Saint-Auban-d'Oze

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Saint-Auban-d'Oze
Saint-Auban-d'Oze
L'école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Intercommunalité Communauté de communes Buëch-Dévoluy
Maire
Mandat
Jean-Marie Gueyraud
2020-2026
Code postal 05400
Code commune 05131
Démographie
Population
municipale
86 hab. (2018 en augmentation de 13,16 % par rapport à 2013)
Densité 6,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 29′ 48″ nord, 5° 50′ 50″ est
Altitude Min. 848 m
Max. 1 603 m
Superficie 13,21 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Gap
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Serres
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Auban-d'Oze
Liens
Site web saintaubandoze.fr

Saint-Auban-d'Oze est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au cœur des montagnes des Hautes-Alpes, cette commune est la seule de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur à n'être touchée ni par le risque d'incendie, le risque de mouvement de terrain, le risque d'avalanche et par le risque d’inondation. Son positionnement idéal peut expliquer son regain de population durant ces dernières années[1].

Vue du village de Saint-Auban-d'Oze.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Auban-d'Oze est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gap, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 73 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (86,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (84,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (26,9 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (15,1 %), zones agricoles hétérogènes (9,8 %), cultures permanentes (3,7 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latine Sanctus Albanus parrochie Oze en 1525.

La paroisse fut placée sous la protection d'Alban de Mayence, martyrisé pour sa foi à Mayence au tout début du Ve siècle.

Sant Auban d'Auze en occitan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2014, la commune appartenait au canton de Veynes. À la suite du redécoupage cantonal de 2014, elle a été transférée dans le canton de Serres.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie du village est essentiellement basée sur l'agriculture fruitière et l'agriculture d'élevage. Il s'agit de toutes petites exploitations agricoles familiales qui ont du mal à perdurer face à la concurrence et aux marges des grossistes.

L'activité de tourisme n'y est que très peu développée, deux gîtes ruraux et quelques maisons louées, et est essentiellement estivale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1988 ? Max Illy    
avant 1995 2014 Jean-Claude Salles DVG  
avril 2014 En cours Jean-Marie Gueyraud[9],[10]   Profession intermédiaire de la santé et du travail social

À l'élection présidentielle de 2012, lors du premier tour, cette commune a réalisé le score le plus élevé de France en faveur de Nathalie Arthaud avec 22,03 % des voix exprimées[11].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2018, la commune comptait 86 habitants[Note 3], en augmentation de 13,16 % par rapport à 2013 (Hautes-Alpes : +1,02 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
189170204193197198201194194
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
177162163145118120123108111
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
109113112958686938669
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
575240596467687184
2018 - - - - - - - -
86--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église sur son tertre, dominant le village.
  • Une petite église en pierre apparente domine le village sur le tertre du Serre. Cette église a été reconstruite au XIXe siècle sur l'emplacement d'une petite chapelle qui constitue maintenant le cœur de l'édifice.
  • Non loin du hameau de Villauret, on trouve une abbaye du XIIe siècle en ruine, l'abbaye de Clausonne.

Plusieurs montagnes entourent le village, offrant une activité touristique et sportive.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Risques naturels en région Provence-Alpes-Côte d'Azur », sur cypres.org, (consulté le 18 février 2018).
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 mai 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 10 août 2020)
  10. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 août 2020)
  11. Résultats validés par le Conseil constitutionnel, sur data.gouv.fr.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.