Saint-Sauveur (Hautes-Alpes)
| Saint-Sauveur | |||||
Église de Saint-Sauveur. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d’Azur | ||||
| Département | Hautes-Alpes | ||||
| Arrondissement | Gap | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de Serre-Ponçon | ||||
| Maire Mandat |
Julien Pichon 2026-2032 |
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| Code postal | 05200 | ||||
| Code commune | 05156 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
481 hab. (2023 |
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| Densité | 20 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 32′ 30″ nord, 6° 31′ 16″ est | ||||
| Altitude | Min. 791 m Max. 2 420 m |
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| Superficie | 24,18 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Embrun (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Embrun | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
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| Liens | |||||
| Site web | www.saintsauveur-hautes-alpes.fr | ||||
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Saint-Sauveur est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Géographie
[modifier | modifier le code]Structure de l'habitat
[modifier | modifier le code]La commune de Saint-Sauveur n'a jamais comporté de véritable village à son chef-lieu : la mairie et l'ancienne école sont venues s'agglomérer à l'église et au presbytère, isolés dans un lieu relativement central entre les principaux hameaux. Parmi ces derniers, on peut citer les Salettes, les Gaillards, les Manins, le Coin, le Serre.
L'urbanisation s'effectue de nos jours principalement dans la partie basse de la commune (Pied de Chanchorre, Beauvoir), limitrophe du village de Baratier, avec la construction de lotissements et d'immeubles.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Ses communes limitrophes sont[1] :
Transports
[modifier | modifier le code]La commune est traversée par les routes départementales 39a (liaison de la D 39 Embrun - Crévoux-aux-Sallettes) et 40 (liaison d'Embrun-aux-Orres)[1].
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 753 mm, avec 7,1 jours de précipitations en janvier et 6,1 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Embrun à 3 km à vol d'oiseau[8], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 732,6 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,1 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Saint-Sauveur est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Embrun, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[13]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (59,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (65,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53 %), prairies (20,1 %), zones agricoles hétérogènes (19,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,1 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,8 %), zones urbanisées (0,4 %)[16].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous la forme latine Santus Salvator au XVIe siècle, en 1321, qui est une des locutions qui désigne Jésus-Christ.
Des moines et autres copistes spécifient bien sa localisation dans la forêt d'Embrun. Le village doit donc son nom à un sanctuaire présent dans ce qui était alors la forêt d'Embrun.
Le Sant-Sauvaire, en occitan, est devenu un Saint-Sauveur en français.
Histoire
[modifier | modifier le code]Économie
[modifier | modifier le code]Politique et administration
[modifier | modifier le code]Élections municipales et communautaires
[modifier | modifier le code]Élections de 2026
[modifier | modifier le code]Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Saint-Sauveur, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[17]. 11 sièges sont à pourvoir au conseil municipal.
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2022. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Julien Pichon (57,28 %) et Zühal Germain (42,72 %)[18]. Julien Pichon est élu maire le lors de la première séance de conseil municipal[19],[Note 3].
Liste des maires
[modifier | modifier le code]Intercommunalité
[modifier | modifier le code]Saint-Sauveur fait partie:
- Jusqu'en 2016 de la communauté de communes de l'Embrunais ;
- À partir du , de la communauté de communes de Serre-Ponçon[22].
Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[24].
En 2023, la commune comptait 481 habitants[Note 4], en évolution de −3,61 % par rapport à 2017 (Hautes-Alpes : +1,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Église de la Transfiguration située au chef-lieu, créée au XVe siècle. Le clocher fut classé aux monuments historiques en 1949 puis totalement en 1984[27].. De nombreuses peintures murales ont été rénovées récemment[C'est-à-dire ?].
- Chapelle Saint-Claude située aux Salettes.
- Chapelle des Vabres.
- Chapelle Saint-Roch de Saint-Sauveur.
- Table d'orientation des Manins, créée en 2010. De ce lieu, il est possible d'admirer tous les sommets alentour du Pouzenc aux aiguilles de Chabrières ainsi que la vallée près d'Embrun, le lac de Serre-Ponçon et la Durance.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Paul Cézanne (1839-1906), peintre français membre du mouvement impressionniste[Note 5].
Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blason | D'azur à l'église du lieu d'argent accompagnée en chef de deux étoiles d'or[28]. |
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|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Archives conservées par : archives départementales des Hautes-Alpes (E-DEPOT 36, FRAD005_E-DEPOT_36)
- Ressources relatives à la géographie :
- Saint-Sauveur sur le site de l'Insee
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ La liste officielle des maires du département des Hautes-Alpes en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Commons.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Paul Cézanne est l'auteur de nombreux tableaux de paysages de la Provence, et particulièrement de la campagne d'Aix-en-Provence. Il a notamment réalisé un grand nombre de toiles ayant pour sujet la montagne Sainte-Victoire. Ami d'enfance de l'écrivain Émile Zola qu'il rencontra à Aix-en-Provence, il se brouillera avec lui dans ses dernières années. Les ancêtres du peintre Paul Cézanne sont originaires de la commune de Saint-Sauveur à côté d'Embrun dans les Hautes-Alpes (acte d'état civil de la ville d'Aix-en-Provence précisant le mariage d'Honnoré Cézanne avec Madeleine Boyer le 22 novembre 1654. Cet acte précise que le père de Honnoré Cézanne est Claude Cézanne marié à Antoinette Blain, originaire de Saint-Sauveur, diocèse d'Embrun). L'un des enfants de cette famille est venu s'installer à Aix-en-Provence bien avant 1644. Au sujet des ancêtres de Paul Cézanne , les recherches de L. Willems dans les archives départementales des Bouches-du-Rhône — publiées dans le livre Monsieur Paul Cézanne, rentier artiste peintre édité en 2006 — conduisent au village de Saint Sauveur
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- 1 2 Carte de Saint-Sauveur sur Géoportail.
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Saint-Sauveur et Embrun », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Embrun », sur la commune d'Embrun - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Embrun », sur la commune d'Embrun - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Embrun », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ « Quelles sont les principales règles des élections municipales ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
- ↑ « Publication des résultats au 1er tour - commune de Saint-Sauveur », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, (consulté le )
- 1 2 « Répertoire national des élus (RNE) - version du 9 juin 2026 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
- ↑ « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ Direction des libertés publiques et des collectivités locales, « Création de la communauté de communes de Serre-Ponçon par fusion des communautés de communes de l'Embrunais et du Savinois Serre-Ponçon et extension aux communes de Chorges et Pontis » [PDF], Recueil des actes administratifs no 05-2016-015, Préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00080618
- ↑ Jean-Charles d'Amat, Armorial des communes des Hautes-Alpes, Société d'étude des Hautes-Alpes, , 46 p.

