Embrun (Hautes-Alpes)

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Embrun
Entrée dans Embrun près du lac de Serre-Ponçon.
Entrée dans Embrun près du lac de Serre-Ponçon.
Blason de Embrun
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Embrun
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté des communes de l'Embrunais
(siège)
Maire
Mandat
Chantal Eymeoud
2014-2020
Code postal 05200
Code commune 05046
Démographie
Gentilé Embrunais
Population
municipale
6 123 hab. (2013)
Densité 168 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 33′ 57″ Nord 6° 29′ 46″ Est / 44.5658333333, 6.49611111111
Altitude Min. 778 m – Max. 2 800 m
Superficie 36,39 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-embrun.fr/

Embrun est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes et appartenant à la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Embrunais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue panoramique sur Embrun.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le centre de la ville d'Embrun s'étale le long de la vallée de la Durance, à une altitude moyenne de 860 mètres. Plusieurs montagnes et cols, à l'ouest de la ville, culminent à plus de 2 000 mètres : le Mont Guillaume (2 542 mètres), le col de Chante-Perdrix 2 628 mètres, la Tête de Chante-Perdrix 2 719 mètres, la Tête de l'Hivernet 2 824 mètres.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Embrun est arrosée par de nombreux cours d'eau et canaux :

  • la Durance ;
  • le canal de Jaffueil ;
  • le Torrent de Charance[2] ;
  • le Bramafan[3] ;
  • le Torrent de la Merdarel[4] ;
  • le Riou Clar[5].

L'ensemble de ces cours d'eau alimente le lac de Serre-Ponçon, qui se trouve sur le cours de la Durance.

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Embrun vu de la forêt de Boscodon.

À mi-chemin entre Gap et Briançon, Embrun est un point de passage obligé pour aller du sud au nord du département.

  • liaisons routières : traversée par la RN94, la ville s'est vue désengorgée en décembre 2007 avec la mise en service de la déviation qui longe la Durance en contrebas du Roc avant de remonter vers Châteauroux-les-Alpes.
  • liaisons ferroviaires : Embrun dispose d'une gare ferroviaire. Desservie principalement par des TER, Marseille-Briançon, Grenoble-Briançon, la gare accueille aussi le train de nuit Paris - Briançon, ainsi que des trains couchettes saisonniers lors des vacances d'hiver.

Données climatiques[modifier | modifier le code]

Située dans une zone de transition géographique formée par la vallée de la Durance d'une part et ses deux versants culminants autour de 3 000 m d'autre part, Embrun, 870 m, bénéficie d'un climat parmi les plus secs et ensoleillés des Alpes. C'est la raison pour laquelle on la surnomme à juste titre la « Nice des Alpes », à cause de son climat tempéré.

La station est à 871 m d'altitude[6].

De 1961 à 1990, il gèle en moyenne 103 jours par an et 83 jours par an avec des précipitations supérieures ou égales à 1 mm. La température record la plus froide est −19,1 °C le et la plus chaude 36,7 °C le et le . Embrun est une des villes les plus ensoleillées de France avec 2 506 heures par an[6]

Embrun 1946 - 1975
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −3,5 −2,6 0,3 3,3 7 10,1 12,3 12,1 9,8 5,5 0,9 −2,3 4,5
Température maximale moyenne (°C) 5,5 7,4 11,2 14,9 19,1 22,6 26 25,3 21,8 16,6 10,2 6,4 15,7
Source : « données climatiques », sur Météo climat bzh dyndns.org (consulté en septembre 2012)


Embrun 1961 - 1990 (record à partir de 1945)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −3,2 −2,1 0,1 3,1 6,7 9,9 12,4 12,1 9,7 5,8 0,9 −1,9 4,5
Température moyenne (°C) 1,2 2,7 5,5 8,7 12,7 16,2 19,3 18,8 15,9 11,4 5,6 2,4 10
Température maximale moyenne (°C) 5,7 7,6 10,9 14,4 18,6 22,4 26,2 25,5 22,1 16,9 10,4 6,7 15,6
Record de froid (°C)
date du record
−19,1
1985
−18,8
1956
−13,9
1971
−6,3
1970
−3,2
1991
−0,8
1953
3,4
1984
3,4
1986
−0,4
1974
−5,3
1950
−11,2
1973
−15,6
2009
−19,1
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
19
2007
21,3
2012
24,3
1993
28,4
2011
31,8
2009
33,9
2005
36,7
2015
36,1
2012
33,5
2006
27,5
1997
22,5
1981
17,7
1991
36,7
2015
Ensoleillement (h) 148,2 153,6 206 207,8 224,3 260,7 304 275 235,7 198,7 148 143,5 2 506
Précipitations (mm) 60,2 54 55,9 56,7 61 65,2 46,9 54,7 56,3 73,7 73 58,2 716
Source : Météo climat bzh dyndns.org et Infoclimat.fr[7],[6]


