Val-des-Prés

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Val-des-Prés
Val-des-Prés
La mairie au hameau du Serre.
Blason de Val-des-Prés
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Briançon
Intercommunalité Communauté de communes du Briançonnais
Maire
Mandat
Thierry Aimard
2020-2026
Code postal 05100
Code commune 05174
Démographie
Population
municipale
628 hab. (2018 en augmentation de 2,11 % par rapport à 2013)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 56′ 57″ nord, 6° 40′ 45″ est
Altitude Min. 1 338 m
Max. 2 761 m
Superficie 44,77 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Briançon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Briançon-2
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Val-des-Prés
Liens
Site web valdespres.fr

Val-des-Prés est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Val-des-Prés est située au sud de la vallée de la Clarée, qui tire son nom de la rivière affluente de la Durance, la Clarée, dont la confluence se trouve à l'ouest du col de Montgenèvre. La commune est également arrosée par d'autres cours d'eau, comme le torrent des Gamattes ou le torrent de Granon. Le village est accessible par la RD 994G, depuis Briançon ou Névache. En plus du village principal, le Serre (1 398 mètres d'altitude), le territoire communal compte plusieurs hameaux : le Rosier, la Draye, Granon, tous en fond de vallée, en bord de rivières. Le relief est et ouest de la commune est plus que vallonné, avec des points culminant à 2 682 mètres pour la crête de Chalvet ou 2 529 pour le col de Lauze (limites est de la commune), 2 682 mètres pour la roche Gautier (limite nord de la commune), ou 2 645 mètres pour la Grande Peyrolle au sud.

Carte de la commune de Val-des-Prés et des proches communes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Val-des-Prés est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Briançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 15 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 1,3 % 60
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 3,1 % 138
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 2,0 % 89
Forêts de conifères 45,3 % 2026
Pelouses et pâturages naturels 14,8 % 663
Landes et broussailles 0,7 % 33
Forêt et végétation arbustive en mutation 6,8 % 303
Roches nues 14,1 % 629
Végétation clairsemée 11,9 % 532
Source : Corine Land Cover[6]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Vallis Pratorum en 1289[7].

Vau dels Prats en occitan.

Ce toponyme de l'occitan val « vallée » et de l'occitan prats francisé en « prés »[7], c'est une vallée où il y avait des prés, des herbages suffisamment significatifs pour imposer ce nom.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Val-des-Prés a été créée en 1791 par démembrement de la commune de Montgenèvre.

L'écrivaine Émilie Carles, native et institutrice du pays, y a vécu et mûri son roman autobiographique « Une soupe aux herbes sauvages », qui a inspiré l'adaptation télévisée éponyme "Une soupe aux herbes sauvages", téléfilm français réalisé par Alain Bonnot et diffusé en 2001 sur TF1[8].

Le mouvement de révolte villageoise pour protéger la Vallée de la Clarée y est décrit par son animatrice. Dans les années 1970, un projet de voie rapide passant par la vallée de la Clarée, pour aller de Fos-sur-Mer Marseille à Turin (Italie) mobilise les habitants. La rumeur se répend alors que la voie rapide pourrait même devenir ensuite une autoroute sous le Col de l'Échelle[9], selon René Siestrunck, maire de 1990 à 1995 et de 2008 à 2014[9], tandis qu'un projet de station de ski est aussi évoqué[9].

Émilie Carles a créé une association de protection de la vallée avec de simples slogans comme «  Des moutons, pas des camions ! » « La vallée de la Clarée aux paysans ! » « Laissez les montagnards tranquilles ! ». Le , elle prit la tête d’une manifestation à Briançon avec 13 tracteurs, malgré les heures de travail perdues en pleine saison de fenaison. Le projet de projet de voie rapide a été définitivement abandonné après trois ans de mobilisations diverses.

Peu avant ce mouvement, d'autres, également victorieux, avaient servi de précurseurs : la lutte des éleveurs du Larzac contre l'extension du camp militaire, les agriculteurs résistant au projet de super-station de ski à Cervières (Hautes-Alpes), vallée également proche de Briançon, avec le soutien du vulcanologue Haroun Tazieff[10], et les bergers du village sarde d'Orgosolo, contraints de transférer leur bétail à cause d'un champ de tir. "[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Thierry Bouchié    
mars 2008 2014 René Siestrunck SE  
avril 2014 juillet 2020 Jean-Michel Reymond[12]   Employé (entreprise publique)
juillet 2020 En cours Thierry Aimard[12],[13]   Ancien cadre

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].

En 2018, la commune comptait 628 habitants[Note 3], en augmentation de 2,11 % par rapport à 2013 (Hautes-Alpes : +1,02 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
531543546639700720725694673
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
645628596559512503502533514
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
509477486376346329281240304
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
239217276390479450493518651
2018 - - - - - - - -
628--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie d'Aix-Marseille. Les élèves commencent leur scolarité à l'école primaire de Val-des-Prés, qui accueille 41 enfants[18].

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lieux-dits
  • le Serre
  • Pra Premier
  • la Draye
  • la Vachette
  • le Rosier
  • Chalets du Vallon
  • Granon
Monuments historiques

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Émilie Carles (1900-1979), écrivaine française née à Val-des-Prés où elle fut institutrice, publia son autobiographie, Une soupe aux herbes sauvages, paru en 1977.
  • Richard Jouve, né le à Briançon, un fondeur français spécialisé dans le sprint, auteur dès son plus jeune âge de place significatives en coupe du monde.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason Val-des-Pres.svg

Les armoiries de Val-des-Prés se blasonnent ainsi :

De sinople à la fasce abaissée d'or surmontée d'une vache d'argent.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « Données statistiques sur les communes de Métropole; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
  7. a et b Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1146 - (ISBN 2600001336).
  8. Emilie Carles (propos recueillis par Robert Destanque), Une soupe aux herbes sauvages, Jean-Claude Simoën, , 323 p.
  9. a b et c "La Clarée, une vallée préservée par la lutte" par Justin Mourez, dans Le Dauphiné le 16 août 2018 [1]
  10. Autopsie de Super-Cervières (extrait de la Paparelle n°11 - juin 2015) [2]
  11. "Pratobello, Larzac : les bergers ont gagné, l’armée a foutu l’camp", par Juliette Volcler sur L’INTEMPESTIVE le 1er octobre 2009 [3]
  12. a et b « Résultats des élections municipales 2020 », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le )
  13. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le )
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. école primaire de Val-des-Prés
  19. Notice no PA00080644, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Notice no PA00080632, base Mérimée, ministère français de la Culture