Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée

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Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée
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Image dans Infobox.
L'entrée nord du Vieux-Port : à gauche (dans le quartier de la Joliette), le « J4 » avec le Mucem et la villa Méditerranée, puis derrière, la cathédrale de la Major ; à droite (dans le quartier de l'Hôtel de Ville), la tour du Fanal derrière les remparts du fort Saint-Jean.
Informations générales
Type
Musée national
Ouverture
Gestionnaire
Dirigeant
Jean-François Chougnet, président
Émilie Girard, directeur scientifique et des collections
Surface
45 000 m2 (sur trois sites)
Visiteurs par an
1 255 000 (sites), 413 747 (expositions), en 2017.
Site web
Collections
Nombre d'objets
1 030 000 en 2021[1]
Bâtiment
Article dédié
Architecte
Localisation
Pays
Commune
Adresse
Coordonnées
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Le Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (Mucem)[2] est un musée national situé à Marseille. Il a été inauguré par le président François Hollande, le [3], alors que Marseille était capitale européenne de la culture. Il constitue l'un des rares témoignages pérennes de la programmation culturelle de l'année 2013 conçue par Bernard Latarjet, avec la construction du FRAC PACA dans le nouveau quartier de la Joliette.

Musée de société[4],[5], le Mucem est un musée national placé sous la tutelle du ministère de la Culture et consacré aux civilisations de l’Europe et de la Méditerranée. En créant ce musée à Marseille, l'État dote la deuxième ville de France d'un équipement culturel majeur.

Les expositions permanentes s'appuient sur différents champs scientifiques : anthropologie, archéologie, histoire, histoire de l'art et art contemporain. Le musée propose également des expositions temporaires souvent en lien avec l'actualité artistique ou sociétale. Le musée a pour vocation de rendre compte des permanences historiques et sociales de ce bassin de civilisation, ainsi que des tensions qui le traversent jusqu'à l’époque contemporaine.

Selon la définition de l'ICOM[6] et les principes de la « loi Musées » en France, le Mucem associe à sa programmation d'expositions, une riche programmation culturelle. Comme un forum, il se veut un lieu de débats, et la programmation artistique et culturelle ainsi que les expositions s'attachent à aborder de grandes questions qui animent les sociétés[7] européennes et méditerranéennes[8] contemporaines.

Depuis 2015, le Mucem est présidé par Jean-François Chougnet. Il a succédé à Bruno Suzzarelli qui a organisé le chantier de préfiguration à partir de 2009, dans le cadre des grands travaux soutenus par Patrick Devedjian. Le directeur scientifique du Mucem depuis 2011 est Zeev Gourarier, conservateur général du patrimoine.

Depuis son inauguration, le Mucem a accueilli 8,5 millions de visiteurs, dont 2,2 millions dans ses espaces d'exposition entre 2013 et 2016[9]. Le musée est donc présenté comme un outil d'attractivité du territoire de la métropole d'Aix-Marseille-Provence[10]. En 2015, le Mucem a reçu le prix du musée du Conseil de l'Europe[11].

Bâtiments[modifier | modifier le code]

Le Mucem comporte en réalité trois sites distincts : le J4, le fort Saint-Jean[12],[13] et le Centre de Conservation et de Ressource. Le nouveau bâtiment de Rudy Ricciotti sur le J4 et le fort Saint-Jean, situés en bord de mer sont reliés par une passerelle de 130 m de long qui enjambe une darse. Une autre passerelle, approximativement de même longueur, relie le fort Saint-Jean à l'esplanade de la Tourette par l'ancienne porte royale.

J4[modifier | modifier le code]

Le J4, « un bâtiment de pierre, d’eau et de vent[14] », a été réalisé par l'architecte Rudy Ricciotti[15] (associé à Roland Carta) et mis en lumière par Yann Kersalé. Ce nouveau bâtiment, construit entre novembre 2009 et juin 2013, est situé sur l'ancienne jetée no 4 du port (d'où son surnom de môle J4). Il est conçu comme un cube proposant une surface de 16 500 m2 au sol sur plusieurs niveaux[16] et accueille les expositions permanentes et temporaires du musée sur deux niveaux[17]. La première pierre en a été posée par Frédéric Mitterrand, alors qu'il était Ministre de la Culture.

Le bâtiment en lui-même possède des caractéristiques architecturales complexes. C'est un cube de 72 mètres de côté à l'apparence rendue singulière[18] par la résille de béton qui ceint les façades. Le bâtiment est soutenu par 309 piliers moulés en béton fibré ultra-hautes performances, le même matériau composant les deux passerelles sur vérins. Deux rampes extérieures s'élancent depuis le rez-de-chaussée et ceignent le bâtiment jusqu'à la terrasse, permettant une promenade libre tout autour du cube de verre.

Le J4 comporte également un auditorium de 400 places, un espace de projection de documents audiovisuels en partenariat avec l'INA (la « Médinathèque »[19]), un espace dédié aux enfants[20], des bureaux pour les équipes du musée, deux librairies[21], une brasserie et un restaurant avec terrasse panoramique dirigé par le chef du Petit Nice, Gérald Passedat. La villa Méditerranée a été construite à proximité, bien que ne faisant pas partie du schéma directeur initial d'aménagement du J4.

C'est également le lieu qui accueille les ateliers, lieux de stockage, bureaux, et espaces réservés à la conversation et à la recherche.

Niveau 0 : la galerie de la Méditerranée[modifier | modifier le code]

Au rez-de-chaussée, les expositions semi-permanentes, renouvelées tous les trois à cinq ans, occupent la galerie de la Méditerranée, sur 1 600 m2. La Galerie de la Méditerranée présente les singularités du monde méditerranéen[22]. Ce sont des objets et des œuvres d'art, issus pour partie des collections du Mucem, qui y sont présentés dans une approche transversale et pluridisciplinaire mêlant notamment art, histoire et anthropologie.

Niveau 2 : les expositions temporaires[modifier | modifier le code]

Deux salles, d'environ 1 000 m2 chacune, sont dédiées aux expositions temporaires. Les espaces se transforment au gré des thématiques et des approches abordées. Ces expositions d'art où les œuvres sont présentées comme l'expression des sociétés qui les ont produites. Elles invitent à un regard croisé sur l'histoire de la Méditerranée ou encore traitent des mythologies contemporaines des sociétés européennes et méditerranéennes.

Fort Saint-Jean[modifier | modifier le code]

Le fort Saint-Jean, surplombant l'entrée du Vieux-Port et faisant face au fort Saint-Nicolas et au fort d'Entrecasteaux, est un ancien terrain militaire cédé au Ministère de la Culture en 1962. Le Fort a d'abord accueilli le DRASSM qui dû investir de nouveaux locaux à l'Estaque au fur et à mesure de l'avancement des travaux d'aménagement pour le Mucem.

Classé monument historique, le Fort dispose de différents espaces[23] :

La place d'Armes[modifier | modifier le code]

Elle accueille la programmation estivale : concerts, projections et rencontres, et peut recevoir environ 1 000 personnes.

Le parcours historique[modifier | modifier le code]

La galerie des Officiers date du milieu du XVIIe siècle, ainsi que la tour du Fanal. La chapelle date du XIIe siècle, elle se situe dans l'enceinte initiale de la fondation des Hospitaliers de l'ordre de saint Jean et de Jérusalem.

Le jardin des migrations[modifier | modifier le code]

D'une superficie de 12 000 m2, situé sur les hauteurs du fort, le jardin des migrations regroupe quelques-unes des plantes emblématiques du pourtour méditerranéen et propose une vue panoramique sur tout Marseille.

La galerie d'actualité[modifier | modifier le code]

Différents espaces composent cette galerie qui se trouve à l'orée du Jardin. La Galerie permet de présenter l'actualité des collections (dons, enrichissement des fonds, restaurations, recherches en cours, etc.) à travers des « expos-dossiers » thématiques (autour d’un fait de société, d’un matériau ou d’une technique).

Le bâtiment Georges-Henri-Rivière[modifier | modifier le code]

Espace d'exposition temporaire situé sur la Place d'Armes et d'une superficie de 320 m2.

La chapelle[modifier | modifier le code]

Ses dix mètres de hauteur sous plafond sont utilisés pour l’accueil d’œuvre et l'installation d'art contemporain. Mais elle est en travaux et en mauvais état.

L'I2MP[modifier | modifier le code]

L'Institut méditerranéen des métiers du patrimoine a été créé par convention entre le Mucem et l’Institut national du patrimoine (INP). L'I2MP est le lieu de formation professionnelle[24], il accueille des rencontres scientifiques et professionnelles. En partenariat avec les établissements d’enseignement supérieur, l'I2MP développe des formations qui associent la connaissance des contextes culturels de l’Europe et de la Méditerranée à la transmission des pratiques professionnelles du musée (documentation, collecte, conservation, restauration, médiation...).

Chaque année de nombreux séminaires y sont consacrés aux enjeux et aux problématiques des patrimoines et des sociétés d'Europe et de Méditerranée.

Par ailleurs, dans le domaine de l'enseignement, les équipes scientifiques du Mucem contribuent à de nombreuses formations supérieures de niveau master ou doctorat, au niveau national et international.. Depuis 2014, les cours en région de l’École du Louvre sont accueillis pour Marseille, à l'auditorium du Mucem (J4).

Le centre de conservation et de ressources[modifier | modifier le code]

Les réserves du musée, ainsi que les espaces consacrés au traitement technique des collections (régie, manipulation, photographie, restauration), sont situées dans le troisième site, le Centre de conservation et de ressources[25] (CCR), bâtiment construit par Corinne Vezzoni, associée à André Jollivet, dans le quartier de la Belle de Mai[26]. Ce bâtiment livré en 2013 et a été construit dans le cadre d'un partenariat public-privé (PPP) entre le Ministère de la Culture et le groupe Icade.

Les professionnels des musées, conservateurs, chercheurs, étudiants, et toute personne désireuse d'avoir accès aux collections bénéficient d'un accès à l’intégralité des collections, consultables sur place[27] sur rendez-vous préalable.

La conservation des fonds[modifier | modifier le code]

Le bâtiment du CCR fait 13 000 m2 répartis sur trois niveaux, dont 7 000 m2 d'espace de conservation ainsi qu'un espace de consultation et de recherche de 1 400 m2. Les activités de restauration se font au CCR ; il est doté d'espaces de réserves au climat adapté pour toute typologie d'objets et d'œuvres des collections[28].

L'accès aux collections[modifier | modifier le code]

Au CCR, deux espaces sont dédiés à cette mission[29] :

  • une salle d'exposition de 100 m2 pour des expositions-dossiers ;
  • une réserve-visitable, désignée sous le terme « d’appartement témoin »[30] d'une surface de 800 m2, et qui permet de donner au public une idée de la nature des collections et des techniques de conservation- préventive appliquées au stockage de collections patrimoniales.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Mucem est le premier musée national français[31] consacré aux cultures de l’Europe et de la Méditerranée, redéfini dans le cadre de sa délocalisation de Paris à Marseille. Inauguré en 2013 à Marseille, l'histoire des collections du Mucem et de l'institution muséographique dont il est l'héritier, remonte à la fin du XIXe siècle.

Les origines du Mucem : un musée de la France « populaire »[modifier | modifier le code]

D'abord le musée d'Ethnographie du Trocadéro (1878-1936), puis, en 1937, le musée national des Arts et Traditions populaires (MNATP), porté par Georges Henri Rivière, et le musée de l'Homme qui succèdent au « Vieux Trocadéro ».

1878-1936[modifier | modifier le code]

Le musée d’Ethnographie du Trocadéro est créé en 1878 et dès 1884[14] la « salle de France » est ouverte permettant d'exposer des collections françaises (vie domestique, costumes, etc.). La salle ferme en 1928.

