Vars (Hautes-Alpes)

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Vars
Le village en hiver.
Le village en hiver.
Blason de Vars
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Briançon
Canton Guillestre
Intercommunalité Communauté de communes du Guillestrois et du Queyras
Maire
Mandat
Jean-Pierre Boulet
2014-2020
Code postal 05560
Code commune 05177
Démographie
Gentilé Varsincs
Population
municipale
573 hab. (2015 en diminution de 15,36 % par rapport à 2010)
Densité 6,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 35′ 45″ nord, 6° 41′ 26″ est
Altitude Min. 1 320 m
Max. 3 381 m
Superficie 92,2 km2
Localisation

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Liens
Site web vars.com

Vars est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Elle est connue comme station de sports d'hiver.

Ses habitants sont appelés les Varsincs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Fin d'après-midi hivernal.

Vars est une commune alpestre située sur l'axe qui relie les communes de Guillestre et de Barcelonnette, par le col de Vars à 2 108 m. Du haut du col, en regardant vers le sud, il est possible de distinguer les gorges de l'Ubaye.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Vars se situe aux portes du parc naturel régional du Queyras. Une partie de la commune, la réserve du val d'Escreins, une des premières réserves municipales de France créée en 1964, a été intégrée au parc depuis sa création en 1977 jusqu'en 2010.

À 3 385 m d'altitude, la Font Sancte est le point culminant de la commune.

Vars constitue, avec Risoul, le domaine de la Forêt Blanche entre 1 650 m et 2 780 m d'altitude. Ce domaine compte environ 180 kilomètres de pistes, plus de 100 pistes et environ 55 remontées mécaniques dont 1 télécabine, 1 télépulsé et 7 télésièges débrayables.

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune est composée de quatre hameaux : Saint-Marcelin (altitude : 1 500 m), Sainte-Marie (altitude : 1 650 m), Sainte-Catherine (altitude : 1 750 m) et les Claux. Ce dernier hameau, qui constitue le cœur de la station de ski actuelle, s'étage entre 1 800 m et 1 950 m.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Toponyme Vars[modifier | modifier le code]

La commune est nommée Varsea et Varz en 1101 et 1168[1], Varcium en 1153 et 1177[2], Castrum Varcii en 1295[3], Castrum de Varsio ou Varcio[4] en 1310, Castrum Varcii[5], Varcium en 1450[6], Vercium en 1516 & Varcium en 1520, Vars en 1568[7].

Plusieurs hypothèses tentent d'expliquer l'étymologie[interprétation personnelle] :

  • Il s'agirait d'un oronyme qui viendrait du pré-celtique « var », signifiant « rocher ». A aussi donné « Varsi », « Varsie » (avec le suffixe « -ia » qui est un collectif), « Varces »[réf. nécessaire] ;
  • Une autre hypothèse oronymique de Vars dériverait du latin Varcum, qui voudrait dire col, passage[réf. nécessaire] ;
  • Une autre version donne à ce nom le sens de « lieu de sépultures antiques ». En effet, certains affirmèrent qu'on en avait trouvé là plusieurs. Mais à part la nécropole du Panacelle (Âge du Bronze), aucune autre n'a été découverte. Il semble qu'il y ait une confusion. En effet, une étude[Laquelle ?] sur les Gaulois, qui fit référence (cinq volumes, 1727), cite une découverte archéologique de sépulture en 1541 à Vars[8] au nord d'Angoulême[9]. Malgré tout, en Ubaye, il y a des noms de famille « De Vars ». François Arnaud, érudit du XIXe siècle, publie en 1897 dans Tribulations d'un notaire de Barcelonnette sous la Terreur[10]: « Vars » est le nom donné aux caveaux de famille se trouvant dans l'église de Barcelonnette et il dit que le nom du col de Vars a la même étymologie. Mais F. Arnaud se trompe de lieu et d'époque pour les découvertes archéologiques (Âge du fer) qui auraient été faites (docteur Antoine Ollivier 1823-1905 Ubayette, Serenne etc). Exposition au musée de Barcelonnette[11].

