Poligny (Hautes-Alpes)

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Poligny
Poligny (Hautes-Alpes)
La mairie-école.
Blason de Poligny
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Intercommunalité Communauté de communes Champsaur-Valgaudemar
Maire
Mandat
Eric Berdiel
2020-2026
Code postal 05500
Code commune 05104
Démographie
Population
municipale
323 hab. (2019 en diminution de 2,12 % par rapport à 2013)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 41′ 33″ nord, 6° 02′ 52″ est
Altitude Min. 896 m
Max. 2 082 m
Superficie 13,81 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Gap
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Bonnet-en-Champsaur
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Poligny

Poligny est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Poligny est située dans la partie occidentale du Champsaur, sur la rive gauche du Drac, adossé à la montagne de Mouttet, face au Vieux Chaillol (3 163 m, au sud-ouest du massif des Écrins).

Le chef-lieu et les principaux hameaux sont à une altitude de 1 000 m, mais la commune s'étage depuis la vallée du Drac (900 m au pont du Rageoux) jusqu'aux contreforts du massif du Dévoluy (sommet de Girolet, 2 060 m).

Sa position géographique lui confère, comme à l'ensemble du Champsaur, un climat particulier : mal protégé des courants d'ouest par le rempart du Dévoluy, et partiellement privé de la douceur provençale par les hauteurs entourant le col Bayard au sud, Poligny est soumis à la bise, vent du nord qui lui apporte fréquemment les nuages remontant de la cuvette grenobloise, et, en hiver, le froid des massifs du Haut Dauphiné.

Le territoire de la commune se divise naturellement en quatre zones étagées :

  • le bord du Drac, mince bande parcourue par la route nationale 85, dite route Napoléon, à la circulation importante (liaison Grenoble - Gap, mais aussi itinéraire-bis entre la région lyonnaise et la Côte d'Azur), mais sans incidence notable sur la vie de la commune ;
  • la haute plaine, sur laquelle se trouvent les 3 hameaux principaux, essentiellement consacrée à l'agriculture (prairies, élevage) ; témoin d'une organisation agricole ancienne, on peut reconnaître, de l'entrée de la commune au Nord jusqu'aux Forestons à l'ouest, les restes de l'ancien canal de Pont-du-Fossé, qui, de la fin du XIXe siècle jusqu'en 1963, alimentait en eau d'irrigation toutes les communes de la rive gauche du Drac ;
  • la forêt (40 % de la surface de la commune), exploitée pour ses bois (pins et feuillus), et parcourue de nombreux chemins forestiers propices à la randonnée et à la cueillette des champignons (bolet blafards, chanterelles, lactaire couleur saumon) des framboises ou des gentianes, selon la saison ;
  • les pentes rocheuses, où vit une faune sauvage importante (marmottes, chevreuils, sangliers, mais aussi dans les hauteurs du Girolet, mouflons et Chamois).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de Poligny est bordée à l'est et au nord par le Drac, qui coule en direction de Grenoble, et à l'ouest par le Rageous, un ruisseau qui descend du Sommet de Raz-de-Bec et se jette dans le Drac au Pont Vallat, à l'extrême nord de la commune. Elle est traversée en diagonale par le Riou Bel (« beau ruisseau » en occitan vivaro-alpin), un petit ruisseau qui descend de la montagne de Mouttet et se jette dans le Drac aux Basses-Barraques. Anciennement, le canal de Pont-du-Fossé, qui passait au-dessus du village, lui apportait l'eau du Drac captée loin en amont. Il a été abandonné au milieu du XXe siècle.

Communications et transports[modifier | modifier le code]

La commune de Poligny est traversée su sud-est au nord-ouest par la route départementale 17, qui quitte au sud des Barraques (commune de la Fare-en-Champsaur) la route nationale 85 reliant Grenoble à Gap, et poursuit vers l'ouest en direction du Dévoluy par le col du Noyer. Le bourg de Poligny est ainsi à 5 kilomètres de Saint-Bonnet-en-Champsaur, 20 de Gap (1/2h de route) et 80 de Grenoble (1h1/2). Les hameaux des Forestons et de Villeneuve sont chacun à 2 kilomètres du chef-lieu par des embranchements de la D17.

