Villar-d'Arêne

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Villar-d'Arêne
Villar-d'Arêne - Église Saint-Martin-de-Tours.
Villar-d'Arêne - Église Saint-Martin-de-Tours.
Blason de Villar-d'Arêne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Briançon
Canton Briançon-1
Intercommunalité Communauté de communes du Briançonnais
Maire
Mandat
Olivier Fons
2014-2020
Code postal 05480
Code commune 05181
Démographie
Population
municipale
330 hab. (2014)
Densité 4,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 37″ nord, 6° 20′ 15″ est
Altitude Min. 1 519 m – Max. 3 883 m
Superficie 77,51 km2
Localisation

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Liens
Site web http://villardarene.free.fr/

Villar-d'Arêne[1], orthographiée localement Villar-d'Arène ou Villar d'Arène, est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait historiquement partie de l'Oisans, bien qu'administrativement elle se rattache au Briançonnais depuis la création des départements après la Révolution française de 1789.

Les habitants de Villar-d'Arêne se nomment les « Faranchins » et les « Faranchines ».

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Villar-d'Arêne est une commune située dans les Alpes françaises. Elle se trouve à l'extrême nord-ouest des Hautes-Alpes. Elle est voisine de La Grave, qui était autrefois le chef-lieu du canton formé par les deux communes. Des villes proches sont à l'est Briançon (Hautes-Alpes) et à l'ouest Le Bourg d'Oisans (Isère). Les communes limitrophes sont La Grave, Le Monêtier-les-Bains, Pelvoux, Saint-Christophe-en-Oisans[2].

Géologie et relief, hydrographie et climat[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 7 751 hectares, son altitude varie entre 1 519 et 3 883 mètres, la plaçant en moyenne et surtout en haute montagne.

Villar-d'Arêne est située dans le haut Oisans, dans la vallée de la Romanche[2]. Au sud, se trouve le Massif des Écrins, avec le massif de La Meije. Au nord, s'élève le Massif des Arves.

Plusieurs espaces naturels protégés se trouvent en tout ou partie sur la commune : le parc national des Écrins[2], la réserve naturelle nationale des pics du Combeynot[2] et une partie du site Combeynot - Lautaret - Écrins classé Natura 2000[3].

La Romanche, qui prend sa source sur ce territoire, le traverse d'est en ouest[2].

Le climat est montagnard, marqué par des hivers longs et des étés brefs.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L'unique voie d'accès est la route départementale 1091 (anciennement la route nationale 91), qui va de Grenoble (Isère) à Briançon (Hautes-Alpes). Cette route traverse la commune de part en part et longe le bourg principal. Des routes départementales de moindre importance (D 7, D 207) permettent d'accéder aux hameaux du village[2].

La RD 1091 permet la circulation des véhicules automobiles. Celle des véhicules tels que les camions est réglementée en fonction du gabarit et du tonnage de ceux-ci. L'itinéraire est également fréquenté par les motards. Enfin, de nombreux cyclistes empruntent également cette route, en cyclotourisme ou pour du vélo sportif.

La commune bénéficie du réseau de transports départemental avec la Ligne d'Express régional LER 35 (Briançon-Grenoble)[4].

Il existe également plusieurs solutions de covoiturage ainsi que des arrêts dédiés à ce mode de transport (points de rendez-vous)[5].

Enfin, le territoire est doté d'un réseau de sentiers de randonnée à pied tels le GR 50 et le GR 54[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de montagne[6], telle que définie par la Loi Montagne. Les villages habités se situent principalement en fond de vallée, quelques hameaux et cabanes ayant existé dans les alpages dans les siècles passés : ils étaient alors occupés uniquement en été.

La commune se compose du village proprement dit « Villar-d'Arêne » (altitude 1650 m) ainsi que de trois hameaux principaux : les Cours (1779 m), sur la route du lac du Pontet, le Pied du Col (1705 m)[7], sur la route d'Arsine, et enfin le Col du Lautaret (2 058 m) situé au col du même nom[2]. D'autres hameaux d'alpage ont existé mais ils ont disparu.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Villar, issue de Villare, est un élargissement du latin villa avec le suffixe are.

Villare désigna d'abord un simple lieu-dit objet de défrichement, en général rattaché à un domaine, puis un lieu habité, enfin un hameau. Le mot s'est fixé dans la toponymie locale au sens de hameau au Haut Moyen Âge et dans la région au hameau principal d'une communauté.

Selon le Dictionnaire topographique de la France[8] du Comité des travaux historiques et scientifiques, Villar-d'Arêne et sa paroisse ont eu successivement les noms de :

  • Durotingo (Ravenne) ; (Table de Peutinger) ; ou Durotinco ; mais le lieu est mal défini
  • Arene superiores, 1080 (Cart. Ulc. p. 160)
  • Arene, 1310 (Inv. des Dauph. p. 20)
  • Vilarium Arenarum, 1334 (Valb. II, p. 245)
  • Arene superiores, xive siècle (Cartulaire de saint Hugues, p. 272)
  • Vilarium Arenarum, 1409 (Is. B, 2,994)
  • Ecclesia Villaris Arenarum seu de Arenis superioribus, 1497 (Cartulaire de saint Hugues, p. 285)
  • Parrochia Villarii Arenarum in Oysenco, 1497 (Cartulaire de saint Hugues, p. 381)
  • Ecclesia Villaris Arenarum superiorum, 1497 (Cartulaire de saint Hugues, p. 307)

Au début du XVIIe siècle, la carte des environs de Briançon, de Jean de Beins (1577-1651), fait apparaître deux villages proches : Le Vilars et Darene[9] et quelques hameaux. Le même auteur mentionne un seul village nommé Vilars Darene dans sa carte Delphinatus vulgo Dauphiné avec ses confins des Pais et provinces voisines[10], éditée en 1631, et qui a un moindre niveau de détail que l'autre carte.

La Carte de Cassini (XVIIIe siècle) fait apparaître Villard d'Arene[11] et nomme les hameaux : le Chardoufsier, Grandes Cours, Petites Cours, le Pied du Col de Lautaret, les Paluds, les Arsines. Elle cite aussi au col du Lautaret : Lautaret Hospice Roial[11].

Il semble qu'en 1793, le nom de la commune ait été orthographié Villardarennes dans certains documents[12], et Villard-Darenne en 1801.

Histoire[modifier | modifier le code]

Période de l'Âge du Bronze[modifier | modifier le code]

Des découvertes archéologiques ont permis de constater la présence de l'homme sur le territoire pendant l'Âge du Bronze[13],[14],[15].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Durant l'Antiquité, une voie romaine le traverse[16]. La Table de Peutinger, une copie faite au Moyen-Âge d'une carte de l'Empire romain, annonce sur cette voie romaine Durotinco à VII milles (soit 7 x 2222 mètres) de Brigantione (Briançon). Il semble que cette station corresponde au hameau du Pied-du-Col ou à celui des Cours[17].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Extrait de la Table de Peutinger, datant du IVe siècle, concernant l'actuel sud-est de la France. La station Durotinco (peut-être Villar-d'Arêne ou le Pied-du-Col) est proche du territoire des Caturiges.

Les écrits les plus anciens que nous ayons sur la vie dans le territoire de La Grave et Villar-d'Arêne semblent remonter au XIIe siècle[18]. Les deux villages étaient alors nommés les Arènes Inférieures (La Grave) et les Arènes Supérieures (Villar-d'Arêne). Ils appartenaient au mandat de l'Oisans et étaient sous la dépendance de l'Abbaye d'Oulx. Il semble que les limites communales au XIIe siècle étaient assez semblables à celles qu'on connaît aujourd'hui. Quant aux hameaux, la plupart existaient déjà à cette époque, et peu d'entre eux ont disparu.

Au Moyen-Âge, Villar-d'Arêne et La Grave sont une place importante dans les échanges et l'administration dans le Haut-Oisans[7]. Ces communes étaient bien plus peuplées que de nos jours. Elles font partie du Dauphiné ; le Dauphin y ayant étendu son autorité jusqu'en 1250 et fait disparaître la petite féodalité locale. Ce dernier envisageait le développement d'un axe important de circulation dans la vallée de la Haute Romanche (passant donc par les deux villages). Cependant, les registres d'enquête pour la révision des « feux » entre 1339 et 1450 décrivent les communautés comme très pauvres, avec des habitations tenant plus de cabanes que de maisons, et très peu de mobilier[19].

La fin du Moyen-Âge voit les nobles délaisser les terres les plus pauvres et les paysans s'organiser en communautés, qu'il gèrent. C'est à cette époque que les habitants de Villar-d'Arêne sont affranchis d'impôts, en raison de leur pauvreté et du climat très rigoureux qui règne dans la vallée. Ainsi, les habitants de Villar-d'Arêne se nomment les Faranchins en souvenir du territoire local, "La Faranche", qui bénéficiait des franchises, ce qui lui garantissait une relative autonomie. Les terres sont alors des propriétés individuelles et il y a relativement peu d'inégalités dans la structure sociale du village.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Plusieurs incendies ont eu lieu au cours des siècles, certains ayant ravagé une partie ou l'intégralité d'un village ; ces événements pouvaient être très destructeurs. En 1664, le hameau des Cours (« Les Grands-Cours », selon un document de l'époque) brûle ; puis en 1667 et 1682, celui d'Arsine (« Alpont », selon un document de l'époque, incluant les deux hameaux actuels du Pied-du-Col et d'Arsine) ; en 1672, c'est la moitié du bourg principal, Villar-d'Arêne, qui subit un incendie[20].