1937-1971[modifier | modifier le code]

Le le musée national des Arts et Traditions populaires est créé avec la vocation de donner aux arts populaires la même importance culturelle et scientifique qu’aux Beaux-Arts. Les collections du MNATP se développent à partir d'enquête-collectes[32] durant l'Entre-deux-guerres et s'attachent principalement au monde rural français. Deux thématiques principales sont privilégiées : vie sociale et culturelle (religion, rites et fêtes calendaires, etc.) et culture matérielle (agriculture, artisanat, mobilier rural, alimentation, etc.).

1972-2000[modifier | modifier le code]

Les collections du MNATP quittent le Palais de Chaillot pour s'installer en 1972 dans le nouveau bâtiment construit par l'architecte Jean Dubuisson au bois de Boulogne. Au même moment, la politique d’acquisition s'oriente vers l’artisanat et le commerce en contexte urbain, mais aussi développe un intérêt pour le cirque et les arts forains. En parallèle, la collection d’impressions populaires devient l’une des plus importantes de France, avec de nombreux chefs-d’œuvre de l’imagerie populaire du XVIe au XVIIIe siècle; cette collection constitue un fonds de référence avec le fonds des estampes de la BNF.

Les collections du Mucem proviennent du MNATP et du Musée de l'Homme (Palais du Trocadéro). Dès le début des années 2000, une nouvelle politique d'acquisition est établie pour répondre aux nouvelles missions du musée[33] dans le cadre de sa délocalisation en bordure de la Méditerranée, décidée par le gouvernement Jospin.

Un nouveau musée pour l'Europe et la Méditerranée[modifier | modifier le code]

Dans les années 1990, le MNATP souffre de ne plus recevoir assez de public et il est question de le transférer à Lyon, Lille ou Marseille. En 2000, la transformation et la délocalisation de l'établissement, transformé en Mucem est confirmée par le Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire.

2000-2013[modifier | modifier le code]

Pendant dix ans, de 1992 à 2000, les acquisitions intègrent des thématiques nouvelles : rock, cultures urbaines, sida, patrimoine industriel, cuisine, etc. En 2005, le domaine géographique s'élargit avec le dépôt de la collection européenne du musée de l’Homme (plus de 30 000 pièces) ; une politique d’acquisition délibérément tournée vers l’Afrique du Nord et le Proche-Orient méditerranéen avait été engagée dès 1999.

Le musée national des Arts et Traditions populaires (MNATP) à Paris, a été fermé au public en 2005 par le ministère de la Culture et de la Communication. C'est dans le cadre du projet de rénovation urbaine « Euroméditerranée » organisé conjointement par l'État et les collectivités territoriales pour participer à la revitalisation économique de Marseille que le Mucem a pu être construit. Le musée a été bâti sur le site de l'ancien Hangar J4 qui accueillait les bateaux qui faisaient la liaison Marseille-Alger ; la passe du port vers le Vieux-Port est à cet endroit, un quartier anciennement nommé quartier Saint Jean, en référence à l'ancienne commanderie des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, mais aussi « Les pierres plates » , lieu de sociabilité locale pour pique-niquer et nager (cf. l'extrait sonore ci-contre).

Depuis 2013[modifier | modifier le code]

Le Mucem compte aujourd'hui une collection de référence exceptionnelle : estampes populaires, mobilier, costumes, bijoux, imprimés... Lors du weekend d'inauguration (le ), le Mucem reçoit 63 910 visiteurs, ce qui est considéré comme une « affluence exceptionnelle » puisqu'on avait estimé auparavant qu'il recevrait 300 000 visiteurs par an[34] à partir de son ouverture au public.

Extrait sonore d'une enquête orale réalisée en 1979 par des historiennes relatant un témoignage sur la vie du quartier de Saint-Jean à Marseille.

Le prix du musée du Conseil de l'Europe est décerné au musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée en 2015.

Financement[modifier | modifier le code]

La création du Mucem aura coûté 167 millions d'euros, financé à 65 % par l'État et à 35 % par les collectivités locales, le département et la région[35]. Dans son rapport publié en , la Cour des comptes[36] dénonce un équilibre économique « fragilisé »[37] et les larges dépassements budgétaires de sa construction (88 millions d'euros étaient prévus à l'origine)[38]. Elle souligne également qu'une « grande partie des coûts d'entretien et de maintenance (...) demeure incertaine »[39]. Le recours très massif de l'établissement à des activités de prestation depuis 2015, ne cesse en effet, de fragiliser les finances de l'établissement.

