Atos

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48° 55′ 29″ N 2° 13′ 28″ E / 48.92473333, 2.22450833

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Atos
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Logo d’Atos SE (Societas europaea)

Création 2000
Dates clés 2004 : Acquisition de Schlumberger Sema
2011 : Acquisition de SIS (Siemens)
2014 : Acquisition de Bull et Xerox ITO
Fondateurs Bernard Bourigeaud
Personnages clés Thierry Breton, Charles Dehelly, Gilles Grapinet
Forme juridique Societas Europaea au capital de 67 507 487 € (décembre 2005)
Action 100 % privé[1]
Slogan Your business technologists
Siège social Drapeau de France River Ouest à Bezons
(Val-d'Oise)
 (France)
Actionnaires PAI Partners 9,6%
Siemens 12,7 %
Salariés 1,7 %
Flottant 76,0 %
(stock 31/12/2013)
Activité SSII
Produits Conseil
intégration de systèmes
Infogérance
HTTS
Filiales Worldline
Atos Consulting
Atos Worldgrid
Effectif 86 000 (2014)[2]
Site web www.atos.net
Capitalisation en augmentationG 6,31 (04/03/2015)[3]
Chiffre d’affaires en augmentationG 9,05 (2014)[3]
Résultat net en augmentationM 265 (2014)[3]

Atos est l'un des dix plus grands acteurs des Entreprises de Services du Numérique (ESN) au niveau mondial[4] avec un chiffre d'affaires annuel de 10 milliards d'euros en 2014 et 93 000 employés dans 72 pays dont la France où il est le principal prestataire de paiement sécurisé en ligne pour les entreprises[5] via sa filiale Worldline. Le groupe est leader du Cloud au niveau européen[6].

Métier et activité[modifier | modifier le code]

L'activité d'Atos s'organise autour de quatre métiers principaux :

Le groupe est le partenaire informatique mondial des Jeux olympiques depuis 1992[7] et compte parmi ses clients de grands comptes internationaux dans tous les secteurs d'activité.

En 2013, l’entreprise se classe au second rang du Palmarès des employeurs français, qui prend en compte les conditions de travail, les perspectives de carrière et la pérennité de l’entreprise[8].

Marques et implantation[modifier | modifier le code]

Le groupe exerce ses activités sous les marques Atos, Bull, Canopy et Worldline.

La société emploie environ 93 000 personnes dans 72 pays, principalement aux Etats-Unis, en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Inde[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire d'Atos (jusqu'à 2000)[modifier | modifier le code]

En 1962, l'entreprise Cegos Informatique est créée. En 1970, la SSII Sliga, filiale du Crédit Lyonnais est créée en son tour. En 1972, Cegos Informatique et Sliga fusionnent pour donner naissance à Sligos. Sligos devient alors une SSII spécialisée dans les solutions de paiements qui participera à la mise en place de la carte bleue.

En 1974, la société Marben est créée par Marc Benamou. En 1976, Segin (Société d'Études et de Gestion Informatique Nouvelle) est créée par Georges Leblon. En 1981, la SSII Sodinforg est créée. En 1991, Axime naît par la fusion de Segin, SITB et Sodinforg. En 1993, Marben est acquit par Sligos. En 1997, Atos est créé par la fusion d'Axime et Sligos et de GSI. Bernard Bourigeaud en est président-directeur général[10].

En 1999, Odyssée est acquit par Atos, la division conseil d'Atos prend alors le nom d'Atos Odyssée. En 2000, Origin, filiale informatique de Philips, est acquit par Atos, qui la regroupe dans Atos Origin.

Histoire d'Origin[modifier | modifier le code]

En 1976, BSO est créé par l'homme d'affaires néerlandais Eckart Wintzen.

En 1990, BSO fusionne avec Philips Communications ISA (entité informatique de Philips) pour former BSO/Origin. En 1996, Origin B.V. est créé par la fusion de BSO et de Philips Communications C&P.

Histoire de Sema Group[modifier | modifier le code]

En 1958, Sema (Société d'économie et de mathématiques appliquées) est créée par 3 anciens élèves de l'école Polytechnique : Jacques Lesourne, Marcel Loichot et Robert Lattès. Première SSII française, son activité se concentre sur le développement d'applications pour la recherche opérationnelle et l'économie appliquée utilisant l'informatique. En 1965, Sema fonde une société de services destinée aux développements de systèmes pour les entreprises, la SACS (Société d'Analyse et de Conception de Systèmes). Elle est dirigée par Jean Carteron, qui fondera 4 ans plus tard la SSII Steria. Dans les années 1970, le groupe prend le nom de Sema-Metra.

En 1975, Sema-Metra et la CGI participent à la création de la méthode de modélisation Merise. La conduite de ce projet a été confiée au CETE d'Aix en Provence (Ministère de l'Equipement) par le Ministère de l'Industrie ce qui autorise son usage public. En 1979, la SSII britannique CAP Scientific (ou Cap Group) est créée par 4 collègues de Scicon, filiale du groupe BP. En 1986, Sema-Metra acquiert la SSII française CERCI (filiale de Schneider SA). En 1988, la SSII française Sema-Metra fusionne avec le britannique Cap Scientific/Cap Group pour former Sema Group, une importante SSII européenne (no 2 en Europe à la fin des années 1980)

En 1989, Sema Group acquiert la société allemande ADV/Orga. En 1990, Sema Group acquiert de 49 % de la société de services Tibet, spécialisé dans les systèmes pour le monde de la finance et de la bourse. En 1991, Sema Group créée une filiale commune ave British Aerospace, British Aerospace SEMA. En 1992, France Télécom devient actionnaire de Sema Group. En 1993, Sema Group acquiert les activités d'intégration de la société suédoise SKD Foretagen. En 1994, Sema Group acquiert Contacte (société de gestion d'équipements de cartes de paiement et de fidélité) et de la SSII française Aera. En 1995, Capgemini vend la participation minoritaire de 27 % qu'elle détient dans Sema Group depuis la fin des années 1980. En 1995, Sema Group acquiert 51 % du capital de la SSII Progénia (France) et de Paradigme (Afrique du Sud). En 1996, Sema Group acquiert Datashield (Royaume-Uni), Mouncey & Associates (Royaume-Uni), de 75 % de la société de services Infoservicios, de Syntaxe Processing (activités d'infogérance d'Olivetti en Europe), et de Telis (filiale d'intégration de système du groupe France Télécom). En 1997, Sema Group acquiert BR Business System (Royaume-Uni) et de Devotech (France).

En 1998, Sema vend sa participation dans la coentreprise BaeSEMA à British Aerospace. En 1998, Sema devient le prestataire d'intégration de systèmes pour les jeux olympiques pour la période 2002-2008 à la place d'IBM. En 1999, Sema acquiert Servicios (Argentine), