Jeux olympiques d'été de 2024

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Jeux olympiques d'été de 2024
Logo
Localisation
Pays hôte Drapeau de la France France
Ville hôte Paris
Coordonnées 48° 51′ 24″ N, 2° 21′ 08″ E
Date Du au
Participants
Pays 206 (attendu)
Athlètes 10 500 (attendu)
(5 250 masc. et 5 250 fém.)
Compétition
Nouveaux sports Breakdance
Nombre de sports 32
Épreuves 329
Symboles
Mascotte Phryges
Géolocalisation
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
City locator 4.svg
Paris
Chronologie

Les Jeux olympiques d'été de 2024, officiellement appelés les Jeux de la XXXIIIe olympiade, seront célébrés en à Paris, en France, ville officiellement désignée lors de la 131e session du CIO à Lima, au Pérou, le [1],[2]. Les villes de Hambourg, Rome et Budapest étaient également en lice jusqu'à leurs retraits, respectivement les , et [3] ; et la ville de Los Angeles est simultanément désignée pour organiser les Jeux olympiques de 2028, conformément à l'accord trouvé avec le CIO, le [4]. Après Londres (1908, 1948 et 2012), Paris devient la deuxième ville à célébrer les Jeux olympiques d'été pour la troisième fois, à cent ans d'écart (1900, 1924 et 2024), avant que ce ne soit le tour de Los Angeles (1932, 1984 et 2028).

Le projet « Paris 2024 » s'appuie sur 95 % de sites déjà existants ou temporaires pour un budget annoncé de 6,6 milliards d'euros[5]. Les seules réalisations nécessaires sont un centre aquatique qui doit être construit à côté du Stade de France, une arène couverte de 7 500 places pour le basket-ball et la lutte à la porte de la Chapelle[6] ; en outre, le village olympique sera construit à L'Île-Saint-Denis, Saint-Denis et Saint-Ouen-sur-Seine en Seine-Saint-Denis[5], tandis que le village des médias sera établi à Dugny[7]. Tony Estanguet, qui codirigeait l'équipe de candidature avec Bernard Lapasset, prend la présidence du comité d'organisation des Jeux olympiques de Paris 2024[8], dont le directeur général est Étienne Thobois.

Le , un changement dans le calendrier est annoncé. Les JO, qui devaient initialement se dérouler du 2 au , sont avancés d'une semaine pour des raisons d'organisation. Ils se tiendront finalement du au [9].

Sélection de la ville hôte et double attribution des Jeux[modifier | modifier le code]

Les anneaux olympiques exposés place du Trocadéro en 2017 pour célébrer l'attribution des Jeux à Paris.

Compte tenu des défections successives de Rome, Hambourg et Budapest, et dès le , Thomas Bach, le président du Comité international olympique, avait réfléchi à une double attribution en expliquant « nous produisons trop de [dossiers] perdants »[10]. Le , il confirme et émet l'hypothèse d'une attribution simultanée des JO 2024 et 2028, afin de conserver les « deux excellentes candidatures » de Paris et Los Angeles, les deux dernières villes encore en course pour l'édition 2024. Cette solution assurant donc aux deux villes d'obtenir l'organisation des Jeux olympiques, en 2024 pour l'une, en 2028 pour l'autre[11]. Le principe de la double attribution était déjà appliqué pour les olympiades de 1896 et 1900 puis celles de 1924 et 1928[12]. Le , le maire de Los Angeles Eric Garcetti se dit favorable à cette proposition, ajoutant : « Je sais que je n'ai pas une position orthodoxe sur la question et je sais que Paris a pu dire par le passé que c'était 2024 ou rien », n'écartant pas ainsi l'idée de voir sa ville organiser les JO 2028, afin de laisser à Paris le soin d'organiser ceux de 2024[13].

Le , le bureau exécutif du Comité international olympique adopte à l'unanimité la recommandation du président Thomas Bach en faveur d'un double vote à Lima le , pour désigner les villes-hôtes des Jeux olympiques 2024 et 2028, soit Paris et Los Angeles dans un ordre qui reste à définir. Le , lors d'une session extraordinaire à Lausanne où les deux villes présentent leurs projets, la centaine de membres du CIO approuvent cette décision, sans surprise[14]. Le 31 juillet, le CIO annonce qu'il est parvenu à un accord avec la ville californienne pour qu'elle organise l'édition 2028[4], Paris restant seul en lice pour l'organisation des Jeux olympiques de 2024[15]. Le , les membres du CIO votent à l'unanimité et à main levée en faveur de l'attribution des Jeux d'été 2024 à Paris et de ceux de 2028 à Los Angeles[1].

Villes candidates[modifier | modifier le code]

Ville Pays 1er tour
Paris Drapeau de la France France Unanimité

Candidatures abandonnées[modifier | modifier le code]

  • Boston est sélectionnée le [17], mais faute de soutien populaire et après le refus de son maire, la ville renonce au projet et est remplacée par Los Angeles le [18].
  • Hambourg est présentée comme candidate officiellement le [19] mais, à la suite d'un référendum auprès de la population le donnant une majorité à l'opposition à la candidature, la ville se retire[20],[21].
  • Rome, candidate officielle du [22] au . Toutefois, le Comité olympique national italien dépose la 2e partie du dossier de candidature auprès du CIO le [23] puis la candidature est retirée le [24].
  • Budapest, candidature retirée le [25], par le conseil municipal, à la suite de la campagne du mouvement de jeunes militants, « Momentum », qui revendique la collecte de 300 000 signatures contre la candidature, soit presque le double du total nécessaire pour déclencher l'organisation d'un référendum local dans la ville de 1,7 million d'habitants.
  • Los Angeles, candidature retirée le , se positionnant pour les Jeux olympiques d'été de 2028[15].

