Le Saix

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Le Saix
L'entrée du village.
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Arrondissement de Gap
Canton Canton de Veynes
Intercommunalité Communauté de communes Buëch Dévoluy
Maire
Mandat
Pierre Schiazza
2008-2014
Code postal 05400
Code commune 05158
Démographie
Gentilé Saixois
Population
municipale
102 hab. (2011)
Densité 4,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 28′ 34″ N 5° 49′ 28″ E / 44.4761, 5.8244 ()44° 28′ 34″ Nord 5° 49′ 28″ Est / 44.4761, 5.8244 ()  
Altitude Min. 774 m – Max. 1 830 m
Superficie 22,15 km2
Localisation

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Liens
Site web le-saix-village.fr

Le Saix est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Saixois.

Géographie[modifier | modifier le code]

À 10 km de Veynes (chef-lieu de canton), au pied du lac de Peyssier, dans une zone arboricole aux attraits multiples et variés, le Saix, village de caractère primé lors des concours pour le fleurissement de la France, est visité pour ses maisons fleuries en pierres, son cadre de fond de vallée, et est connu pour son ambiance et ses animations. La commune du Saix est inscrite dans le périmètre du parc régional des Baronnies.

Communes voisines :

  • Saint-Auban-d'Oze ~ 4 km
  • Oze ~ 4 km
  • Chabestan ~ 4 km
  • Châteauneuf-d'Oze ~ 6 km
  • Veynes ~ 7 km
  • Savournon ~ 7 km
  • La Bâtie-Montsaléon ~ 8 km
  • Furmeyer ~ 9 km
  • Esparron ~ 9 km
  • Aspres-sur-Buëch ~ 10 km
  • Le Bersac ~ 11 km
  • Aspremont ~ 11 km
  • Barcillonnette ~ 11 km
  • Montmaur ~ 12 km
  • Saint-Genis ~ 12 km

La commune la plus éloignée du Saix est Ouessant (944,2 km à vol d'oiseau).

La montagne d’Aujour surplombe la commune du Saix. Ce massif dominant la vallée de la Durance et la vallée du Buëch est au carrefour des axes Sisteron – Grenoble – Valence – Gap dans le sud du département des Hautes-Alpes, relevant des pays du Buëch. La montagne d'Aujour est le dernier sommet bien individualisé du Bochaine méridional : plus au sud la corniche tithonique ne forme plus guère que des crêts tout juste indentés, sans point culminant bien détaché. Les dalles de tithonique bien visibles depuis la vallée plongent vers la vallée de la Maraize, affluent du Buëch. Le saix est une terre de prédilection pour le bouissage, de Barnêche (Barnenche) jusqu'à Chabestan, en passant par les contreforts de la montagne d'Aujour (le giur).

Le village du Saix

Le lavoir

Cocon douillet pour la centaine d'habitants qui s'y abritent, blotti au fond de la haute vallée de Maraize, le Saix serre ses maisons de pierres, construites entre le XVIe et le XVIIIe siècle, autour de sa vieille citadelle. Titulaire de deux fleurs au concours national des villages fleuris, prétendant au titre d'un des plus beaux villages de France, le Saix séduit certes par son implantation, son caractère, son environnement grandiose. Mais il est surtout connu pour son ambiance, la joie de vivre de ses habitants et l'accueil qu'ils savent réserver au visiteur. "Le Saix n'est pas un village, c'est une tribu", entend-on dans les environs. Le village a su, par son ambiance extraordinaire, animer des festivités estivales exceptionnelles, qui lui ont donné une réputation dans tout le département. Ses spectacles pyro-mélodiques, entièrement conçus et réalisés par les habitants, ont attiré jusqu'à 8 000 personnes dans un délire d'émotion. Des chantiers de jeunes internationaux se déroulent chaque année dans le village, ayant leur siège dans la commune. Un centre international (au Faï, à un kilomètre du village) accueillant ces chantiers, a créé de gigantesques trompes qui font « chanter la montagne », et servent de lieu musical expérimental. Les vestiges de l'abbaye de Clausonne (Chalaisienne, XIIe siècle) attirent les amoureux des vieilles pierres. Enfin des sentiers de randonnées vers la cime de la montagne d'Aujour font découvrir toutes les Alpes et la Provence d'un seul coup d'œil...