Cette dernière étymologie étayée par de mauvais arguments rejoint peut-être la seconde. Le patois local emploie bien le mot « vars » pour les sépultures dans les actes notariés. Cette acception pourrait-être parallèle au sens du « passage terrestre ». Par extrapolation dans le sens chrétien de la mort : un passage, au sens de « porte d'entrée dans la vie éternelle », les deux se rejoindraient par ce lieu même, au sens de l'unité de l'église avec le tout premier évêché régional Embrun ! Ce passage, comme le Montgenèvre, aurait eu une grande importance dans le lien transalpin constitutif de notre unité culturelle européenne, diffusant ce sens de la vie « passage » !

Histoire[modifier | modifier le code]

Val-d'Escreins extrait de la Carte de 1754 de Bourcet.
Les villages principaux.
Articles connexes : Dauphiné et Histoire des Hautes-Alpes.

Saint-Marcellin est le village le plus ancien de la commune. La commune s'est ensuite étendue vers Sainte-Marie et Sainte-Catherine. C'est à partir de ce premier hameau qu'ont été construites les premières remontées mécaniques au XXe siècle[Quand ?] et les premiers hôtels, créés pour la plupart dans les anciens chalets. Enfin, à partir de 1962, Les Claux ont été construits autour des activités sportives et principalement du ski alpin.

Avant le XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des vallées alpines, celle de Vars est déjà fréquentée par l’homme 4 000 av. J.-C.. De récentes fouilles ont mis au jour à proximité du village de Saint-Marcellin une fibule qui atteste d’une fréquentation plus tardive à époque gallo-romaine, ce qui correspond à l’âge du bronze final[12].

Une nécropole dite de Peyre-Haute comportant 3 sépultures, dont celle d'une femme couverte de bijoux et de bronze au lieu-dit Panacelle[13],[12], fut découverte en 1874 (des recherches sauvages sans coordinations), montrant des hommes de grande taille dans la grotte. Le site est situé à la limite nord de la commune vers Guillestre, rive gauche de la rivière « La-Chagne » (une petite route et un pont existent, dit du Panacelle, proche d'un site d'escalade balisé)[14].

Une des nombreuses théories sur le passage des Alpes par Hannibal avance que son armée et ses éléphants de combat seraient passés le col de Vars, en 218 av. J.-C..

Du Ier siècle av. J.-C. jusqu'à nos jours, Vars reste un lieu de passage déterminant entre la France et l'Italie. Ainsi, ses habitants verront s'y succéder de nombreuses batailles. Les Sarrasins sont chassés des Hautes Alpes au Xe siècle.

Les ordres monastiques et congrégations religieuses tiennent des refuges proches des cols, comme aussi des structures dans les bourgs. Les "frères-de-la-Madeleine" soutenant les pèlerins (Rome et St Jacques de Compostelle), entretiennent aussi des chemins, ponts, passerelles[15]. Là où est la chapelle actuelle de la Madeleine, versant sud du col existait un très ancien refuge tenue par ces moines. Sur ces axes, ils tenaient aussi un lieu d'hospitalité à la sortie de Guillestre en montant vers Vars. Le troisième supérieur de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem vient de la commune limitrophe de Risoul, ordre qui avait également une structure à Saint-Clément-sur-Durance. À partir de la Contre-Réforme, un très grand nombre de confréries de pénitents s'étaient structurées sur cette axe (Guillestre, 4 à Saint-Paul-sur-Ubaye, une à Meyronnes...). Avant cette époque, il y eut aussi une confrérie du Saint-Esprit sur les mêmes lieu (dont une importante à Larche).

Du XVIe siècle au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Les armées du roi de France François Ier passent par le col de Vars pour attaquer l'Italie et gagner la bataille de Marignan en 1515 ; non sans de gros efforts, ils y réalisent le chemin charretier pour passer des canons sur essieux.

À partir du XVIe siècle, les protestants prennent en fief le village de Vars[réf. nécessaire]. En paisible coexistence avec les catholiques, les Huguenots font de Vars un refuge et édifient un temple. En 1684, une répression s'abat par ordre du Dauphin, Louis VI dit le Grand-Dauphin, fils aîné de Louis XIV. Le temple est fermé et la cloche donnée au chapitre de Gap[16]. Après la révocation de l'Édit de Nantes (Octobre 1685), 227 protestants fuient Vars. Ceux qui restent et refusent de renier leur appartenance sont envoyés aux galères.

