Châteauvieux (Hautes-Alpes)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Châteauvieux
Châteauvieux (Hautes-Alpes)
Vue d’avion du village de Châteauvieux ().
Blason de Châteauvieux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Intercommunalité Communauté d'agglomération Gap-Tallard-Durance
Maire
Mandat
Jean-Baptiste Aillaud
2020-2026
Code postal 05000
Code commune 05037
Démographie
Population
municipale
490 hab. (2017 en augmentation de 5,6 % par rapport à 2012)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 29′ 05″ nord, 6° 03′ 06″ est
Altitude 783 m
Min. 612 m
Max. 960 m
Superficie 7,07 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Gap
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Tallard
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Voir sur la carte administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur
City locator 14.svg
Châteauvieux
Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes
Voir sur la carte topographique des Hautes-Alpes
City locator 14.svg
Châteauvieux
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Châteauvieux
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Châteauvieux

Châteauvieux est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Châteauvieux, situé entre les communes de Gap et de Tallard, dans les Hautes-Alpes, est composé de plusieurs hameaux dispersés sur l'ensemble du territoire de la commune.

Le village historique, au quartier des Rougiers, se trouve sur la route départementale 45, à environ 3 km de Tallard et 9 km de Gap, mais on trouve aussi un rassemblement de maisons au lieu-dit Bel-Air, sur les hauteurs du village, ainsi que, du nord au sud le long de la RD 45, les lieux-dits le Clauseron, l'Embeyrac, le Collet, la Peyrouse, les Rougiers (le village), Pierre-Grosse, la Basse-Rue, les Marins. Vers l'ouest, sur le versant de la route nationale 85 (route Napoléon), se trouvent les quartiers de Lachaup, la Destourbe, des Goudets, du Lauza, de Crespillon et du Rochazal.

Plus au sud, à proximité de Tallard, on découvre les quartiers de Ségrier, Fifre et, au sud-est, dominant Lettret d'un magnifique promontoire, Ville-Vieille.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Châteauvieux est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[1],[2].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gap, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 73 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[3],[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La plus ancienne mention de Châteauvieux est attesté sous les formes Castrum Veius Tallardi en 402 (lieu localisé aujourd'hui comme étant le lieu dit Villeveille, encore marqué par les fondations d'une tour gallo-romaine sur lesquelles s'élève une maison); Castrum vetus Talardi en 1271 et Castrum vetus de Talardo en 1291.

Chastevielh en occitan haut-alpin.

Histoire[5][modifier | modifier le code]

En 402, l’évêque arménien Saint Grégoire s'éteignit à Tallard ou il fut amené par saint Remède, évêque de Gap.

Appelé au Moyen Âge Tallard le vieux puis Châteauvieux-sur-Tallard, le village comprenait alors la commune de Lettret, en amont de Tallard sur les bords de la Durance, désormais commune indépendante. Le village de Châteauvieux conserve cependant un accès à la Durance sur son territoire. Ville consulaire, elle dépend de l'évêché. L'évêque de Gap était en effet seigneur unique de Châteauvieux.

En 1562, l'église de Sainte-Foy est incendié par les Huguenots. En 1563, pour répondre aux exigences de Charles IX et de sa mère Catherine de Médicis, Gabriel de Clermont, alors évêque de Gap, doit vendre ses droits seigneuriaux sur Châteauvieux à un bourgeois gapençais, Pierre Olphe-Galliard ().

En 1574, les Huguenots occupent la ville.

En 1652, la seigneurie passe dans les mains de Aymé de Colombet.

En 1692, les mercenaires du duc de Savoie ravagent les Alpes. Toutes les maisons de Châteauvieux y compris l'église et le presbytère sont pillés et incendiés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1956[6] 1977[6] Marcel Lesbros CNIP puis UDF[6] Médecin
Conseiller général du canton de Tallard (1961-1998)
1977 2005 Roger Boyer ? puis UMP Agriculteur
2005 2008 Michel Garcin SE Chef d'entreprise
2008 En cours Jean-Baptiste Aillaud[7],[8]   Professeur, profession scientifique

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Châteauvieux a fait partie, de 1992 à 2016, de la communauté de communes de Tallard-Barcillonnette. Depuis le , elle est membre de la communauté d'agglomération Gap-Tallard-Durance.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2017, la commune comptait 490 habitants[Note 3], en augmentation de 5,6 % par rapport à 2012 (Hautes-Alpes : +1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
158253263239267260261238249
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
240243230223231202201178179
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
177165173141127140150132139
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
157142141240332408434438464
2017 - - - - - - - -
490--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Le Trail des Balcons de Châteauvieux, épreuve sportive sur une vingtaine de kilomètres, organisée la troisième semaine d'août.