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le dimanche , à l'issue de la messe, un incendie se déclare, attisé par un vent violent. Il dévaste l'intégralité du village[20] — 72 maisons — en moins d'un quart d'heure et l'église elle-même subit des destructions importantes. Le village est reconstruit après une collecte de bois au Monêtier-les-Bains et dans la petite forêt de Villar-d'Arêne[21]. C'est à partir de cette époque que les toitures délaissent le chaume, trop aisément combustible, et se couvrent d'ardoises[20].

Au début de la Révolution française, le nouveau découpage de la France en départements (1790) intègre initialement la commune au département de l'Isère, situé sur le même bassin hydrographique et économique (à l'ouest du col du Lautaret). Mais les communes de La Grave et de Villar-d'Arêne souhaitent être intégrées au département des Hautes-Alpes, vraisemblablement dans l'espoir de bénéficier du régime fiscal préférentiel de la République des Escartons ainsi que de l'exploitation des forêts du Monêtier-les-Bains. Lorsque l'Assemblée nationale abolit ce privilège fiscal, il est trop tard pour revendiquer une intégration au département de l'Isère.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le Lautaret, Dauphiné, affiche d'Eugène-Victor Bourgeois (1855-1909).

Le premier tiers du XIXe siècle voit une explosion démographique dans le canton (2 300 habitants au total sur les territoires de Villar-d'Arêne et de La Grave).

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la construction de la route du Lautaret, remplaçant les anciennes voies d'accès, permet une circulation facilitée et le désenclavement du territoire. Cela occasionne aussi pour les habitants de la commune un enrichissement de leur activité, autrefois essentiellement basée sur l'agriculture et le colportage[18], avec de nouvelles activités liées aux équipages et visiteurs de passage ainsi qu'aux alpinistes en quête de sommets à gravir[7].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle voit l'exode rural marquer le village, avec une partie de la population migrant vers les villes. Il voit également se développer l'activité touristique des lieux, autant hivernale qu'estivale.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2015, la commune de Villar-d'Arêne a fait partie du canton de La Grave, dont La Grave était le chef-lieu, jusqu'à ce que ce canton fusionne avec le canton de Briançon-sud pour former le nouveau canton de Briançon-1.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Benjamin Bois    
1953 1959 Jean-Baptiste Albert    
1959 1977 René Ruynat    
1977 1983 Camille Rousset    
1983 2001 Henri Ranque DVG puis
DVD
Conseiller général
2001 2006
(démission)
Edmond Chancel    
2006 2014 Xavier Crêt DVD Conseiller général
mars 2014 en cours Olivier Fons[22] SE Commerçant

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Durant l'ancien régime[modifier | modifier le code]

Le recensement de la population pendant cette période peut être estimé approximativement en fonction du nombre de feux fiscaux dans une paroisse. Les enquêtes pontificales, les procès de révision des feux et les visites pastorales permettent d'avoir un dénombrement de ceux-ci. Dans le Dauphiné, pour le XVe siècle, il est souvent estimé qu'un feu correspond approximativement à 5 personnes.

En 1339, une enquête pontificale concernant le diocèse de Grenoble fait apparaître que la paroisse de Villar-d'Arêne compte 150 feux. Les visites pastorales entre 1399 et 1414 en dénombrent 60 ; la révision des feux entre 1474 et 1476 en dénombre 70 ; les visites pastorales entre 1488 et 1497 et le pouillé de 1497 en comptent 80. En 1540 puis en 1551, des visites pastorales dénombrent 160 feux dans cette paroisse[23].

Après la Révolution française de 1789[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[25],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 330 habitants, en augmentation de 16,2 % par rapport à 2009 (Hautes-Alpes : 2,89 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
421 533 546 491 477 490 485 505 528
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
483 444 414 424 419 421 392 409 421
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
402 308 301 248 226 211 221 227 178
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
174 160 155 184 178 219 284 324 330
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006 [27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire publique de Villar-d'Arêne dépend de l'académie d'Aix-Marseille. Elle accueille 24 élèves en 2016[28].

Un regroupement scolaire à l'échelle du canton de La Grave (auquel appartient la commune de Villar-d'Arêne) répartit l'enseignement maternel et primaire des enfants dans les deux écoles de ces communes[29].

L'enseignement secondaire est habituellement effectué dans les collèges de Briançon (Hautes-Alpes, académie d'Aix-Marseille) ou du Bourg d'Oisans (département de l'Isère, académie de Grenoble), puis dans les lycées de Briançon ou de Vizille (Isère).

Santé[modifier | modifier le code]

Le village ne comporte pas de structure médicale spécifique. Le médecin généraliste le plus proche se trouve au cabinet médical de La Grave[30], village voisin situé à moins de 3 km. L'hôpital le plus proche est celui de Briançon. D'autres hôpitaux habituellement fréquentés par les habitants sont ceux de Grenoble (Isère).

