Jeux olympiques de 1920

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Jeux olympiques de 1920
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Localisation
Pays hôte Drapeau de la Belgique Belgique
Ville hôte Anvers
Date Du 14 août au
Ouverture officielle par Albert Ier
Roi des Belges
Participants
Pays 29
Athlètes 2 626
(2 561 masc. et 65 fém.)
Compétition
Nombre de sports 22
Nombre de disciplines 24
Épreuves 156
Symboles
Serment olympique Victor Boin
Sportif belge (water-polo/escrime)
Flamme olympique Pas de flamme
Mascotte Pas de mascotte

Les Jeux olympiques de 1920, Jeux de la VIIe olympiade de l'ère moderne, ont été célébrés à Anvers, en Belgique, du 14 août au . Les jeux précédents prévus à Berlin en 1916 furent annulés en raison de la Première Guerre mondiale. Anvers est désigné 5 avril 1919 lors de la 17e session du CIO à Lausanne, pour « rendre hommage aux souffrances infligées au peuple belge au cours de la guerre ».

Deux symboles olympiques font leur apparition à l'occasion de ces jeux : le drapeau olympique imaginé par le baron Pierre de Coubertin en 1913, et le serment olympique qui est prêté pour la première fois par l'athlète belge Victor Boin à l'occasion de la cérémonie d'ouverture, le 14 août 1920. Trois mois plus tôt et pour la dernière fois aux Jeux d'été, se déroulent les épreuves de patinage artistique et de hockey sur glace, sport qui fait ses débuts au programme olympique.

Vingt-neuf nations et 2626 athlètes (dont 65 femmes) prennent part à 154 épreuves dans 22 sports. Les sportifs les plus en vue de cette olympiade sont notamment l'athlète finlandais Paavo Nurmi, l'escrimeur italien Nedo Nadi, les nageurs américains Ethelda Bleibtrey et Duke Kahanamoku, et la joueuse de tennis française Suzanne Lenglen, alors que le tireur sportif suédois Oscar Swahn est encore à ce jour le plus vieux médaillé de l'histoire à l'âge de 72 ans.

Contexte[modifier | modifier le code]

Candidatures initiales[modifier | modifier le code]

Le baron Édouard de Laveleye annonce la candidature de la Belgique au CIO puis rejoint le comité de candidature d'Anvers.

En 1912, lors de la 13e session du Comité international olympique (CIO) organisée à Bâle en Suisse, le baron Édouard de Laveleye, président du Comité olympique belge, annonce la candidature de la Belgique pour organiser les Jeux olympiques de 1920[1],[2]. Lors de la session suivante organisée en marge des Jeux olympiques de 1912, les candidatures de Budapest, Amsterdam et Bruxelles sont enregistrées[3].

Le vice-président de la Fédération belge d'escrime, Charles Cnoops, qui a assisté aux Jeux de 1912, souhaite cependant que les Jeux aient lieu dans sa ville d'Anvers. Il organise une réunion au Royal Yacht Club à Anvers le 9 août 1913 et forme un comité de candidature provisoire comprenant également Édouard de Laveleye, le comte Henri de Baillet-Latour (fils d'un ancien gouverneur de la province et membre du CIO) et Robert Osterrieth (président du Royal Yacht Club de Belgique) ainsi que 22 vice-présidents. Une déclaration de candidature est envoyée au Comité olympique belge et au CIO[3],[2]. En septembre 1913, le comité de candidature et le baron Pierre de Coubertin, président du CIO, visitent le stade du Beerschot et déterminent qu'après quelques améliorations il pourra être utilisé comme stade principal des Jeux olympiques. La candidature d'Anvers est alors soutenue par l'État et la province et la ville d'Anvers[4].

Le comité de candidature produit ensuite un dossier de 109 pages intitulé « Aurons-nous la VIIe Olympiade à Anvers en 1920 ?  » mettant en avant l'héritage artistique de la ville. Il le remet au CIO lors de la session de Paris organisée en du 15 au 23 juin 1914 pour célébrer les vingt ans de la rénovation des Jeux olympiques. La sélection de la ville hôte est fixée à 1916 mais un vote indicatif a lieu et Budapest, la ville du membre fondateur du CIO Ferenc Kemény (en), a une légère avance sur Anvers[4],[5],[6]. Les villes d'Amsterdam et Rome étaient également candidates[7].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1915, le baron Pierre de Coubertin installe le siège du CIO au Casino de Montbenon à Lausanne en Suisse (photographie de 2020).

La Première Guerre mondiale éclate peu après la fin du congrès de Paris. Les Jeux olympiques de 1916 (Jeux de la VIe Olympiade) prévus à Berlin sont ensuite annulés mais le calendrier n'est pas modifié : les Jeux de 1920 restent ceux de la VIIe Olympiade[6].

En octobre 1914, alors que Coubertin parcourt la France dans le cadre d'une mission confiée par le gouvernement français, il se rend à plusieurs reprises à Lyon. Le maire Édouard Herriot lui montre alors le stade de la ville en construction et l'informe que Lyon est intéressée à organiser les Jeux olympiques en 1920 ou en 1924. Coubertin obtient en 1915 que Lyon soit candidate pour les Jeux de 1920 mais se désiste en faveur d'Anvers si cette dernière maintient sa candidature, se reportant sur 1924[8],[9].

Confirmant l’intérêt d'Anvers pour les Jeux olympiques, le comte Henri de Baillet-Latour écrit ceci le 23 mai 1915 au baron de Coubertin :

« Certes, lorsque l'envahisseur aura été rejeté au-delà des frontières par les armées victorieuses, l'oeuvre à accomplir sera immense; il nous faudra rebâtir nos églises, nos écoles, nos maisons et nos fermes, faire renaître le commerce et l'industrie, ramener la vie dans les usines et les charbonnages. Trouvera-t-on dans ce pays si éprouvé des ressources suffisantes pour préparer dignement une Olympiade ? J'ai tout lieu de le croire, car parmi tant de choses que cette guerre a révélées, il en est une que nul ne peut nier : c'est l'utilité des sports. La pratique de ceux-ci, en même temps qu'elle fortifie et assouplit le corps, enseigne aux jeunes gens l'esprit de discipline et le mépris du danger. […]

Les embellissements projetés autour du Stade n'auront peut-être pas pu être exécutés, mais les ruines non encore rebâties donneront au pays un cachet glorieux; tout le long de la route de la course du Marathon, les tombes échelonnées rappelleront les héros tombés pour la Patrie, soldats morts au combat ou civils fusillés, et quand le vainqueur entrera dans le Stade, ne croira-t-on pas voir le héros antique arrivant annoncer la victoire du Droit ?

