Remollon

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Remollon
Remollon
Sur les rives de la Durance vignes et vergers
Blason de Remollon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Chorges
Intercommunalité Communauté de communes Serre-Ponçon Val d'Avance
Maire
Mandat
Bernard Allard-Latour
2014-2020
Code postal 05190
Code commune 05115
Démographie
Population
municipale
441 hab. (2016 en diminution de 0,23 % par rapport à 2011)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 28′ 07″ nord, 6° 10′ 06″ est
Altitude Min. 610 m
Max. 1 400 m
Superficie 6,45 km2
Localisation

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Liens
Site web remollon.fr

Remollon est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue de la montagne Saint-Maurice dominant le village
La montagne Saint-Maurice (1 410 m) domine le village.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village de Remollon est situé sur la rive droite de la vallée de la Durance, un peu en aval du barrage de Serre-Ponçon. Il a été établi sur un promontoire (altitude 670 m), au milieu de coteaux situés à l'adret de la vallée, et assez favorables à la culture de la vigne. Au pied du village s'étend une vaste plaine de « conquêtes » gagnées sur le lit de la Durance grâce à de grands travaux d'endiguement et à la construction du barrage de Serre-Ponçon, tous ouvrages qui ont contribué à domestiquer une rivière connue auparavant comme l'une des plus dévastatrices du pays par l'ampleur de ses crues. Cette zone agricole, très propice à l'arboriculture du fait du climat, de la nature du terrain et de l'altitude moyenne, constitue à présent l'une des ressources principales du village.

Le climat de la région est similaire à celui de la Haute-Provence, même s'il subit quelques influences dues à la situation de moyenne montagne. Il est caractérisé par un ensoleillement important en toutes saisons (grâce à l'influence du mistral[réf. nécessaire]), un temps généralement sec, avec peu de neige en hiver et des températures diurnes plutôt élevées en été, rafraîchies le soir et la nuit par des vents de vallée descendus des hautes montagnes de l'amont.

Cinq communes sont limitrophes de Remollon[1] : Rochebrune, Saint-Étienne-le-Laus, Théus et Valserres dans les Hautes-Alpes et Piégut dans le département voisin des Alpes-de-Haute-Provence.

Communes limitrophes de Remollon
Valserres Saint-Étienne-le-Laus Théus
Remollon
Piégut
(Alpes-de-Haute-Provence)
Rochebrune

Elle est située à 12,1 km au sud-ouest du bureau centralisateur de canton Chorges[2] et à 12,4 km au sud-est du chef-lieu du département Gap[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée au sud par la Durance.

Transports[modifier | modifier le code]

L'autoroute A51, en direction de Sisteron et de Marseille, est accessible vers l'ouest.

Le village est traversé par la route départementale 900b, sur l'axe reliant Gap à Barcelonnette, mais aussi par deux autres départementales[1].

À l'ouest, la D 942a permet de rejoindre Valserres ; à l'est, la D 53 continue vers Théus.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

En termes de risque sismique, la commune est en zone de sismicité moyenne (niveau 4) selon la classification probabiliste en vigueur depuis le [4]. Elle est, en outre, soumise à quatre autres risques[4] :

  • feu de forêt ;
  • inondation ;
  • mouvement de terrain (éboulement et chutes de pierres, glissement de terrain et tassements différentiels) ;
  • rupture de barrage : la commune serait alors inondée en cas de rupture du barrage de Serre-Ponçon[5].

Remollon n'a pas encore de plan de prévention des risques (PPR) ; en revanche, le DICRIM existe depuis 2013[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latine Rumulonum en 1152; Remolonum en 1176[6].

Remolon en occitan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un bac permettant de traverser la Durance existe de 1735 à 1830[7].

Un pont suspendu est construit en 1829 : il est emporté par la crue millénale de 1843, et sa reconstruction s’achève en 1848[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 En cours Bernard Allard-Latour[9] PRG Agriculteur retraité
Conseiller général (1998-2015)

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Remollon fait partie:

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2016, la commune comptait 441 habitants[Note 1], en diminution de 0,23 % par rapport à 2011 (Hautes-Alpes : +1,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
412505490450583617605603572
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
631662690653641659672599603
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
507501502360362368326331385
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
399295259278332398420431434
2016 - - - - - - - -
441--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Agriculture : vignoble et principalement l'arboriculture, avec d'importants vergers de pommiers et poiriers dans la plaine de la Durance, et de pêchers dans les coteaux.

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Carrière
La carrière.

Une carrière est implantée au pied de la montagne Saint-Maurice.

  • Artisanat : plâtre, mécanique automobile, travaux publics, carrière, ramonage, menuiserie.

Activités de services[modifier | modifier le code]

La base permanente des équipements de 2014 recense trois commerces : un supermarché, une librairie-papeterie ou vendeur de journaux, ainsi qu'une station-service[15]. En outre, la commune possède un hôtel-restaurant et un autre commerce propose la vente directe de fruits et de vin par les producteurs.