Sports[modifier | modifier le code]

La situation géographique de la commune permet la pratique de plusieurs sports de plein air au cours de l'année :

Les « sports d'été »[modifier | modifier le code]

En plus de la randonnée pédestre, notamment dans le Parc national des écrins, sur les GR 50 et GR 54 et les sentiers de randonnée qui parcourent la moyenne et la haute montagne autour du village et ses hameaux, sont possibles la randonnée avec des ânes[31], la pratique de l'escalade et une via ferrata, le cyclisme sur route (col du Lautaret, col du Galibier, cols situés sur les communes avoisinantes), le VTT, le parapente et les sports d'eau vive (pêche en rivière ou sur des plans d'eau et lacs, kayak, rafting)[32]. Des courts de tennis et un mini-golf existent dans le hameau d'Arsines (près du Pied-du-Col).

Les sports d'hiver[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune, se pratiquent le Ski alpin (avec deux remontées mécaniques et des pistes en lisière nord du village principal, ainsi qu'un accès aux stations environnantes), le ski de randonnée (avec plusieurs itinéraires), le snowkite (notamment sur le site du col du Lautaret), le ski nordique, la raquette à neige, l'escalade de cascades de glace[32].

Les activités sportives dans les communes et stations environnantes[modifier | modifier le code]

Les habitants et les touristes peuvent également profiter des activités sportives sur les communes avoisinantes (stations de sports d'hiver et d'été, sites naturels...), telles que La Grave, Serre Chevalier, Les Deux-Alpes, L'Alpe d'Huez, Le Bourg-d'Oisans.

Informations concernant les cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de Villar-d'Arêne fait partie du Diocèse de Gap et d'Embrun, doyenné de La Roche-de-Rame-La Grave[33].

Économie[modifier | modifier le code]

La commune appartient à l’Établissement Public de Coopération Intercommunale du Briançonnais, à la Zone d'emploi de Briançon, et au bassin de vie du Bourg d'Oisans[34].

Villar-d'Arêne a une économie principalement tournée vers le tourisme (hivernal et estival), bien qu'elle conserve également des exploitations agricoles de montagne.

L'activité touristique de la commune est liée principalement à des activités sportives, de loisirs, culturelles et de détente.

Les métiers de la montagne sont bien représentés, avec notamment les moniteurs de ski, guides de montagne, gardiens de refuges, etc.

Plusieurs types d'hébergements touristiques existent : 4 hôtels, 3 gîtes, un camping, ainsi que diverses locations et chambres d'hôtes[35]. Parmi les restaurants, certains ont au menu des plats typiques de la région et du village. Plusieurs autres commerces sont installés sur la commune (dans le bourg principal et dans les hameaux) : une épicerie-alimentation-générale, un bar-tabac-presse, un snack-bar, un magasin de souvenirs, un loueur de matériel de sports (hiver comme été), un traiteur spécialisé dans la fabrication de plats du terroir, une laverie[36], une miellerie, des fromageries et des fermes pratiquant la vente aux particuliers, un camping municipal (ouvert uniquement en été)[31].

De nombreux artisans ont également établi leur activité dans la commune (plombier, menuisiers, charpentiers...).

L'agriculture locale est marquée par le territoire montagneux et son climat. Elle est pratiquée dans de petites exploitations.

La commune fait partie des zones de production de l'agneau de Sisteron, des vins Hautes-Alpes IGP, y compris primeurs et des vins de la Méditerranée[37].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue de l'intérieur de l'église Saint-Martin-de-Tours de Villar-d'Arêne

Le Parc national des Écrins[modifier | modifier le code]

La commune accueille sur son territoire une partie du Parc national des Écrins[38], ainsi que plusieurs lieux d'accueil lié à celui-ci.

Église Saint-Martin-de-Tours[modifier | modifier le code]

Au centre du village, l'église Saint-Martin-de-Tours a été construite en tuf doré du Lautaret, entre 1866 et 1870, dans un style néo-gothique[39]. Elle a été inaugurée le [40]. Financée par de riches émigrés issus du village, elle possède un important mobilier mais trop grande et bâtie sur un terrain instable, sa structure donne des signes de faiblesse. Elle est devenue dangereuse pour les paroissiens et n'est plus utilisée pour les messes depuis plus de vingt ans, ces dernières étant depuis lors célébrées dans la chapelle Saint Barthélémy des Pénitents, située près du four banal.

L'église a été bâtie sur l'emplacement de l'église précédente du village, qui avait subi d'importants dégâts lors de l'incendie qui avait ravagé le village en 1771[39].

Chapelles[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Saint Barthélémy des Pénitents de Villar-d'Arêne
  • Chapelle Sainte Anne Saint Antoine, aux Cours[41],[42]
  • Chapelle de Pénitents Sainte-Brigitte, aux Cours[41],[43]
  • Chapelle Saint Jean Baptiste au Pied du Col

Le moulin de Villar-d’Arêne[modifier | modifier le code]

La commune compta de nombreux moulins à farine, mais la plupart ont été détruits par des crues. Il ne reste qu'un moulin, du XVIIe siècle, qui fonctionna jusqu'en 1950. Ce moulin à aube, situé près de la Romanche, servait à moudre le grain[44]. Il a été depuis repris et rénové, puis transformé en écomusée[45].

