41. [4]
  42. a, b et c monuments de la commune
  43. [5]
  44. « Activités culturelles », sur www.villardarene.com (consulté le 7 février 2017)
  45. Caf Briançon, « Alpe de Villar d'Arène — Le refuge », sur Site de la FFCAM Alpe de Villar d'Arène, Fédération française des clubs alpins et de montagne (consulté le 30 mai 2014)
  46. « La Galerie de l'Alpe | Office de tourisme de La Grave - La Meije », sur www.lagrave-lameije.com (consulté le 14 septembre 2016)
  47. « Jardin Alpin du Lautaret - | », sur www.jardinalpindulautaret.fr (consulté le 3 février 2017)
  48. « Pics du Combeynot | RESERVES NATURELLES DE FRANCE », sur www.reserves-naturelles.org (consulté le 14 septembre 2016)
  49. « Lac du Pontet | Office de tourisme de La Grave - La Meije », sur www.lagrave-lameije.com (consulté le 14 septembre 2016)
  50. « Villar-d'Arêne - Chapelle des fusillés », sur www.cheminsdememoire.gouv.fr,‎ (consulté le 7 février 2017)
  51. « Le pain bouilli à Villar d'Arène »,‎ (consulté le 14 septembre 2016)
  52. Marcel Maget, Le Pain anniversaire à Villar-d'Arêne en Oisans, Archives contemporaines, , 237 p.
  53. Thierry Guillo, « Villar d’Arène - La Grave La Meije - Hautes-Alpes - Les Enseignes de Villard d Arène », sur www.villardarene.com (consulté le 14 septembre 2016)
  54. « France Inter - Il existe un endroit - Sous le pic de la Meije, pour la tradition du pain bouilli », sur www.franceinter.fr,‎ (consulté le 14 septembre 2016)
  55. « Le fonds iconographique Maget consacré à Villar d'Arêne », sur www.lagrave-lameije.com (consulté le 2 février 2017)
  56. « Accueil - Rencontres de la Haute-Romanche », sur www.rencontreshauteromanche.com (consulté le 14 septembre 2016)
  57. « Astroguindaine - Observatoire astronomique amateur - Villar d'Arène », sur www.astroguindaine.com (consulté le 3 février 2017)
  58. Annie Béalon, « Et La Guindaine accoucha du CAL », Journal of Alpine Research | Revue de géographie alpine,‎ (ISSN 0035-1121, lire en ligne)
  59. « Villar d'Arène »,‎ (consulté le 14 septembre 2016)