Vote[modifier | modifier le code]

Le vote pour la double attribution des Jeux olympiques 2024 et 2028 à Paris et à Los Angeles a eu lieu le , lors de la 131e session du CIO à Lima. Les membres se sont exprimés à main levée et à l'unanimité[1].

Sports au programme[modifier | modifier le code]

Disciplines officielles[modifier | modifier le code]

Le rugby et le golf, ajoutés au programme des Jeux olympiques de Rio 2016 restant maintenus pour 2020 comme pour 2024, la liste des 28 sports des Jeux de Paris doit être identique à celle des deux précédentes éditions estivales[26]. Néanmoins, l'une des mesures de l'Agenda olympique 2020, approuvée fin , déjà appliquée pour les Jeux de Tokyo, laisse aux organisateurs la possibilité de proposer de nouveaux sports de leur choix, qui doivent ensuite être approuvés par le CIO. Pour Tokyo 2020, c'est le cas du karaté, du surf, du skateboard, de l'escalade sportive et du baseball/softball[27]. Par ailleurs, la présence de 28 sports ne définit pas à l'avance la nature ou le nombre des différentes épreuves, ni les éventuels ajouts proposés par le comité d'organisation, le programme devant être arrêté en , lors de la session du CIO qui aura lieu à Lausanne[26].

La procédure des sports additionnels a lieu début 2019. Il était requis des sports demandant peu d'athlètes, pas d'infrastructures supplémentaires et populaires auprès des jeunes. Les sports choisis sont le surf, le skateboard, l'escalade, le basket-ball 3x3 et le breakdance[28]. Ces épreuves seraient organisées sur le même site place de la Concorde dans une arène de 35 000 places, qui devrait aussi accueillir des concerts et des animations[29]. Il n'est pas prévu d'en rajouter d'autres malgré les demandes répétées du karaté et du squash[30].

Le 7 décembre 2020, le programme est arrêté par la commission exécutive du CIO. Quatre sports additionnels sont confirmés : le surf, le skateboard, l'escalade et le breakdance (les trois premiers étant déjà au programme des Jeux de Tokyo précédents). De plus, plusieurs modifications d'épreuves sont effectuées, entraînant d'une part une réduction du quota d'athlètes nécessaire pour réduire la complexité d'organisation dans le contexte pandémique, et d'autre part une parité parfaite de ces Jeux avec autant d'hommes que de femmes engagés :

  • en athlétisme, une épreuve de 35 km marche mixte par équipe remplace le 50 km marche hommes en athlétisme ;
  • en canoë-kayak, deux épreuves de slalom extrême remplacent deux épreuves de sprint ;
  • en boxe, une catégorie féminine prend la place d'une catégorie masculine ;
  • en haltérophilie, quatre épreuves sont supprimées ;
  • en tir, le skeet par équipes mixtes remplace le trap par équipes mixtes en tir ;
  • en voile, le kite en double mixte, le 470 mixte et une troisième épreuve mixte font leur apparition, tandis que le Finn et le 470 hommes et femmes sont supprimés[31],[32].

Finalement, en voile, le format mixte du kitesurf est abandonné au profit de deux épreuves, masculine et féminine[33] ; la course au large, un temps imaginée, n'est pas retenue.

Sports / disciplines Épreuves
Hommes Femmes Mixte Total
Disciplines au programme des Jeux de Paris[34].
Athlétisme Athlétisme 23 23 2 48
Aviron Aviron 7 7 14
Badminton Badminton 2 2 1 5
Basket-ball Basket-ball
5 × 5
3 × 3
2
1
1
2
1
1
4
2
2
Boxe Boxe 7 6 13
Break dance Breakdance 1 1 2
Canoë-kayak
Canoë-kayak (course en ligne) Course en ligne
Canoë-kayak (slalom) Slalom
8
5
3
8
5
3
16
10
6
Cyclisme
Cyclisme (route) Cyclisme sur route
Cyclisme (piste) Cyclisme sur piste
Cyclisme (VTT) VTT
Cyclisme (BMX) BMX
11
2
6
1
2
11
2
6
1
2
22
4
12
2
4
Équitation Équitation
Saut d'obstacles
Dressage
Concours complet
6
2
2
2
6
2
2
2
Escalade Escalade 2 2 4
Escrime Escrime 6 6 12
Football Football 1 1 2
Golf Golf 1 1 2
Gymnastique
Gymnastique (artistique) Gymnastique artistique
Gymnastique (rythmique) Gymnastique rythmique
Gymnastique (trampoline) Trampoline
9
8

1
9
6
2
1
18
14
2
2
Haltérophilie Haltérophilie 5 5 10
Handball Handball 1 1 2
Hockey sur gazon Hockey sur gazon 1 1 2
Judo Judo 7 7 1 15
Lutte Lutte
Libre
Gréco-romaine
12
6
6
6
6

18
12
6
Sports aquatiques
Natation Natation sportive
Plongeon Plongeon
Natation artistique Natation artistique
Water-polo Water-polo
23
18
4

1
25
18
4
2
1
1
1



49
37
8
2
2
Pentathlon moderne Pentathlon moderne 1 1 2
Rugby Rugby à sept 1 1 2
Skateboard Skateboard 2 2 4
Surf Surf 1 1 2
Taekwondo Taekwondo 4 4 8
Tennis Tennis 2 2 1 5
Tennis de table Tennis de table 2 2 1 5
Tir Tir
Carabine
Pistolet
Tir aux plateaux
6
2
2
2
6
2
2
2
3
1
1
1
15
5
5
5
Tir à l'arc Tir à l'arc 2 2 1 5
Triathlon Triathlon 1 1 1 3
Voile Voile 4 4 2 10
Volley-ball
Volley-ball En salle
Volley-ball Beach-volley
2
1
1
2
1
1
4
2
2
Total 157 152 20 329

Épreuves grand public[modifier | modifier le code]

Le comité d'organisation a souhaiter créer des épreuves ouvertes au public qui se dérouleraient dans les mêmes conditions que le haut niveau. C'est déjà le cas avec le Tour de France qui organise « L'Étape du tour », où les cyclistes amateurs peuvent courir sur le tracé officielle d'une étape une journée avant les professionnels.