Le four banal[modifier | modifier le code]

Le bâtiment accueille encore la tradition de la cuisson du pain, quelques jours dans l'année et notamment le 3e week-end de novembre, avec la fabrication du « pain bouilli » (Pô Buli, en patois local), à base d'eau et de farine de seigle[45],[46].

Ce four peut être visité sur rendez-vous[47] à certaines époques de l'année.

Refuges de montagne sur le territoire de la commune[modifier | modifier le code]

Le jardin botanique alpin du Lautaret, la Galerie de l'Alpe et la station alpine Joseph Fourier[modifier | modifier le code]

Un Lis martagon (Lilium martagon) dans le Jardin botanique du col du Lautaret.

Au col du Lautaret, on peut visiter le jardin botanique alpin du Lautaret et la Galerie de l'Alpe[49], qui font partie de la Station alpine Joseph Fourier (dépendant de l'Université Grenoble Alpes et du CNRS)[50]. Le jardin botanique, de haute montagne, accueille des espèces locales ainsi que des espèces issues de montagne des cinq continents. La Station alpine Joseph Fourier et ses installations ont une mission de recherche scientifique et une mission pédagogique envers le public ; le jardin se visite en été.

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

Vue du hameau du Pied-du-Col, constitué de constructions serrées les unes contre les autres, parmi des champs en terrasses. Photographie prise depuis le sentier permettant d'accéder au Refuge de l'Aigle.

Le bâti traditionnel de la vallée de la Haute Romanche est caractérisée par un groupement des habitations en villages de fond de vallée aux constructions proches les unes des autres, ainsi que par des hameaux d'alpage, autrefois occupés uniquement en été alors que les troupeaux de vaches et de moutons étaient conduits dans les prairies d'altitude. Seul le versant adret de la montagne est bâti, celui-ci ayant des pentes moins raides et pouvant être cultivées, tout en bénéficiant de l'ensoleillement permis par cette exposition. Les bâtiments étaient formés de volumes simples et, dans les villages, ils comportaient pour certains des voûtes au niveau du rez-de-chaussée (dépendant de la richesse du propriétaire et du nombre de bêtes qu'il possédait), quelques pièces d'habitation, et une grange à l'étage. Ils étaient essentiellement construits en pierre issue de sites proches et comportaient peu de bois car celui-ci était rare sur le territoire de Villar-d'Arêne et La Grave. Si les toits, à deux versants, ont été à une époque en chaume, le risque d'incendie et de propagation de celui-ci par les toits a porté les constructeurs à utiliser de l'ardoise comme matériau de couverture. Quelques maisons anciennes comportent encore de nos jours des "pignons à redents" : les murs pignons de la construction faisant saillie au-dessus du toit, avec une découpe en gradins. Les ouvertures (portes et fenêtres) étaient rares et de taille réduite. Cette architecture vernaculaire est marquée par les contraintes liées au climat rigoureux (notamment le fait de devoir se protéger du froid et de la neige en hiver), la disponibilité des matériaux de construction et l'activité humaine agricole.

Durant le XXe siècle, les villages ont été marqués par un exode rural, puis par le développement des activités et de l'accueil touristique, et l'arrivée de nouveaux habitants. Les constructions anciennes ont pour certaines été rénovées ou remaniées, et d'autres ont vu le jour.

Autour des villages et hameaux, se voient des cultures en terrasses, typiques de l'agriculture locale et façonnant le paysage[51],[52].

Autres lieux et monuments[45][modifier | modifier le code]

  • Le village est entouré de sommets de renom, notamment ceux du massif des Écrins (dont la montagne des Agneaux) et en particulier du massif de la Meije où se sont écrites de grandes pages de l'histoire de l’alpinisme. De très nombreux itinéraires de randonnées et d'escalade permettent de parcourir ces différents sites.
  • La réserve naturelle nationale des Pics du Combeynot[53]
  • Plusieurs lacs de montagne, dont le lac du Pontet[54] et de nombreux lacs proches des itinéraires de randonnée
  • Différents oratoires religieux
  • Il existe un sentier découverte au cœur du village permettant de voir les principaux bâtiments et les fontaines
  • Des édifices de commémoration des morts dus à la Première Guerre mondiale puis à la Seconde Guerre mondiale existent sur la commune : le monument aux morts situés sur la place du village, la petite chapelle des Fusillés située au col du Lautaret[55] en hommage aux 17 hommes fusillés le 11 août 1944 ainsi qu'un petit édifice également situé au col du Lautaret édifié en 1946 par le curé de Clavières (Italie) et les partisans italiens du 10e groupement d'infanterie en hommage à ces mêmes 17 personnes fusillées
  • Plusieurs cadrans solaires sont visibles sur les façades des maisons

Culture[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La commune et ses habitants ont un patrimoine culturel marqué par la situation géographique des lieux et leur histoire. Le caractère ancien des villages, le bâti typique de la région, les anciens récits oraux (légendes locales) et la conservation de traditions telles que la fabrication du pain bouilli ou de recettes traditionnelles typiques font partie de ce patrimoine.