Embrun 1981 - 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −2,8 −2,5 0,6 3,4 7,5 10,6 13,1 12,9 9,6 6,2 1,1 −1,7 4,9
Température maximale moyenne (°C) 6,8 8,4 12,4 15,2 19,7 23,8 27,3 27 22,3 17,1 10,8 7,1 16,6
Source : « données climatiques », sur Météo climat bzh dyndns.org (consulté en septembre 2012)


Toponymie[modifier | modifier le code]

Ambrun en occitan selon la norme classique, Embrun en provençal selon la norme mistralienne, le toponyme est d'origine celtique. La ville est cité dans la 'Géographie' de Strabon comme étape sur la voie Domitienne où elle est nommée Eburodunum[8].

Ce toponyme celtique se décompose en trois parties, expliquées ci-dessous dans l'ordre :

  • eburo- : désigne l'if. Cet arbre revêtait une importance religieuse majeure dans ce monde celte où les bardes, les files et les druides s'en servaient comme support lors de certaines divinations. Il se retrouve toujours dans de très nombreux cimetières de Bretagne ainsi que dans ses pays frères comme l'Irlande, la Cambrie, l'Écosse, l'île de Man ou la Cornouailles britanniques. Son importance religieuse passée est liée à ses caractéristiques:
    • Il est un toxique violent.
    • L'arille (chair entourant) est comestible, et savoureuse, mais l'absorption de son noyau est même mortel.
    • Son bois très résistant et en même temps très souple. Il permet des usages très spécialisés. C'est en particulier la matière pour l'arc, l'arme antiquement par excellence à distance d'un très grand jet, plus de 20m.
  • -dun- : forteresse, fort. On le retrouve dans de nombreux toponymes comme 'Lon-Don' = Londres, 'Lug-dun' = Lyon, Vindunum Vin-dun(um) = Le Mans ;
  • -um : en onomastique (étude des noms propres), l'affixe de terminaison (le suffixe) -um métamorphose les radicaux celtiques en toponyme. À la manière dEburum devenue Eboli, ville de Lucanie en Italie qui se traduit territoire de l'if. Xavier Delamarre lui propose "um" = mont [9].

'Eburodunum, s'entendrait donc if-fort-lieu; lieu de la forteresse de l'if.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dominant la Durance et accrochée sur son roc, la ville se trouve sur un site d’oppidum qui lui permettait de contrôler les flux sur l'axe durancien. Embrun est la capitale des Caturiges. Les Caturiges, dont le nom signifie « rois du combats », étaient clients des Voconces.

Après la conquête romaine, la ville gallo-romaine placée sur la via Cottia aux abords de l'oppidum d'Eburodunum, qui occupait approximativement la place de l'archevêché et de la cathédrale, devient la capitale de civitas sous le nom d’Ebrodunensium, rattachée à la province romaine des Alpes-Maritimes[10].

Siège d'un évêché fondé par saint Marcellin d'Embrun, d'origine berbère d'Afrique du Nord[11], au IVe siècle, archevêché plus tard, lorsque Embrun devint capitale de la province des Alpes-Maritimes, sous Dioclétien.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Embrun et sa région firent partie du comté de Provence constitué à la fin du Xe siècle, puis du comté de Forcalquier qui s'en est détaché au XIIe siècle. À la mort du dernier comte de Forcalquier en 1209, la région d'Embrun et de Gap était transmise au Dauphiné, tandis que celle de Forcalquier et de Sisteron retournait au comté de Provence.

L’archevêque-prince d'Embrun était primitivement seul maître de la ville ; le comte de Provence en 1160, le Dauphin en 1210 et 1247, héritiers du comté d'Embrun, lui imposèrent un condominium et opposèrent au beau donjon carré du prélat, la Tour Brune, un château hors des murs, sur le roc, dont il ne reste que la base d'une tour du XIIIe siècle, la construction des fortifications bastionnées ayant occasionné la destruction du reste.