Le premier événement annoncé est le marathon pour tous[35],[36]. Pour pouvoir y participer, plusieurs événements sont organisés pour obtenir un dossard comme le défi organisé le 31 octobre 2021 de concourir contre le champion Eliud Kipchoge sur une distance de 5 km[37] ; le Kényan est parti uniquement après le départ des 3500 participants[38] : à l'arrivée, mille coureurs sont arrivés avant le champion olympique.

Il existe également un jeu concours où les participants ont un objectif de totaliser plus de 100 000 points en réalisant du sport quotidiennement[39] avec un tirage final le 31 décembre 2023 pour attribuer les dossard.

Une épreuve cycliste ouverte à tous est également prévue[40]

Participants[modifier | modifier le code]

Nations participantes[modifier | modifier le code]

Les délégations participantes aux Jeux de 2024
Afrique Amériques Asie Europe Océanie
0 pays 5 pays 1 pays 6 pays 1 pays

Infrastructures sportives[modifier | modifier le code]

Les sites olympiques sont dévoilés le [41],[42],[43],[44],[45] mais connurent de nombreux remaniement durant la procédure. Ils prennent en compte les 28 disciplines de base des Jeux olympiques et paralympiques et cinq disciplines additionnelles. La liste définitive est validée le 14 décembre 2020[46].

Le , Emmanuel Macron annonce que la cérémonie d'ouverture n'aura pas lieu dans le stade olympique mais sur la Seine[47].

Liste des sites définitive validée le 14 décembre 2020[48]
Site Commune Statut Sport olympique et activités diverses
Seine Paris Existant Cérémonies d'ouverture et de clôture
Stade de France Saint-Denis Existant Athlétisme
Rugby à sept
Village olympique de Saint-Denis Saint-Denis, Saint-Ouen, L'Île-Saint-Denis En construction Village olympique
Centre nautique Saint-Denis En construction
2 bassins définitifs et 3 provisoires
Plongeon
Natation artistique
Water-polo
Centre national de tir sportif Châteauroux[S 1] Existant Tir
Champ-de-Mars Paris Existant
(tribunes provisoires)
Beach-volley
Pont d'Iéna[S 2] Paris Existant Triathlon
Cyclisme sur route
Athlétisme (marathon/marche)
Nage en eau libre
Grand Palais Paris Existant
(rénovation en cours)[49]
Escrime
Taekwondo
Grand Palais éphémère
(au Champ-de-Mars)
Paris Temporaire
(Site inauguré en mai 2021 pour les rénovations du Grand Palais)[50]
Judo
Lutte
Esplanade des Invalides Paris Existant
(tribunes provisoires)
Tir à l'arc
Parc des expositions de la porte de Versailles Paris Rénovation en cours Tennis de table (Hall IV)
Volley-ball (Hall I)
Handball (phase préliminaire, Hall VI)[S 3]
Haltérophilie (Hall VI)
Parc des Princes Paris Existant Football
Stade Roland-Garros Paris Existant
(rénovation et extension en cours)[S 4]
Tennis
Boxe (court Suzanne-Lenglen)
Palais omnisports de Paris-Bercy[S 5] Paris Existant Basket-ball
Gymnastique artistique
Trampoline
Arena Alice Milliat[51] Paris En construction[S 6],[52],[53] Badminton
Gymnastique rythmique
Paris La Défense Arena[S 5] Nanterre Existant Natation
Water-polo
Stade Yves-du-Manoir Colombes Existant Hockey sur gazon
Base nautique de Vaires-sur-Marne Vaires-sur-Marne Existant Aviron
Canoë-kayak
Château de Versailles Versailles Existant
(tribunes provisoires)
Équitation
Pentathlon moderne
Vélodrome national Saint-Quentin-en-Yvelines Existant
(travaux d'aménagement nécessaires pour le terrain de BMX)
Cyclisme sur piste
BMX
Colline d'Élancourt Élancourt et Trappes Existant
(travaux d'aménagement nécessaires)
VTT
Golf national Saint-Quentin-en-Yvelines Existant Golf
Marina olympique du Roucas-Blanc[S 7] Marseille Existant
(tribunes provisoires)
Voile
Teahupo'o [29] Taiarapu-Ouest (Polynésie française) Existant
(tribunes provisoires)
Surf
Stade de Bordeaux[S 5] Bordeaux Existant Football
Stade Pierre-Mauroy Villeneuve-d'Ascq Existant Basket-ball[S 8]
Handball (phase finale)
Parc Olympique lyonnais[S 5] Décines-Charpieu Existant Football
Stade Vélodrome[S 5] Marseille Existant Football
Stade de la Beaujoire Nantes Existant Football
Stade Riviera[S 5] Nice Existant Football
Stade Geoffroy-Guichard Saint-Étienne Existant Football
Site d'escalade du Bourget Le Bourget À construire Escalade
Parc des expositions du Bourget Le Bourget Temporaires et existant[S 9] Centre des médias[54]
Place de la Concorde[29] Paris Tribunes provisoires Basket-ball 3x3
BMX freestyle
Breakdance
Skateboard
site en cours d'étude en Seine-Saint-Denis Boxe (phase préliminaire)[S 10]
Pentathlon moderne (épreuve d'escrime)[S 11]

Centre aquatique[modifier | modifier le code]

Chantier de la piscine olympique en avril 2022.