Le « pain bouilli » et sa fabrication[modifier | modifier le code]

Pendant des siècles, ce pain a été à la base de la nourriture faranchine. Cuit une fois l'an, au mois de novembre (après que la farine ait été moulue), dans le four banal du village, ce pain fait uniquement de seigle et d'eau bouillie (avec préparation d'un levain) était conservé pendant de longs mois[56].

La fabrication traditionnelle de ce pain est actuellement poursuivie par les habitants du village, afin de continuer à la faire vivre et la préserver.

De nombreux écrits (livres[57], articles) et reportages (télévisuels[58], radiophoniques[59]) ont été faits sur cette tradition et ce pain.

Marcel Maget, ethnographe, a étudié le canton de La Grave et la tradition du pain bouilli à Villar-d'Arêne, ainsi que la culture locale liée à cette tradition[60]. De cette étude est notamment sorti un ouvrage (cf. bibliographie).

Plats traditionnels[modifier | modifier le code]

La cuisine traditionnelle locale était marquée par les contraintes climatiques et d'altitude du site, qui permettaient ou non certaines cultures, l'utilisation de certaines herbes sauvages et l'élevage d'animaux.

Les céréales à la base de l'alimentation étaient le seigle (utilisée notamment dans la fabrication du pain bouilli, cette céréale est très résistante au froid et peut pousser jusqu'à 2000 m d'altitude dans les zones les mieux exposées au soleil), l'orge, le blé (qui n'apparaît dans ces contrées qu'en 1724 et servait à la fabrication du « pain de ménage » ou « pain d'étape », mêlé d'un peu de farine de seigle, destiné alors aux armées qui faisaient étape dans le village, consommé plus tard comme « pain de fantaisie » les dimanches et jours de fêtes ; la farine de blé pouvait être utilisée pour les girades - des pains en forme de couronne - et pour des pâtisseries). Les années 1850 virent les surfaces de culture de pomme de terre augmenter, au détriment de celles destinées aux céréales ; le froment est alors plutôt importé que cultivé dans le Haut-Oisans. Pendant la guerre, des lentilles étaient plantées et consommées, mais elles n'étaient plus utilisées après la guerre[61].

Les légumes, tels le chou, la rave, le navet, étaient cultivés et consommés. Plus récemment, d'autres cultures ont vu le jour dans les villages du canton : poireau, carotte, persil, oignon, salade, haricot vert, fève, blette, betterave rouge, courgette (qu'il est nécessaire de protéger du gel, y compris certaines nuits d'été), et même parfois des tomates.

Les familles produisaient chacune leur fromage, notamment pendant l'été, alors que les bêtes paissaient dans les alpages. Ces fromages servaient à la consommation personnelle. Ils consistaient en une tomme de lait de vache ou en fromages de chèvre. Les familles produisaient également du beurre, pour leur consommation et pour la vente. Le petit-lait du beurre était recueilli et chauffé, pour être ensuite transformé en sarasse, une préparation fromagère locale. L'ensemble des filtrages et transformations du lait était permis par l'utilisation d'outils et de plantes spécifiques.

Les animaux d'élevage étaient le cochon (permettant la fabrication de boudin, jambon, caillettes, pâté de tête, saucisses de chou à bouillir, et murçons assaisonnés aux graines de carvi), la chèvre (salée ; des saucissons de bouc existaient également), le coq, la poule, le lapin (mangés plus occasionnellement). Il était rare de manger du bœuf ou du mouton. Les animaux sauvages, parfois braconnés, pouvaient aussi contribuer à l'alimentation locale ou la vente (chamois, renards, marmottes, chevreuils, lièvres, perdrix, poissons...). La chasse de certains de ces animaux est réglementée de nos jours, comme celle du chamois.

Les petits fruits tels les myrtilles et les airelles, poussant dans les alpages, ou de petites baies issues d'arbustes et d'arbres sauvages étaient consommés. Les arbres fruitiers ne peuvent pas pousser sur le territoire de la commune, mais des buissons tels que les framboisiers, groseilliers ou cassis sont de nos jours accueillis dans certains jardins.

D'autres plantes faisaient office de condiment : le carvi (ou cumin des montagnes, appelé « charaï » dans le village), la sauge des prés, le cerfeuil musqué (appelé localement « fenouil »), le céleri perpétuel ; d'autres plantes et racines étaient utilisées pour des macérations dans des alcools, comme le génépi.

