Cervières (Hautes-Alpes)

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Cervières
Vue d'ensemble entre l'église paroissiale Saint-Michel-et-Saint-Mammès et l'église Saint-Michel
Vue d'ensemble entre l'église paroissiale Saint-Michel-et-Saint-Mammès et l'église Saint-Michel
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Briançon
Canton Briançon-1
Intercommunalité Communauté de communes du Briançonnais
Maire
Mandat
Jean-Franck Vioujas
2014-2020
Code postal 05100
Code commune 05027
Démographie
Population
municipale
183 hab. (2014)
Densité 1,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 52′ 14″ nord, 6° 43′ 21″ est
Altitude Min. 1 375 m – Max. 3 294 m
Superficie 109,68 km2
Localisation

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Cervières

Cervières (en provençal alpin Cervèira [saʁˈvɛjro]) est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cervières est située à 9 km de Briançon sur la route des Grandes Alpes au pied du col d'Izoard (2 364 m) et en dessous de la plaine d'altitude du Bourget. Le village est situé à 1 620 m d'altitude, au pied de hautes montagnes marquant la limite entre le Briançonnais et le Queyras (pic de Rochebrune, 3 323 m). Plusieurs curiosités sont situées sur le territoire de la commune :

  • la plaine du Bourget, dans la haute vallée de la Cerveyrette, constitue un exemple rare de marécage d'altitude (à environ 1 900 m d'altitude) qui était d'une très grande richesse biologique avant la construction de la route et le recalibrage de certains affluents de la Cerveyrette ;
  • le mont Chenaillet est une curiosité géologique mondialement connue, vestige de l'ancien océan alpin formé il y a environ 155 millions d'années, après la dislocation de la Pangée. Cet océan ouvert entre le jurassique supérieur et le crétacé inférieur a depuis lors disparu victime la convergence entre les plaques lithosphériques européenne et africaine (Italie). L'ophiolite du Chenaillet est un site dont la nature même fait encore de débats dans la communauté scientifique.
  • la vallée des Fonts forme sur une dizaine de kilomètres de longueur un paradis du vélo de la randonnée et, bien sûr, du ski de fond. Constituée de les schistes lustrés, elle témoigne de la subduction de l'ancien océan alpin (prisme d'accrétion).
  • plateau du Lasseron (réserve de chamois) ; dans l'ancienne marge continentale passive piémontaise.
  • lac des Cordes, lac de Gimon, lac Noir ;
  • rivière de la Cerveyrette où subsiste une espèce endémique de truite fario.
  • col d'Izoard.

Accès : à partir de Briançon, prendre la RD 902 en direction des gorges de la Cerveyrette.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Cervières est attesté depuis le Haut Moyen Âge. À l'origine il était initialement installé sur les hauteurs, peut-être en raison des inondations. Du XIVe siècle au XVe siècle, les habitants se rapprochèrent de la Cerveyrette à cause du manque d'eau. Les plus anciennes maisons que l'on peut encore observer datent du XVIe siècle.

Le village appartint, entre le XIVe siècle et la Révolution française (création des départements), au territoire de la République des Escartons qui regroupait une douzaine de localités autour de Briançon et d'Oulx (actuellement dans le Piémont italien). Cette République des Escartons bénéficiait de privilèges fiscaux et d'une autonomie administrative vis-à-vis des Royaumes de France et de Piémont.

L'église Saint-Michel, datant du XVe siècle, domine d'environ 50 m les habitations. Son clocher carré en pierre, encadré de quatre clochetons, est représentatif du style lombard, sur le modèle de la cathédrale d'Embrun. Le village, situé avant la Seconde Guerre mondiale sur la rive gauche de la Cerveyrette, fut en grande partie détruit par les bombes incendiaires lancées depuis les crêtes par les Allemands, lors des combats de la Libération du Briançonnais (août - septembre 1944). Les maisons à pans de bois et les stocks de fourrages alimentèrent le feu qui détruisit 90 % des habitations.

Le village actuel a été reconstruit dans les années 1950 sur la rive droite du torrent, dans une disposition le préservant de l'incendie: les maisons sont toutes séparées et bâties sur un plan parallèle aux courbes de niveau. En 1957, une trentaine d'anciennes maisons furent encore anéanties par une inondation. Aujourd'hui subsistent encore le long de la rivière quelques maisons à pans de bois.

Dans les années 1970, un projet de station de sports d'hiver, située au niveau de la plaine du Bourget (1 850 m) et destinée à être reliée au domaine de Montgenèvre, avorta sous la pression des élus locaux, parmi lesquels André Gatineau. C'est l'une des rares vallées des Alpes encore préservées des équipements du tourisme d'hiver.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1974 mars 1980 André Gatineau    
mars 1989 mars 1999 Louis Conio    
mars 2001 mars 2008 Nadine Chastel    
mars 2008 mars 2014 Thierry Ducurtil[1]    
mars 2014 en cours Jean-Franck Vioujas[2] DVD Agent immobilier retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont les Cerveyrains.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 183 habitants, en augmentation de 8,28 % par rapport à 2009 (Hautes-Alpes : 2,89 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
817 675 925 876 895 918 825 841 900
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
903 880 830 752 699 702 711 628 593
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
527 487 459 425 386 327 324 180 194
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
151 111 96 105 120 129 128 169 183
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Le village est une station de ski de fond, avec d'une part des pistes au hameau du Laus, avec l'itinéraire de montée au col d'Izoard, et d'autre part dans la plaine des Fonts, reliant les différents hameux d'alpage. Au total, 42km de pistes [7].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Cervières Blason De gueules à la tête de cerf d’or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  2. « Liste des maires du département des Hautes-Alpes (mise à jour 15 mai 2014) », sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le 14 mars 2015).
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. http://www.nordicalpesdusud.com/cervieres
  8. « Église Saint-Michel », notice no PA00080545, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Inventaire général de l'église paroissiale Saint-Michel », notice no IA05000762, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Église paroissiale Saint-Michel-et-Saint-Mammés », notice no IA05000727, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Inventaire général : blockhaus dit ouvrage du Gondran D », notice no IA05000143, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Inventaire général : la position dit blockhaus et batterie de la Lauzette », notice no IA05000142, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Inventaire général : la position des Aittes », notice no IA05000141, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Téléphérique militaire de Terre Rouge ou des Gondrans », notice no PA05000011, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Maison », notice no PA05000001, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Inventaire général : chapelle Saint-Jean-Baptiste », notice no IA05000750, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Inventaire général : maison ferme », notice no IA05000943, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Inventaire général : Refuge Napoléon », notice no IA05000981, base Mérimée, ministère français de la Culture