Devise olympique

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La devise olympique est la devise des Jeux olympiques modernes, composée des trois mots latins « Citius, Altius, Fortius » qui signifient « plus vite, plus haut, plus fort ». Cette devise a été proposée par Pierre de Coubertin à la création du comité international olympique en 1894 à la Sorbonne.

Historique[modifier | modifier le code]

La paternité de l’expression revient à Henri Didon, prêtre dominicain, proviseur du lycée Albert le Grand d’Arcueil qui, en 1891 — exhortant ses élèves à cultiver leur jeunesse dans la pratique sportive — dans une éloquente allocution, a souhaité que « ce drapeau les conduise souvent à la victoire, à la lutte toujours ». Il a dit qu’il leur donnait pour devise ces trois mots qui sont le fondement et la raison d’être des sports athlétiques : citius, altius, fortius, traduisible en français par plus vite, plus haut, plus fort[1].

Pierre de Coubertin a fait la rencontre de Didon à l’occasion de l’organisation conjointe de jeux sportifs entre des adolescents de l’école publique et de l’école religieuse et c’est lors de cet évènement que le discours a été prononcé[2]. Les deux hommes deviennent très amis, le père dominicain devenant conseiller de Coubertin. Il est d’ailleurs présent à Athènes aux Jeux olympiques d'été de 1896 à la tête d’une délégation de ses élèves où il célèbre la première "messe olympique" de l’Histoire devant 4 000 personnes.

Devise olympique au Musée olympique de Lausanne

Ces trois mots, Citius, Altius, Fortius, sont une invitation à donner le meilleur de soi-même et à vivre ce dépassement comme une victoire. Cheminer vers ses limites et tendre vers l’excellence ne veut pas nécessairement dire être le premier et il faut rapprocher la devise olympique de cette autre phrase : « L’essentiel n’est pas de gagner mais de participer », principe repris à son compte par le baron Pierre de Coubertin à la suite du sermon de Ethelbert Talbot, évêque de Pennsylvanie, lors de la messe olympique des Jeux de Londres en 1908 rappelant en ces termes : « l'important, dans ces olympiades, c'est moins d'y gagner que d'y prendre part ».

En 1992, la devise olympique a donné son titre à Citius, Altius, Fortius (ISSN 1085-5165), le journal de l’International Society of Olympic Historians (ISOH), une organisation non lucrative d’historiens des Jeux olympiques ; ce journal a ensuite été rebaptisé Journal of Olympic History en 1996[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sport athlétique du 14 mars 1891
  2. Pour mieux connaitre l’histoire voir : Alain Arvin-Berod (préf. Juan Antonio Samaranch), Les Enfants d’Olympie : 1796-1896, Paris, éd. du Cerf, coll. « L’histoire à vif », , 258 p. (ISBN 2-204-05341-4, présentation en ligne) ; ou encore Jean-Luc Ferre, « Atlanta 96 », La Croix,‎ , p. 19.
  3. (en)|« Journal of Olympic History », International Society of Olympic Historians (consulté le 25 août 2008).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]