Dès l'annonce du projet de candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024, la maire d'Aubervilliers Meriem Derkaoui rappelle l’engagement qui a été fait par l'État en 2005 de construire le centre aquatique olympique à Aubervilliers et ce, quelle que soit l’issue de la candidature (pour les Jeux de 2012)[55],[56].

Alors que le site de Saint-Denis a été retenu dans le projet de candidature des Jeux de 2024 pour implanter la piscine olympique de Saint-Denis, la mobilisation initiée par la maire d'Aubervilliers a finalement permis d'obtenir le respect de l’engagement de réaliser une piscine à dimension olympique au fort d'Aubervilliers dans le cadre d'un contrat d'intérêt national (CIN) signé en [57]. L'équipement pourrait également servir de centre d'entraînement pour les sportifs olympiques[58]. Il est construit sous maîtrise d'ouvrage de la Métropole du Grand Paris[59]. Le 20 septembre 2021, la cour administrative d'appel de Paris a suspendu le permis de construire de la piscine d'Aubervilliers[60]. Le 7 juillet 2022, elle donne finalement son accord au permis, le projet ayant été modifié afin de préserver les jardins ouvriers[61].

Les épreuves de natation étant disputées à La Défense Arena, trois bassins de 50 mètres sont commandés à la société italienne Myrtha Pools (deux achats, une location). Après les compétitions, les bassins seront réutilisés à Pierreffite, Bagnolet et Sevran. L'un des trois bassins sera découpé en deux parties de 25 mètres[62].

Surf[modifier | modifier le code]

Pour les épreuves de surf, sport additionnel lors des jeux, cinq candidatures, disposant de spots adaptés sont en lice pour l'accueillir : Tahiti, BordeauxLacanau, La Torche, Biarritz et CapbretonHossegorSeignosse[63].

Le , le COJO propose le site de Teahupo'o à Tahiti, arguant que les conditions météorologiques seront optimales et que ce serait la première fois que des territoires d'outre mer seraient associés aux Jeux[64]. Le lieu est validé en août 2022[65].

Basket-ball[modifier | modifier le code]

Fin 2021, la Fédération internationale de basket-ball émet des doutes sur la conformité du site de Paris Expo Porte de Versailles pour implanter une salle règlementaire et bien adaptée à une diffusion télévisée porte de Versailles[66]. En mars 2022, il est acté par le comité d'organisation des Jeux olympiques devra se disputer sur un autre site que la porte de Versailles[67]. En juillet 2022, les épreuves du tournoi préliminaire de basket-ball sont déplacées au stade Pierre-Mauroy de Lille, le handball faisant le chemin inverse[68].

Terrain des Essences[modifier | modifier le code]

Le projet initial prévoyait une opération de dépollution et de réaménagement du terrain des Essences situé en bordure du Parc Georges-Valbon à La Courneuve[69]. Cet espace, d'une superficie de 13 ha, était occupé auparavant par l'ancien centre de ravitaillement en hydrocarbures du Ministère de la Défense.

Le Comité d'organisation y prévoyait la tenue des épreuves de tir sportif et de para-tir mais doit officiellement y renoncer pour des contraintes environnementales et techniques apparues lors d'études plus approfondies. Les épreuves déménagent alors à Châteauroux[70].

Cet ultime déménagement pénalisait encore une fois le département de la Seine-Saint-Denis[71] après le retrait de la natation.

En juin 2022, le Bureau Exécutif de Paris 2024 propose des aménagements pour équilibrer la place de la Seine-Saint-Denis[72] : les phases préliminaires du tournoi de boxe y serait localisées (il est fait mention du parc expo de Villepinte[73]) ainsi que les épreuves d'escrime du pentathlon et le volley assis. Le département a obtenu le départ du para-marathon sur le site délaissé qui doit être dépollué.

Organisation[modifier | modifier le code]

Organisation institutionnelle[modifier | modifier le code]

Instances olympiques[modifier | modifier le code]

En , Pierre-Olivier Beckers-Vieujant est nommé président de la Commission de coordination des Jeux de Paris par le président du CIO, Thomas Bach[74]. Son vice-président était Patrick Baumann, président de la commission de coordination des Jeux de Los Angeles[74], jusqu'à son décès.

Le , le Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques (COJO) est créé. Il est présidé par Tony Estanguet ; le directeur général est Étienne Thobois.

Établissement public[modifier | modifier le code]

Une Société de livraison des ouvrages olympiques (SOLIDEO), est créée début 2018 ; il s'agit d'un établissement public présidé par Anne Hidalgo, maire de Paris. Nicolas Ferrand est nommé préfigurateur de la SOLIDEO en [75], puis directeur général exécutif à partir du [76].

Gouvernement[modifier | modifier le code]

Pour l'organisation gouvernementale, un délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques 2024 (DIJOP) est institué en auprès du Premier ministre[77], et Jean Castex est nommé à cette fonction[78]. En parallèle, il est nommé en délégué interministériel aux grands événements sportifs (DIGES), en remplacement de Nicolas Desforges[79]. Lorsqu'il est nommé Premier ministre en , Jean Castex est remplacé aux fonctions de DIJOP et DIGES par Michel Cadot[80], renouvelé en [81].

