Baratier

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Baratier
Baratier
Blason de Baratier
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Embrun
Intercommunalité Communauté de communes de Serre-Ponçon
Maire
Mandat
Jean Bernard
2014-2020
Code postal 05200
Code commune 05012
Démographie
Gentilé Baratons
Population
municipale
593 hab. (2016 en augmentation de 17,89 % par rapport à 2011)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 32′ 19″ nord, 6° 29′ 45″ est
Altitude Min. 780 m
Max. 2 857 m
Superficie 15,99 km2
Localisation

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Baratier est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Baratons. Située dans les Alpes du Sud, à proximité le lac de Serre-Ponçon et de la ville d'Embrun, la commune de Baratier s'étend sur 1 490 ha et compte 593 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La plaine agricole du Grand Liou.

Baratier est située à 50 km de Briançon, à 40 km de Gap, à 4 km d’Embrun et à proximité des stations de sports d'hiver des Orres et de Crévoux.

Le point culminant de la commune est le mont Pouzenc, à 2 898 m d'altitude.

Quatre communes sont limitrophes de Baratier[1] :

Communes limitrophes de Baratier
Embrun
Crots Baratier Saint-Sauveur
Les Orres

Climat[modifier | modifier le code]

Climat de la région d'Embrun 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −3,2 −2,1 0,1 3,1 6,7 9,9 12,4 12,1 9,7 5,8 0,9 −1,9 4,4
Température moyenne (°C) 1,2 2,7 5,5 8,7 12,7 16,2 19,3 18,8 15,9 11,4 5,6 2,4 10
Température maximale moyenne (°C) 5,7 7,6 10,9 14,4 18,6 22,4 26,2 25,5 22,1 16,9 10,4 6,7 15,6
Humidité relative (%) 66 64 61 61 64 65 59 62 66 68 68 66 64
Source : Infoclimat [2]


Transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé par les routes départementales 40 (liaison de la route nationale 94 aux Orres) et 240[1].

La route nationale 94 dessert la vallée de la Haute Durance entre Gap et Briançon et dessert Embrun.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Structure de l'habitat[modifier | modifier le code]

Le vieux village est un village-rue s'étendant le long du torrent des Vachères, la grand' rue formant désormais la rue Guillaume-Apollinaire et la rue du Pouzenc. Le village s'est étendu vers l'ouest, avec des lotissements comme la Mûre ou les Grands Champs.

Il existe quelques hameaux : Pied de Chanchorre, les Allemands (renommé la Serbie après la Première Guerre mondiale), Verdun, Champ Rambaud, l'Osselin.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Baraterium et Barater en 1237.

Pour ce toponyme, la signification reste obscure.

Histoire[modifier | modifier le code]

La découverte d'une lame de poignard sur les pentes du Pouzenc confirme l'occupation par l'homme de la terre Baratonne dès la fin de l'âge de bronze. Ce vestige est exposé au musée départemental de Gap.

Au Moyen Âge, il existait deux fiefs : Baratier et Verdun. Administrativement et judiciairement, Baratier dépendait d'Embrun. Ses armoiries « d'argent au lévrier de sable accolé de gueules » sont maintenant celles de la commune.

Une autre famille seigneuriale possédait le fief de Verdun. Le site est un peu à l'écart du village qu'il domine, le quartier s'appelle encore « Verdun » ; de la maison subsiste une tour carrée qui parait remonter aux XIIe et XIIIe siècles, elle est englobée dans des constructions « modernes ». Les « Baratier » primitifs reposent dans l'église du village, dans la chapelle dédiée à saint Joseph. Faisant référence à l'état ecclésiastique, la paroisse de Baratier était et reste de nos jours sous le vocable de Saint-Chaffrey.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 1989 Henri Bellot    
mars 1989 mars 2001 Richard Siri DVD Conseiller général
mars 2001 En cours
(au 21 octobre 2014)
Jean Bernard[3],[4] LR Retraité
1er vice-président de la communauté de communes de l'Embrunais[5]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Baratier fait partie :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2016, la commune comptait 593 habitants[Note 1], en augmentation de 17,89 % par rapport à 2011 (Hautes-Alpes : +1,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
227212285286271281300304307
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
295302304267250225218225189
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
207200209201200165198189199
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
198222209243356461519510559
2016 - - - - - - - -
593--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Baratier dispose d'une école maternelle et primaire, qui sert également à une partie de la commune de Saint-Sauveur. Les jeunes scolarisés vont ensuite généralement au collège et dans les lycées d'Embrun.