Y a-t-il un endroit plus qualifié que la ville d'Anvers régénérée pour célébrer le rétablissement de la paix du monde ? N'est-ce point à la Belgique qui fut la première à la peine, que revient l'honneur d'offrir la première hospitalité à ceux qui aspirent à ne plus voir dans l'avenir que des joutes pacifiques se disputer parmi les nations[10] ? »

L'accord entre Lyon et Anvers est ensuite officialisé en septembre 1915 par les signatures du maire de Lyon et du Comte d'Assche. Après une journée consacrée au CIO lors de l'Exposition universelle de 1915 à San Francisco, les villes américaines d'Atlanta, Cleveland, Philadelphie se portent également candidates pour accueillir les Jeux olympiques de 1920. En décembre 1915, le maire de La Havane annonce à Coubertin, avec l'accord du président Mario García Menocal, l'intention d'organiser les Jeux dans sa ville[9],[8].

Retour des Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

Le baron Pierre de Coubertin (photographie de 1912) souhaite qu'Anvers accueille les Jeux olympiques de 1920.

Après l'armistice de 1918, Coubertin agit pour que les Jeux aient lieu en 1920 et retrouvent leur rythme quadriennal[6]. Parmi les candidats d'avant la guerre, le baron van Tuyll van Serooskerken qui mène la candidature d'Amsterdam se retire au profit d'Anvers pour saluer le courage des Belges et Budapest n'est plus considérée car l'Autriche-Hongrie faisait partie des Empires centraux[11].

En hommage à la souffrance et à la bravoure des Belges pendant la Guerre, Coubertin transmet au gouvernement et au roi de Belgique « le vœu de pouvoir désigner Anvers comme siège des Jeux de la VIIe ou de la VIIIe Olympiade. » Les Belges sont d'abord sceptiques mais le comité provisoire promet une garantie d'un million de francs belges et, le 29 mars 1919, le comité olympique belge annonce qu'Anvers sera prête à accueillir les Jeux de 1920[1],[2],[6].

La première session du CIO après la guerre a lieu à Lausanne en Suisse, devenue en 1915 le siège du CIO, en présence des représentants de huit pays. Les trois membres français, favorables à un report des Jeux en 1921, sont absents. Le 5 avril 1919, seize mois avant la cérémonie d'ouverture, le choix de Coubertin est confirmé à l'unanimité et Anvers devient officiellement la ville hôte des Jeux olympiques de la VIIe Olympiade[6].

Organisation[modifier | modifier le code]

Le comte Henri de Baillet-Latour est le président du comité d'organisation.

Comité d'organisation[modifier | modifier le code]

Le Comité olympique belge organise une réunion le 17 avril 1919 et le comité d'organisation des Jeux est mis en place[6]. Le Comité belge des Jeux de la VIIe Olympiade est créé sous le haut patronage du roi Albert Ier et sous la présidence d'honneur du prince Léopold. Il est présidé par le comte Henri de Baillet-Latour et ses membres d'honneur sont des politiciens et représentants de l'armée[12]. Le comité exécutif effectue la plus grande partie du travail d'organisation. Il est mis en place avec quatre membres du Comité olympique belge et les quatre présidents du comité provisoire créé en 1913[2]. Alfred Verdyck et Rodolphe William Seeldrayers, représentants de l'Union belge de football qui n'avait pas été consultée, estiment d'abord qu'il sera impossible de préparer un si grand événement au sortir de la guerre en un an et demi mais acceptent les postes de secrétaire général et secrétaire rapporteur de ce comité également présidé par Henri de Baillet-Latour[2],[1].

Le 24 mai 1919, les représentants des fédérations sportives belges sont convoquées à une assemblée générale et des comités techniques sont constitués pour chaque discipline sportive. Sept commissions spéciales sont ensuite mises en place : Finances, Logement, Presse, Propagande, commission Technique et du Programme, Voies et Moyens d'Accès et Fêtes et Réceptions[13].

Promotion[modifier | modifier le code]

L'affiche officielle des Jeux date de 1914.

Le dessin qui figure sur la couverture du dossier de candidature remis en 1914 au CIO devient ensuite l'affiche officielle des Jeux. L'illustration de style Belle Époque a été conçue par Martha van Kuyck et dessinée par Walter Van der Ven[14]. Un discobole se situe au premier plan devant des drapeaux tournoyants attachés les uns aux autres. Les armoiries d'Anvers se trouvent en haut à droite et la tour de la Cathédrale Notre-Dame, l'hôtel de ville et la Grand-Place en arrière-plan[15]. L'affiche est imprimée en grand format à 90 000 exemplaires et en 17 langues pour la communication au niveau international ainsi qu'en petit format en 40 000 exemplairesavec un dessin légèrement différent uniquement pour la Belgique [16].

Le comité d'organisation publie deux documents en français, néerlandais et anglais : une brochure de 192 pages intitulée « La VIIe Olympiade et les fêtes d'Anvers » en 100 000 exemplaires ainsi qu'un « Programme général » de 106 pages en un million d'exemplaires[16]. Une série philatélique spéciale et dix cartes artistiques sont également réalisées[14].

Cependant le comité de propagande « ne pouvait faire procéder à un affichage mural ou à de la publicité payante dans les journaux »[17]. La publicité pour les Jeux est généralement peu présente dans le pays et la presse ne parle pas beaucoup de l'événement ou seulement de manière critique[16].

Aspects économiques[modifier | modifier le code]

Le 9 avril 1913, la Société de l'Exposition est fondée avec un capital de trois millions de francs belges pour organiser une grande exposition universelle à Anvers. Le comité de candidature pour les Jeux olympiques est créé quatre mois plus tard et la Société promet de participer au financement des Jeux à hauteur d'un million de francs. Cet objectif devient cependant irréalisable à cause de la guerre et la société est liquidée en juin 1919[18]. Le 16 juin 1919, le comte de Baillet-Latour informe la ville d'Anvers des difficultés financières que cela provoque pour le comité d'organisation. Le 26 juin, le Comité des Fêtes d'Anvers est créé dans le but de lever le million nécessaire pour les Jeux olympiques et de mettre en place une exposition plus modeste que celle prévue à l'origine. Il est composé de propriétaires de navires, marchands et négociateurs de diamants et dispose d'un capital de 1,149 million. Le comité utilise cet argent à ses propres fins, ce qui prive les Jeux olympiques du million prévu, et organise des événements qui entament l'intérêt et l'argent du public avant le début effectif des Jeux[19],[20].

Le 5 juillet 1919, la « Société de la VIIe Olympiade » est créée en tant que société coopérative avec douze membres, les huit membres du comité exécutif et quatre membres du comité des finances, pour pouvoir obtenir les subventions des collectivités publiques. Les Jeux olympiques reçoivent 1,5 million de francs du gouvernement belge, 200 000 francs de la province d'Anvers, 800 000 francs et 10 000 francs de la ville de Bruxelles[21]. La vente des billets d'entrée, trop chers pour la plupart des Belges, rapporte 1,144 millions de francs. Les recettes totales s'élèvent à 4,012 millions de francs[22].

