Crévoux

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Ne pas confondre avec Trévoux, commune de l'Ain
Crévoux
La mairie.
La mairie.
Blason de Crévoux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Embrun
Intercommunalité Communauté de communes de Serre-Ponçon
Maire
Mandat
Marie-Jeanne Faure
2014-2020
Code postal 05200
Code commune 05044
Démographie
Gentilé Crévolins
Population
municipale
137 hab. (2014)
Densité 2,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 32′ 56″ nord, 6° 36′ 29″ est
Altitude Min. 1 169 m
Max. 2 989 m
Superficie 56,26 km2
Localisation

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Crévoux

Crévoux est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Crévoux est une commune de montagne située dans le massif du Parpaillon. Elle occupe toute la partie haute du vallon arrosé par le torrent homonyme, qui descend du Grand Parpaillon en direction du nord-ouest, pour se jeter dans la Durance au pied d’Embrun. Ce vallon est bordé au nord par le pic Saint-André (2 857 m) et le pic de Chabrières (2 746 m), à l'est par le pic de Crévoux (2 644 m) et la pointe de l'Eyssina (2 837 m), et au sud par le Grand Parpaillon (2 990 m) et l'arête de la Ratelle (2 572 m)[1].

Le contraste est fort entre la rive droite, adret rocheux le plus souvent nu, et la rive gauche, ubac boisé à dominante de mélèzes. La vallée est encaissée et inhospitalière, sauf autour de la Chalp, où on trouve une petite plaine de remblaiement alluviale.

Hameaux[modifier | modifier le code]

D'est en ouest, soit en descendant le torrent : la Chalp, le chef-lieu, Praveyral, Champrond. Le chef-lieu, qui abrite la majorité de la population de la commune, est le seul établi sur la rive gauche, à l'ubac.

Accès[modifier | modifier le code]

On n'accède à Crévoux que par l'ouest, depuis Embrun, par une route relativement sinueuse et étroite (D 39). Cette route se poursuit vers le sud-est jusqu'au col du Parpaillon, mais n'est plus goudronnée après le franchissement du torrent du Réal, et est fermée en hiver (D 39T). En saison, elle permet cependant d'accéder à Crévoux depuis la haute vallée de l'Ubaye.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

(ces deux dernières situées dans le département des Alpes-de-Haute-Provence).

Histoire[modifier | modifier le code]

Autrefois, le village avait une activité artisanale importante : vannerie, outillage, ébénisterie, charpente... et agricole, élevage (chèvres, vaches...), vin et eau-de-vie. Il avait aussi une activité d'ardoisière à partir de galeries creusées dans la falaise schisteuse au-dessus de Praveyral ; l'ardoise de Crévoux avait la réputation de durer « plus de cent ans »[2].

En 1937, l'épouse de Léo Lagrange, sous-secrétaire d’État aux sports et à l'organisation des loisirs, vient inaugurer la station de ski, qui est ainsi l'une des plus anciennes des Hautes-Alpes. Cette création s'inscrit dans la politique du Front populaire de soutien au tourisme et à la démocratisation des sports.

Blason[modifier | modifier le code]

Blason Crévoux.svg

Taillé :
au premier d'azur à la croix d'argent cantonnée d'une crosse d'or posée en barre en pointe à dextre,
au second de sinople à la tour crénelée de quatre pièces d'or, ouverte du champ, ajourée de quatre fenêtres de sable rangées en fasce

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Marie-Jeanne Faure[3] DVD Retraitée Fonction publique
3e vice-présidente de la communauté de communes[4]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Crévoux fait partie:

Étymologie toponyme[modifier | modifier le code]

Crévoux : était noté « Crevolum » en 1127, « de Crevolis » au XIIIe siècle[6]. Ce nom viendrait d'un racine pré-latine crev-, variante de crav- qui signifie pierre, rocher, associé au suffixe lui aussi pré-latin -olis[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Crévolins.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 137 habitants, en diminution de -4,2 % par rapport à 2009 (Hautes-Alpes : 2,89 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
435 525 518 527 543 528 520 526 508
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
528 521 512 457 451 483 446 402 382
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
385 387 385 298 267 235 233 226 189
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
159 131 127 115 117 103 129 130 137
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue partielle du village blotti autour de l'église.
  • L'église paroissiale : construite au XIVe siècle sur un plan en croix grecque (à quatre branches égales), elle est dédiée à saint Marcellin, premier évêque d'Embrun. Incendiée en 1692 par les troupes du duc de Savoie, elle a été profondément remaniée aux XVIIIe siècle et XIXe siècles ; la charpente notamment a été rehaussée, ce qui apparaît dans les décorations de la façade. Son clocher à bulbe couvert d'ardoises est d'un style unique dans la région. Ses pierres d'angle sont simulées en peinture. Les décorations extérieures, et notamment les modillons, sont rehaussées de peinture.
  • Le musée rural « le Temps retrouvé » : présente des objets de la vie quotidienne des anciens (skis, barattes, rouets et outils) (quand il est ouvert).
  • Le moulin, en activité jusqu'en 1955, dernièrement rénové.
  • Le four, où on cuit le « pain de Crévoux » à l'occasion de chaque animation du village.
  • La fontaine et le cadran solaire, sur la place du chef-lieu.
  • La chapelle de la Chalp, à la voûte en berceau roman, et richement décorée.
  • La route du col du Parpaillon : construite par l'armée à partir de 1891 dans le cadre de la ligne Maginot, elle monte à travers une forêt de mélèzes, et donne accès à plusieurs cascades, dont celle du Razis. On y trouve aussi la « cabane des Espagnols », souvenir des 500 républicains réfugiés en France en 1939, réquisitionnés pour participer à la rénovation de la route.
  • Le « parcours des fées » : installation d'art éphémère dans la forêt au-dessus de la Chalp, créée en 2006 par un artiste local, Érik Lorré, et renouvelée chaque année.
  • La cascade du Crachet, visible de la route du col, et accessible à pied depuis la Chalp.
  • La « grotte du Drac », visible de la route montant vers le village.

