Atos

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Image illustrative de l'article Atos

Création 1997
Dates clés 2004 : Acquisition de Schlumberger Sema
2011 : Acquisition de SIS (Siemens)
2014 : Acquisition de Bull et Xerox ITO
Fondateurs Bernard Bourigeaud
Personnages clés Thierry Breton, Charles Dehelly, Gilles Grapinet, Patrick Adiba
Forme juridique Societas Europaea au capital de 67 507 487 (décembre 2005)
Action Euronext : ATO
Slogan Your business technologists. Powering progress
Siège social Drapeau de la France Bezons
(Val-d'Oise) Voir et modifier les données sur Wikidata (France)
Actionnaires Siemens 12,7 %
BlackRock 5%
Salariés 1,7 %
Flottant 76,0 %
(stock 31/12/2013)
Activité SSII
Produits Conseil
intégration de systèmes
Infogérance
HTTS
Filiales Worldline
Effectif 100 000 (2015)[1]
Site web www.atos.net

Capitalisation en augmentationG 10,685 (05/01/2017)[2]
Chiffre d’affaires en augmentation G 11,71 (2016)[3]
Résultat net en augmentationM 567 (2016)[3]

Atos est l'une des plus grandes entreprises de services du numérique (ESN) au niveau mondial[4], se classant à la huitième place avec un chiffre d'affaires annuel de près de 12 milliards d'euros en 2016 et environ 100 000 employés[5] répartis dans 72 pays. Le groupe, leader européen du Cloud, de la cybersécurité et du supercalcul[6] ainsi que du paiement sécurisé en ligne pour les entreprises[7] via sa filiale Worldline, est coté au CAC 40[8].

Métiers et activités[modifier | modifier le code]

Les métiers d'Atos sont organisés en quatre divisions[9] :

Les services d'Atos sont regroupés au sein d'une Digital Transformation Factory[10], s'appuyant sur quatre piliers :

  • Cloud : la mise en place et gestion de clouds privés et hybrides ;
  • Digital workplace : la gestion du lieu de travail numérisé et les communications unifiées ;
  • SAP HANA : l'implémentation et gestion du progiciel de gestion intégré SAP ;
  • Atos Codex : l'analyse et gestion des données de bout en bout (business analytics, analyse prédictive).

Le groupe est par ailleurs le partenaire informatique mondial des Jeux olympiques depuis 1992[11] et compte parmi ses clients de grands comptes internationaux dans tous les secteurs d'activité.

Marques et implantation[modifier | modifier le code]

Siège social d'Atos, à Bezons (Val-d'Oise)

Le groupe exerce ses activités sous les marques Atos, Bull, Canopy et Worldline.

La société emploie environ 100 000 personnes dans 72 pays, principalement aux Etats-Unis, en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Inde[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire d'Atos (jusqu'à 2000)[modifier | modifier le code]

En 1962, l'entreprise Cegos Informatique est créée. En 1970, la SSII Sliga, filiale du Crédit Lyonnais est créée à son tour. En 1972, Cegos Informatique et Sliga fusionnent pour donner naissance à Sligos. Sligos devient alors une SSII spécialisée dans les solutions de paiements qui participera à la mise en place de la carte bleue.

En 1974, la société Marben est créée par Marc Benamou. En 1976, Segin (Société d'Études et de Gestion Informatique Nouvelle) est créée par Georges Leblon. En 1981, la SSII Sodinforg est créée. En 1991, Axime naît par la fusion de Segin, SITB et Sodinforg. En 1993, Marben est acquis par Sligos. En 1997, Atos est créé par la fusion d'Axime et Sligos et de GSI. Bernard Bourigeaud en est président-directeur général[13].

En 1999, Odyssée est acquis par Atos, la division conseil d'Atos prend alors le nom d'Atos Odyssée. En 2000, Origin, filiale informatique de Philips, est acquis par Atos, qui la regroupe dans Atos Origin.

Histoire d'Origin[modifier | modifier le code]

En 1976, BSO est créé par l'homme d'affaires néerlandais Eckart Wintzen.

En 1990, BSO fusionne avec Philips Communications ISA (entité informatique de Philips) pour former BSO/Origin. En 1996, Origin B.V. est créé par la fusion de BSO et de Philips Communications C&P.