Mais au-delà de cet environnement exceptionnel, et des plaisanteries qui fusent volontiers à propos du nom du village, ce qui caractérise sans doute le plus ce coin de paradis a un nom : l'amitié...

Économie[modifier | modifier le code]

Si le village a pu compter par le passé plusieurs cafés (jusqu'à quatre !), plusieurs épiceries (3), un menuisier, un boulanger, un maréchal-ferrant, deux maçons..., aujourd'hui la quasi-totalité de l'activité économique se concentre sur l'arboriculture. Les fruits de la vallée sont connus pour leur qualité ; en particulier la poire doyenné du Comice de la vallée est appréciée dans la France tout entière. Les vergers se sont beaucoup développés au détriment de l'élevage ovin, dont il ne reste qu'un troupeau.

Une entreprise de pépinière et travaux paysagers s'est établie peu avant l'an 2000, sur la base de l'installation d'un jeune Saixois voulant "rester au pays" ; des emplois ont ainsi permis à des jeunes de rester au village. La création du centre international du Faï dans les années 1990 a également permis des créations d'emplois, et un développement de l'activité dans le village. Actuellement, la municipalité essaie, en ayant acquis en réserve foncière un ancien hangar agricole, de développer l'installation de nouvelles activités dans la commune.

Une part importante de la population saixoise travaille dans les villes voisines (Veynes, Gap,...).

Histoire[modifier | modifier le code]

Aux environs de 2500 ans avant J.-C., des hommes ont habité les bords de la vallée du Rivet, affluent nord de la rivière de Maraize, sur la commune du Saix. Une concentration de ces fragments : bouts de lames, de faucilles, pointes de flèches, racloirs, mais aussi nombre d'éclats, attestent la présence de plusieurs lieux de taille et d'utilisation du silex le long de ce ruisseau. On en trouve également, plus épars, à Barnèche (Barnenche), sur le passage qui autrefois, conduisait à Oze par le Sarret.

De la période suivante, une hache en pierre polie a été retrouvée près des rives du Rivet, ainsi que des hachettes celtiques, de nombreux objets en bronze, dans un tumulus de l'âge de bronze abritant également des bracelets et un collier en perles d'ambre, découvert aux Essagnières.

Des tuiles plates et des vestiges de canalisations en terre, des débris de poterie, des sigillées, des pièces de monnaie datant de Gallien, de Maximin et de Faustine, retrouvés dans les environs du cimetière actuel, attestent la présence d'habitations durant la période romaine. Le nom « Le Saix » proviendrait du mot latin saxum signifiant rocher.

C'est encore sur l'emplacement actuel du cimetière que prend naissance le village à l'époque franque : plusieurs sarcophages de pierre contenant des squelettes y ont été découverts. Et la première église y sera construite, sous le vocable de saint Vincent.

Au XIIe siècle est érigée sur la "Citadelle" une tour carrée, premier château donné par le "Baron" Reynier de la Val d'Oze à un vassal qui en fera "l'une des seigneuries les plus importantes de la Val d'Oze" </ref Chanoine Allemand>. Cet édifice sera étendu au XIVe, et les fortifications comprendront trois tours rondes supplémentaires. À la même époque (1185)l'Abbaye de Clausonne, petite fille de l'Abbaye de Boscodon (de l'ordre de St Benoît et dépendant de la maison de Chalais, près de Grenoble), voit le jour. Clausonne, qui vient du latin clausus, fermé, du fait de sa situation cloîtrée entre les montagnes, se trouve au cœur d'un cirque deux kilomètres environ au-dessus du village. Au XVe siècle, la seigneurie passe à la famille de Gruel, chevalier tué à la bataille de Verneuil (1424), dont le fils sera président du Parlement du Dauphiné à Grenoble. Elle conservera la seigneurie jusqu'en 1770.

Le 8 mai 1573 le seigneur de Gruel, dirigeant l'armée catholique, est défait par les troupes protestantes de Montbrun et Lesdiguières qui détruisent le château sur la citadelle avant d'infliger le même sort à l'abbaye de Clausonne. De Gruel fait alors construire (fin XVIe) la "Seigneurie", belle bâtisse trônant au haut du village. Au début du XVIIe siècle (vers 1605), l'église actuelle est érigée, et devient l'église paroissiale en remplacement des églises St-Vincent (au cimetière) et Ste-Catherine (à côté du château) disparues.