Un comité interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques 2024 est également institué en , composé des ministres suivants : Sports, Éducation nationale, Enseignement supérieur et Recherche, Économie, Budget, Logement, Défense, Intérieur, Aménagement du territoire, Transports, Travail, Culture, Santé, Tourisme, Agriculture et Alimentation, Environnement, Europe et Affaires étrangères, Personnes handicapées, Égalité entre les femmes et les hommes[77].

Le DIJOP assure la présidence d'un comité de coordination composé d'un représentant de chaque ministre membre du comité interministériel, ainsi que du préfet d'Île-de-France, du préfet de police de Paris et des préfets des départements qui accueillent un site de compétition[77].

En , le ministère des Sports prend le nom de ministère des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques dans le nouveau gouvernement Élisabeth Borne.

Loi[modifier | modifier le code]

Au dernier trimestre 2017, le Parlement débat d'un projet de loi devant concrétiser les engagements de la candidature française. Il contient notamment des dispositions pour accélérer et simplifier les procédures d'urbanisme ou d'expropriation pour finaliser le village des athlètes et des médias, l'autorisation de pavoiser les monuments historiques ou sites classés d'emblèmes olympiques du vote de la loi jusqu'en 2024, l'autorisation d'affichage publicitaire des sponsors sur les monuments historiques ou sites classés accueillant des compétitions et dans un périmètre de 500 mètres autour des lieux. La Cour des comptes est chargée d'un contrôle annuel du COJO[82].

Pour Cécile Chaussard, maître de conférences en droit public à l'université de Bourgogne et membre du laboratoire du droit du sport, malgré les avantages concédés aux entreprises partenaires du CIO, le « projet de loi est très conforme aux lois olympiques habituelles » avec même des dispositions renforcées contre la corruption et la triche. Altérer le « déroulement normal et équitable » d'une compétition sportive serait passible de cinq ans de prison et d’une amende de 500 000 [83].

[modifier | modifier le code]

Le logo de la candidature de Paris aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024 figure un chiffre 2 qui croise le chiffre 4 pour former une Tour Eiffel stylisée, le tout en couleurs vives — bleu, noir, rouge, jaune et vert — correspondant au code couleurs du CIO. Ce chiffre 24 est un clin d’œil à 2024 mais aussi à 1924, année des derniers JO organisés à Paris[84]. Comme pour les dernières olympiades, ce logo imaginé par l'agence Dragon Rouge est soupçonné de s'être inspiré d'un logo préexistant, celui de l'agence londonienne de conseil 4 Global[85].

Un appel d'offres est lancé en octobre 2018 pour réaliser la nouvelle identité visuelle de Paris 2024, comprenant en outre le logo, les marques dérivées, le relais de la flamme olympique, la charte graphique pour les diffuseurs officiels et l’habillage du programme culturel d’accompagnement des Jeux. Les postulants ont eu jusqu'au pour déposer leur dossier[86],[87].

Le dévoilement du logo officiel des Jeux s'est déroulé le au Grand Rex[88]. Ce nouvel emblème et cette nouvelle typographie ont été conçus par le designer Sylvain Boyer[89] avec les agences Royalties & Ecobranding [90],[91]. Rond, il rassemble trois symboles : une médaille d'or, la flamme olympique et Marianne, symbolisée par un visage de femme mais privée de son bonnet phrygien caractéristique. La typographie dessinée fait référence à l'Art déco, mouvement artistique des années 1920, décennie pendant laquelle ont eu lieu pour la dernière fois les Jeux olympiques à Paris, en 1924. Pour la première fois, ce logo sera unique pour les Jeux olympiques et les Jeux paralympiques[92].

L'emblème olympique est repris sur la pièce de 2 € commémorative française de 2022.

Selon une enquête réalisée par l’institut OpinionWay, 83 % des Français déclarent aimer le nouvel emblème des Jeux de Paris 2024[93]. Un autre sondage Odoxa indique que logo est jugé moderne à 71 %, original à 69 % et beau à 66 %, mais peu représentatif de la ville de Paris à 70 %[94]. Une étude des médias sociaux par Visibrain précise que près de 550 articles de presse ont été publiés sur le nouveau logo Paris 2024 lors de son lancement, cette même étude analyse un logo globalement bien accueilli même s’il a fait l’objet d’un certain nombre de détournements[95],[96]. Le logo divise les internautes et les graphistes, certains le jugeant inapproprié à l'évènement, esthétiquement pauvre, avec une flamme évoquant plutôt celle de l'application Tinder ou du Front national, et un aspect général d'emblème de salon de coiffure ou d'esthéticienne[non neutre][97],[98],[99]. Le New York Post et des internautes français comme anglophones voient dans ce logo une « Karen »[100]. À l'international, le magazine de design Creative Review (en) et le graphiste américain Michael Bierut (en) l'apprécient également[101], contrairement au magazine Design Week[99][à vérifier].

Mascottes[modifier | modifier le code]

Les mascottes officielles sont dévoilées le 14 novembre 2022[102]. Les Phryges du nom reprenant le nom du bonnet phrygien, sont des personnages en forme de ce même bonnet[103]. Ces deux mascottes avec des bras et des jambes, dont l'une des deux possède une prothèse à une des jambes pour représenter les paralympiques, font partie des rares mascottes à ne pas être des animaux[104]. Choisies en clin d’œil à la Révolution française et à l'utilisation des premiers bonnets phrygiens, ces mascottes ont été conçues par l'agence créative W et les équipes de Paris 2024[103]. Elles se déclinent aussi avec d'autres personnages secondaires pour les accompagner, ayant chacune des personnalités affirmées différentes. Les mascottes ont été validées par un échantillon d'enfants et seront déclinées sous différents formes de produits : porte-clés, tee-shirts, peluches qui seront produites en partie par l’usine bretonne Doudou & Compagnie[105].