Histoire de Sema Group[modifier | modifier le code]

En 1958, Sema (Société d'économie et de mathématiques appliquées) est créée par 3 anciens élèves de l'École polytechnique : Jacques Lesourne, Marcel Loichot et Robert Lattès. Première SSII française, son activité se concentre sur le développement d'applications pour la recherche opérationnelle et l'économie appliquée utilisant l'informatique. En 1965, Sema fonde une société de services destinée aux développements de systèmes pour les entreprises, la SACS (Société d'Analyse et de Conception de Systèmes). Elle est dirigée par Jean Carteron, qui fondera 4 ans plus tard la SSII Steria. Dans les années 1970, le groupe prend le nom de Sema-Metra.

En 1975, Sema-Metra et la CGI participent à la création de la méthode de modélisation Merise. La conduite de ce projet a été confiée au CETE d'Aix en Provence (Ministère de l'Equipement) par le Ministère de l'Industrie ce qui autorise son usage public. En 1979, la SSII britannique CAP Scientific (ou Cap Group) est créée par 4 collègues de Scicon, filiale du groupe BP. En 1986, Sema-Metra acquiert la SSII française CERCI (filiale de Schneider SA). En 1988, la SSII française Sema-Metra fusionne avec le britannique Cap Scientific/Cap Group pour former Sema Group, une importante SSII européenne (no 2 en Europe à la fin des années 1980)

En 1989, Sema Group acquiert la société allemande ADV/Orga. En 1990, Sema Group acquiert de 49 % de la société de services Tibet, spécialisé dans les systèmes pour le monde de la finance et de la bourse. En 1991, Sema Group créée une filiale commune avec British Aerospace, British Aerospace SEMA. En 1992, France Télécom devient actionnaire de Sema Group. En 1993, Sema Group acquiert les activités d'intégration de la société suédoise SKD Foretagen. En 1994, Sema Group acquiert Contacte (société de gestion d'équipements de cartes de paiement et de fidélité) et de la SSII française Aera. En 1995, Capgemini vend la participation minoritaire de 27 % qu'elle détient dans Sema Group depuis la fin des années 1980. En 1995, Sema Group acquiert 51 % du capital de la SSII Progénia (France) et de Paradigme (Afrique du Sud). En 1996, Sema Group acquiert Datashield (Royaume-Uni), Mouncey & Associates (Royaume-Uni), de 75 % de la société de services Infoservicios, de Syntaxe Processing (activités d'infogérance d'Olivetti en Europe), et de Telis (filiale d'intégration de système du groupe France Télécom). En 1997, Sema Group acquiert BR Business System (Royaume-Uni) et de Devotech (France).

En 1998, Sema vend sa participation dans la coentreprise BaeSEMA à British Aerospace. En 1998, Sema devient le prestataire d'intégration de systèmes pour les jeux olympiques pour la période 2002-2008 à la place d'IBM. En 1999, Sema acquiert Servicios (Argentine), Informatica Techlogica et de DS Telematica (Italie). En 2000, Sema acquiert DSI, société de services dans le domaine de l'Internet en Espagne. En 2000, LHS, fournisseur de logiciels de facturation pour opérateurs téléphonique, pour 3,3 milliards de dollars. Cette opération sera très coûteuse pour le groupe et ce fournisseur sera revendu.

En 2001, le groupe de services pétroliers Schlumberger déjà présent dans les services informatiques dans le domaine de l'énergie, acquiert pour 5,2 milliards de dollars Sema Group, en espérant dégager de fortes synergies et intégrer Sema dans un large éventails de services. Le groupe prend le nom de SchlumbergerSema. La nouvelle entreprise compte alors 31 000 employés dans le monde et possède alors la 6e place des SSII en France. En 2002, SchlumbergerSema cède ses activités de systèmes informatiques pour la défense (Sema GmbH et Sema Computer Systems GmbH) à Thales.

Histoire d'Atos Origin[modifier | modifier le code]

Le , Atos Origin naît de la fusion entre Atos et Origin. Philips détient alors 49 % du capital de l'entreprise.

En 2001, Atos Origin fait l'acquisition de KPN Datacenter pour 163 millions d'euros. En , Atos Origin acquiert les divisions de KPMG Consulting au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.

Le , Atos Origin acquiert pour 1,4 milliard d'euros, SchlumbergerSema, SSII issue du rachat par Schlumberger de Sema Group en 2001, et dont l'intégration au sein des services informatiques du groupe Schlumberger n'a pas été aussi efficace qu'attendu. Atos renforce ainsi sa place en Europe. L'effectif du groupe est quasiment doublé, le chiffre d'affaires de la nouvelle entité est multiplié par 1,5. Atos Origin renforce considérablement sa place au Royaume-Uni et son portefeuille de clients dans le secteur public, la finance, et les télécommunications.