La veille de Noël 1682, un immense incendie détruit "la moitié des quartiers des habitants et celui du Baron dudit Lieu". Puis entre le 30 août et le 15 septembre 1692, les troupes du duc de Savoie envahissent et saccagent le village. La plupart des vieilles maisons en pierres du village datent de la reconstruction qui a suivi ces destructions. L'abbaye, suite à la visite de l'évêque en 1712, voit son chœur reconstruit pour servir d'église paroissiale à la communauté de Clausonne, tandis que la nef est reconvertie en ferme. Son prestige perdure, puisqu'une procession y est organisée chaque année jusqu'à la Révolution. Les premières références à la scolarisation des enfants du Saix datent de 1704.

C'est au XIXe siècle que la population du village a été la plus importante, flirtant en 1831 avec les 400 habitants (sans inclure Clausonne). On compte alors de nombreux métiers au village : tisserand, cabaretiers, maréchal-ferrant, sage-femme, "tailleuses", meuniers, scieurs de long, maçons, cordonnier, "voituriers"... et bien sûr agriculteurs : propriétaires, mais aussi "domestiques", ou pire "journaliers". Enfin sont relevés quelques "mendiants". À la fin du siècle, chaque année des Italiens viennent s'installer quelques semaines comme charbonniers dans les forêts de la commune. Et les jeunes femmes du villages accueillent alors de nombreux enfants placés en nourrice (59 entre 1880 et 1892) depuis Marseille, Paris, La Ciotat, Hyères, Gap, Veynes, ou du sud des Hautes-Alpes.

C'est encore au cours du XIXe siècle que les digues sont construites le long des rives de Poutellier et de Maraize (entre 1837 et 1858). Le torrent de Suzanne sera endigué en 1889. Parallèlement dix canaux d'arrosages sont creusés dans la première moitié du XIXe siècle, gérés par les syndicats des agriculteurs riverains, permettant l'irrigation de près de 43 hectares. Certains de ces ouvrages perpétueront leur office jusqu'en 1973, date de la création du réseau d'aspersion à partir de la retenue artificielle de Peyssier. Des foires agricoles sont organisées chaque année dans le village, de 1843 à 1908, les 5 mai et 17 septembre.

La commune de Clausonne, comptant de moins en moins d'habitants et peinant à se subvenir à elle-même, est rattachée à la commune du Saix en 1888 par décision du préfet et du Conseil général.

Les travaux communaux se multiplient dans la deuxième moitié du XIXe siècle, et au début du XXe :

  • "égouts des fontaines" en 1860,
  • pont sur Poutellier au bas du village en 1862,
  • tracé de la route actuelle et pont sur le Rivet avant le Sarret en 1867,
  • ouverture de la route vers Clausonne dans les gorges du Gouraour de 1870 à 1878,
  • pont sur Poutellier au nord du village, et ouverture de la route de la Bachassette en 1876-1877,
  • construction de l'école de 1900 à 1902, qui était destinée aux filles mais que la jalousie de l'instituteur a finalement fait attribuer à la classe des garçons,
  • arrivée du téléphone en 1923,
  • création du réseau d'adduction d'eau potable de 1925 à 1929,
  • arrivée de l'électricité en 1936,
  • apparition du premier tracteur en 1948...

La Seconde Guerre mondiale ne touche que peu le village jusqu'en 1943, quand les Allemands franchissent la ligne de démarcation pour occuper l'ensemble de la France. Alors s'organisent des maquisards fuyant devant l'occupant, organisant plus ou moins activement la résistance à l'invasion. À Clausonne, mais aussi à Barnenche, s'abritent dans les bois, vivent sous des rochers des hommes venus d'Angers ou d'ailleurs, des gens des environs aussi, qui se cachent de l'occupant, et refusent le service du travail obligatoire (STO) en Allemagne. Ces résistants dissimulent des armes, et des gens du village les ravitaillent.