Calendrier[modifier | modifier le code]

Toutes les dates sont par rapport à l'heure locale (UTC+2).

Légende
     Cérémonies  C  Jour de compétition   4   Nombre de finales
Calendrier provisoire des Jeux olympiques de 2024 avec le nombre de finales par jour et par sport[106].
Sports Jour de compétition (juillet / août)
24 25 26 27 28 29 30 31 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
Cérémonies Olympic rings without rims.svg O C
Athlétisme Athletics pictogram.svg 2 1 5 3 3 5 5 6 8 9 1
Aviron Rowing pictogram.svg C C C C 2 4 4 4
Badminton Badminton pictogram.svg C C C C C C 1 1 1 2
Basket-ball Basket-ball à 5 Basketball pictogram.svg C C C C C C C C C C C C C 1 1
Basket-ball à 3 3x3 basketball pictogram.svg C C C C C C 2
Boxe Boxing pictogram.svg C C C C C C C C C 1 2 2 4 4
Breakdance Breakdancing pictogram.svg 1 1
Canoë-kayak En eau calme Canoeing (flatwater) pictogram.svg C C 4 3 3
En eau vive / slalom Canoeing (slalom) pictogram.svg C 1 1 C 1 1 C C 2
Cyclisme BMX Cycling (BMX) pictogram.svg C 2 C 2
Sur piste Cycling (track) pictogram.svg 1 1 2 2 2 1 3
Sur route Cycling (road) pictogram.svg 2 1 1
VTT Cycling (mountain biking) pictogram.svg 1 1
Équitation Equestrian pictogram.svg C C 1 C C 1 C 1 1 C 1
Escalade Climbing pictogram.svg C C 1 1 1 1
Escrime Fencing pictogram.svg 2 2 2 1 1 1 1 1 1
Football Football pictogram.svg C C C C C C C C C C C 1 1
Golf Golf pictogram.svg C C C 1 C C C 1
Gymnastique Artistique Gymnastics (artistic) pictogram.svg C C 1 1 1 1 1 1 1
Rythmique Gymnastics (rhythmic) pictogram.svg C 1 1
Trampoline Gymnastics (trampoline) pictogram.svg 2
Haltérophilie Weightlifting pictogram.svg 2 1 2 3 1
Handball Handball pictogram.svg C C C C C C C C C C C C C C 1 1
Hockey sur gazon Field hockey pictogram.svg C C C C C C C C C C C C 1 1
Judo Judo pictogram.svg 2 2 2 2 2 2 2 1
Lutte Wrestling pictogram.svg C 3 3 3 3 3 3
Natation Sportive Swimming pictogram.svg 4 3 5 3 5 4 3 4 4 1 1
Artistique Synchronized swimming pictogram.svg C C 1 C 1
Plongeon Diving pictogram.svg 1 1 1 1 C 1 C 1 1 1
Water-polo Water polo pictogram.svg C C C C C C C C C C C C C C 1 1
Pentathlon moderne Modern pentathlon pictogram.svg C C 1 1
Rugby à sept Rugby union pictogram.svg C C 1 C C 1
Skateboard Skateboarding pictogram.svg 1 1 1 1
Surf Surfing pictogram.svg C C C 2
Taekwondo Taekwondo pictogram.svg 2 2 2 2
Tennis Tennis pictogram.svg C C C C C C 1 2 2
Tennis de table Table tennis pictogram.svg C C C 1 C C C 1 1 C C C C 1 1
Tir Shooting pictogram.svg 1 2 2 2 1 1 1 2 1 2
Tir à l’arc Archery pictogram.svg C 1 1 C C C 1 1 1
Triathlon Triathlon pictogram.svg 1 1 1
Voile Sailing pictogram.svg C C C C 2 2 C C C 2 2 2
Volley-ball Beach-volley Volleyball (beach) pictogram.svg C C C C C C C C C C C C C 1 1
en salle Volleyball (indoor) pictogram.svg C C C C C C C C C C C C C C 1* 1*
24 25 26 27 28 29 30 31 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
Jour de compétition (juillet / août)

Budget[modifier | modifier le code]

Accueillir les Jeux olympiques, opportunité économique ou mauvais calcul ?

Le budget prévisionnel de 6,8 milliards d’euros se décompose en deux parties : la première de 3,6 milliards d’euros, correspondant au montant de l'organisation des jeux, est financée par le privé (1,2 milliard de dotations du CIO[107], billetterie des jeux, droits de télévision, programme de sponsoring national). La seconde partie de trois milliards d’euros correspond à la construction des équipements et aux investissements (village olympique, piscine olympique et centre des médias) et doit être financée pour moitié par le privé et pour l'autre moitié par le public[108].

Certains économistes évoquent un phénomène de winner’s curse ou malédiction du vainqueur de l'enchère : chaque ville candidate est contrainte de surenchérir avec un projet plus mirobolant que les autres et le vainqueur est victime de la tendance aux surcoûts systématiques (le montant des dépassements représentant en moyenne 156 % du budget, et même 176 % pour les seuls jeux d’été). Les dépassements portent essentiellement sur le coût d'organisation des jeux hors infrastructures, notamment sur le coût de la sécurité non pris en compte dans un contexte marqué par les attentats[109],[110].

Les Jeux pourraient générer jusqu'à 10,7 milliards d'euros de retombées (dont 3,5 milliards d'euros pour le tourisme) et près de 250 000 emplois pérennes, selon une étude d'impact réalisée par le CDES[111]. Mais ces estimations ne prennent pas en compte plusieurs effets, notamment l'effet de substitution (un touriste qui vient aux JO ne viendra pas le mois suivant)[109].