En 2004, Atos Origin crée une nouvelle filiale : Atos Worldline. La même année, Atos Origin abandonne la marque KPMG pour sa filiale de conseil, au profit du nom Atos Consulting. Toujours en 2004, Philips cède une partie du capital qu'il détient encore dans le groupe. Sa part est désormais de 16,5 %.

En , le siège social déménage des Pays-Bas vers Zaventem en Belgique. En , Atos Origin Australia, issue des activités de Philips Communications, est vendu à Fujitsu. En , Atos Origin vend ses filiales d'Europe du Nord (hérité des entreprises Philips C&P/Origin) à VM-Data.

Le , Atos Origin acquiert Banksys et Bank Card Company (BCC), sociétés spécialisées dans les solutions de paiements et intégrés depuis à Atos Worldline. En , Philippe Germond est nommé au poste de président du directoire où il succède à Bernard Bourigeaud. Le , Atos Origin Middle East est vendue à HP[14].

En décembre 2007, Atos Origin et Euronext ont décidé de mettre un terme à leur coentreprise AEMS, chacun reprenant les actifs qui les intéressent. À partir 2008, les activités informatiques de cotation de marché intègreront Nyse Euronext, tandis que les activités de compensation, de règlement-livraison et interbancaires, intégreront la branche Worldline d'Atos Origin. Dans le cadre de cet accord, Euronext verse environ 250 millions d'euros à Atos[15],[16].

Le , Thierry Breton remplace Philippe Germond au poste de président du directoire[17].

En 2010, Atos acquiert Venture Infotek, entreprise indienne, pour environ 100 millions de dollars et l'intègre à Atos Worldline[18].

Le , Atos Origin annonce l'acquisition de Siemens IT Solutions and Services, pour 850 millions d'euros financés pour 414 M€ en actions, 186 M€ en numéraire et 250 M€ en obligations convertibles en actions. À l'issue de cette acquisition, Atos Origin deviendra le leader européen du service informatique en termes de chiffre d'affaires et le 7e au niveau international[19] et sera comparé à l'Airbus des services informatiques[20].

Histoire d'Atos (depuis 2011)[modifier | modifier le code]

Le , Atos Origin est renommé en Atos, à la suite de l'acquisition de Siemens IT Solutions and Services. Atos signifie désormais Atos Origin to SIS et constitue une nouvelle marque avec de nouvelles ambitions.

Le , Atos annonce un partenariat entre Microsoft et Atos qui débutera dès 2012. Cela permettra de proposer aux administrations et organisations du service public français les produits Office 365 (de Microsoft) en mode Software as a service[21].

En 2013, l’entreprise se classe au second rang du Palmarès des employeurs français, qui prend en compte les conditions de travail, les perspectives de carrière et la pérennité de l’entreprise[22].

En 2014, Atos introduit partiellement en bourse Worldline sur 26,59 % de ses participations pour 575 millions d'euros, valorisant Worldline à une capitalisation de 2,1 milliards d'euros[23],[24].

En mai 2014, Atos lance une OPA sur Bull de 620 millions d'euros[25] qui est réussie et validée en septembre 2014.

En décembre 2014, Atos acquiert pour 1,05 milliard de dollars, soit 840 millions d'euros, une partie de l'activité d'outsourcing informatique de Xerox, acquit via l'achat de ACS, cette activité regroupant près de 10 000 employés[26],[27].

En mars 2015, 820 salariés de l'entité Workplace & Service Desk Services issue des entités françaises Atos Infogérance et A2B sont revendus à Proservia Workstation Services, filiale de Manpower[28]. En novembre 2015, Atos annonce l'acquisition pour 340 millions de dollars d'Unify, co-entreprise de 5 600 employés, appartenant à The Gores Group et de Siemens[29]. Dans le même temps, Siemens annonce l'extension de 3 ans de son contrat d'externalisation avec Atos jusqu'en 2021[30].

En septembre 2016, Atos annonce l'acquisition d'Anthelio Healthcare Solutions[31], une entreprise présente dans les services informatiques pour la santé, pour 275 millions de dollars[32].

En novembre 2016, L'Usine Nouvelle décerne à Thierry Breton le prix de "L'industriel de l'année" pour avoir doublé la taille du groupe Atos en huit ans, le tout sans endettement[33].