Les coûts des transformations du stade olympique étaient estimés par le comité d'organisation à un million de francs mais se montent finalement à 2,28 millions à cause de la forte inflation de l'après-guerre[23] ; cette inflation empêche les organisateurs d'établir des budgets réalistes pendant la préparation des Jeux[13]. Le stade nautique est financé quant à lui par la ville d'Anvers. Les autres dépenses importantes du comité d'organisation sont celles liées à l'administration (environ 675 000 francs), aux sports (602 000 francs), au secrétariat (228 000 francs), aux brochures (115 000 francs) et à l'organisation (180 000 francs) ainsi que les frais généraux (535 000 francs). Les dépenses s'élèvent au total à 4,638 millions ; le déficit est donc de 626 000 francs[24]. Ce montant correspond à environ un million de dollars américains de 2003[21].

Un comité de liquidation est créé après les Jeux pour rembourser les créanciers ; il est composé de Baillet-Latour (Comité olympique belge), Verdyck (Union belge de football) et Havenith (Beerschot AC) et sa première réunion a lieu en juillet 1921. Le Comité national d'éducation physique et d'hygiène sociale composé des fédérations sportives belges organise des réunions sportives dont le bénéfice sert à amortir la dette mais cela ne suffit pas. Dans le contexte difficile de l'après-guerre, les liquidateurs demandent en vain aux collectivités publiques de différer ou suspendre leur créance. Ils tentent de récupérer de l'argent auprès des délégations étrangères qui n'ont pas pays leurs frais de séjour. Ils indiquent dans leur dernier rapport du 10 mai 1923 avoir recherché toute « relique » olympique qui puisse être vendue afin de régler les petits fournisseurs et après de longues discussions la ville d'Anvers accepte de vendre ses appareils de gymnastique suédoise. L'historien du sport Roland Renson qualifie ce bilan de « débâcle financière complète »[25].

Programme[modifier | modifier le code]

La page de couverture du programme reprend l'illustration de l'affiche des Jeux.

Le programme des compétitions et les conditions de participations étaient décidés par le comité d'organisation des Jeux jusqu'en 1912, ce qui causait des incompréhensions, un avantage injuste pour les athlètes locaux et des contestations. La mise en place de règles universelles fait donc partie des sujets discutés lors du congrès olympique organisé en juin 1914 à Paris. Les discussions sont basées sur les suggestions du Comité olympique allemand pour le programme des Jeux de 1916 prévus à Berlin. Les résolutions de Paris, publiées par le CIO en 1919 après la guerre, contiennent la liste des disciplines retenues[26],[27] :

  • Disciplines obligatoires
    • Disciplines athlétiques (course, cross-country, marche, saut, lancer, tir à la corde, pentathlon, décathlon)
    • Cyclisme
    • Disciplines gymniques (gymnastique, gymnastique en groupe, haltérophilie)
    • Disciplines de défense (escrime, boxe, lutte, tir)
    • Équitation
    • Sports aquatiques (aviron, natation, voile)
    • Pentathlon moderne
    • Jeux (football, tennis)
  • Disciplines optionnelles
    • Rugby, hockey sur gazon, hockey sur glace, tir à l'arc, polo, golf, patinage artistique, ski

Le comité d'organisation des Jeux de 1920 met au programme toutes ces disciplines à l'exception du ski, mais aucun tournoi de golf n'est finalement organisé[28]. Vingt-deux sports, 24 disciplines et 156 épreuves composent donc le programme des Jeux olympiques de 1920, dont deux sports d'hiver, le patinage artistique déjà présent en 1908 et le hockey sur glace, qui apparaît pour la première fois[29],[30]. Ces deux sports intègreront les Jeux d'hiver à compter de 1924[27]. Le tir à l'arc est disputé pour la dernière fois avant sa réapparition en 1972[31] et le tir à la corde fait partie du programme olympique pour la dernière fois[32].

Le korfbal est disputé en tant que sport de démonstration à la demande du membre du CIO et dirigeant de la fédération néerlandaise de korfbal, le baron van Tuyll van Serooskerken. Ce sport proche du basket-ball sera également présent aux Jeux olympiques d'été de 1928 à Amsterdam. En outre, une démonstration de gymnastes belges a lieu avant le départ du marathon et un match féminin de water-polo est disputé par deux équipes néerlandaises[33]. Cinq compétitions artistiques sont organisées en plus du programme sportif : planification urbaine, sculpture, peinture, littérature et musique[34].

Les premières épreuves disputées sont celles des sports d'hiver, du 23 au 29 avril. La voile, le polo, le tir suivent en juillet puis le tir à l'arc et le cyclisme au début du mois d'août. La plupart des compétitions ont lieu pendant deux semaines entre la cérémonie d'ouverture organisée le 14 août et la cérémonie de remise des médailles du 30 août. Les derniers matchs de football, le tournoi de hockey sur gazon ainsi que les épreuves d'équitation et de rugby ont ensuite lieu au début du mois de septembre. Les Jeux sont clos le 12 septembre à la fin des compétitions équestres[35]. Les 24 disciplines faisant partie du programme officiel sont indiqués ici avec le nombre d'épreuves olympiques disputées[30],[36] :

Participants[modifier | modifier le code]

Sportifs[modifier | modifier le code]

Selon les chiffres du CIO, 2 626 athlètes dont 65 femmes participent aux Jeux d'Anvers alors qu'ils étaient 2 407 dont 48 femmes aux Jeux de 1912 à Stockholm[37],[38]. Les femmes sont présentes en tennis, sport pratiqué par les hommes et les femmes de l'aristocratie, ainsi qu'en natation, plongeon et patinage artistique qui sont compatibles avec l'image traditionnelle de la femme gracieuse. Elles ne sont pas encore autorisées à participer aux sports qui demandent des efforts intenses tels que l'athlétisme[39].

Délégations[modifier | modifier le code]

Pays participants en 1920.
  • Pays participant pour la première fois.
  • Pays ayant déjà participé.

La participation des pays vaincus à l'issue de la Première Guerre mondiale (Allemagne, Autriche-Hongrie, Bulgarie et Empire ottoman) représente un dilemme pour le CIO comme l'écrit Pierre de Coubertin dans ses Mémoires :

« Quelques mois à peine s'étaient écoulés depuis que le dernier soldat allemand avait évacué la Belgique et que, sur le front de guerre, le dernier coup de canon avait retenti. Le bon sens indiquait que des équipes allemandes ne pouvaient, sans imprudence, prétendre à se montrer dans le stade olympique avant 1924. D’autre part, proclamer solennellement un ostracisme quelconque, fût-ce au lendemain du conflit qui venait d’ensanglanter l’Europe, constituerait une déchirure dans cette constitution olympique jusque-là si résistante ; et il en pourrait résulter un précédent dangereux[40]. »

Selon une décision prise lors de la session de 1919, seules les nations représentées par un membre au CIO sont admises aux Jeux mais les organisateurs peuvent également inviter des nations non-européennes même si elles n'ont pas de membre. Les représentants de l'Allemagne et ses alliés au CIO étant considérés comme suspendus, ces pays ne sont pas invités aux Jeux sans en être exclus explicitement[41].

Trente-et-une nations acceptent l'invitation du Comité olympique belge mais la Pologne et la Roumanie sont finalement empêchées[42]. Vingt-neuf délégations prennent donc part aux Jeux d'Anvers, soit une de plus qu'en 1912[6]. L'Estonie, Monaco, la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie, le Brésil et la Nouvelle-Zélande participent pour la première fois aux Jeux olympiques[43].

Parmi les pays présents en 1912 mais pas en 1920, la Serbie et la Bohême ne sont plus indépendantes, les anciens Empires centraux (Allemagne, Autriche, Empire ottoman et Hongrie) ne sont pas invités, les Australasiens participent en tant qu'Australiens et Néo-Zélandais et la Russie (occupée par la Guerre civile[6]) et l'Islande ne participent pas cette année-là.

Les 29 pays recensés sont les suivants (le nombre indiqué entre parenthèses correspond au nombre d'athlètes engagés connus pour chaque pays selon l'historien Bill Mallon)[44] :

Logements[modifier | modifier le code]

La commission du logement installe les membres des comités nationaux des pays participants dans des hôtels ou chez des particuliers. La plupart des athlètes sont logés dans les écoles de la ville d'Anvers mais les tireurs sont hébergés au camp de Beverloo dans le quartiers des officiers et les rameurs dans des hôtels de Bruxelles[45].

Certains participants sont satisfaits des conditions de logement alors que d'autres sont critiques. L'athlète britannique Philip J. Noel-Baker estime que les conditions de logement et la nourriture sont « très bonnes » et le personnel belge « gentil et de bonne volonté ». Les hommes américains, qui ont pour la plupart voyagé dans des conditions primitives à bord du navire militaire Princess Matoika pendant deux semaines, se plaignent du manque d'intimité, de l'absence d'eau chaude, de la dureté des lits et du petit-déjeuner insuffisant dans l'école où ils sont logés. Trois athlètes du lancer du poids et du marteau sont autorisés à dormir à l'hôtel et le spécialiste du triple saut Dan Ahearn les accompagne sans permission. Il est suspendu de l'équipe nationale mais environ deux cents athlètes américains signent une pétition en sa faveur et il est finalement réintégré[46].

Prix et diplômes[modifier | modifier le code]

Avers et revers de la médaille d'or.

Les médailles des Jeux olympiques de 1920 sont créées par le graveur et sculpteur belge Josué Dupon. Elles représentent sur l'avers un athlète nu tenant dans sa main gauche une palme et une couronne de laurier ; derrière lui, la figure de la renommée joue de la trompette au-dessus d'une frise à motif grec et de l'inscription « VII OLYMPIADE ». Sur le revers figurent la statue de Silvius Brabo située sur la Grand-Place d'Anvers avec à l'arrière-plan la cathédrale et le port d'Anvers. L'inscription « ANVERS MCMXX » se trouve dans la partie supérieure[47],[48]. Les médailles ont un diamètre de 59 millimètres, une épaisseur de 4,4 millimètres et un poids de 79 grammes. Après les médailles en or massif distribuées aux vainqueurs de 1904 à 1912, c'est la première fois qu'ils reçoivent une médaille en vermeil. Les médailles sont frappées à Bruxelles en 1 250 exemplaires : 450 en vermeil, 400 en argent et 400 en bronze[48]. Les médailles sont remises en plusieurs fois, notamment lors d'une cérémonie le 30 août où le roi Albert Ier, le prince Léopold et le prince Charles attribuent respectivement les médailles d'or, d'argent et de bronze[49]. Les membres des comités reçoivent une réduction en bronze de la médaille[50].

Le Challenge olympique pour le football, offert par la Fédération anglaise de football, est attribué à l'équipe belge en 1920.

Un diplôme produit à 1 350 exemplaires est distribué aux médaillés ainsi qu'à d'autres athlètes méritants. L'illustration, dessinée à la sanguine par l'artiste belge Georges Privat-Livemont, représente le couronnement de l'athlète aux Jeux olympiques avec dans le fond la ville d'Anvers[50],[51].

En plus des médailles, les vainqueurs des épreuves individuelles, du double de tennis et les barreurs des voiliers victorieux reçoivent une statuette de bronze de 28 centimètres de hauteur nommée « L'athlète victorieux ». Cette œuvre de l'artiste belge Léandre Grandmoulin a été produite à 125 exemplaires et son moule a ensuite été brisé pour éviter les imitations[6],[51]

Une médaille commémorative en bronze produite à 6 000 exemplaires est distribuée à tous les participants, aux membres des comités et aux personnes ayant participé à l'organisation des Jeux. Créée par l'artiste belge Pierre Theunis, elle représente un char de course antique victorieux sur l'avers la déesse Niké couronnant les vainqueurs des Jeux olympiques[51],[52].

Comme en 1908 et en 1912, certains vainqueurs reçoivent également un Challenge olympique. Il s'agit un prix offert par une personnalité ou une association, à rendre au CIO avant les Jeux olympiques suivants pour qu'il puisse être remis au prochain vainqueur. Cependant les Challenges olympiques ne sont plus remis aux athlètes après les Jeux de 1920 car ils ont une grande valeur et risquent d'être endommagés ou perdus[53].

Sites[modifier | modifier le code]

Le stade existant du Beerschot Athletic Club est aménagé pour devenir le site principal des Jeux olympiques d'une capacité de 35 000 places. Les travaux sont planifiés par les architectes anversois Fernand de Montigny et L. Somers et réalisés par l'entreprise britannique Humphreys & Co. La piste en cendrée (en) est installée par le spécialiste britannique Charles Perry comme celle du stade olympique de Stockholm huit ans plus tôt[6],[54]. La première pierre est posée par le bourgmestre Jan-Baptist De Vos le 4 juillet 1919 et les travaux sont terminés en mai 1920[54]. Le stade olympique accueille la cérémonie d'ouverture, les épreuves d'athlétisme, de gymnastique, de rugby, de tir à la corde et d'haltérophilie et une partie des compétitions d'équitation et de football[55]. Le tournoi de tennis a lieu sur les terrains de la section tennis du Beerschot Athletic Club[56] et le tournoi de hockey sur gazon sur le terrain de hockey du Beerschot[57]. Les tournois d'escrime sont prévus en plein air à côté du stade mais sont pour la plupart déplacés sur les pistes en linoléum du hall des Floralies à cause du mauvais temps[58].

Un stade nautique (en) et une piscine de 100 mètres sont aménagés dans les douves des anciennes fortifications de la ville pour la natation, le plongeon et le water-polo[6]. Les épreuves de patinage artistique et de hockey sur glace ont lieu au Palais de Glace d'Anvers (en), bâtiment construit en 1910 pour le patin à roulettes et transformé en piste de patinage en 1919[59]. Les concours de boxe et de lutte sont organisés près de la gare centrale dans la salle des fêtes de la Société royale de zoologie[60]. Ceux de tir à l'arc ont lieu au parc des Rossignols (Nachtegalen Park (en))[2]. Le cyclisme sur piste est disputé au Vélodrome d'Anvers Zuremborg (en) et le cyclisme sur route dans la région d'Anvers[55]. Situé proximité de la ville, le Country Club de Hoogboom près de Kapellen accueille certaines épreuves d'équitation et le tir aux pigeons d'argile[58].