Une commune bourgeoise, régie par des coutumes assez égalitaires en matière fiscale (le tiers état et la noblesse étaient égaux devant l'impôt), s'organisa fort anciennement avec le soutien du clergé, chassa le baile du comte, affirma ses libertés qui, réduites en 1258, étaient encore notables en 1789.

Les Templiers possédaient une maison à Embrun, établissement secondaire qui dépendait d’une commanderie[12],[13].

La ville est réunie à la France en 1349, à l'occasion du « transport » du Dauphiné.

XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Embrun au début du XVIIIe siècle.

Lors des guerres de religion, la ville est prise par le chef protestant Lesdiguières qui y installe provisoirement sa « capitale ». Une partie des archives est brûlée à cette occasion et la fresque miraculeuse de Notre-Dame d'Embrun est détruite.

En 1692, la ville est assiégée par le duc Victor-Amédée II de Savoie[14] à partir du 6 août 1692, prise le 16 car à court de munitions[15] et livrée au pillage[16]. On y comptait sept paroisses ; trois ont été supprimées au XVIe siècle, deux au XVIIIe siècle, une au XIXe siècle. La splendide cathédrale demeure sa seule église, mais l'on y voit aussi la chapelle du couvent des Cordeliers du XIIIe siècle, mutilée, mais où de belles fresques ont pu être restaurées ; un couvent de la Visitation ; un collège des jésuites, un hôpital.

Article détaillé : Invasion du Dauphiné en 1692.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La citadelle fut déclassée en 1872[17]. Les murailles de la ville, qui n’entouraient que le sommet de la cité épiscopale, sont rasées avec l’arrivée du chemin de fer, en 1882[18].

Les déportés d'Isolaccio-di-Fiumorbo[modifier | modifier le code]

Embrun illustré par Alexandre Debelle (1805-1897).

Un épisode oublié de l'histoire de la ville est récemment revenu à la surface. En 1808, à la suite de troubles, le pouvoir napoléonien fait arrêter 167 hommes et garçons âgés de 7 à 90 ans dans le village corse d'Isolaccio-di-Fiumorbo. Un grand nombre d'entre eux va être déporté sur le continent, notamment à la maison centrale de détention d'Embrun. Plusieurs dizaines vont y mourir en quelques mois, les conditions de vie dans cette prison étant particulièrement difficiles. Ils ont été enterrés dans le "cimetière des condamnés", qui se trouvait dans le quartier Sainte Marthe. Les descendants de ces déportés réclament aujourd'hui l'apposition d'une plaque pour commémorer le souvenir de cet épisode[19].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La ville perd son statut de sous-préfecture lors de la réforme administrative de 1926, l'arrondissement d'Embrun est en grande partie rattaché à celui de Gap.

Le , la 64e division d'infanterie installe son PC à Embrun, sous les ordres du général Pierre Robert de Saint-Vincent. Lors de la bataille des Alpes, la division repousse les offensives italiennes dans le Queyras et dans la vallée de l'Ubaye[20]. De novembre 1942 à septembre 1943, un camp d'internement qui est tenu par les forces italiennes d'occupation est établi à Embrun (caserne Lapeyrouse, ancienne maison centrale de détention). Il est supprimé sous l'occupation allemande car « jugé peu sûr par ces derniers »[21].[réf. insuffisante].

La ville connaît un nouvel essor avec le chantier du barrage de Serre-Ponçon à la fin des années 1950 et la création du grand lac artificiel qui en résulte.

La construction du barrage a nécessité le déblaiement de plus de trente millions de tonnes de matériaux, la déviation de 15 km de voie ferrée et environ 50 km de routes, la construction d'un pont, le déplacement et la reconstruction de deux villages submergés par la retenue d'eau (1 200 millions de m³) : Savines et Ubaye.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1951 1991 Alexandre Didier DVD Négociant
1991 mars 2001 Robert Motte DVD Général de brigade de l'armée de terre
mars 2001[22] en cours Chantal Eymeoud[23] UDF puis UDI (NC) Conseillère régionale
Présidente de la communauté de communes de l'Embrunais[24]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville d'Embrun est jumelée avec plusieurs villes à travers le monde :

Blank map of world no country borders.PNG
Borgofranco d'Ivrea (Italie)
Zell im Wiesental (Allemagne)
Embrun (Canada)
Koh Samui (Thaïlande)

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 6 123 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 380 3 125 3 301 3 002 3 062 3 169 4 373 4 453 4 794
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 736 4 287 4 183 3 751 3 957 4 008 4 481 4 017 3 430
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 505 3 752 3 556 2 407 2 802 2 711 2 962 2 677 3 119
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
3 850 4 273 4 575 5 214 5 793 6 152 6 188 6 267 6 110
2013 - - - - - - - -
6 123 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2004[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Marché à Embrun.