Le projet de construction de l'autoroute Gap - Grenoble (A51), qui aurait traversé la commune, aujourd'hui abandonné, inquiétait les habitants, même si l'avantage pour les communications aurait été certain (Grenoble à 1 heure, Marseille à 2 heures).

La ligne C du réseau de bus Zou Hautes-Alpes (anciennement 05Voyageurs), reliant Saint-Bonnet à Gap, passe aux Barraques, à 4 kilomètres de Poligny (chef-lieu). La ligne de cars Transisère 4101 (Gap - Grenoble) passe sur la nationale au pied du village, et dessert aussi les Barraques.

Le projet de ligne de chemin de fer reliant Gap à Corps et au-delà vers Grenoble n'a jamais vu le jour. La gare actuellement la plus proche est celle de Gap, d'où on peut joindre Marseille en 3 heures et Paris en 6 heures. La gare de Grenoble, plus éloignée, est directement reliée à Paris par TGV en 3 heures.

L'aérodrome de Gap-Tallard est à 10 kilomètres au sud de Gap, soit à 30 de Poligny.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Poligny est une commune rurale au sens de l'Insee[Note 1],[1],[2], mais elle fait partie de l'aire d'attraction de Gap, qui regroupe 73 communes[3],[4].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (60,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (60,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (45,1 %), zones agricoles hétérogènes (31,1 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,5 %), prairies (6,3 %), zones urbanisées (1,9 %), terres arables (0,1 %)[5].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[6].

Habitat[modifier | modifier le code]

Le village vu de l'ouest ; au fond, le massif de Vieux Chaillol

La commune est constituée de 3 villages nettement séparés :

  • le chef-lieu, où se trouvent la mairie, l'école et l'église,
  • les Forestons, à 1,5 km à l'ouest,
  • Villeneuve, à 1,5 km au nord,

auxquels s'ajoute un petit groupe de maisons, les Basses Baraques, au bord du Drac, sur la route nationale, sans liaison directe avec le chef-lieu.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est connu en 1271 comme « Castrum de Pollinaco » ou « de Polligneco »[7]. L'origine de ce nom est inconnue.

Poligny s'orthographie Polinhi en occitan haut-alpin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, la seigneurie de Poligny se divisait en parts égales entre l'évêque de Gap et un seigneur particulier. Les seigneurs de Poligny se succédèrent en ligne directe à partir de l'an 1300 jusqu'à la Révolution française de 1789. Jacques de Poligny (1545?-1592) fut un des lieutenants de François de Bonne de Lesdiguières[8].

Au XVIe siècle, Antoine Fulcon-Saint, capitaine protestant, s'empara du titre de Seigneur de Villeneuve, et ses héritiers ne purent en être délogés jusqu'à la Révolution[8].

La chapelle alors nommée Saint-Étienne du Bois existait déjà au XVIe siècle[8].

Détruit pendant les guerres de religion, il ne reste rien du château médiéval. Cependant un ensemble de bâtiments du village actuel a conservé la disposition en U des anciennes dépendances du château[9]. Les habitants de Poligny désignent toujours ce groupe de maisons comme « le château ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Jean-Pierre Saint-Blanc    
1792 1793 Martin Reynaud    
1793 1795 André Mouren Provensal    
1795 1798 Jean-Antoine Robert    
1798 1808 Jean-Pierre Robert    
1808 1813 Pierre Saint-Blanc    
1813 1831 Jean-André Faure    
1831 1835 Jean-Antoine Mouren    
1835 1861 Martin, François, Antoine Reynaud    
1861 1867 Jean, Antoine Bertrand    
1867 1873 Léon, Enariste Bertrand    
1873 1881 Pierre, Marius Leautier    
1881 1882 Hyppolite Garnier    
1882 1884 Pierre Ollivier    
1884 1885 Jean Gentillon    
1885 1912 Jean-Eugène Blache    
1912 1925 Tranquille Bonthoux    
1925 1931 Lézin Roussel    
1931 1933 Tranquille Bonthoux    
1933 1944 Jean Borel    
1944 1945 Joseph Rigaud   Président de la délégation municipale
1945 1953 Albert Fleur    
1953 1965 Aimé Borel    
1965 1989 Roger Boyer    
1989 2014 Michel Morel    
2014 2015 Jean-Claude Arnaud[10] SE Démissionnaire le 8 mai 2015
2015   Nicole Ciamous[10] SE (Intérim)
juillet 2015 mai 2020 Eric Berdiel[11]   Fonctionnaire de catégorie B
mai 2020 En cours Éric Berdiel[11],[12]   Technicien
La mairie et l'école de Poligny.