À l'automne, les champignons tels que le rosé des prés ou les pleurotes font leur apparition.

Les plats traditionnels de Villar-d'Arêne sont constitués en fonction des plantes qui pouvaient être cultivées à cette altitude et des animaux qui pouvaient être élevés, voire parfois chassés. Parmi ceux-ci : les tourtes (au chou, aux pommes, ou au pain mêlé de lait et de raisins secs imbibés de rhum), les pognes de pomme de terre (sorte de pâte à pain étalée et garnie de purée de pommes de terre assaisonnée d'oignons rissolés et de crème), les ravioles de pomme de terre (spécialité faranchine à base de pommes de terre écrasées en purée, d'oignons et de crème, cuite au four), les pommes de terre à la braise (une sorte de gratin de pommes de terre additionné de crème fraîche et de vert d'oignon ou de ciboulette, cuit dans une cocotte en fonte appelée « cloche » recouvert de « blaytes » incandescentes - ces dernières étant des découpes de fumier séché qui servait de combustible dans cette région déboisée, comme cela peut avoir eu lieu en Haute-Maurienne, au Tibet hymalayen ou dans la steppe mongole) les pompes, les rissoles (qui ressemblent aux tourtons du Champsaur), les crozets (spécialité locale, différente des crozets savoyards, qui consiste en des petits tronçons de pâte roulés avec le doigt d'une façon particulière, cuits à l'eau bouillante puis additionnés d'une sauce composée de crème, d'oignons dorés et de fromage bleu - ou du fromage local qui existait autrefois dans le village), les tourtelles (sortes de crêpes faites avec du petit-lait et de la farine), les bugnes[61], et les pognes aux prunes, pruneaux ou pommes. Les recettes du canton de La Grave et Villar-d'Arêne comportaient aussi des soupes : à base de pomme de terre et d'herbes conservées dans du sel en hiver, ou à base d'herbes sauvages au printemps, alors que celles-ci pointent hors de terre après la fonte des neiges et sont encore tendres. Les picons, sortes de boulettes formées de farine, œufs, chou haché fin, poireaux, légumes, herbes du jardin et lardons, cuites à l'eau, peuvent être mangés avec de la soupe. D'autres herbes sauvages telles que le pissenlit encore jeune, le chénopode bon-Henri (ou « épinard sauvage ») ou le salsifi sauvage nommé localement « barnabot » (et mangé comme une asperge sauvage) sont appréciées en salades ou cuites.

Les noms des plats sont propres au village, et un même plat peut avoir un nom très différent à La Grave ou dans ses hameaux, pourtant distants de peu de kilomètres de Villar-d'Arêne[61].

Différents ouvrages sur les plats de pays et une étude ethnographique de l'alimentation ont été écrits.

Festivals[modifier | modifier le code]

  • Le festival Messiaen au Pays de la Meije, festival international de musique contemporaine. Basé à La Grave, commune voisine à 3 km, ce festival comporte habituellement plusieurs concerts à Villar-d'Arêne.
  • les Rencontres de la Haute Romanche au Pays de la Meije[62] : créer sur le territoire et à partir du territoire, tel est le credo de cet événement novateur. Autre originalité, les lieux de création, de répétitions et de spectacle, sont aussi divers que révélateurs de l’esprit des Rencontres : tour à tour, granges, chapelles, églises, anciennes maisons de roulages ou encore cafés et gîtes hébergent les représentations artistiques.

Bibliothèque médiathèque municipale[modifier | modifier le code]

Le village comporte une bibliothèque médiathèque municipale, située au-dessus des locaux de l'école et ouverte quelques heures par semaine[63],[64]. Cette bibliothèque comporte un fonds propre et bénéficie du fonds et des services offerts par le bibliobus départemental des Hautes-Alpes[65],[66].

Autres lieux de culture et spectacles[modifier | modifier le code]

Villar-d'Arêne appartenant à la communauté de communes du Briançonnais, elle est également concernée par les lieux culturels de celle-ci, tels que le Théâtre du Briançonnais[67].

Observatoire d'astronomie amateur[modifier | modifier le code]

La commune possède le chalet La Guindaine, où l'association L'Astroguindaine propose des activités de découverte de l'astronomie aux amateurs[68],[69].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maurice-Étienne Amieux, né en 1807 à Villar-d'Arêne, décédé en 1865 à Toulouse, premier conserveur de la famille Amieux et père des fondateurs de la maison Amieux-Frères, fut un pionnier du développement agro-industriel en Bretagne.
  • Georges Ribemont-Dessaignes (1884-1974), écrivain, poète, dramaturge et peintre français ; il ouvre en 1934 avec son épouse un hôtel à villar-d'Arêne, mais l'entrée en guerre de l'Italie de Mussolini le pousse à quitter le village pour s'installer en Ardèche ; il revient dans les Hautes-Alpes vers 1943 et dessine des paysages de Villar-d'Arêne en 1944, mais il regagne Paris après la guerre[70].