Les épreuves restantes ont lieu dans d'autres régions de Belgique ; c'est la première fois que les Jeux olympiques s'étendent sur une surface aussi étendue. La majorité des compétitions de tir sont disputées au camp militaire de Beverloo, à 75 kilomètres à l'est d'Anvers, mis à disposition par le ministre de la Défense nationale. Le canal prévu en 1913 n'ayant pas pu être réalisé à Anvers, les courses d'aviron ont lieu dans le canal de Willebroeck à Bruxelles[58],[21]. Le polo est disputé à l'hippodrome d'Ostende, à 100 kilomètres à l'ouest d'Anvers et la voile dans la mer du Nord au large d'Ostende à l'exception des deux dernières courses de la classe des 12 pieds dinghies organisées sur le Buiten-IJ près d'Amsterdam aux Pays-Bas[61],[62]. Finalement, les matchs de football sont répartis entre le stade olympique d'Anvers, le stade du Royal Antwerp Football Club, le stade Joseph Marien à Bruxelles et le stade Jules-Otten à Gand[55]. Cette décentralisation est impopulaire auprès des Anversois qui auraient voulu que tous les matchs de football aient lieu dans leur ville[63].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Cérémonie d'ouverture[modifier | modifier le code]

Ouverture des Jeux[modifier | modifier le code]

La cérémonie d'ouverture des JO de 1920 à Anvers.

Le matin du 14 août 1920, une cérémonie religieuse présidée par le cardinal Mercier est célébrée en la cathédrale Notre-Dame d'Anvers en présences d'athlètes, des membres du comité exécutif, des autorités olympiques et politiques et des délégués militaires de pays alliés ou neutres. Elle comprend un De profundis en hommage aux athlètes morts pendant la guerre, un Te Deum en l'honneur des pays alliées et une homélie tenue en français par le cardinal[64].

Vers 14 h 30, le roi des Belges Albert Ier et sa famille sont accueillis au stade olympique par le comte Henri de Baillet-Latour et le baron Pierre de Coubertin. L'hymne national belge, La Brabançonne, est joué par un orchestre puis chanté par un chœur suédois. Un coup de canon donne ensuite le signal pour la parade des nations qui défilent, derrière leur porte-drapeau, selon l'ordre alphabétique en français. La Belgique ferme la marche[65].

Henri de Baillet-Latour s'adresse ensuite au roi Albert Ier : « Des quatre coins du monde, répondant à notre invitation, les athlètes se sont assemblés à Anvers pour fêter avec nous le retour de la Paix. Puissent ces joutes se disputer d'une façon courtoise et loyale, puise le meilleur emporter la victoire ! C'est le vœu que je forme. Daignez, Votre Majesté, déclarer ouverts les Jeux Olympiques d'Anvers »[66].

Apparition du drapeau olympique[modifier | modifier le code]

Défilé de la délégation française au stade olympique.

Après l'ouverture des Jeux déclarée par le roi, le drapeau olympique est hissé à un mat au son de trompettes thébaines. Les anneaux olympiques, qui représentent les cinq parties du monde, ont été dessinés par Pierre de Coubertin en 1913. Le drapeau olympique a flotté pour la première fois à Alexandrie à l'occasion des Jeux pan-égyptiens le 5 avril 1914 puis adopté officiellement par le CIO lors du congrès de Paris en juin 1914. Après l'annulation des Jeux de 1916, le drapeau est hissé pour la première fois dans un stade olympique en 1920. Des centaines d'exemplaires du drapeau décorent également la ville d'Anvers et les sites des compétitions[65],[67].

Le « drapeau d'Anvers », peut-être remplacé au fil du temps, sera ensuite transmis tous les quatre ans à la ville hôte suivante jusqu'à ce que les organisateurs des Jeux olympiques d'été de 1988 le remplacent en 1985 par le « drapeau de Séoul »[65],[67]. Un des autres drapeaux olympiques présents dans le stade est volé à la fin des Jeux ; il ne sera retrouvé qu'en 1997 lorsque le plongeur américain Hal Haig Prieste (en), médaillé de bronze en 1920, annoncera l'avoir volé à la suite d'un défi lancé par le nageur Duke Kahanamoku. Le drapeau sera remis au président du CIO Juan Antonio Samaranch avant l'ouverture des Jeux olympiques d'été de 2000[68].

Alors que le drapeau olympique est hissé, des colombes parées aux couleurs des nations participantes sont lâchées en signe de paix par un soldat de chaque délégation étrangère. C'est également la première fois que le lâcher de colombes fait partie de la cérémonie d'ouverture[38],[69],[66].

Premier serment olympique[modifier | modifier le code]

Après la bénédiction du stade par le cardinal Mercier et une prestation d'un chœur flamand qui interprète « Het Gebergte », le sportif et pilote de l'armée belge Victor Boin s'avance accompagné de deux soldats portant le drapeau belge. Il monte sur un podium et prononce le premier serment olympique de l'histoire des Jeux[70],[66] :

« Nous jurons de prendre part aux Jeux olympiques en compétiteurs loyaux, d'observer scrupuleusement les règlements et de faire preuve d'un esprit chevaleresque pour l'honneur de nos pays et pour la gloire du Sport. »

Le serment olympique a été mentionné pour la première fois dans la revue olympique de juillet 1906 par Pierre de Coubertin qui ressent le besoin d'ajouter au protocole olympique un serment d'équité et d'impartialité[71]. Victor Boin a été médaillé olympique avec l'équipe belge de water-polo en 1908 et en 1912 et participe aux tournois d'escrime en 1920 à l'âge de 34 ans. Également journaliste, il a servi comme adjudant dans l'armée pendant la Première Guerre mondiale et piloté l'avion qui a amené la reine de Belgique reine Élisabeth en Angleterre le 5 juillet 1918. Après ces accomplissements, Victor Boin est la personnalité belge choisie pour prêter le serment olympique en 1920[72].

Après le serment, l'orchestre joue une deuxième fois La Brabançonne, des chants sont chantés par les chœurs belges et suédois et les athlètes quittent le stade dans le même ordre que lorsqu'ils sont arrivés. La cérémonie se termine vers 15 h 30[69].

Épreuves[modifier | modifier le code]

Athlétisme[modifier | modifier le code]

Les 29 épreuves d'athlétisme ont lieu du 15 au 23 août dans le stade olympique et sont disputées par 509 de 25 nations. La piste, en mauvais état à cause de la pluie, a une longueur d'environ 389,80 mètres. Les épreuves sont dominées par les Américains et les Finlandais qui remportent neuf médailles d'or chacun[73],[74].

Quatre Américains se retrouvent en finale du 100 mètres. Après son rituel de départ au cours duquel il touche un morceau de bois, Charley Paddock gagne la course en bondissant par-dessus la ligne d'arrivée comme il en a l'habitude. Morris Kirksey est médaillé d'argent et le Britannique Harry Edward médaillé de bronze alors que Loren Murchison, parti après les autres à cause d'une incompréhension du starter s'exprimant en français, termine au dernier rang de la finale[75]. Paddock termine ensuite deuxième du 200 mètres derrière son compatriote Allen Woodring, arrivé à Anvers en tant que remplaçant. Edward est à nouveau médaillé de bronze[76]. Le Suédois Nils Engdahl prend rapidement la tête du 400 mètres mais il termine au troisième rang derrière le Sud-Africain Bevil Rudd et le Britannique Guy Butler. L'Américain Ted Meredith, détenteur du record du monde depuis 1916, ne se qualifie pas pour la finale[77].