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Une centrale hydroélectrique utilisant les eaux du ruisseau des Vachères est implantée sur la commune depuis 1930[11].

Une zone commerciale rassemblant supermarché, magasins spécialisés et restauration rapide s'est développée à partir des années 1980 sur la route nationale 94.

La proximité du lac de Serre-Ponçon et de la montagne entraîne une offre importante en hébergement et hôtellerie de plein air.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Tour de l’ancienne maison forte de Verdun XIIe siècle
  • Église du XVIe siècle (dédiée à saint Chaffrey). Sur la façade principale apparaît un cadran solaire réalisé en 1992, qui reprend l’écu de la famille Baratier et la devise « Pauvres mais fiers et bons cœurs ».
  • le château de Baratier, grande bâtisse du XVIIIe siècle.
  • la villa gallo-romaine du Clapier des Monges (IVe siècle).
  • la halle de la place du village, réalisée en mélèze (XXIe siècle)

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Davin (1749-1819), général des armées de la République et de l'Empire.
  • Guillaume Apollinaire évoque Baratier dans l'un des plus célèbres de ses Poèmes à Lou, Si je mourais là-bas. Il y compare la production des fruits de la région avec des « soleils merveilleux ». La référence à Baratier renvoie cependant plus probablement à la villa Baratier, située à Saint-Jean-Cap-Ferrat, où le poète aurait rencontré Lou. Il y a peut-être également un jeu avec le nom du général Albert Baratier, mort sur le front en 1917. La grande rue du village n'en est pas moins nommée rue Guillaume-Apollinaire en son honneur.
  • Auguste-Callixte Bonnabel, évêque de Gap de 1932 à 1961, né à l'Osselin et baptisé à l'église du village.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Baratier

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

« D'argent au lévrier rampant de sable colleté et bouclé de gueules »

Langue et culture régionales[modifier | modifier le code]

Baratier fait partie de la zone culturelle occitane. Pour symboliser cette appartenance, la commune a organisé, le 19 novembre 2006, une cérémonie autour du drapeau occitan, à l'image de ce qui se fait dans les vallées occitanes d'Italie[12].

Le maire de la commune italienne de Crissolo a ainsi porté le drapeau occitan à son homologue de Baratier, pour symboliser la communauté linguistique et culturelle qui unit les deux villages entre eux mais aussi à un ensemble plus vaste.

Cette cérémonie s'est déroulée en présence des autorités du département, ainsi que de groupes musicaux venant d'Embrun, de Baratier et d'Ostana en Italie. Les hymnes occitans Se canta et la Copa Santa ont accompagné la cérémonie.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte de Baratier sur Géoportail.
  2. Infoclimat
  3. Préfecture des Hautes-Alpes, « Site de la préfecture des Hautes-Alpes », consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  4. Préfecture des Hautes-Alpes, « Liste des maires du département des Hautes-Alpes », 5 mai 2014, consultée le 23 octobre 2014.
  5. « Election des vice-présidents du 14 avril 2014 » [PDF], Communauté de communes de l'Embrunais (consulté le 25 octobre 2015).
  6. Direction des libertés publiques et des collectivités locales, « Création de la communauté de communes de Serre-Ponçon par fusion des communautés de communes de l'Embrunais et du Savinois Serre-Ponçon et extension aux communes de Chorges et Pontis » [PDF], Recueil des actes administratifs no 05-2016-015, Préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le 30 novembre 2016).
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, dans la collection Rivières et vallées de France, (ISBN 2-7089-9503-0), p 152
  12. lien