Les plus anciennes archives communales sont de 1695 car tout a été détruit avant, en 1692. Cette année-là, le duc de Savoie, victor-Amédée II (1675-1730) pénètre en Dauphiné (France) pour une campagne de représailles détruisant tous les villages jusqu'à Embrun. À Vars, tous les hommes sont enfermés dans l'église et meurent asphyxiés dans l'incendie de celle-ci. Les maisons avaient aussi toutes été incendiées[17]. L'année suivante, en 1693, malade, le Duc est battu à La-Marsaille et repoussé. À son retour par le col, ce qui reste de Vars est complètement rasé. Toute la population fuit. Le Duc de Savoie signe avec Louis XIV une paix en 1696. C'est seulement en 1697 que Vars est doucement repeuplée avec des gens d'Allos et des protestants[18].

À la fin du même siècle, le duc de Lesdiguières, futur connétable de France sous le règne d'Henri IV, y bat le Charles-Emmanuel Ier de Savoie qui se résout à battre en retraite. Les Vaudois puis les protestants, dont la présence est très importante, seront persécutés jusqu'au XIXe siècle avec le rétablissement de la liberté de culte.

De 1701 à 1714, la Guerre de Succession d'Espagne épuise les armées européennes et débouche sur les traités d'Utrecht (1713) qui redessinent la frontière ; celle du col de Vars disparaît (la vallée de l'Ubaye est rattachée au royaume de France par échange de territoire). En 1744, (petit-fils de Louis XIV), devenu en 1700 premier roi d'Espagne de la maison de Bourbon Philippe V (roi d'Espagne) et le prince de Conti Louis-François de Bourbon-Conti entrent en Italie avec leur armée de 30 000 hommes en passant par le col de Vars.

XIXe siècle

Au XIXe siècle, Napoléon Ier, souhaitant faire un geste de remerciement aux populations qui l'ont aidé dans les passages des Alpes, prévoit la réalisation de onze refuges de col. Ils ne seront construits qu'au milieu du siècle sous Napoléon III dont un à Vars. Des refuges existaient déjà avant le XVIIe siècle (le refuge du col de la Madeleine et un autre à Guillestre), tenus par des moines dont ceux de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, templiers et d'autres. Faute de moines, ce nouveau refuge Napoléon fut utile.

XXe siècle

Paul Rostolan (témoignage oral extrait du film Rencontre avec les Varsincs[19]) "en 14-18 au pourcentage, la commune a eu le plus de morts à la guerre du département. À la deuxième guerre mondiale la JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne) était très développée sur la commune et nous avons été très nombreux à nous mobiliser pour la Résistance. Les familles étaient très pauvres ; presque tous les enfants étaient placés dès 14 ans auprès de commerçant dans les grandes villes (Paris, Lyon, Marseille)."

Le télésiège de Peinier date de 1957. Monique David, ancienne secrétaire de mairie, dit[19]: "nous nous sommes mobilisés car cette activité hivernale permettait de garder nos jeunes et de limiter la désertification. Ce fut un peu un engrenage d'investissements qui devaient trouver leur rentabilité. C'est comme cela qu'on a pu inverser la courbe de population. Certains, qui étaient partis en ville, revenaient dans leur village ; si bien qu'en 1970, nous avons eu la joie de totaliser cent élèves, primaire et secondaire confondus."

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1958 septembre 1986 Marie François-Bénard UDSR Député, conseiller général
1986 1989 Raymond Rolland DVD  
1989 2014 Pierre Eymeoud[20] UMP  
mars 2014 aout 2017 Jean-Pierre Boulet[21] SE Retraité
aout 2017 en cours Dominique Laudré    

Suite à la démission du conseil municipal protestant contre le maire le 4/7/2017 de nouvelles élection ont été organisées en aout[22].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Vars fait partie :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La population de Vars n'a cessé de décroître depuis le milieu du XIXe siècle. Cette chute s'explique principalement par l'abandon des zones rurales pendant la révolution industrielle et plus particulièrement par l'abandon des activités pastorales.

