Rabou

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Rabou
Le village de Rabou et le sommet du Puy (1 834 m).
Le village de Rabou et le sommet du Puy (1 834 m).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Veynes
Intercommunalité Communauté de communes Buëch Dévoluy
Maire
Mandat
Fabien Gascard
2014-2020
Code postal 05400
Code commune 05112
Démographie
Population
municipale
79 hab. (2014)
Densité 3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 35′ 30″ nord, 6° 00′ 22″ est
Altitude Min. 1 020 m – Max. 2 280 m
Superficie 26,56 km2
Localisation

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Rabou est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Rabou est située au sud-est du massif du Dévoluy, entre le plateau de Bure et la montagne de Charance. Son territoire, fortement entaillé par le Petit Buëch et ses affluents, est incliné du nord (alt. 2 062 mètres au pic Merlette) au sud (1 020 mètres sur le Petit Buëch au pied du village). Commune montagnarde, Rabou dispose de rares terres cultivables dans le vallon de la Rivière, et d'espaces boisés sur les pentes orientées au nord, mais la plus grande partie de sa surface est rocheuse et couverte de végétation rase seulement propice au pacage des ovins.

L'habitat est semi-dispersé, réparti entre de petits hameaux (le Serre, la Chau, la Rivière) et divers lieudits. La population, essentiellement agricole, qui avait fortement chuté jusqu'à la fin des années 1960, s'est stabilisée depuis 2000. La vie de la commune pâtit de son isolement : bien qu'elle soit proche géographiquement de Gap et de la Roche-des-Arnauds, elle n'est desservie que par une petite route sinueuse (départementale 503) en direction de la route Gap - Veynes. Mis à part les petites routes reliant les principaux hameaux, l'intérieur de la commune ne dispose que de chemins muletiers.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mot dialectal signifiant "ravin, escarpement" ; probablement de l'occitan régional rabiós, "enragé, furieux" souvent donné à des torrents impétueux dévalant de fortes pentes ; lui-même du latin rabies, "fureur, violence, rage"[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Rabou a la même histoire féodale que sa voisine Chaudun.

En 1184, l'empereur Frédéric Barberousse confirma au chapitre de Gap la propriété de Rabou.

Dans les années suivantes, les seigneurs de la Roche-des-Arnauds donnèrent aux Chartreusines de Saint-André de Prébaïon un territoire nommé Berthaud situé dans les communautés de Rabou et de Chaudun. Une colonie de ces religieuses vint y fonder une chartreuse connue comme Sainte-Marie d'Aurouse. La chartreuse de Berthaud comptait, au XIIIe siècle, 25 religieuses et 6 frères chargés des intérêts matériels. Elle prospéra jusqu'en 1448, mais fut alors détruite par un incendie. En 1467, les religieuses se retirèrent à Durbon, en Bochaine.

La paroisse de Rabou, sous le patronage de saint Sébastien et saint Gervais, s'étendit jusqu'au XVIIe siècle sur les communautés de Rabou et de Chaudun.

En 1789, aux questions de la commission intermédiaire des États de la province, il fut répondu notamment :

  • « Il n'y a point de village, mais seulement quatre hameaux... Il peut y avoir quatre cents personnes, grandes ou petites. »
  • « Les murs des bâtiments sont à chaux et sable ; les rez-de-chaussée forment l'habitation des gens et des bêtes. Les toits sont couverts en paille. »
  • « La récolte ne consiste qu'en blé, seigle et grains transaux... Il n'y a aucun arbre produisant fruits, de quelque espèce que ce soit... Il y a quelques bois et autres futaies et broussailles, seulement suffisants pour le nécessaire des habitants. Il y a un bois de haute futaie considérable, qui appartient et se trouve possédé par MM. du Chapitre de Gap, seigneurs de Rabou. »

La commune, qui appartenait initialement au canton de la Roche-des-Arnauds, fut rattachée à celui de Gap en 1801, puis à Gap-Campagne en 1973. Depuis l'élection en mars 2015 des nouveaux « conseils départementaux » créés par la réforme de 2013, Rabou appartient au nouveau canton de Veynes[2].

La commune a été réunie en 1972 à La Roche-des-Arnauds, mais rétablie en 1983.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001   Jean-Paul Gascard    
  avril 2008 Philippe Deininger    
avril 2008 avril 2014 Martine Barbet    
avril 2014 en cours Fabien Gascard[3] SE  

En 2014, ont été élus au conseil municipal (scrutin uninominal) : au premier tour Mme Hubaud, MM. Gascard, Dejean, Vasconi, Panseri, Deininger ; au second tour M. Marcellin[4]. Mme Barbet ne se représentait pas.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 79 habitants, en augmentation de 1,28 % par rapport à 2009 (Hautes-Alpes : 2,89 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
379 388 426 384 422 386 372 360 352
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
314 291 294 302 300 300 274 267 270
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
272 262 253 205 168 159 146 115 88
1962 1968 1990 1999 2004 2009 2014 - -
35 34 46 67 78 78 79 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006 [8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le clocher de l'église.
  • Le site du village, sur un promontoire rocheux dominant le confluent du Petit Buëch et de son affluent le torrent de la Rivière. L'église, importante pour une si petite paroisse, possède un imposant clocher-tour en pierre.
  • Le défilé du Petit Buëch, traversant la commune selon un axe nord-sud, et franchi seulement en deux endroits : au lieudit Berthaud, où se trouvait il y a plusieurs siècles une chartreuse aujourd'hui disparue, et, plus proche du village, à Moissière, par un « pont romain ». La vallée peut être remontée en suivant le « sentier des Bans » en direction de Chaudun (GR 93), avec embranchement à Berthaud vers le col de Rabou et le Dévoluy (GR 94), et vers le col de Conode (GR 94B).
  • Le canyon de Rabou, sur le torrent de la Rivière, au pied du village (accès interdit en aval de la route)[9].
  • La crète de Charance, qui borde la commune à l'est, accessible au col de Guizière (1 649 mètres), d'où on a vue sur le bassin de Gap.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Dominique Chaix (1730-1799), botaniste, curé des Baux, dont la maison natale est encore visible dans les gorges du Petit Buëch[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Bonnaud : Nouveau dictionnaire général français-auvergnat (éd. Créer 1999) - R.P. Xavier de Fourvières : Lou pitchot tresor. Dictionnaire provençal (Avignon, éd. Aubanel, 1902).
  2. « Décret no 2014-193 du 20 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département des Hautes-Alpes », sur Légifrance (consulté le 19 mars 2015).
  3. « Liste des maires du département des Hautes-Alpes », sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes,‎ (consulté le 19 mars 2015).
  4. Résultats des élections municipales et communautaires, consultés le 2 mai 2014 sur le site interieur.gouv.fr
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Texte de l'arrêté municipal
  10. Randonnées botaniques : Sur la piste des Sabots de Vénus