Économie[modifier | modifier le code]

Il reste quatre agriculteurs en activité. Leur production est importante : lait, fromages naturels (vache-chèvre ou 3 laits) ou bio (chèvre ou vache), tomes pur chèvre et crottins. Quelques artisans : boulanger, tournage sur bois, écoconstruction[12]. Marché tous les lundis en été.

La station de ski alpin (1 550 m - 2 400 m), inaugurée en 1937, est l'une des plus anciennes des Alpes du sud. Station familiale située immédiatement au-dessus du chef-lieu, elle comporte aujourd'hui 15 pistes (1 noire, 5 rouges, 6 bleues, 3 vertes) sur plus de 20 kilomètres, desservies par 5 remontées mécaniques, et un espace « Jardin des neiges ». Elle est gérée par la station de Vars. Un cinquième téléski a été construit sur l'arête de la Ratelle, culminant à 2 550 mètres, et a été mis en service en fin 2010[13]. Le ski nordique se pratique au départ de La Chalp : 7 itinéraires totalisant 45 kilomètres (erreur admise par un élu, il n'y en a que 25 kilomètres).

L'activité hôtelière est importante, en hiver pour le ski, et en été pour la randonnée : hôtels, gîtes ruraux et restaurants[14].

Évènements[modifier | modifier le code]

La municipalité et le syndicat d'initiative organisent, été comme hiver, de nombreuses animations et activités ouvertes à tous [15]:

  • Pot d'accueil des touristes tous les lundis de l'été (ce n'est plus vrai)
  • Vide-grenier et fête du pain en juillet
  • Fête de la Chalp le 15 août
  • Journées gourmandes le troisième vendredi d'août, préparées par les restaurateurs de la commune. À l'heure actuelle seul un restaurateur y participe
  • Excursions encadrées (journées pastorales, parcours des fées, etc.), sorties raquettes en hiver
  • Amontagnage (montée des troupeaux vers les pâturages d'été)
  • La typique course de la Ratelle (depuis 2 ans elle n'existe plus)
  • Journées du patrimoine
  • Visites chez les artisans (tourneur sur bois, peintre, boulanger) (il n'y a pas de peintre)

Le programme de chaque semaine ou mois est disponible en temps réel sur le site du syndicat d'initiatives.

Crévoux dans les arts[modifier | modifier le code]

Crévoux est cité dans le poème d’Aragon, Le conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Coraline Hugue, de la Chalp, championne d'Europe junior de ski de fond en 2004, s'est distinguée en coupe d'Europe, en coupe du monde et en championnat de France, pour sa première année en catégorie senior. Elle n'a pu participer aux jeux olympiques 2010 pour cause de rupture des ligaments croisés du genou droit[17]. (Crévoux, tout au moins son Office de Tourisme, ne se positionne plus comme partenaire de Coraline).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. == Crévoux sur Géoportail
  2. « Un peu d'histoire » sur le site du S.I.
  3. « Liste des maires du département des Hautes-Alpes (mise à jour 15 mai 2014) », sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le 14 mars 2015).
  4. « Election des vice-présidents du 14 avril 2014 » [PDF], Communauté de communes de l'Embrunais (consulté le 25 octobre 2015).
  5. Direction des libertés publiques et des collectivités locales, « Création de la communauté de communes de Serre-Ponçon par fusion des communautés de communes de l'Embrunais et du Savinois Serre-Ponçon et extension aux communes de Chorges et Pontis » [PDF], Recueil des actes administratifs no 05-2016-015, Préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le 30 novembre 2016).
  6. Joseph Roman, Dictionnaire Topographique du département des Hautes-Alpes, Nîmes, C. Lacour, , 200 p. (ISBN 2-84406-757-3)
  7. André Faure, Noms de Lieux & Noms de Famille des Hautes-Alpes, Gap, ESPACI OCCITAN, , 412 p. (ISBN 2-9131-3100-X)
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. « Hiver comme été, été comme hiver » sur le site du S.I.
  13. « Le ski à Crévoux » sur le site du S.I.
  14. « Crévoux, village station », sur le site du S.I. ; voir aussi le Guide des hébergements sur Crévoux
  15. : « Les animations permanentes », sur le site du S.I.
  16. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375
  17. « Coraline, notre championne » sur le site de Crévoux