Structure[modifier | modifier le code]

Le maître d'ouvrage du MuCEM est le Ministère de la Culture (Direction générale des patrimoines)[40], appuyé par l'OPPIC et par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) qui a réalisé les essais de vérification de la tenue des poteaux en BFUP.

Collections[modifier | modifier le code]

Les collections sont constituées de celles de l'ancien MNATP mais également de celles du département Europe du musée de l'Homme. Une politique d'acquisition, sous forme d'achats, de donations ou d'enquêtes-collectes de terrain est menée depuis 2013 et poursuit celle des deux précédentes institutions. Le chantier des collections du Mucem, a commencé en , et s'est d'abord attaché aux collections du musée des ATP, soit environ 250 000 objets présents sur le site parisien et dans les réserves extérieures. Les collections d'estampes, les archives sonores, la bibliothèque ont été traités dans un second temps. Les collections issues du Musée de l'Homme comprenaient environ 30 000 objets. Environ 350 000 objets ont été comptabilisés et transférés à Marseille, auxquels s'ajoutent des livres, estampes et archives sonores, le nombre d'items constituant cette collection publique nationale unique s'établissant aux alentours du million en 2021[1] :

  • 250 000 objets ;
  • 150 000 livres et revues ;
  • 350 000 photographies ;
  • 100 000 affiches et estampes ;
  • 100 000 cartes postales ;
  • 80 000 archives sonores.

Le MNATP ayant eu pour vocation de témoigner du patrimoine rural de la France jusque dans les années 1990, les collections du Mucem proviennent majoritairement de la France rurale métropolitaine[41], d'où la question souvent posée de l'adéquation entre le fonds du musée, son nom et son identité[35] contemporaine.

Gestion[modifier | modifier le code]

Le Mucem emploie directement environ cent-trente personnes, relevant des métiers statutaires de la filière culturelle de l'État et des contractuels de droit public ou privé. Il a le statut d'EPA (Établissement public à caractère administratif) et relève du Ministère de la Culture. Il emploie indirectement des prestataires, pour les activités d'entretien, de maintenance, de gardiennage et sécurité ou encore de médiation, ce qui constitue une exception au sein des musées nationaux. Les conditions de travail des prestataires employés au Mucem par les compagnies privées sont dénoncées régulièrement[42]. En , une cinquantaine de prestataires de Muséa travaillant au Mucem se mettent en grève pour dénoncer leurs conditions de travail[43] et la précarité. Une nouvelle grève a lieu en , les salariés de la société Musea, prestataire de l'établissement, dénonçant les oublis et délai de paiement de leurs salaires ainsi que des conditions de travail déplorables[44]. La programmation de l'exposition des œuvres de Jeff Koons prêtées par la collection Pinault amorce un virage en mai 2021[45] vers une financiarisation accrue de l'institution culturelle. En 2021, Muséa est remplacé par la société Pénélope. La même année, le concessionnaire de la librairie du Mucem qui était depuis l'ouverture en juin 2013, Actes Sud-Maupetit, est remplacé par la société Arteum.

Fréquentation[modifier | modifier le code]

Chiffres de fréquentation des salles d'exposition du Mucem- présentations permanentes et temporaires- billetterie (2013-2019)[46]
2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
592 749 674 051 538 951 588 059 448 909 549110 470440