C'est le commandant Mauduit qui est chargé d'organiser les réseaux de la région. Il demeure la plupart du temps à Montmaur, où il va côtoyer François Mitterrand. Le commandant Mauduit vient fréquemment au Saix. Monsieur Denizot, son secrétaire, prisonnier évadé d'Allemagne, s'installe au village et fabrique et fournit les faux papiers.

Le soir du 24 décembre 1943, la petite église du Saix est comble. L'abbé Chalmey dit la messe de minuit. On le sait en liaison avec les résistants. Ce soir les gens du village sont tendus, l'anxiété est palpable : tout au fond de l'église les maquisards sont là, debout, qui entonnent avec ferveur les cantiques. Mauduit est présent, lui aussi, en tenue de résistant. Des œillades inquiètes se glissent régulièrement vers ces "hommes de l'ombre", et chacun prie : pourvu que les Allemands ne débarquent pas par surprise, et profitent de la téméraire exposition des maquisards...

Le 29 janvier 1944, certainement à la suite d'une dénonciation, les Allemands font une "rafle" au Saix. Tous les hommes sont emmenés dans l'école, et le commandant Mauduit, qui a passé la nuit chez l'abbé Chalmey, est pris aux Essagnières, alors qu'il tente de s'échapper à bicyclette. Tandis que les maquisards parviennent à s'enfuir, les habitants de Clausonne sont, eux aussi, amenés dans la cour de l'école et interrogés tout le jour.

À midi, des enfants du village sont autorisés à apporter quelque nourriture aux détenus de l'école. Émile Bermond, qui se terre dans sa maison au Sarret depuis l'aube, en profite pour s'enfuir vers Barnenche, en traversant la maison des Pelloux. Il va vivre tout l'hiver sur un lit de branchages, sous un chêne, dans une "rase".

À Clausonne, Fernand Pelloux, frappé, menacé, puis amadoué, avouera finalement où il a caché son fusil. Le soir, la plupart des hommes sont relâchés, mais quelques uns sont emmenés à Gap. Mauduit, l'abbé Chalmey et Fernand Pelloux sont, tous les trois, déportés dans les camps d'extermination allemands. Fernand Pelloux y mourra dans des conditions atroces. Le commandant Mauduit succombera pendant son retour en France, à la Libération. Quant à l'abbé Chalmey, il revient au Saix en mai 1945. Il a été libéré trois jours seulement avant son passage programmé en chambre à gaz. Décharné, marqué à vie, il gardera jusqu'à la fin de ses jours les traces visibles de l'enfer de sa déportation. Le jour de son retour, les Saixois l'attendent sur la place du village. À sa descente de voiture, et avant même d'aller embrasser sa mère, il se rend par le quartier du "canton" sur la citadelle, pour adresser une prière de remerciement à la Vierge, persuadé qu'un miracle a permis sa libération à temps. Tous les villageois vont l'accompagner au pied de la statue hissée en 1943 sur un traîneau tiré par des mulets, don d'un réfugié de Lorraine accueilli au Saix au début de la guerre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1946 Louis Faure nommé par CNR  
1946 1983 Henri Disdier socialiste  
1983 1989 René Faure divers gauche  
1989 1995 André Gay    
mars 1995 mars 2008 Henri Delaye    
mars 2008 en cours Pierre Schiazza    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 102 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
348 339 348 340 387 334 344 364 295
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
302 328 309 274 294 309 316 363 335
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
299 264 254 193 201 191 181 168 138
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
108 90 81 77 64 79 83 81 98
2011 - - - - - - - -
102 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'ancien château de la Citadelle

Il ne reste plus grand chose du donjon (XIe ou XIIe siècle) ni de l'ensemble quadrangulaire qui se dressait encore au XVIe siècle au sommet de la Citadelle, colline sur laquelle s'appuie aujourd'hui le village. La base de deux tours rondes, un pan de rempart, l'élévation des vestiges du donjon carré sont les pauvres restes de cet édifice qui fut sans doute parmi les plus importants de la Val d'Oze, avant d'être détruit lors des guerres de Religion.

Les pierres du château écroulé ont servi à construire les maisons actuelles du village. En se promenant, on remarque dans les murs des pierres taillées, qui ont été réemployées sans style. La très belle demeure de "la Seigneurie", qui fut la résidence nobiliaire après la destruction du château, montre une très belle façade, avec un linteau en accolade remarquable.

La Haute Vallée de Maraize

La Haute Vallée de Maraize, site de 2 000 hectares, a été classé "Espace Naturel Sensible" par le Conseil Général des Hautes-Alpes en 1987 du fait de la somptuosité de ses paysages et pour ses qualités géologiques et floristiques en particulier. L'accès par le Chemin Départemental 249T, difficile, permet de conserver à cette zone un caractère préservé. De par sa formation géologique grandiose, le site s’ouvre depuis les gorges du Gouraour sur les falaises du Faï, s’élevant par les cascades du torrent de Maraize et ses vasques pour rejoindre le plateau et le lac de Peyssier.
Le climat, d’influence fortement méditerranéenne dans un massif alpin de moyenne altitude (800 – 1 800 m) très accidenté, favorise le développement d’une flore et d’une faune d’une très grande diversité grâce aux nombre des différents biotopes existants. La configuration abrupte et encaissée de l’accès au site a permis sa préservation.
L’inventaire du ZNIEFF met au jour la présence d’espèces floristiques de qualité. Une étude a révélé l’existence de « la benoîte à fruits »dont la seule station française est sur ce site, ainsi qu’une grande richesse faunistique. Sa désignation en ZSC au réseau Natura 2000 doit être examinée sous peu.

Cet espace offre des attraits très divers sur le plan touristique, que l'on rencontre au cours d'une séduisante randonnée à la montée du torrent de Maraize :

Les gorges du Gouraour, à l'entrée de l’Espace Naturel Sensible, peu après la sortie du village du Saix. Elles sont impressionnantes par leur étroitesse et leur hauteur ; elles offrent un panorama géologique assez unique, et les couples d'aigles et les chamois, bien visibles depuis le chemin départemental, accompagnent les visiteurs lors de la montée.

En haut des gorges, le centre d'accueil international du Faï est au centre d'un cirque fermé, à la nature étonnante. Cette structure participe activement à la vie économique et sociale de la vallée du Buëch, par ses chantiers de jeunes internationaux, ses activités culturelles, ses soirées à thème, la rencontre internationale, ses actions d'insertion... Vont y être développées un espace « éco-découverte » permettant d'appréhender ce qu'a pu être la vie autarcique d'une petite exploitation de montagne aux siècles passés, et des sentiers d'interprétation pédagogique de la géologie et de la flore du lieu. Ce centre marie ainsi culture et nature dans une approche globale. Il a en outre créé un site musical expérimental unique au monde : d'énormes "trompes" (enceintes acoustiques directionnelles) ont été construites par des jeunes venus du monde entier, et diffusent de la musique (créée en direct, ou en lecture CD) sur les falaises paraboliques qui répercutent par un effet de cathédrale les mélodies, faisant ainsi de manière très émouvante "chanter la montagne"...

Passé le domaine du Faï, le randonneur débouche dans le cirque de Clausonne, ancienne commune maintenant abandonnée, et abritant les vestiges de l'Abbaye du XIIe siècle. Aujourd'hui ces ruines sont en cours de restauration, et présentent dans cette vallée isolée une note d'émotion dans un site d'une grande beauté.

Terminant son ascension, le CD 249T s’ouvre par un tunnel de hêtres sur le lac de Peyssier, important et sauvage à la fois. Tout autour, les pâturages qui font penser à des pelouses entretenues dominent la vallée de la Durance et offrent un splendide point de vue vers Sisteron.

Enfin, les sentiers qui montent au sommet du Mont Aujour (1 834 m) traversent des sites d'une beauté parfois comparable à celle des grands parcs américains, avec des bosquets de sapins au milieu d'éboulis et de barres rocheuses. Le point de vue depuis la cime permet d'appréhender la géographie du Mont blanc jusqu'au Ventoux et la Provence, dans un environnement floristique à la fois alpin et méditerranéen, parfaitement enchanteur.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Publication : Histoire du Saix - Bruno Faure - Les Sans Souci - S.I.V.U. Haute Vallée de Maraize - Association des Amis de l'Abbaye de Clausonne

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011