  • Services : salon de coiffure, taxi, transports de marchandises.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le village est situé au centre du dôme de Remollon, une formation géologique rare provoquée par une remontée des roches cristallines qui a soulevé l'épais plateau de roches sédimentaires qui les recouvraient, donnant l'aspect hémisphérique qui a donné ce nom de dôme à l'ensemble. Cette formation a été coupée transversalement dans le sens est-ouest par les glaciers et la Durance, et dans le sens nord-sud par des torrents affluents très actifs, principalement celui de Vallauria au nord, et de Rochebrune au sud, ce qui explique les hautes falaises de roches sédimentaires des versants donnant sur la vallée de la Durance. La roche cristalline est particulièrement visible sur le site de la chapelle Notre-Dame de Clémence, perchée sur un piton (voir ci-dessous) d'où on jouit d'une vue remarquable sur la vallée, ses imposants vergers, et le village.
Une vue des « demoiselles coiffées »
Une vue des « demoiselles coiffées ».
  • Lors de leur retrait, les glaciers qui occupaient la vallée de la Durance ont laissé sur place de nombreux blocs erratiques ; lors de l'érosion des flancs de la vallée, les plus gros de ces blocs ont provoqué la formation de Demoiselles coiffées qui constituent actuellement deux beaux ensembles au-dessus du village.
  • Les gisements calcaires sont parcourus par plusieurs cours d'eau souterrains, donnant des sources pétrifiantes dont la plus importante est la source du moulin, qui sourd d'une profonde grotte à l'ouest du village, au quartier de l'Écluse, et qui alimentait un moulin à grain en contrebas. Son rejet vers la Durance forme une cascade pétrifiante aux effets spectaculaires par les dépôts de calcaire dissous sur tout objet arrosé suffisamment longtemps. Un autre effet impressionnant de cette activité souterraine est la formation de dolines, dépressions dues à l'effondrement de tunnels creusés par les cours d'eau souterrains. Plusieurs de ces formations sont visibles à l'ouest du village, dont le fameux « trou de l'Écluse », très profond et aux parois abruptes. Enfin, la nature de ces eaux et leur écoulement à la surface du sol, ont amené la formation de tufières qui ont longtemps servi de carrières pour les constructions du village, faisant office de pierres de taille à la fois économiques et d'un travail facile. La plupart des éléments de façade des anciennes maisons, des caves voûtées du village, sont entièrement construites avec ce matériau.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Clocher
Le clocher.
  • Le clocher (XVIe siècle), typique du style haut-alpin avec sa haute flèche de pierre et ses quatre pyramidons d'angle. Actuellement solitaire sur la place du village, il était attenant à l'église Saint-Pierre à présent disparue.
  • La Bourgade, ou vieux village, comprend toute la partie située au sud de la route départementale. Rues étroites et pentues serpentant entre de hautes bâtisses, passages voûtés et vielles portes aux inscriptions séculaires sont typiques d'un très ancien village.
  • La chapelle Notre-Dame de Clémence, souvent appelée aussi chapelle Saint-Roch, se dresse sur un piton rocheux un peu en amont du village. Elle a été construite en 1854 par la population de Remollon, en remerciement à la Vierge de l'avoir protégée de la terrible épidémie de choléra qui a ravagé toute la région en juillet et août de cette année. C'est cette même épidémie qui a constitué le cadre dramatique du roman de Jean Giono Le Hussard sur le toit, ses personnages principaux terminant d'ailleurs l'histoire au village voisin de Théus. Le style architectural de la chapelle est analogue à celui de la chapelle Saint-Michel qui domine l'ancien village englouti de Savines, et qui émerge de nos jours sur un petit îlot du lac de Serre-Ponçon.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Remollon

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

« Coupé, au 1er d'azur à deux chevrons d'or, accompagnés de trois besants d'argent, deux en chef et un en pointe ; et au 2ème d'or à un arbre de sinople, issant de la pointe »

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte de Remollon sur Géoportail.
  2. « Orthodromie entre Remollon et Chorges », sur Lion 1906.
  3. « Orthodromie entre Remollon et Gap », sur Lion 1906.
  4. a b et c Risques sur la commune de Remollon sur prim.net
  5. « Le phénomène », Dossier départemental des risques majeurs - Rupture de barrage, sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes (consulté le 30 novembre 2014).
  6. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - page 679 - (ISBN 2600028838).
  7. Catherine Lonchambon, « D'une rive à l'autre de la Durance : d'étranges bateaux », dans Guy Barruol, Denis Furestier, Catherine Lonchambon, Cécile Miramont, La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l'histoire d'une rivière capricieuse, Forcalquier, Les Alpes de lumière no 149, (ISBN 2-906162-71-X), p. 56.
  8. Guy Baruol et Philippe Autran, « Pour en savoir plus », dans Autran, Barruol et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l'Antiquité à nos jours, Forcalquier, Les Alpes de lumière no 153, (ISBN 2-906162-81-7), p. 46.
  9. « Liste des maires du département des Hautes-Alpes », sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le 19 mars 2015).
  10. Direction des libertés publiques et des collectivités locales, « Création de la communauté de communes Serre-ponçon Val d'Avance par fusion des communautés de communes du Pays de Serre-ponçon et de la Vallée de l'Avance » [PDF], Recueil des actes administratifs no 05-2016-014, Préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le 30 novembre 2016).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. « Base permanente des équipements : commerce » [zip], sur le site de l'Insee, .