Vars connait une croissance démographique importante vers le milieu du XXe siècle, date à laquelle les activités touristiques se sont largement développées. Elle atteignit alors près de 1 000 habitants.

Aujourd'hui, malgré une légère baisse démographique depuis dix ans, la population s'est stabilisée et, en 1999, la commune de Vars comptait 637 habitants permanents[réf. nécessaire] :

  • Saint-Marcellin : 86 habitants ;
  • Sainte-Marie : 130 habitants ;
  • Sainte-Catherine : 129 habitants ;
  • Les Claux : 292 habitants.

Cette démographie s'accroît considérablement durant l'hiver avec l'arrivée des saisonniers et des vacanciers.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[25].

En 2015, la commune comptait 573 habitants[Note 1], en diminution de 15,36 % par rapport à 2010 (Hautes-Alpes : +2,88 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
740 611 830 971 1 006 1 016 954 996 908
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
910 900 852 838 832 780 772 715 726
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
660 637 595 466 408 374 342 340 254
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
245 433 779 897 941 637 597 708 573
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Vars dépend de l'académie d'Aix-Marseille. Les élèves de la commune débutent leur scolarité à l'école primaire Sainte Catherine, au village, qui regroupe 42 enfants[28].

Santé[modifier | modifier le code]

Culte[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Aperçu du domaine skiable en hiver.
Promenade le long du torrent de Rebrun (Vars, Sainte-Marie).

La principale activité de Vars réside dans le ski alpin dont le domaine skiable de La Forêt Blanche s'agrandit fréquemment - le domaine de Risoul fait partie de ce domaine skiable. La modernisation du parc de remontées mécaniques, le recours à l'enneigement artificiel, l'organisation d'évènements fédérateurs pour la jeunesse (Coupe du monde de snowboard, X-Games, ...) sont aujourd'hui les principaux investissements de la station.

Malgré un abandon progressif ces dernières années, Vars reste un site majeur pour le ski de vitesse ou kilomètre lancé (KL). Sur une pente raide (maximum de 98 %, soit un angle proche de 45°), des skieurs s'élancent dans le but d’atteindre la vitesse la plus élevée possible. Vars détient depuis le le nouveau record du monde de la discipline : Simone Origone a battu son propre record avec 252,632 km/h sur la piste de Chabrières[29].

Soucieux de diversifier ses activités, Vars développe depuis la fin des années 1990 de nombreux sports comme le ski nordique ou les sports estivaux à l'instar de la randonnée pédestre, de la grimpe d'arbres ou du VTT.

Propice au cyclisme, le col de Vars a été franchi lors d'étapes parfois décisives du Tour de France.

Hébergement touristique[modifier | modifier le code]

L'Office départemental des centres de vacances et de loisirs (Odcvl), société coopérative française créée en 1939, commercialise principalement des séjours de vacances en France et à travers le monde pour groupes et familles. Il dispose d'un centre permanent dans la commune.

