Jarjayes

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Jarjayes
Jarjayes
Vue partielle de Jarjayes.
Blason de Jarjayes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Intercommunalité Communauté d'agglomération Gap-Tallard-Durance
Maire
Mandat
Christian Cado
2020-2026
Code postal 05130
Code commune 05068
Démographie
Gentilé Jarjayais
Population
municipale
454 hab. (2018 en augmentation de 10,19 % par rapport à 2013)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 30′ 22″ nord, 6° 06′ 40″ est
Altitude 999 m
Min. 586 m
Max. 1 310 m
Superficie 22,67 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Gap
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Tallard
Législatives Première circonscription
Localisation
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Jarjayes
Liens
Site web https://www.jarjayes.fr/

Jarjayes est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Jarjayais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Jarjayes est située à l'ouest des Dômes de Remollon. Elle surplombe la vallée de la Durance. La départementale 942a permet la liaison vers Gap via le col de la Sentinelle.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Jarjayes est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gap, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 73 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (52,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (52,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (40,5 %), terres arables (28 %), zones agricoles hétérogènes (15,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (6,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,8 %), prairies (3,9 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Gargaïa en 1080[8] et en 1127[9].

Le radical Gar- rappellerait les pierres, le roc[10]. La géomorphologie de Jarjayes, avec sa crête rocheuse surplombant le village, et où se situe l'ancienne église conforte cette interprétation.

Le nom de la localité est attesté sous les formes Jarjaya en 1190[8], en 1239 et en 1248[11], Mendamentum de Jarjaya en 1346, del Jerjayis en 1364[8], Jarjaie en 1512[8].

Jarjalhas en provençal haut-alpin.

Le terme de Jarjayes désigne, en occitan, une terre où poussent des vesces[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon possédait les deux églises, l’église paroissiale et l’église castrale, et percevait les revenus qui y étaient attachés[13].

Deux épidémies de peste touchent Jarjayes à l’époque moderne. La première, en 1528, laisse de nombreuses habitations abandonnées, qui tombent ensuite en ruines sans être réoccupées. La seconde est celle de 1628-30. La peste de Marseille épargne la communauté grâce au cordon sanitaire établi entre Bollène et Embrun, et qui suivait le Jabron et la Durance[14].

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture est l'activité dominante de la commune de Jarjayes.
Truffes noires d'un trufficulteur de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Pierre Bossy    
mars 2008 mars 2014 Jean Gillot    
avril 2014 mai 2020 Christelle Maechler[15]   Sans profession déclarée
mai 2020 En cours Christian Cado[15],[16]   Ancien artisan, commerçant ou chef d'entreprise

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Jarjayes fait partie :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18].

En 2018, la commune comptait 454 habitants[Note 3], en augmentation de 10,19 % par rapport à 2013 (Hautes-Alpes : +1,02 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
446384459491574562560547510
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
520534500476475480464416409
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
358381355313272282282264270
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
210196203254312379411415418
2017 2018 - - - - - - -
450454-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Saint-Pierre au cimetière : succède à une église du XIIe siècle, église paroissiale même lorsque le village se déplace en hauteur. Mise à sac pendant les guerres de religion, ses pierres ont servi à la construction de l’édifice actuel en 1860. Nécropole des Ventavon.
  • Église Saint-Thomas-Saint-Restitut dans l’ancien village : existait au XIIe siècle, endommagée lors des guerres de religion en 1588 par François de Bonne de Lesdiguières, reconstruite au XVIIe siècle.
  • Pierre du Costel ou pierre chaude : pierre verte, lissée par le passage de mains qui lui attribuent des vertus spéciales. Autrefois située à l’entrée du marché aux grains de Jarjayes, à l’endroit où l’on s’acquittait des droits.
  • Église paroissiale Saint-Thomas-Saint-Restitut au village de Jarjayes, construite de 1872 à 1874.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Qui a inspiré la saga de Lady Oscar

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a b c et d Ernest Nègre -Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1148 - (ISBN 2600001336).
  9. Sur le cartulaire de l'Abbaye de Saint-Victor.
  10. Paul-Louis Rousset - 1988 - Les Alpes & leurs noms de lieux: 6000 ans d'histoire? : les appellations d'origine pré-européenne - Page 74.
  11. Dans les archives de l'Abbaye de Boscodon.
  12. Guy Barruol, Claude Martel, Jean-Yves Royer, « Glossaire lié à la topographie et à la toponymie de Lure », in Guy Barruol, André de Réparaz et Jean-Yves Royer (directeurs de la publication), La montagne de Lure, encyclopédie d’une montagne en Haute-Provence, Forcalquier, Alpes de Lumière, coll. « Les Alpes de Lumière », , 320 p. (ISBN 2-906162-70-1), no 145-146, p. 229
  13. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 219
  14. Jean-Pierre Joly, « La ligne du Jabron pendant la peste de 1720 », Chroniques de Haute-Provence, no 360, été 2008, p. 7
  15. a et b « Résultats des élections municipales 2020 », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le )
  16. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le )
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.