Depuis le printemps 2018, la commune dispose de deux parcours de santé et parcours VTT, au Bois du Prince, situé en dessous de la mairie et de la salle des fêtes, dans le quartier des Rougiers.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune de Châteauvieux possède une zone d'activités de quatre hectares le long de la RN 85 (route Napoléon), à la plaine de Lachaup, à cinq minutes de Gap, au nord, et à cinq minutes également de l'aérodrome de Tallard, au sud, et de l'autoroute A51. Environ quarante entreprises, en majorité dans le domaine de l'artisanat, y sont installées.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Foy, située au cœur du village (Les Rougiers), est le monument le plus représentatif de la commune. L'année 2009 a marqué le 300e anniversaire de la reconstruction de cette église.

Le village est aussi doté de neuf oratoires, aux quatre coins de son territoire. Chacun a une histoire bien particulière. Notons celui qui se trouve en bordure de l'ancienne via Domitia (passage des armées romaines partant pour l'Espagne), aux Goudets, en forme de menhir, érigé en l'honneur de sainte Foy, sainte patronne de Châteauvieux. Celui qui domine la Durance est dédié à Notre-Dame du Laus, entre Tallard et Lettret. Il a été dressé en mémoire de survivants dont le radeau avait fait naufrage lors d'un pèlerinage en 1657. Parmi ces survivants, Benoîte Rencurel, jeune bergère du Laus, qui verra apparaître à plusieurs reprises la Sainte Vierge.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Abbé Joseph Richard dit « Richard Duchamblo » sous son nom de résistant (1906-2003). Curé de la paroisse, poète, historien, et résistant. Inscrit en 1974 sur la liste des Justes de France sous le dossier no 870. Derrière l'église Sainte-Foy, la place sur laquelle se trouve le monument aux morts est appelée « place Duchamblo ».
  • Marcel Lesbros, maire de la commune de 1956 à 1977, avant d'être élu Premier magistrat de La Saulce, puis président du conseil général et sénateur des Hautes-Alpes. Depuis le 16 mai 2009, la place du village, où se situe l'ancienne mairie, est nommée « place Marcel-Lesbros », en hommage aux très nombreuses réalisations de cet ancien maire, notamment le lancement de la zone d'activités de Lachaup et la desserte en eau potable de nombreux quartiers de la commune.
  • Alain Bernard, champion olympique 2008 du 100 m nage libre à Pékin, vice-champion olympique 2008 du relais 4 × 100 m et troisième du 50 m nage libre, vice-champion du monde 2009 du 100 m nage libre à Rome, vient très régulièrement séjourner à Châteauvieux dans sa maison familiale. Alain Bernard est aussi officiellement champion olympique du relais 4 × 100 m nage libre aux Jeux Olympiques de Londres en 2012. Il a participé à l'inauguration du terrain de sports communal, dénommé « Espace sports et loisirs Alain-Bernard », le .

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason communal.

Blasonnement : D'azur à la tour donjonnée d'argent, ouverte et ajourée de sable, sommée d'un pennon de gueules chargé d'une croix d'or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  2. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  5. « Tableau historique du département des Hautes-Alpes. État ecclésiastique, administratif et féodal antérieur à 1789, histoire, biographie, bibliographie de chacune des communes qui le composent / par J. Roman,... », sur Gallica, 1887-1890 (consulté le 2 juillet 2020).
  6. a b et c « LESBROS Marcel », Anciens sénateurs Ve République, sur le site du Sénat (consulté le 17 octobre 2015).
  7. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 10 août 2020)
  8. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 août 2020)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.