Le Noyer (Hautes-Alpes)

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Le Noyer
La mairie.
La mairie.
Blason de Le Noyer
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Saint-Bonnet-en-Champsaur
Intercommunalité Communauté de communes Champsaur-Valgaudemar
Maire
Mandat
Renée Nouguier
2014-2020
Code postal 05500
Code commune 05095
Démographie
Population
municipale
283 hab. (2014)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 41′ 57″ nord, 6° 00′ 47″ est
Altitude Min. 839 m – Max. 2 563 m
Superficie 21,5 km2
Localisation

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Le Noyer

Le Noyer est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Noyer est situé dans la partie occidentale du Champsaur, sur la rive gauche du Drac, adossé à la bordure orientale du massif du Dévoluy, et fait face aux sommets du sud-ouest du Massif des Écrins (le Vieux Chaillol, 3 163 m).

Le chef-lieu et les principaux hameaux sont à une altitude de 1 100 m, mais la commune s'étage depuis la vallée du Drac (850 m au pont de la Guinguette) jusqu'aux sommets du Dévoluy (Montagne de Faraud, 2 567 m).

Sa position géographique lui confère, comme à l'ensemble du Champsaur, un climat particulier : agréable en été, mais soumis le reste de l'année à la « bise », vent du nord qui lui apporte fréquemment les nuages remontant de la cuvette grenobloise et, en hiver, le froid des Alpes du Dauphiné.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean Leduc DVD  
mars 2008 2014 Jacques Fougairolle    
mars 2014 en cours Renée Nouguier[1] SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 283 habitants, en augmentation de 8,02 % par rapport à 2009 (Hautes-Alpes : 2,89 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
720 665 746 821 915 1 019 969 1 010 900
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
800 823 804 744 756 749 728 753 689
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
647 619 529 488 425 434 404 330 319
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
289 263 219 215 243 222 237 267 283
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Le Noyer est une commune de moyenne montagne essentiellement agricole : petit élevage (vaches, moutons), prairies, bois ; on retrouve un peu partout sur la commune d'anciens canaux d'irrigation, témoins d'une organisation agricole ancienne. Pendant longtemps, le manque d'activité locale ou la maigreur des revenus liés à la terre ont incité les Noyerons à quitter leur village, quitte à y revenir sur leurs vieux jours. Le Noyer a ainsi beaucoup vieilli. L'école et le restaurant furent fermés dans les années 1990. Aucun commerce n'y subsiste depuis longtemps. Une petite station de ski (un seul téléski, 200 mètres de dénivelé), aujourd'hui abandonnée, apporta longtemps un peu d'animation en hiver.

Cependant le village attire de plus en plus d'urbains amateurs de campagne, qui y ont trouvé une résidence secondaire, voire principale (Gap est à 20 kilomètres, Grenoble à 80). Plus aucune maison n'est en ruine, et peu sont encore à vendre. Signe d'une reprise d'activité, le bar de la ville a été rouvert récemment.

La route nationale 85, dite route Napoléon, longe la commune sur plusieurs kilomètres, mais ne traverse que La Guinguette, les autres hameaux étant à l'écart, sur la haute plaine. En revanche, le Noyer est un lieu de passage assez fréquenté en été : le village est en effet au pied du col du Noyer (altitude 1 664 mètres), seule porte d'entrée à l'est du Dévoluy ; la route qui y mène est malheureusement fermée pendant toute la saison d'hiver.

Les Noyerons sont partagés sur la construction prochaine de l'autoroute Gap - Grenoble, qui doit passer à proximité : si certains en attendent un regain d'attractivité pour la région, d'autres craignent surtout les nuisances qu'elle occasionnera : il est très probable que l'autoroute traversera la commune, et l'échangeur le plus proche sera à plusieurs kilomètres.

Handicap majeur du Noyer : les équipements d'accueil sont pratiquement inexistants sur la commune (un seul gîte, au Villard).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village est formé de nombreux hameaux ayant chacun son caractère propre, dont certains assez éloignés :

  • la Ville[6], où se trouvent la mairie, l'église, et le « musée botanique Dominique Villars », l'un des pôles de l'écomusée du Champsaur ;
  • le Martouret (ou Marthouret), où se trouve la salle communale, l'ancien bar-restaurant étant aujourd'hui fermé ;
  • le Villard, avec la maison natale de Dominique Villars ;
  • Claret, à la fois lotissement de villas modernes et emplacement d'un important bâtiment d'accueil de colonies de vacances et de classes vertes, propriété de la ville de Vénissieux dans la banlieue lyonnaise.
  • le Serre, avec une autre "colo"

et, en s'éloignant vers le nord :

  • les Évarras ;
  • Lacoue (ou la Coue), avec une chapelle ;
  • la Guinguette, avec le bar (aujourd'hui fermé) qui lui a donné son nom, au bord du Drac et sur la route nationale, à 5 kilomètres du chef-lieu.

Dans la forêt communale, outre ses sentiers de promenade et sa faune sauvage (marmottes, chevreuils, sangliers) , on trouvera :

  • la pisse (cascade) Sainte-Catherine, assez vertigineuse
  • un sentier de découverte de la flore alpine, en honneur au botaniste Dominique Villars.

Le col du Noyer (altitude 1 664 mètres), avec le refuge Napoléon, est un point de vue remarquable sur le Champsaur et le massif des Écrins.

Pour les sportifs :

  • le sentier de grande randonnée GR93 traverse les hauteurs de la commune, du col de Saume (alt. 1 705 m.) au col de Chétive (1 800 m.), avant de descendre vers les sources du Petit Buëch
  • la route du col du Noyer est un itinéraire cycliste réputé[7] ; elle est certains jours réservée aux cyclistes.
  • le Drac est un rendez-vous important de canoéistes-kayakistes, depuis le pont de Saint-Bonnet jusqu'au pont de la Guinguette ; des compétitions y sont organisées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Dominique Villars, médecin et botaniste, qui fut doyen de la Faculté de Médecine de Strasbourg en 1809, est né au Noyer le 14 novembre 1745.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des maires du département des Hautes-Alpes (mise à jour 15 mai 2014) », sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes,‎ (consulté le 14 mars 2015).
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. selon certains, ce serait une déformation de la Vieille
  7. voir par exemple le site climbbybyke.com ou les passages du Tour de France au col du Noyer