Le 22 février 2017, Atos annonce des résultats records en 2016 dépassant tous ses objectifs. Le chiffre d’affaires s’est élevé à 11 717 millions d’euros, marquant une augmentation de +9,7% par rapport à 2015 et le résultat net part du Groupe a lui atteint 567 millions d’euros, offrant une augmentation de +39,6%[34].

Le 20 mars 2017, Atos fait son entrée au CAC 40, confirmant le statut d'acteur mondial du groupe[8].

Tableau récapitulatif[modifier | modifier le code]

Historique des différentes acquisitions du groupe Atos-Origin

Historique des différentes acquisitions du groupe

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Son ancien logo représentait un Acanthurus leucosternon.

Son nouveau logo représente le partenariat, entre Atos Origin et SIS, entre Atos et ses clients, entre Atos et ses collaborateurs : "A to S", "Atos to Siemens IT Solutions" (en français, "de Atos à Siemens"), d'où les lettres A et S en majuscule.

Historique des principales marques successives du groupe Atos

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Le comité de direction générale est composé, en 2016[35], des membres suivants :

  • Thierry Breton, président-directeur général
  • Gilles Grapinet, directeur général adjoint chargé des fonctions globales et directeur général de Worldline
  • Michel-Alain Proch, directeur général adjoint et directeur général des opérations en Amérique du Nord
  • Eric Grall, directeur général adjoint chargé des opérations globales[36]

Le comité exécutif compte, en plus des quatre membres du comité de direction générale, une vingtaine de dirigeants, parmi lesquels :

  • Patrick Adiba, directeur commercial et à la tête de la division chargée des Jeux Olympiques
  • Elie Girard, directeur financier, désigné parmi les « 100 leaders de l'économie » par l'Institut Choiseul[37]

Charles Dehelly, ancien directeur général adjoint chargé des opérations globales, devient conseiller spécial auprès du PDG après avoir exercé ses droits à la retraite en avril 2017[36].

Résultat exercice 2015[38][modifier | modifier le code]

  • Chiffre d'affaires : 10 686 M€ (+18%)
  • Résultat opérationnel : 884 M€ (8,3% du chiffre d'affaires)
  • Résultat net : 406 M€ (+53%)

Activités[modifier | modifier le code]

Supercalculateurs[modifier | modifier le code]

Atos est le seul fabricant européen de supercalculateurs, face aux États-Unis, à la Chine et au Japon. Son centre de recherche et développement dédié est situé sur 3 sites issus de l'entreprise Bull : aux Clayes-sous-Bois, dans les Yvelines[39] , à Echirolles, dans l'Isère, et à Bruyères le Châtel, dans l'Essonne.

Ordinateur quantique[modifier | modifier le code]

En novembre 2016, Atos lance un programme de recherche, baptisé "Atos Quantum", qui vise à développer une plateforme de simulation quantique permettant aux chercheurs de tester des algorithmes destinés aux futurs ordinateurs quantiques[40].

Objets connectés[modifier | modifier le code]

En 2016, Atos remporte le prix de la sécurité au Trophée des objets connectés, pour son service de ceinture de sécurité connectée, baptisée "E-safebelt"[41].

Transformation numérique[modifier | modifier le code]

En 1998, Atos et France Loisirs lancent le premier roman interactif [42],[43] .

Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

Depuis 1992, Atos est le partenaire numérique des Jeux olympiques[44]. L'entreprise intègre, gère et sécurise le système informatique de chaque événement[45].

En 2012, Atos fait l'acquisition de la SSII espagnole MSL, spécialisée dans les appareils de chronométrage et de notation des sportifs, ainsi que dans les systèmes permettant d'exploiter les résultats des compétitions[44].

Au Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Le contrat signé par le ministère britannique du travail et des pensions avec la filiale Atos Healthcare, portant sur l'évaluation des capacités de travail de personnes touchant des prestations d'invalidité[46] et s'élevant à plus de 100 millions de livres sterling (126 millions d’euros), fait l'objet d'une polémique substantielle[47]. Des évaluations, réalisées par le Département du Travail et des Retraites, sont critiquées par le Parlement du Royaume-Uni, des juristes, des médias, ou des associations de défense de personnes handicapées[48], au motif d'avoir conclu à la capacité de travailler de personnes en phase terminale de cancer ou de personnes lourdement handicapées[49]. Au cours du débat qui s’en est suivi à la Chambre des communes, des parlementaires opposés au projet du Département du Travail et des Retraites avancent que 1 300 personnes sont décédées[50] après avoir été déclarées aptes au travail par des assesseurs d’invalidité faisant l’objet d’une enquête de la part du Conseil de l’Ordre[51].