Le Britannique Albert Hill, aiguilleur pour les Royal Flying Corps pendant la guerre à Ypres, remporte le 800 mètres devant l'Américain Earl Eby et Bevil Rudd qui a mené du début du deuxième tour à la dernière ligne droite[78]. Réalisant le doublé, Hill remporte également le 1 500 mètres devant son coéquipier Philip John Baker, qui a couru derrière lui pendant le dernier tour pour protéger sa première place, et l'Américain Lawrence Shields[79]. Baker, porte-drapeau de la délégation britannique, a été témoin des premières attaques au gaz de combat pendant la guerre. Il deviendra député et ministre, participera à la rédaction de la charte des Nations unies puis recevra le prix Nobel de la paix en 1959 pour son engagement en faveur du désarmement. Il sera encore en 2020 l'unique médaillé olympique lauréat d'un prix Nobel[80].

Le 5 000 mètres se joue entre le Français Joseph Guillemot et le Finlandais Paavo Nurmi qui devancent largement leurs concurrents. Guillemot démarre son sprint à 150 mètres de l'arrivée et remporte le titre olympique avec 4,6 secondes d'avance sur Nurmi et 17,6 secondes sur le Suédois Eric Backman. Ce résultat est perçu comme une vengeance après le 5 000 mètres olympique de 1912 à Stockholm où le Finlandais Hannes Kolehmainen a battu de peu le Français Jean Bouin, mort au combat en 1914[81]. Sur 10 000 mètres, Nurmi dépasse Guillemot au début du dernier tour et remporte la course avec 1,4 seconde d'avance sur le Français et 5 secondes sur l'Écossais James Wilson[82]. Le cross-country individuel est couru sur environ 8 kilomètres. Paavo Nurmi domine la course en compagnie du Suédois Eric Backman et le devance au sprint, alors que son compatriote Heikki Liimatainen prend la troisième place. Joseph Guillemot se blesse à la cheville en marchant dans un trou et abandonne à trois kilomètres de l'arrivée[83]. Le classement du cross-country par équipe est établi selon les résultats de la course individuelle : les trois meilleurs athlètes de chaque équipe sont comptabilisés et la Finlande est première devant la Grande-Bretagne et la Suède[84]. À 23 ans et lors de sa première participation aux Jeux olympiques, Paavo Nurmi remporte donc trois médailles d'or et une d'argent. Ce sont les quatre premières des douze médailles olympiques qu'il totalisera à la fin de sa carrière[85].

Après ses quatre médailles remportées aux Jeux de 1912 sur des distances plus courtes, Hannes Kolehmainen participe au marathon olympique de 1920. Il prend la tête de la course sous la pluie après 27 kilomètres et termine au premier rang avec une très courte avance de 12,8 secondes sur l'Estonien Jüri Lossmann alors que l'Italien Valerio Arri obtient le bronze. Hannes Kolehmainen est le premier athlète venant de la piste à remporter le marathon ; il s'agit de la cinquième et dernière médaille olympique de sa carrière[86],[87].

Aviron[modifier | modifier le code]

Le rameur américain John Kelly remporte l'épreuve du skiff et du deux de couple (avec son compatriote Paul Costello) quelques minutes plus tard. Ces victoires furent une revanche pour cet ouvrier de Philadelphie de vingt ans qui se vit interdire de participer à la régate d'Henley-on-Thames (Royaume-Uni) quelques semaines auparavant pour cause de semi-professionnalisme[88]. Officieusement, les dirigeants britanniques n'estimaient pas honorable de se mesurer à un travailleur manuel. John Kelly est le père de l'actrice et princesse de Monaco Grace Kelly et le grand-père du souverain de la Principauté Albert II[88].

Boxe[modifier | modifier le code]

L'américain Edward Eagan[89] remporte le titre olympique dans la catégorie des mi-lourds. Le boxeur se distinguera douze ans plus tard aux Jeux olympiques d'hiver de 1932 à Lake Placid en s'adjugeant la médaille d'or en bob à quatre, pousseur derrière le pilote Billy Fiske. Il est le seul à avoir réussi cet exploit[89].

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Équitation[modifier | modifier le code]

Escrime[modifier | modifier le code]

L'escrimeur italien Nedo Nadi devient le héros de ces jeux d'Anvers en remportant cinq médailles d'or sur les six épreuves au programme et avec trois armes différentes, performance jamais égalée. Nadi[90] profite de l'absence des grands escrimeurs hongrois et soviétiques pour s'inscrire dans un maximum d'épreuves. Il décroche les titres du fleuret et du sabre individuel, ainsi que toutes les épreuves par équipe avec ses compatriotes italiens, dont son frère Aldo Nadi qui récolte quant à lui quatre médailles (dont trois d'or). Un seul titre a échappé à l'Italie, l'épée individuel qui voit la France réaliser un triplé.

Football[modifier | modifier le code]

L'équipe de Belgique, dont les joueurs ont déjà pour surnom les « Diables Rouges », remporte à Anvers 1920 le seul titre majeur de son histoire. En finale, devant plus de 35 000 spectateurs, elle affronte la jeune Tchécoslovaquie et s'impose 2-0. Mais le match ne dure qu'une mi-temps : Après environ 40 minutes de jeu, le défenseur tchèque Karel Steiner est expulsé pour avoir commis une faute violente sur l'attaquant vedette de l'équipe belge, Robert Coppée[91]. Les coéquipiers de Steiner contestent la décision arbitrale et quittent le terrain. Par la suite, la délégation tchèque demande l'annulation de résultat de la finale, mais sa protestation est rejetée, le résultat de 2-0 est validé, et la Tchécoslovaquie est disqualifiée. L'Espagne termine deuxième de ce tournoi olympique en battant les Pays-Bas 3-1 dans le match qui attribue finalement les médailles d'argent et de bronze[91].

Gymnastique[modifier | modifier le code]

Haltérophilie[modifier | modifier le code]

Hockey sur gazon[modifier | modifier le code]

Hockey sur glace[modifier | modifier le code]

Un an avant la création des Jeux d'hiver (à travers le choix de Chamonix comme hôte de la « semaine internationale des sport d'hiver » dans le cadre des Jeux de la VIIIe olympiade de l'ère moderne à Paris en 1924)[27], le patinage artistique fait son retour après une première apparition à Londres en 1908. Ces épreuves sont disputées au mois d'avril. L'équipe des Winnipeg Falcons représente le Canada après avoir gagné le championnat national amateur (la Coupe Allan). Les Falcons gagnent pour le Canada le premier de ses neuf titres olympiques en battant la plupart de leurs adversaires sur des scores fleuves[27].