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (30,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,5 %, 15 à 29 ans = 18,1 %, 30 à 44 ans = 18,1 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 26,4 %) ;
  • 52,4 % de femmes (0 à 14 ans = 13,9 %, 15 à 29 ans = 14,5 %, 30 à 44 ans = 16,9 %, 45 à 59 ans = 20,6 %, plus de 60 ans = 34 %).
Pyramide des âges à Embrun en 2007 en pourcentage[33]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90  ans ou +
2,3 
9,4 
75 à 89 ans
13,5 
16,3 
60 à 74 ans
18,2 
20,9 
45 à 59 ans
20,6 
18,1 
30 à 44 ans
16,9 
18,1 
15 à 29 ans
14,5 
16,5 
0 à 14 ans
13,9 
Pyramide des âges du département des Hautes-Alpes en 2007 en pourcentage[34]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,4 
7,3 
75 à 89 ans
10,4 
14,8 
60 à 74 ans
15,4 
22,0 
45 à 59 ans
21,3 
20,8 
30 à 44 ans
20,0 
16,2 
15 à 29 ans
14,6 
18,3 
0 à 14 ans
17,0 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les établissements scolaires d'Embrun dépendent de l'académie d'Aix-Marseille. Les élèves de la ville peuvent suivre leur scolarité dans la commune, jusqu'au lycée :

  • deux écoles maternelles : la Farandole et la Soldanelle[35] ;
  • deux écoles primaires : Cézanne[36] (le nom est celui d'Ernest Cézanne, et non celui de Paul Cézanne, malgré une confusion couramment commise) et Pasteur[35] ;
  • collège climatique Les Écrins, regroupant 593 collégiens en 2013[37],
  • lycée professionnel des métiers Alpes et Durance, regroupant 265 lycéens en 2013[38]  ;
  • lycée climatique HonoreRomane, regroupant 498 lycéens en 2013[39].

Les universités les plus proches sont celles d'Aix-Marseille (qui dispose d'une antenne à Gap) et de Grenoble.

Santé[modifier | modifier le code]

Un centre hospitalier est installé à Embrun. En plus d'un pôle de médecine générale, l'établissement dispose d'un service d’imagerie, ainsi que d'un centre périnatal de proximité et d'un pôle gériatrique[40]. En dehors de l'hôpital, 12 cabinets de médecins sont installés en ville[41], ainsi que 3 pharmacies[42], 23 infirmiers[43] et 17 kinésithérapeutes[44].

Culte[modifier | modifier le code]

La commune d'Embrun compte une paroisse de culte catholique[45], dépendante du Diocèse de Gap et d'Embrun[46]. Les membres de l'église réformée de France se regroupent localement dans le diocèse « Freissinières-Briançon-Queyras »[47]. La communauté musulmane dispose d'un lieu de culte à Embrun[48].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Embrun fait partie des zones de production de l'agneau de Sisteron, des vins Hautes-Alpes IGP, y compris primeurs et des vins de la Méditerranée, ainsi que des pommes des Alpes de Haute-Durance[49].

Industrie et artisanat[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'économie de la ville est basée notamment sur le tourisme. La proximité du lac de Serre-Ponçon et la présence sur la commune d'un plan d'eau stimule cette activité. Embrun est aussi entourée de montagnes, de nature préservée - la commune est incluse dans la zone périphérique du parc national des Écrins - et de stations de sports d'hiver équipées (Les Orres, Risoul-Vars, Réallon, Crévoux). Les hébergements touristiques sont composés de 6 hôtels (soit 115 chambres), de une à trois étoiles, de 8 campings (953 emplacements)[50].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux culturels[modifier | modifier le code]

En plus d'une bibliothèque municipale[51], et d'une école municipale de musique et de danse[52], la commune dispose d'un centre artistique et culturel, créé en partenariat avec la commune de Mondovi, dans le Piémont (Italie)[53]. Le patrimoine local est mis en valeur à la maison des Chanonges, depuis 2007, qui regroupe également les animations culturelles[54].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Embrum

Les armes peuvent se blasonner ainsi : « d'azur à la croix d'argent »

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

L'Embrunman[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Embrunman.