En France[modifier | modifier le code]

La société Santeos, filiale d'Atos Worldline a été chargée en 2004 de mettre en place le dossier médical personnel (DMP). Elle est mise en cause dans l'échec avéré du programme. La Cour des comptes, critiquant en 2012 le pilotage « défaillant » du développement du DMP par l'État, a avancé un coût de 210 M€ dans un rapport publié en 2013.

Selon un document interne du Conseil national de la qualité et de la coordination des soins, chargé d’arbitrer les financements destinés à l’amélioration de la médecine de ville, 500 M€ ont été versés depuis 2004, les fonds provenant en grande partie de l’assurance maladie[52]. Or, seuls 418 011 dossiers ont été ouverts au 2 janvier 2014, pour un coût moyen de 1 300 par dossier, soit dix fois plus que prévu initialement[53].

En Afrique[modifier | modifier le code]

L'entreprise est installée au Maroc depuis 2005.

En juin 2016, Atos inaugure à Dakar un Centre de services numériques pour l’Afrique de l’Ouest, employant plus de 400 ingénieurs sénégalais. Le groupe est également partenaire de la cité numérique de Diamniadio, projet de Silicon Valley s'inscrivant dans le « plan Sénégal émergent » impulsé par Macky Sall[54].

En Amérique du Sud[modifier | modifier le code]

En septembre 2015, Atos livre au Brésil un supercalculateur de classe pétaflopique, capable de réaliser jusqu'à 1 100 téraflops/s, soit 1,1 million de milliards d'opérations par seconde. Baptisé Santos Dumont, le système est installé au Laboratoire national de calcul scientifique (LNCC) de Petropolis et s'applique aux domaines de la météorologie, dynamique moléculaire et dynamique des fluides[55]. Au moment de son installation, l'ordinateur est le 146ème le plus puissant au monde[56].

Sponsoring[modifier | modifier le code]

En 2008, l'entreprise sponsorise le judoka professionnel Teddy Riner, qui obtient un baccalauréat professionnel, section micro-informatique[57].