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

  • L'élise de Saint-Marcelin est la plus ancienne, liée à ce premier évêque d'Embrun mort en 354.
  • Le centre œcuménique de Vars Sainte-Marie est une construction récente de 1970, conçue en collaboration par les deux cultes, sur l'ancien emplacement de l'église détruite semble-t-il à la dernière guerre mondiale. La population protestante est très réduite alors qu'elle étaient importante. Elle a été chassée au XVIIe siècle[30].
  • Le seul lieu de culte protestant ancien restant est sur le hameau de Saint-Marcellin.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le refuge Napoléon fut construit grâce à une donation de Napoléon Bonaparte (mis en œuvre 30 ans après sa mort). Ce dernier légua par testament une somme d’argent aux provinces qui avaient le plus souffert pendant les guerres napoléoniennes. Le refuge de Vars est construit en 1856 sous Napoléon III. Un gardien et sa famille y vivait toute l’année comme « retirés du monde », car le col était fermé du 1er décembre au 15 mai. En cas de tourmente ou de mauvais temps, le gardien sonnait la cloche à intervalle régulier et allumait un fanal pour guider les voyageurs à la tombée de la nuit. Le refuge Napoléon verra les balbutiements du tourisme de montagne et le développement de l'actuelle station de sports d'hiver, Vars-Les-Claux. Toujours là, le refuge est aujourd’hui devenu une auberge.
  • Le centre œcuménique à Vars Sainte-Marie fut inauguré en 1970. Il a été construit en lieu et place de l'église Sainte-Marie.
  • L'église de Vars Saint-Marcellin date vraisemblablement du XIIIe siècle, mais fut maintes fois détruite par les invasions et les guerres. Son portail comporte, comme à Guillestre, deux lions « stylophores » qui soutenaient autrefois des piliers.
  • La source « miraculeuse » et l'oratoire de la « Font Sancte » se trouvent dans le val d'Escrein à 2 358 m d'altitude.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le père Henri Caffarel (1903-1996) qui venait là en vacances, avait sa famille paternelle qui était originaire de Vars[réf. nécessaire]. C'est un prêtre catholique dont la béatification est en cours d'étude. Il a été le fondateur du mouvement de spiritualité des couples « Équipes Notre-Dame » qui se sont diffusées sur tous les continents.
  • L'abbé Paul Guillaume[pourquoi ?], archiviste et membre fondateur de la Société d'études des Hautes-Alpes[réf. nécessaire].
  • Le pasteur Jean-Louis Rostan[pourquoi ?], élève et successeur de Félix Neff[Qui ?], qui continua l'œuvre du réveil protestant dans les Hautes-Alpes[réf. nécessaire].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Vars.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : d'argent à trois aigles éployées de sable, armées, membrées et becquées de gueules posées 2,1.

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

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Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vars, passage et refuge, par l'association Vars au fil du temps, 2010
  • Exemple d'exode de protestants Hauts-Alpins après la révocation de l'Édit de Nantes en 1685, Jean Seinturier, Monique David, Sybille A.Burggraf, 2013
  • De Guillestre à Vars, une base protestante dans les Hautes-Alpes au XIXe siècle, Bénédicte de Wailly [Bulletin de la société d'études des Hautes-Alpes, 2014][réf. souhaitée]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (UEC)
  2. (Bulle 1145 Eugène III 1080-1153 et BN Ms latin 1758)
  3. (Histoire du Dauphiné-Valbonnais-II-176)
  4. (AGL)
  5. (AHA: archives des Hautes-Alpes)
  6. (Archive Chap. d'Embrun)
  7. (Pouillés Diocèse d’Embrun)
  8. http://www.mairie-vars16.fr/histoire.aspx
  9. "La Religion des Gaulois" Par Jacques Martin, Académie des sciences, belles-lettres et arts, vol. 5, chapitre XI, page 340 et 41.
  10. Imprimerie typographique A. Astoin
  11. Donation Gleize
  12. a et b http://chroniques-epiques.com/rencontre-avec-les-varsincs-transition-touristique/
  13. Monique et Jean David interrogée en 2015
  14. GUILLAUME P. . 1878 . La station préhistorique de Panacelle et les peuples anciens du bassin de Guillestre. . Scheuring, Lyon et Crugy, Bordeaux. 56 p
  15. page 13 "Vars passages et refuges"; "asso Vars au fil du temps" (ISBN 978-2-9537-8620-0) / 2010
  16. "A la découverte du Guillestrois" Syndicat d'initiative 1985
  17. Parcellaire de Vars archives départementales
  18. Pays Guillestrin
  19. a et b Chroniques TV, « Rencontre avec les Varsincs / Patrimoine: Transition touristique / FILM COMPLET », (consulté le 1er avril 2017)
  20. Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  21. « Liste des maires du département des Hautes-Alpes », sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le 21 mars 2015).
  22. ledauphine.com/hautes-alpes/2017/07/04/demission-collective-du-conseil-municipal-le-maire-pas-candidat-a-sa-succession
  23. Direction des libertés publiques et des collectivités locales, « Création de la communauté de communes du Guillestrois et du Queyras par fusion des communautés de communes du Guillestrois et de l'Escarton du Queyras » [PDF], Recueil des actes administratifs no 05-2016-010, Préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le 30 novembre 2016).
  24. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  28. école primaire
  29. (it) « Nouveau record pour Origone », sur circobianco.it, (consulté le 4 avril 2015)
  30. http://www.baroulade.fr/fr/patrimoine/centre-oecumenique