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Collection du MuCEM, sur mucem.org.
  2. « Ouverture au public du Mucem, la nouvelle muse de Marseille », sur RFI.fr, (consulté le ).
  3. « Mucem — musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée », sur mucem.org (consulté le ).
  4. Apparu dans la terminologie culturelle française au cours des années 1990 sous le titre Musées et sociétés, ce type de musée (écomusées, musée d'arts et traditions populaires, musée d'ethnographie, d'histoire, d'industrie ou musée de plein air) évoque l'évolution de l'humain dans sa société. Source Encyclopædia Universalis : Musées de société.
  5. « Le MuCEM réenchante Marseille », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le ).
  6. « Définition du musée », sur icom.museum (consulté le ).
  7. « MuCEM : « Au Bazar du genre » on discute du sexe en Méditerranée », sur RFI.fr, (consulté le ).
  8. « L'été au MuCEM : entre expos et apéros », sur frequence-sud.fr (consulté le ).
  9. « Le Mucem enregistre plus de 1,2 million de visiteurs en 2017 », Made in Marseille,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. « Marseille : le Mucem, une forte attractivité touristique », sur 20minutes.fr (consulté le ).
  11. « Le MuCEM star des musées 2015 », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  12. Le MuCEM en 20 images : le J4, le fort Saint-Jean et les expositions, RFI le 7 juin 2013
  13. Après avoir été fermé au public pendant longtemps, le fort est désormais un lieu de promenade en accès libre.
  14. a et b Le MuCEM visite générale
  15. Rudy Ricciotti : « Le Mucem, une architecture féminine et musculaire », RFI le 3 juin 2013.
  16. « Le Mucem », sur mucem.org (consulté le ).
  17. « Le Mucem obtient le label « Diversité » », La Marseillaise,‎ (lire en ligne, consulté le )
  18. « Dans la foulée du MUCEM, le retour des dentelles d’architecture », France info,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. « Marseille: Le Mucem ouvre une «Médinathèque» », sur www.20minutes.fr (consulté le )
  20. « Marseille : L'île aux trésors, le nouvel espace des enfants au Mucem », LaProvence.com,‎ (lire en ligne, consulté le )
  21. « Maupetit, la success-story d'une librairie indépendante », sur www.20minutes.fr (consulté le )
  22. « Le bassin méditerranéen d'hier et de demain réunis au Mucem », L'Echo,‎ (lire en ligne, consulté le )
  23. « Marseille: Le Mucem s'offre trois nouveaux espaces », sur www.20minutes.fr (consulté le )
  24. « Le Fort Saint-Jean à l’école », Zibeline,‎ (lire en ligne, consulté le )
  25. « Marseille : dans l'antre du Mucem », LaProvence.com,‎ (lire en ligne, consulté le )
  26. Le Centre de Conservation et de Ressources
  27. « Le Mucem à découvert », La Tribune,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  28. « La CCI Marseille Provence dépose ses collections muséales au Mucem », LaProvence.com,‎ (lire en ligne, consulté le )
  29. « Comment faire vivre les collections d’un musée ? Le cas du MUCEM », France Culture,‎ (lire en ligne, consulté le )
  30. « Visite guidée des réserves du MuCEM », France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  31. « MuCEM, Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée », sur Portail des Arts de la Marionnette, (consulté le )
  32. « Enquêtes-collectes », sur Mucem — Musée des civilisations et de la Méditerranée (consulté le )
  33. « Mucem : 5 ans d’acquisitions », Zibeline,‎ (lire en ligne, consulté le )
  34. Plus de 60 000 visiteurs pour l'ouverture du MuCEM de Marseille, Le Monde.fr, 9 juin 2013.
  35. a et b Claire Bommelaer, « Le MuCEM, nouveau phare de Marseille », sur Le Figaro,
  36. Le MuCEM : une gestation laborieuse, un avenir incertain, ccomptes.fr, février 2015
  37. Étudiants du CFJ, « Marseille : la Cour des comptes épingle le Mucem », Challenges,‎ (lire en ligne)
  38. Mais à quoi sert le MuCEM ?, tempsreel.nouvelobs.com, 28 février 2015
  39. La Cour des comptes casse la baraque du MuCEM !, lepoint.fr, 11 février 2015
  40. « MuCEM », sur Oppic.fr (consulté le )
  41. Le MuCEM cherche son «M», RFI le 7 juin 2013
  42. Derrière les résilles du Mucem, des dizaines de précaires
  43. Le Mucem abrite toujours de la précarité
  44. [1]
  45. « info france 24 »
  46. Fréquentation sur la plate-forme de données ouvertes du ministère de la Culture et de la Communication

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]