Un rapport de l'Inspection générale des finances remis au gouvernement en [112] pointait alors un risque de dépassement de 500 millions d’euros sur la facture olympique[113]. En novembre 2022, Paris 2024 anticipe un dépassement du budget prévisionnel de 400 millions en raison de l'inflation et du surcoût sur les matières, ainsi que de l'organisation sur la Seine de la cérémonie d'ouverture[114].

Transports[modifier | modifier le code]

En gras, les prolongements de la ligne 14 de Saint-Denis Pleyel à l'Aéroport Orly prévu pour 2024.

Le projet du Grand Paris Express est apparu comme un atout de la candidature parisienne qui assurait que « 85 % des athlètes [seraient] à moins de 30 minutes de leur site de compétition »[115]. Dès le , alors que Paris n'était pas encore officiellement candidate, le gouvernement Valls décide d'accélérer son calendrier de construction pour le prolongement de la ligne 14 ce qui permettra aux athlètes atterrissant à l'Aéroport d'Orly de pouvoir se rendre en métro dans le centre de Paris. Les nouvelles lignes 16 et 17 (Le Mesnil-Amelot à Saint-Denis Pleyel)[115], en correspondance à la gare de Saint-Denis Pleyel construite à cette occasion et reliée au Stade de France par un ouvrage important conçu par Marc Mimram, le franchissement Pleyel sur le faisceau ferroviaire de la Gare du Nord.

Malgré les moyens déployés, les lignes 16 et 17 pourraient ne pas être opérationnelles en 2024, ce qui conduit le COJO à étudier des solutions alternatives si les délais ne pouvaient être tenus[116]. Selon le directeur du COJO Tony Estanguet, l'absence de la ligne 17 nécessitera d'anticiper une réorganisation[115].

La modernisation du réseau existant se heurte à des défis pour mener à bien de très nombreux chantiers d'ici 2024, en particulier sur l'axe du RER B. Un groupe de pilotage est constitué en octobre 2018 sous l'égide du préfet de région[117] qui après arbitrage gouvernemental aboutit à un report du CDG Express à fin 2025, bien après les JO, les impacts travaux sur le réseau existant pour une livraison avant 2024 étant trop forts[118],[119]. La Gare du Nord, la plus importante en termes de trafic ferroviaire en France devrait elle aussi connaitre une modernisation annoncée par la SNCF, la fin des travaux est prévu pour 2023[120].

Village des médias[modifier | modifier le code]

Le village des médias doit trouver place sur le Parc des expositions du Bourget, qui est limitrophe de l'aéroport du Bourget. L'hébergement de 2 800 journalistes sera possible dans les 1 300 logements qui doivent être construits à Dugny, sur le lieu-dit l'Aire des vents. Après les Jeux, les logements seront convertis en un nouveau quartier de 4 000 habitants comprenant 20 % de locataires en logement social[121],[122].

Contesté par des associations, le projet est définitivement validé par la justice en juillet 2021[123].

Cérémonies[modifier | modifier le code]

Bien qu'initialement prévues au Stade de France, les cérémonies d’ouverture et de clôture seront organisées dans le centre de la capitale, sur la Seine[124].

Annoncée le 13 décembre 2021 par le comité olympique de Paris 2024, la cérémonie d'ouverture aura lieu sur la Seine. Près de 10 500 athlètes sont prévus pour le défilé le 26 juillet 2024 sur 160 bateaux[125]. Ce spectacle aura lieu sur un trajet de 6 kilomètres du pont d'Austerlitz, jusqu'au pont d'Iéna. Des tribunes provisoires seront aménagées tout au long de ce parcours au bord de la Seine pour que 600 000 personnes puissent y assister[126].

C'est la première fois depuis la création des jeux olympiques modernes qu'une cérémonie d'ouverture ne se déroule pas dans un stade. Cette cérémonie sera d'ailleurs la plus grosse en termes de public présent[127].

Environnement[modifier | modifier le code]

Un accord de « jumelage olympique » est signé le entre Paris et Los Angeles (ville organisatrice des Jeux olympiques de 2028), portant notamment sur leurs engagements en matière de « lutte contre le dérèglement climatique et protection de l’environnement »[128].

Sécurité[modifier | modifier le code]

Comme tout évènement de grande ampleur les Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) 2024 feront face à des menaces et des risques spécifiques. Mais la caisse de résonance médiatique des JOP accentue les revendications politiques[129] comme ce furent le cas lors des Jeux olympiques d’été de 1936 ou en 1972 avec une prise d'otages des Jeux olympiques de Munich. Pour faire face à l’ensemble des risques (comme une catastrophe naturelle) et des menaces le dispositif de sécurité est réparti entre zone de responsabilité privé (site d'épreuve) et zone de responsabilité publique (périphérie des évènements).

Dans la zone de responsabilité privé, le comité d’organisation des JOP prévoit 45 000 volontaires et estime un besoin de 22 000 agents de sécurité[130]. En effet, la mobilité des foules étant un facteur majeur d’ordre publique, le filtrage et l’orientation des foules seront majeures.

Dans la zone de responsabilité publique, la sécurité sera assurée par l'Etat.

Par ailleurs, l’élaboration de la loi sécurité globale avait partiellement pris en compte la complexité de la sécurité des JOP avec une disposition sur les sociétés de sécurité privée. Jean-Michel Fauvergue, à l'origine du texte au parlement déclare : « Sur les JO, il nous faudra au bas mot 24 ou 25 000 agents de sécurité privée. On est loin du compte »[130].

