Sorcy-Saint-Martin

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Sorcy-Saint-Martin
Sorcy-Saint-Martin
La maison commune, mairie.
Blason de Sorcy-Saint-Martin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Commercy
Intercommunalité Communauté de communes de Commercy - Void - Vaucouleurs
Maire
Mandat
Franck Martin
2020-2026
Code postal 55190
Code commune 55496
Démographie
Population
municipale
1 086 hab. (2018 en augmentation de 1,69 % par rapport à 2013)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 45″ nord, 5° 38′ 03″ est
Altitude 241 m
Min. 231 m
Max. 364 m
Superficie 21,72 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commercy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vaucouleurs
Législatives Première circonscription
Localisation
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Sorcy-Saint-Martin

Sorcy-Saint-Martin est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sorcy-Saint-Martin est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Commercy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 19 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (61,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (33,7 %), forêts (28 %), terres arables (24,2 %), mines, décharges et chantiers (7,5 %), zones agricoles hétérogènes (3,3 %), zones urbanisées (2,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,2 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Sorcy-Saint-Martin se situe sur les rives de la Meuse, là où la Meuse fait un grand boucle en demi-cercle. Ce méandre de Sorcy-Saint-Martin contourne la colline de Châtel-Saint-Jean. La commune est traversée également par le canal de l'Est, qui débouche à la limite de la commune dans le canal de la Marne au Rhin. Une petite rivière, Rupt de Laneuville, débouche à Sorcy dans la Meuse. Le ruisseau de Frasne coule entre le canal et la Meuse presque entièrement sur le territoire de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune a porté différents noms :

  • Sorcy ;
  • Sorcy sur Meuse ;
  • Sorcy-Saint-Martin après la réunion des deux bourgs.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'époque gallo-romaine, Sorcy est une petite agglomération (vicus) avec un sanctuaire. Un oppidum y contrôlait la voie romaine joignant Reims à Toul[8]. Une abbaye, l'abbaye de Saint-Martin-sur-Meuse, existait déjà au IXe siècle[9].

Le village primitif de Sorcy était situé en hauteur sur la colline Saint-Jean (appelée aussi côte des vignes par les villageois). C'est vers le Xe siècle que celui-ci s'établit à son endroit actuel par l'édification du château auquel vinrent se greffer au cours des siècles des maisons, des fermes, des moulins, un couvent, un hôpital, etc. faisant de Sorcy une des plus importantes seigneuries de la région puisque qu'elle compta jusqu'à 3600 habitants.

Les premiers seigneurs de Sorcy furent la famille du même nom (le nom le plus ancien apparaissant dans les archives est Odet ou Eudes de Sorcy vers 1050), famille qui s'éteignit faute de descendance en 1427 à la mort de Joffroy de Sorcy. C'est Colin de Verdun, un neveu de celui-ci, qui hérite, mais, pour avoir voulu vendre sans l'aval de son suzerain le cardinal de Bar, la seigneurie lui sera aussitôt confisquée et revendue à Robert de Baudricourt, maréchal de France et gouverneur de Vaucouleurs. À sa mort, son fils Jean en héritera et le conservera jusqu'en 1495 où il la céda à Jacques et Antoine du Châtelet contre la seigneurie de Vignory près de Blois. Cette célèbre famille, branche puînée des ducs de Lorraine, conservera la seigneurie jusqu’en 1591. C'est pendant cette période, le , que Jacques du Châtelet fit don de la chapelle castrale pour la transformer en église paroissiale.

La seigneurie de Sorcy passe à la maison de Choiseul par le mariage du Christine du Châtelet avec Maximilien 1er de Choiseul-Meuse le . En 1701, le , la seigneurie de Sorcy est érigée en comté. Les Choiseul conserveront Sorcy jusqu’en 1777, date à laquelle Maximilien Claude Joseph et son frère François Joseph de Choiseul, pour payer leurs dettes, cédèrent le comté à Pierre Randon de Pommery. Ce dernier ne resta que 10 ans à Sorcy où il vécut au Petit Château qu’il aménagea à grands frais en tapisseries, cabinets, garde-robe, aujourd’hui encore conservés. Le dernier seigneur et comte de Sorcy fut Isaac de Thelusson. Cette seigneurie étendue compta jusqu'à cinq châteaux (le Gros Château, le Petit Château, le château Emi, le château Bas et le château Saint-Vincent), deux couvents et un hôpital[10].