Lutte[modifier | modifier le code]

Natation[modifier | modifier le code]

Le nageur américain d'origine hawaïenne Duke Kahanamoku[92] conserve son titre du 100 m nage libre huit ans après sa victoire en 1912. Avant ce deuxième titre sur 100 m nage libre, et ensuite, il profite des courses de démonstration qu'il effectue à travers le monde pour faire découvrir le surf à un large public, notamment sur les côtes est et ouest des États-Unis, mais aussi en Australie, en Nouvelle-Zélande ou en Europe. Il popularise ce sport pratiqué à Hawaï mais encore inconnu ailleurs, et reste pour l'histoire considéré comme le père du surf moderne[92]. Les États-Unis remportent huit des dix épreuves de natation. Parmi les vainqueurs, Norman Ross gagne le 400 m, 1 500 m et 4 × 200 m nage libre. Sa compatriote Ethelda Bleibtrey remporte également trois titres (100 m, 300 m et 4 × 100 m nage libre) sur les trois épreuves au programme. Elle bat par ailleurs le record du monde sur chacune de ses courses. Bleibtrey est la première nageuse américaine championne olympique de l'histoire[93].

Patinage artistique[modifier | modifier le code]

Le patinage artistique fait son retour après une première apparition à Londres en 1908. Les épreuves sont disputées au mois d'avril. Le patineur artistique suédois Gillis Grafström remporte le premier de ses trois titres olympiques, puisqu'il s'impose ensuite aux Jeux d'hiver 1924 et 1928, avant de gagner une médaille d'argent en 1932, restant l'athlète le plus titré de son sport individuellement[27].

Pentathlon moderne[modifier | modifier le code]

Plongeon[modifier | modifier le code]

L'américaine Aileen Riggin, alors âgée de treize ans, remporte la médaille d'or du tremplin.

Polo[modifier | modifier le code]

Rugby à XV[modifier | modifier le code]

Tennis[modifier | modifier le code]

La française Suzanne Lenglen[94] remporte trois médailles olympiques dont les titres du simple dames et du double mixte. Sa victoire individuelle fut impressionnante de domination car elle ne concéda que quatre jeux sur les dix manches disputées. Elle décrocha également la médaille de bronze en double dames.

Tir[modifier | modifier le code]

Le tireur suédois Oscar Swahn remporte la médaille d'argent du tir à deux coups sur cible mobile par équipe à l'âge de 72 ans, devenant par l'occasion le médaillé le plus âgé de l'histoire des Jeux olympiques[95]. Sur les 21 épreuves au programme, treize sont remportées par les États-Unis.

Tir à l'arc[modifier | modifier le code]

Tir à la corde[modifier | modifier le code]

Voile[modifier | modifier le code]

Fait unique aux Jeux olympiques, l'épreuve de voile en catégorie « Dinghy » se déroula dans deux pays différents. La première régate fut disputée en Belgique et les deux suivantes aux Pays-Bas car deux embarcations étaient de nationalité néerlandaise. La Norvège décroche la moitié des titres mis en jeu.

Water-polo[modifier | modifier le code]

Cérémonie de clôture[modifier | modifier le code]

La clôture des Jeux a lieu le 12 septembre à la fin des épreuves d'équitation. Le comité olympique belge offre au CIO un drapeau olympique brodé sur soie et le baron Pierre de Coubertin le confie à la municipalité d'Anvers pour qu'elle le transmette à la prochaine ville hôte des Jeux. En tant que président du CIO, le baron de Coubertin prononce ensuite la formule de clôture des Jeux et une cantate est chantée par 1 200 personnes[66],[96].

Tableau des médailles[modifier | modifier le code]

22 nations sur les 29 participantes obtiennent au moins une médaille de ces jeux d'Anvers. La délégation des États-Unis est la nation la plus récompensée avec 95 médailles dont 41 titres. Elle devance la Suède (63 médailles dont 19 en or) et le Royaume-Uni (43 médailles dont 15 en or). La Belgique, pays hôte, décroche 36 médailles.

Le départ du marathon...
...et l'arrivée au stade.
Tableau des médailles officiel[97]
Rang Pays Médaille d'or, Jeux olympiques Médaille d'argent, Jeux olympiques Médaille de bronze, Jeux olympiques Total
1 Drapeau des États-Unis États-Unis 41 27 27 95
2 Drapeau de la Suède Suède 19 20 25 64
3 Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 15 15 12 42
4 Drapeau de la Finlande Finlande 15 10 9 34
5 Drapeau de la Belgique Belgique 14 11 11 36
6 Drapeau de la Norvège Norvège 13 9 9 31
7 Drapeau du Royaume d'Italie Royaume d'Italie 13 5 5 23
8 Drapeau : France France 9 19 13 41
9 Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 4 2 5 11
10 Drapeau du Danemark Danemark 3 9 1 13
11 Union d'Afrique du Sud Union d'Afrique du Sud 3 4 3 10
12 Drapeau du Canada Canada 3 3 3 9
13 Drapeau de la Suisse Suisse 2 2 7 11
14 Drapeau de l'Estonie Estonie 1 2 0 3
15 Drapeau du Brésil Brésil 1 1 1 3
16 Drapeau de l'Australie Australie 0 2 1 3
17 Drapeau de l'Espagne Royaume d'Espagne 0 2 0 2
Drapeau de l'Empire du Japon Empire du Japon 0 2 0 2
19 Drapeau du Luxembourg Luxembourg 0 1 0 1
Drapeau de la Grèce Royaume de Grèce 0 1 0 1
21 Drapeau de la Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie 0 0 2 2
22 Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 0 0 1 1

Sportifs les plus médaillés[modifier | modifier le code]

Sportifs les plus médaillés aux Jeux olympiques de 1920
Athlète Pays Sport Médaille d'or, Jeux olympiques Médaille d'argent, Jeux olympiques Médaille de bronze, Jeux olympiques Total
Willis Lee Drapeau des États-Unis États-Unis Tir 5 1 1 7
Nedo Nadi Drapeau : Italie Italie Escrime 5 0 0 5
Lloyd Spooner Drapeau des États-Unis États-Unis Tir 4 1 2 7
Hubert Van Innis Drapeau de la Belgique Belgique Tir à l'arc 4 2 0 6
Carl Osburn Drapeau des États-Unis États-Unis Tir 4 1 1 6
Otto Olsen Drapeau de la Norvège Norvège Tir 3 2 0 5
Paavo Nurmi Drapeau de la Finlande Finlande Athlétisme 3 1 0 4

Réactions[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Le stade olympique d'Anvers (ou Kielstadion) en 2016.

Aucun rapport officiel n'est publié après les Jeux par manque d'argent, mais le Comité olympique belge publie en 1927 un rapport datant de 1920. Une deuxième édition est publiée en 1957[38].

À l'exception du stade olympique repris par le Beerschot, de la rue des Athlètes et de l'avenue de la VIIe Olympiade, les Jeux de 1920 ne laissent aucune trace visible à long terme dans la ville d'Anvers. Le lâcher de colombes est en revanche présent à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques jusqu'en 1988 alors que le drapeau et le serment olympiques font toujours partie du protocole au XXIe siècle[2].

Un siècle après les Jeux de 1920 organisés dans des conditions difficiles, ceux de 2020 sont reportés à cause de la pandémie de Covid-19. Le président du CIO Thomas Bach déclare : « Cent ans après l'accueil des Jeux Olympiques par la ville d'Anvers, l'esprit des organisateurs continue de nous enseigner qu'en œuvrant de concert, nous pouvons relever d'énormes défis. Nous devrions toujours faire perdurer cet héritage d'unité, de paix et de force alors que nous sommes face à de nouveaux enjeux imprévus à l'échelle mondiale[98]. »

La Monnaie royale de Belgique présente une pièce de 2,5 euros frappée pour commémorer le centenaire des Jeux olympiques d'Anvers. Elle a été créée en collaboration avec le Comité olympique et interfédéral belge et est limitée à 50 000 exemplaires[99]. La cérémonie a lieu au Museum aan de Stroom où l'exposition temporaire sur les Jeux olympiques « Breaking Boundaries » est présentée[100]. L'exposition en plein air « Van slagveld tot sportveld » (« Du champ de bataille au terrain de sport ») au Stade olympique d'Anvers et une promenade thématique de 5 kilomètres dans le même quartier sont également mis en place pour commémorer le centenaire des Jeux[101]. Plusieurs événements prévus au cours de l'année doivent cependant être annulés à cause de la pandémie de Covid-19, par exemple la cérémonie consacrée au lancement du 100e anniversaire des Jeux prévue le 17 mars en présence du roi Philippe, de Thomas Bach et de Ban Ki-moon et un relais prévu le 18 avril entre les différents districts d'Anvers[2],[102],[103].

Une exposition sur les Jeux d'Anvers est également mise en place au Sportimonium de Hofstade (Brabant flamand)[2] et le musée olympique de Lausanne (Suisse) présente l'exposition « Anvers 1920-2020 : Tous solidaires, unis sous le même drapeau » qui met en évidence des analogies entre l'époque de la Première Guerre mondiale, de la grippe espagnole et des Jeux d'Anvers et celle de la pandémie de Covid-19, du confinement et du report des Jeux de Tokyo[104].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. a b c d e f g h et i Le Soir 2020
  3. a et b Mallon et Bijkerk 2003, p. 1.
  4. a et b Mallon et Bijkerk 2003, p. 2.
  5. Comité provisoire 1914.
  6. a b c d e f g h i j et k Lagrue 2012.
  7. COIB 1957, p. 6
  8. a et b Coubertin 1931, p. 150.
  9. a et b Mallon et Bijkerk 2003, p. 2-3.
  10. COIB 1957, p. 8-9. Cité par Mallon et Bijkerk 2003, p. 2-3.
  11. Mallon et Bijkerk 2003, p. 3.
  12. COIB 1957, p. 2
  13. a et b Renson 1995, p. 16
  14. a et b Renson 1995, p. 17
  15. « Les affiches des Jeux Olympiques d’été d’Athènes 1896 à Rio 2016 », sur olympic.org, (consulté le 18 septembre 2020), p. 8.
  16. a b et c Lennartz 2013, p. 35
  17. COIB 1957, p. 17. Cité par Renson 1995, p. 17.
  18. Lennartz 2013, p. 36
  19. Renson 1995, p. 66
  20. Renson 2004, p. 76
  21. a b et c Mallon et Bijkerk 2003, p. 10.
  22. Lennartz 2013, p. 37
  23. Renson 1995, p. 67
  24. COIB 1957, p. 173
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  26. Müller 1994, p. 97-99.
  27. a b c d et e « Il y a 100 ans, les Jeux de la VIIe Olympiade à Anvers démarrent sur la glace », sur olympic.org (consulté le 21 septembre 2020)
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  29. Owen 2020, p. 49-50.
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  40. Coubertin 1931, p. 156. Cité par Mallon et Bijkerk 2003, p. 5.
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  95. https://www.olympic.org/fr/news/antwerp-1920-tug-of-war-and-a-72-year-old-medallist Oscar Swahn, le plus vieux médaillé olympique, site du CIO].
  96. COIB 1957, p. 50-51
  97. Tableau des médailles des jeux de 1920, site du CIO.
  98. Stéphanie Touillard, « JO-1920 : à Anvers, les Jeux olympiques de la paix », France 24, (consulté le 15 septembre 2020)
  99. Belga, « Une pièce de 2,5 euros pour commémorer le 100e anniversaire des JO d'Anvers », RTL Belgium, (consulté le 15 septembre 2020)
  100. (nl) « Bijzondere munt viert honderd jaar Olympische Spelen in Antwerpen », Het Laatste Nieuws, (consulté le 15 septembre 2020)
  101. (nl) Philippe Truyts, « Toch nog een olympische zomer op het Kiel: tentoonstelling en ‘Walk of Fame’ vertellen verhaal van de Antwerpse Spelen in 1920 », Het Laatste Nieuws, (consulté le 15 septembre 2020)
  102. Philippe Vande Weyer, « Coronavirus: Thomas Bach, le président du CIO, annule sa visite en Belgique », Le Soir, (consulté le 15 septembre 2020)
  103. (en) Flanders Today, « 100 years ago, the Olympic Games opened in post-war Antwerp », sur thebulletin.be, (consulté le 15 septembre 2020)
  104. Aurore Clerc, « Les Jeux Olympiques d'Anvers, un tournant exposé au Musée olympique », Lausanne Cités, (consulté le 15 septembre 2020)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généralistes[modifier | modifier le code]

  • Henri Charpentier et Euloge Boissonnade, La grande histoire des Jeux olympiques : Athènes 1896 - Sydney 2000, France-Empire, , 994 p. (ISBN 2-7048-0891-0)
  • Pierre de Coubertin, Mémoires olympiques, Lausanne, Bureau International de Pédagogie Sportive, (lire sur Wikisource)
  • Françoise Hache, Jeux olympiques : La flamme de l'exploit, Paris, Gallimard, coll. « Découvertes », , 176 p. (ISBN 2070531732).
  • Paul Miquel, La passion de l'Olympisme : Les plus belles histoires des Jeux olympiques, Timée-Éditions, , 144 p. (ISBN 2-915586-03-9)
  • (en) Norbert Müller (trad. de l'allemand par Ingrid Sonnleitner-Hauber), One Hundred Years of Olympic Congresses : 1894-1994, Lausanne, Comité international olympique, , 226 p. (ISBN 3-88-500-119-5)
  • Gérard Schaller (dir.) et Jacques Hennaux (dir.), Les Jeux olympiques : d'Athènes à Athènes, t. 1, Paris, L'Équipe, , 272 p. (ISBN 2951203179).
  • (en) Geoff Tibballs, The Olympics' strangest moments : Over a century of the modern Olympics, Portico Books, , 268 p. (ISBN 978-1-90755-447-6)
  • (en) David Wallechinsky et Jaime Loucky, The complete book of the Olympics, Aurum, , 194 p. (ISBN 978-2-84724-199-0)

Ouvrages et articles spécialisés[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]