Musique[modifier | modifier le code]

Le morceau Prologue, composé par l'artiste français Woodkid, accompagne la cérémonie de passation entre les jeux de Tokyo 2020 et de Paris 2024 qui se déroule le [131].

Sponsoring[modifier | modifier le code]

Panasonic Corporation est le premier sponsor global du CIO à avoir signé pour les JO de 2020 et 2024 dans le cadre du programme TOP X[132].

Le , le groupe BPCE, qui rassemble les enseignes bancaires Banque Populaire, Caisse d'Épargne, Natixis et Banque Palatine, devient le premier partenaire national de Paris 2024 au titre de Partenaire Premium[133]. Le coût, confidentiel, devrait se situer entre 60 et 100 M€ au total[134].

Le , Total se déclare prêt à sponsoriser les JO 2024 de Paris à condition de trouver un accord avec Anne Hidalgo, la maire de Paris, et de ne pas être « cloué au pilori »[135]. Anne Hidalgo privilégie des Jeux exemplaires sur le plan environnemental et ne souhaite pas voir un sponsor actif dans les énergies fossiles[136]. Le suivant, Total décide de renoncer face aux doutes de la maire de Paris qui souhaite des JO « neutres en carbone »[137].

L’électricien français EDF signe en un partenariat avec l’événement en devenant son fournisseur en électricité et en gaz. L'entreprise est Partenaire Premium[138].

FDJ devient Partenaire Officiel de Paris 2024 le . C'est le troisième sponsor à signer avec Paris 2024[139].

Le 13 avril 2021, l'entreprise Cisco (déjà sponsor en 2012, 2016 et 2020) annonce qu'elle sera l'un des partenaires officiels des Jeux olympiques et des Jeux paralympiques de Paris 2024[140].

En juillet 2021, c'est au tour de Decathlon d'entrer parmi les sponsors officiels[141]. La marque française devrait notamment habiller les 45 000 volontaires qui œuvreront au cours de l'événement[142].

En décembre 2021, Optic 2000 signe un partenariat avec Paris 2024. Il proposera notamment une collection de lunettes à l'effigie des jeux olympiques et paralympiques[143].

En juin 2022, le groupe Carrefour devient partenaire Premium. Son projet portera notamment sur la fourniture de produits frais et bio au Villages Olympique et Paralympique pour la préparation des repas des athlètes.[réf. souhaitée]

Liste des partenaires[144]
Partenaires mondiaux Partenaires premium Partenaires officiels Supporteurs officiels
Drapeau des États-Unis Airbnb Drapeau de la France BPCE Drapeau de la France Accor Drapeau des États-Unis DXC Technology
Drapeau de la République populaire de Chine Alibaba Drapeau de la France Carrefour Drapeau des États-Unis Cisco Drapeau de la France Egis
Drapeau de l'Allemagne Allianz Drapeau de la France EDF Drapeau de la France Danone Drapeau de la France Enedis
Drapeau de la France Atos Drapeau de la France Orange Drapeau de la France Decathlon Drapeau de l'Italie Myrtha Pools
Drapeau du Japon Bridgestone Drapeau de la France Sanofi Drapeau de la France Française des jeux Drapeau des États-Unis OnePlan
Drapeau des États-Unis The Coca-Cola Company Drapeau de la France Le Coq sportif Drapeau de la France Optic 2000
Drapeau du Royaume-Uni Deloitte Drapeau du Royaume-Uni PwC Drapeau de l'Allemagne Ottobock
Drapeau des États-Unis Intel Drapeau des Pays-Bas Randstad
Drapeau de la République populaire de Chine Mengniu Drapeau des États-Unis Salesforce
Drapeau de la Suisse Omega Drapeau de la France Sodexo
Drapeau du Japon Panasonic
Drapeau des États-Unis P&G
Drapeau de la Corée du Sud Samsung
Drapeau du Japon Toyota
Drapeau des États-Unis Visa

Héritage[modifier | modifier le code]

les organisateurs ont un objectif précis en termes d’héritage pour 2024. Ils veulent faire entrer l’esprit olympique au patrimoine immatériel mondial de l’Unesco[145].

Droits de diffusion[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Initialement La Courneuve, puis changé en juillet 2022.
  2. Accueillera le départ des compétitions concernées.
  3. Déplacé de Lille en juillet 2022, en échange du tournoi préliminaire de basket-ball.
  4. Très souvent bloquée, du fait du jardin des serres d'Auteuil adjacent, la rénovation consiste à ajouter un toit rétractable au court Philippe-Chatrier et à démolir le court no 1 pour le remplacer par le court Simonne-Mathieu.
  5. a b c d e et f Les sites appliquant un naming doivent être renommés durant la procédure de candidature et la quinzaine olympique, aucun nom de marque n'étant autorisé pour éviter la concurrence avec les partenaires olympiques.
  6. L'Arena II seule construction prévue dans le dossier, peu importe l'état de la candidature, fut déménagée. Son espace originel était adjacent à Paris-Bercy. Les riverains ne souhaitent pas détruire un espace vert et la faisabilité est douteuse. Après avoir envisagés comme remplacement la Halle Georges-Carpentier rénovée, l'héliport de Balard ou le Colisée de Tremblay-en-France, on décida le remplacement à la porte de la Chapelle.
  7. La « Marina olympique » sera un réaménagement étendu du Stade Nautique du Roucas-Blanc, « Marina olympique : concertation publique pour son aménagement » sur marseille.fr
  8. Déplacé du parc des exposition de la porte de Versailles en juillet 2022, en échange du handball.
  9. Le pavillon I est temporaire. Le village des médias sera dans le parc des expositions.
  10. Initialement prévu au stade Roland-Garros
  11. Initialement prévu au Vélodrome national

Références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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