Villar-d'Arêne dans les Beaux-arts[modifier | modifier le code]

Vallée de la Romanche au Pied-du-col, Charles Bertier

Laurent Guétal (1841-1892), peintre et abbé français, peint notamment Paysage de Villard d'Arène[71] et en 1883 Le Col du Lautaret, à gauche la crête de Chaillol[72]. Charles Bertier (1860-1924), peintre paysagiste français, a peint plusieurs tableaux sur le territoire de La Grave et Villar-d'Arêne, dont Vallée de la Romanche au Pied-du-Col. Le peintre français Charles-Henri Contencin (1898-1955) peint plusieurs tableaux à Villar-d'Arêne et La Grave, dont Haute vallée de la Romanche[73] et Lac du Pontet[74].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Madelaine Martin-Burle, Maître Albert et les Faranchins, Presses Universitaires Grenoble, , 334 p.
  • Madelaine Martin-Burle, Le temps des Consuls ou la Faranche démocratique, Presses Universitaires Grenoble, , 216 p.
  • Marcel Maget, Le Pain anniversaire à Villar-d'Arêne en Oisans, Éd. des Archives contemporaines,, , 237 p.
  • Paul Louis Rousset, Au pays de la meije, Editions Didier & Richard, , 410 p.
  • « Parc national des Écrins : Des natures et des hommes », L'Alpe, Glénat - Musée Dauphinois, no 61,‎
  • Girel J., Quetier F., Bignon A. et Aubert S., Histoire de l'agriculture en Oisans : Haute Romanche et pays faranchin, Villar d'Arène, Hautes-Alpes, Villar-d'Arêne, Jardin botanique alpin du Lautaret, coll. « Les cahiers illustrés du Lautaret », , 79 p.
  • Mercan A., Girard I. et Aubert S., Ces bonnes choses que l'on mange et savoure en Haut-Oisans : Ethnographie de l'alimentation en Haute-Romanche (La Grave et Villar d'Arène), Jardin botanique alpin du Lautaret, coll. « Les cahiers illustrés du Lautaret », , 79 p.
  • Amouretti B., « Une famille de notables de village dans l'Oisans de 1790 à 1930 : les Bois de Villar-d'Arène », Le monde alpin et rhodanien, Centre alpin et rhodanien d'Ethnologie,‎ , p. 149-172[75]

Fonds iconographique[modifier | modifier le code]

Documentaires cinématographiques, télévisuels, audios[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Code officiel géographique de l'INSEE
  2. a, b, c, d, e, f, g et h « Géoportail », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le 4 février 2017)
  3. « FR9301498 - Combeynot - Lautaret - Ecrins », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 7 février 2017)
  4. « LER 35 », sur info-ler.fr (consulté le 4 février 2017)
  5. « Comment venir à La Grave Villar-d'Arêne et leurs hameaux », sur www.lagrave-lameije.com (consulté le 4 février 2017)
  6. « Liste des communes classées en zone de montagne », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr,‎ (consulté le 5 février 2017)
  7. a, b et c « Villar-d'Arêne, La Grave et leurs hameaux », sur www.lagrave-lameije.com (consulté le 4 février 2017)
  8. « Dictionnaire topographique de la France », sur cths.fr (consulté le 8 février 2017)
  9. « Carte des environs de Briançon / Beins », sur gallica.bnf.fr (consulté le 15 février 2017)
  10. « Delphinatus vulgo Dauphiné avec ses confins des Pais et provinces voisines / par Iean de Beins, geographe et ingenieur du Roy », sur gallica.bnf.fr,‎
  11. a et b « Géoportail, Carte de Cassini », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le 8 février 2017)
  12. « Ldh/EHESS/Cassini - Notice communale », sur cassini.ehess.fr (consulté le 10 février 2017)
  13. « Article de la Société préhistorique française », sur www.persee.fr (consulté le 7 février 2017)
  14. « Documents d'archéologie méridionale - Actualités de l’âge du Bronze dans le sud-est de la France », sur dam.revues.org (consulté le 7 février 2017)
  15. « Les dernières fouilles à la croupe de Casse Rousse (Hautes-Alpes) et le concept de dépôt de l'Âge du Bronze », sur www.jardinalpindulautaret.fr (consulté le 7 février 2017)
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  19. Thérèse Sclafert, Le Haut-Dauphiné au Moyen Age, Paris, Société anonyme du Recueil Sirey, , 765 p. (lire en ligne), p. 564
  20. a, b et c André Allix, « L'habitat en Oisans », Revue de géographie alpine,‎ , p. 189-287 ([www.persee.fr/doc/rga_0035-1121_1929_num_17_2_4490 lire en ligne])
  21. Note : D'après un panneau d'information devant l'église Saint-Martin
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