Créé en 1984, l'Embrunman est un triathlon longue distance qui se court le 15 août. L'épreuve comporte 3 800 m de natation dans le plan d'eau d'Embrun (juste à côte du lac de Serre-Ponçon[63]), 188 km de cyclisme (avec un dénivelé positif de plus de 3600 mètres) et se termine par un marathon (avec un dénivelé d'environ 400m). L'épreuve est réputée ^pour être une des plus dures du monde de part sa dimension et sa difficulté globale.

Depuis son 30e anniversaire en 2013, l'organisation offre plusieurs épreuves : le mythique Embrunman, une épreuve courte distance ainsi qu'une multitude d'épreuves sportives combinées .

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monument à Clovis Hugues, dans le jardin de l'archevêché.

Personnalités religieuses et ecclésiastiques[modifier | modifier le code]

Personnalités politiques, hauts fonctionnaires et militaires[modifier | modifier le code]

Personnalités du monde des arts et du spectacle[modifier | modifier le code]

Personnalités scientifiques[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Fortoul, L'Embrun man, 25 ans d'épopée, 2008
  • Jacques Humbert, Embrun et l'Embrunais à travers l'histoire, Société d'études des Hautes-Alpes, 1972
  • Jean Vandenhove, La cathédrale Notre-Dame du Réal d'Embrun et son trésor, les autres édifices religieux d'Embrun, l'archevêché d'Embrun, Le passé de l'Embrunais, 2008
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal, 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Embrun, p. 444
  • (fr+en+de) Coordination générale : René Dinkel, Élisabeth Decugnière, Hortensia Gauthier, Marie-Christine Oculi. Rédaction des notices : CRMH : Martine Audibert-Bringer, Odile de Pierrefeu, Sylvie Réol. Direction régionale des antiquités préhistoriques (DRAP) : Gérard Sauzade. Direction régionale des antiquités historiques (DRAH) : Jean-Paul Jacob directeur, Armelle Guilcher, Mireille Pagni, Anne Roth-Congés Institut de recherche sur l'architecture antique (Maison de l'Orient et de la Méditerranée-IRAA)-Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Suivez le guide - Monuments Historiques Provence Alpes Côte d’Azur, Marseille, Direction régionale des affaires culturelles et Conseil régional de Provence – Alpes - Côte d’Azur (Office Régional de la Culture), 1er trimestre 1986, 198 p. (ISBN 2-906035-00-9)
    Guide présentant l'histoire des monuments historiques ouverts au public en Provence – Alpes – Côte - d'Azur, avec cartes thématiques (traduit en allemand et anglais en septembre 1988). Notice Embrun : Ancienne Chartreuse de la Verne pp.39-40
  • Cavités souterraines : cavités naturelles, puits (ouvrage militaire), caves, ouvrage civil (souterrain de la cathédrale)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

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  3. fiche du Bramafan sur le site du SANDRE
  4. fiche du Torrent de la Merdarel sur le site du SANDRE
  5. fiche du Riou Clar sur le site du SANDRE
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  16. Françoise Deshairs et Véronique Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, livre + CD-ROM, La Maison d'à-côté et Fortimédia, ISBN 2-930384-15-8, 2006, p. 54
  17. Jean Vandenhove. Les Alpes du Sud autrefois. Éditions Horvath, Lyon, 1994. ISBN 2-7171-0917-X, p. 107
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  43. {http://www.pagesjaunes.fr/annuaire/embrun-05/infirmiers-cabinets-soins-a-domicile infirmiers à Embrun]
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  46. diocèse Gap et Embrun
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  49. Produits agricoles IGP ou AOC
  50. Tourisme sur le site de l'INSEE
  51. Bibliothèque d'Embrun
  52. école de musique d'Embrun
  53. Centre artistique des capucins
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  57. Inventaire de l'orgue de la chapelle Sainte-Anne
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  60. Raymond Collier, op. cit., p. 301
  61. « Notice no PA00080563 », base Mérimée, ministère français de la Culture
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  63. Depuis quelques années, cette épreuve se fait dans le plan d'eau d'Embrun et non plus directement dans le lac
  64. École supérieure de Guerre : Edmond-Louis Dosse
  65. Edouard Przybylski