Élections municipales de 2020[modifier | modifier le code]

Compte tenu de la taille de la commune, le conseil municipal doit comporter 11 membres, élus au scrutin plurinominal majoritaire. Pour l'élection de , 11 candidats se sont déclarés. Sur 302 électeurs inscrits, il y a eu 165 votants, soit 54,64%. Sur les 165 votes, il y a eu 9 blancs ou nuls, et donc 156 exprimés. Au premier tour des élections, qui s'est tenu le , chacun des 11 candidats a obtenu entre 132 et 150 voix (aucun n'a recueilli la totalité des suffrages). Tous ont donc été élus.

Eric Berdiel a été réélu maire le .

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

En 2019, la commune comptait 323 habitants[Note 2], en diminution de 2,12 % par rapport à 2013 (Hautes-Alpes : +1,39 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
671643680744781768779822757
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
732711699693700691651626593
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
534515504509472424434363313
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
270262232219237230275285327
2015 2019 - - - - - - -
302323-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Une maison traditionnelle du village.

Poligny est une commune de moyenne montagne essentiellement agricole.

Pendant longtemps, le manque d'activité locale ou la maigreur des revenus liés à la terre ont incité les habitants à quitter leur village, quitte à y revenir sur leurs vieux jours. Le bar-restaurant et l'épicerie ont fermé dans les années 1980.

Cependant le village reste vivant : il a conservé son école, qui accueille aussi les enfants du Noyer voisin, et nombreux sont ceux de ses habitants qui se sont faits artisans dans divers métiers, ou ont trouvé un emploi à Saint-Bonnet (à 5 kilomètres) ou à Gap (20 km). La "désertification" n'est plus qu'un mauvais souvenir : les dernières maisons en ruines sont en cours de restauration, et les constructions neuves se multiplient ; un lotissement a même remplacé un ancien camping inutilisé.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue du Veyre de Saint-Étienne

L'église, au chef-lieu, est modeste. Villeneuve et les Forestons ont chacun leur chapelle.

Chacun des trois hameaux a son four. Celui du bourg est parfois remis en service.

Au-delà des Forestons, à l'orée de la forêt, le Veyre de Saint-Étienne, sa chapelle et sa fontaine sont un lieu de détente très apprécié. La chapelle Saint-Étienne fait l'objet de restauration par une association locale.

Le Grand bois de Poligny est parcouru de nombreux chemins, dont certains balisés pour la randonnée. L'emprise de l'ancien canal de Pont-du-Fossé, qui fait une grande boucle auprès du village jusqu'aux Forestons, a été transformé en promenade.

Vie associative[modifier | modifier le code]

L'association de Sauvegarde du Patrimoine de Poligny (ASPP) poursuit à la fois une action en faveur du patrimoine matériel, notamment par la rénovation de la chapelle Saint-Étienne[17], et le maintien de traditions locales, notamment les repas annuels de la « Reboule » et de la Sainte-Agathe, la crèche dans l'église à Noël, particulièrement renommée[18], la messe mensuelle à la chapelle Saint-Étienne suivie de repas sur le Veyre, et l'usage (occasionnel) du four du village.

L'ASPP Poligny, dissidente de la précédente, a récemment rénové la fontaine du village, et organise chaque année un vide-greniers.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune qui n'appartient pas à une unité urbaine.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le )
  2. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le )
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le )
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le )
  5. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  6. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  7. J.Roman, Dictionnaire topographique du Département des Hautes-Alpes, Imprimerie nationale, 1884, rééd. Lacour, 2000, (ISBN 2-84406-757-3), page 115.
  8. a b et c Joseph Roman, Tableau historique de Département des Hautes-Alpes, Paris-Grenoble, rééd. Librairie des Hautes-Alpes, Gap , (ISBN 2-90-99-56-02-4), page 84
  9. repérable sur cette vue de Google Maps
  10. a et b « Bientôt un nouveau maire à Poligny », sur Alpes1, (consulté le ).
  11. a et b « Résultats des élections municipales 2020 », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le )
  12. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le )
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  17. voir ce reportage de DICI TV
  18. voir ce reportage de DICI TV