Théus

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Théus
Théus
Vue générale du village de Théus
Blason de Théus
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Chorges
Intercommunalité Communauté de communes Serre-Ponçon Val d'Avance
Maire
Mandat
Gilbert Leydet
2014-2020
Code postal 05190
Code commune 05171
Démographie
Gentilé Théüsain, Théüsaine
Population
municipale
202 hab. (2015 en diminution de 6,48 % par rapport à 2010)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 28′ 38″ nord, 6° 11′ 21″ est
Altitude Min. 635 m
Max. 1 732 m
Superficie 16,71 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes

Voir sur la carte administrative des Hautes-Alpes
City locator 14.svg
Théus

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes

Voir sur la carte topographique des Hautes-Alpes
City locator 14.svg
Théus

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Théus

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Théus

Théus est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Théus est une commune de moyenne montagne située sur les pentes du mont Colombis, en rive droite de la Durance, à quelques kilomètres en aval du défilé de Serre-Ponçon.

La partie sud de la commune, dite « la Plaine », entre 650 et 700 mètres d'altitude, est une zone agricole riche, formée par la superposition, sur la plaine alluviale de la Durance, recreusée par celle-ci, des cônes de déjection du torrent de Théus[1] et du Merdaret, qui érodent fortement les pentes du mont Colombis. La partie centrale est contrastée : à l'ouest des hautes plaines cultivées et des pâturages, à l'est le ravin profond du Vallauria, où l'érosion dans des marnes friables a constitué une formation géologique remarquable de cheminées de fées, la célèbre « salle de bal des demoiselles coiffées ». Le nord de la commune, à plus de 1 500 mètres d'altitude, est moyennement accidenté et essentiellement couvert de forêts.

Contrairement à ses voisins, Remollon et Espinasses, qui se sont étalés dans la plaine le long de la route, le village de Théus est installé dans l'intérieur, en position défensive, à l'étroit sur une butte d'où la vue est large sur la plaine, mais qui communique mal avec la vallée.

Toponymie[modifier | modifier le code]

« Salle de bal des demoiselles coiffées ».

Le nom de la localité est attesté sous la forme Teuisium en 1152, Teucium en 1249[2].

L'étymologie de ce toponyme n'est pas parfaitement éclaircie. on peut penser qu'il a subi une aspiration de son préfixe Tab- rappelant un « trou », pouvant faire allusion à la « Salle de bal des demoiselles coiffées de Théus ». Ces demoiselles sont des formations géologiques dues à l'érosion de couches sédimentaires d'origine fluvio-glaciaire.

Teüs en occitan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lieu est mentionné dès le XIIe siècle[3]. C'est une ancienne place forte.

Liste des Seigneurs

  • Rodolphe d'Orcière (1270-1297)
  • Famille Aynard (1314-1362)
  • Famille de Montorcier (1371-1501)
  • Achille de La Piarre (1556-1605)
  • Famille De Bardel (1605-1766)
    • Seigneurie de la famille protestante de Bardel (également seigneurs de Mison) au XVIIe siècle.
    • Seigneurie de la famille Tholozan (originaire d'Embrun).
    • Ancienne possession de l'abbaye de Novalaise.
    • Ancienne possession de l'abbaye de Brême.
    • Ancienne possession de l'abbaye du Boscodon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

  • Anciens élus par ordre alphabétique :
  • Philipe Aubert
  • Jean Jacques Chevallier
  • Joseph Izoard (1878-1892)
  • Moynier du Bourg, chevalier de la Légion d'honneur.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 2004 Marcel Astier SE... Agriculteur ...
mars 2004 mars 2014 Claude Touche SE... Eaux et Forêts...
mars 2014 en cours Gilbert Leydet[4] SE Agriculteur

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Théus fait partie:

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2015, la commune comptait 202 habitants[Note 1], en diminution de 6,48 % par rapport à 2010 (Hautes-Alpes : +2,88 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
439393456459531522537504481
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
501503446433421412431370334
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
298276270222200187200164146
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
145144132137140156171216202
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

La Famille De Bardel, dont certains membres participèrent aux campagnes du Connétable de Lesdiguières, était protestante.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château fort (en ruine), dominant le village. La base du rempart, préservée, entoure le cimetière communal.
  • L'église paroissiale Saint-Nicolas, au village.
  • Le mont Colombis : sommet (altitude 1734 mètres), vue panoramique, tables d'orientation, aire d'envol de parapente, relais hertzien, radar météo, chapelle Saint-Jean.
  • La chapelle Saint-Pierre, entre le village et le sommet du mont Colombis.
  • La « salle de bal des demoiselles coiffées », site géologique classé[10], dans le haut vallon de Valauria (vallée juste au-dessus de Théus).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph François Allard, (1809-1848) avocat, substitut du procureur du Roi à Embrun, né à Théüs
  • Achille Victor Fortuné de Vaufreland-Piscatory, vicomte de Vaufreland,(1764-1832), général d'Empire, possédait une maison dans le village, au quartier de l'église. Sa femme, Éléonore Élisabeth Pauline De Cressy (1778-1861), servit de modèle à Jean Giono pour Pauline de Théus, l'héroïne de son roman Le Hussard sur le toit.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
parti: au premier d'azur à la fasce d'argent, accompagnée en chef d'un croissant du même et en pointe de trois losanges cousus de gueules, au second aussi de gueules au serpent ondoyant et tortillé d'argent, posé en pal et couronné d'or de cinq rais.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Curieusement, ce torrent, pourtant important aux plans hydraulique et géologique, n'est pas répertorié par le SANDRE
  2. Paul-Louis Rousset - 1988 -, Les Alpes & leurs noms de lieux: 6000 ans d'histoire? : les appellations d'origine pré-européenne, Page 356.
  3. Teucium (1249), selon J. Roman, Dictionnaire topographique des Hautes-Alpes, Imprimerie nationale, Paris, 1884, rééd. C. Lacour, Nîmes, 2000, pages 157-158.
  4. « Liste des maires du département des Hautes-Alpes », sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le 20 mars 2015).
  5. Direction des libertés publiques et des collectivités locales, « Création de la communauté de communes Serre-ponçon Val d'Avance par fusion des communautés de communes du Pays de Serre-ponçon et de la Vallée de l'Avance » [PDF], Recueil des actes administratifs no 05-2016-014, Préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le 30 novembre 2016).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. voir liste des sites classés du département des Hautes-Alpes sur le site de la DREAL PACA, et [PDF] Texte de l'arrêté de classement (juin 1939), consultés le 24 septembre 2013.