Les gares[modifier | modifier le code]

Trois gares se sont succédé sur la commune de Sorcy-Saint-Martin :

  • une première gare, construite dans les années 1850, le long de la ligne de Paris à Strasbourg ;
  • une halte, plus proche du centre de Sorcy, construite dans les années 1890, sur la ligne de Jessains à Sorcy ;
  • une seconde gare, en remplacement de la première, construite dans les années 1890 à la jonction des deux lignes.

Le site d'implantation de la première gare était quasiment le même que la seconde ; il s'agit d'une gare de type 5[11] ; ce bâtiment a été démoli au profit de la seconde gare, mieux implantée à la jonction des deux lignes. Ce second bâtiment est une gare de type C tardif, comme toutes les gares principales de la ligne de Jessains à Sorcy. Ce dernier a été démoli en 2015[11].

La halte se trouvait plus près du centre, mais était uniquement desservie par la ligne secondaire vers Jessains. Son bâtiment était plus modeste (une halte de type A). Il existe toujours.

Une maison a été réalisée en ré-employant de nombreuses pierres de taille de la première gare, démolie dans les années 1890.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1995 mars 2008 Henri Theuveny DVD  
mars 2008 4 avril 2014 Michèle Poussing    
4 avril 2014 mai 2020 Robert Deloge    
mai 2020 En cours Franck Martin [12]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

En 2018, la commune comptait 1 086 habitants[Note 3], en augmentation de 1,69 % par rapport à 2013 (Meuse : −3,51 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7201 7771 7951 6021 6341 5951 4891 4471 489
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2731 2991 2751 1621 2541 2201 1701 4151 169
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0891 0631 1671 1831 3131 2951 2721 1791 176
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 2461 1611 0181 0279949539971 0051 090
2018 - - - - - - - -
1 086--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Églises et chapelle[modifier | modifier le code]

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • L'oppidum de Sorcy-Saint-Martin, site archéologique.
  • L'immeuble Brouet, Bas relief représentant Saint-Jean provenant de l'église primitive Saint-Jean-de-Châtel recueilli par un habitant qui l’incrusta dans le mur de sa maison, édifice classé au titre des monuments historiques depuis 1927[18].
  • Le carré militaire au cimetière.
  • Le monument aux morts dans l'allée d'accès au cimetière.
  • Plusieurs croix de chemins, dont deux dans l'allée d'accès au cimetière.
  • Lavoir sur le petit bras de la Meuse.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Eudes II de Sorcy, évêque de Toul de 1220 à 1228.
  • Adrien Lallemand (1527-1559) docteur en médecine de la faculté de Paris, auteur d'ouvrages médicales, né à Sorcy-sur-Meuse[19].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Ruines de la Meuse, Tome Quatrième : La seigneurie de Sorcy, par Dumont, Imprimerie N. Colin à Nancy & Derache libraire à Paris, 1875.
  • Histoire généalogique de la Maison Du Châtelet, édition Originale, par Dom Calmet, Imprimerie JB Cusson, Nancy, 1741.
  • Les Châteaux de la Meuse, Maurice Muel, Arts et tourisme Éditions.
  • Merveilles des Châteaux d'Alsace, de Lorraine, de Liège. Hachette Réalités, 1974.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 30 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 30 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 30 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 30 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 30 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 19 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 19 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. B. Humbert, Les 'fana' de la Côte Châtel à Sorcy-Saint-Martin (Meuse), ELAN, Nancy I, 1983 p. 41-56,
  9. Calmet, Notice de la Lorraine: qui comprend les duchés de Bar et de Luxembourg, l'électorat de Trèves, les trois évechés (Metz, Toul, et Verdun); l'histoire par ordre alphabétique des villes, etc, Lunéville 1840, p. 29.
  10. Augustin Calmet, Notice de la Lorraine: qui comprend les duchés de Bar et de Luxembourg, l'électorat de Trèves, les trois évêchés (Metz, Toul, et Verdun); l'histoire par ordre alphabétique des villes, etc, Lunéville 1840, p. 341-342 Sorcy-Saint-Martin
  11. a et b « Sorcy / Gondrecourt », sur lereseaudepsx.e-monsite.com (consulté le 14 janvier 2019).
  12. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. Notice no PA00106702, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Notice no PA00106635, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. à à oC&printsec=frontcover&hl=nl&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=falseBiographie universelle classique, ou dictionnaire historique portatif Deuxième partie, H-R (p. 1377-2492), Paris, 1829, p. 1617