En février 2017, Atos est désigné premier sponsor officiel des Championnats sportifs européens 2018 de Glasgow, décrochant au passage un contrat de £2,5 millions pour la gestion du chronométrage, du système des scores et des résultats[58].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Profil du groupe », Atos SE (consulté le 5 octobre 2015)
  2. http://www.boursorama.com/cours.phtml?symbole=1rPATO
  3. a et b « Résultats records en 2016 » (consulté le 22 février 2017)
  4. « Atos intègre le TOP 10 mondial des SSII ! », sur boursier.com
  5. « La SSII a doublé de taille en six ans », sur lesechos.fr (consulté le 4 mars 2016)
  6. « Atos s'empare de Bull et devient un leader du cloud » (consulté le 16 juillet 2015)
  7. « La solution SIPS », sur Atos Worldline
  8. a et b Sandrine Cassini, « Thierry Breton, le saut quantique d’Atos », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  9. « Atos optimiste pour 2017 après un bond de son bénéfice annuel », leparisien.fr,‎ (lire en ligne)
  10. La rédaction, « Le big data booste les résultats d'Atos », sur itforbusiness.fr, (consulté le 18 avril 2017)
  11. http://atos.net/en-us/olympic_games/past_games/default.htm
  12. « Atos finalise l’acquisition de Xerox ITO », sur atos.net (consulté le 16 juillet 2015)
  13. Le Journal du Net, octobre 2003
  14. « HP rachète Atos Origin Middle East », sur Les Echos, (consulté le 22 octobre 2007)
  15. NYSE Euronext acquiert 50% d'AEMS auprès d'Atos, Ariane Beky, Clubic, 12 décembre 2007
  16. Atos Origin et NYse Euronext finalisent leur accord sur la joint-venture AEMS, Capital.fr, 6 août 2008
  17. « Thierry Breton prend les commandes d'Atos Origin », ZDNet.fr, (consulté le 17 novembre 2008)
  18. Europe’s card services company to buy Venture Infotek for $100 million, Mayur Shetty et M Sabarinath, The Economic Times, 27 août 2010
  19. Communiqué du 14 décembre 2010
  20. « Atos, « l’Airbus » des services informatiques », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  21. Lien d'actualité du site ITespresso.fr
  22. Palmarès des employeurs 2013: Retour aux valeurs sûres, L'Express.fr, 2 octobre 2013
  23. Atos: succès de l'introduction en bourse de Worldline, Figaro, 26 août 2014
  24. Succès de l’introduction en bourse de Worldline, Worldline, 26 juin 2014
  25. Atos met la main sur Bull pour se renforcer dans le big data, Audrey Fournier, Le Monde, 26 mai 2014
  26. Xerox to sell IT outsourcing arm to France's Atos for $1.05 billion, Subrat Patnaik et Liana Baker, Reuters, 19 décembre 2014
  27. Informatique : Atos veut tripler de taille aux États-Unis, Le Monde, 9 décembre 2014
  28. ATOS et Proservia signent un partenariat pour une durée minimum de 5 ans, zonebourse.com, 19 février 2015
  29. Atos buys corporate telephony firm Unify for 340 million euros, Reuters, 3 novembre 2015
  30. Atos renforce ses liens avec Siemens, Usine Nouvelle, 3 novembre 2015
  31. Site d'Anthelio Healthcare Solutions
  32. Le français Atos se renforce aux Etats-Unis, Romain Gueugneau, Les Échos, 12 septembre 2016
  33. L'Usine Nouvelle, « Thierry Breton, PDG d'Atos, industriel de l'année 2016 - Informatique », usinenouvelle.com/,‎ (lire en ligne)
  34. « Résultats records en 2016 », sur https://atos.net/,
  35. « La Direction Générale et le Comité Exécutif », sur atos.net (consulté le 4 mars 2016)
  36. a et b « Chez Atos, Charles Dehelly passe le flambeau à Eric Grall », Boursier.com,‎ (lire en ligne)
  37. lefigaro.fr, « Les 100 nouveaux leaders de l'économie française », sur Le Figaro (consulté le 4 mars 2016)
  38. « Atos entame 2016 sur une bonne dynamique », sur lesechos.fr (consulté le 4 mars 2016)
  39. « Atos France choisit les Yvelines », lesechos.fr,‎ (lire en ligne)
  40. Maryse Gros, « Programme Quantum : Atos explore le quantique pour l'IA et le chiffrement », Le Monde Informatique,‎ (lire en ligne)
  41. lefigaro.fr, « Voici les gagnants du Trophée des objets connectés », sur Le Figaro (consulté le 2 juin 2016)
  42. « Des romans «interactifs» - Le livre 010101 (1971-2015) », sur www.010101book.net (consulté le 3 mars 2016)
  43. « France Loisirs poursuit sur le Net sa logique de club », sur lesechos.fr (consulté le 3 mars 2016)
  44. a et b « Atos se renforce sur les événements sportifs », sur lesechos.fr (consulté le 8 mars 2016)
  45. L'Usine Nouvelle, « JO 2012 : Atos joue le chef d’orchestre informatique », sur usinenouvelle.com, (consulté le 8 mars 2016)
  46. « Atos, sponsor controversé des Jeux paralympiques de Londres ».
  47. BBC News. 16 May 2013.
  48. « Atos protest ». The Guardian (en).
  49. Voir sur sudatosorigin.blogspot.co.uk.
  50. The Guardian. 17 janvier 2013.
  51. « Atos Doctors Improper Conduct », The Guardian.
  52. « Dossier médical personnel : un demi-milliard pour rien », Sébastien Ramnoux, Le Parisien, 4 janvier 2014.
  53. « Dossier médical personnel 500 millions d'euros pour 418 011 dossiers », Agence France-Presse d'après Le Parisien, 4 janvier 2014.
  54. « Services numériques : Atos inaugure un centre régional à Dakar - JeuneAfrique.com », JeuneAfrique.com,‎ (lire en ligne)
  55. Maryse Gros, « Atos vend un supercalculateur à l'institut de recherche Pirbright », Le Monde Informatique,‎ (lire en ligne)
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  57. « Teddy Riner possède un palmarès et une image qui lui donnent de la crédibilité », sur Au tapis ! (consulté le 8 mars 2016)
  58. (en) £10m for companies involved in Glasgow 2018 European Championship, sur Evening Times (consulté le 20 février 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • SIPS Système de paiement sécurisé sur internet

Liens externes[modifier | modifier le code]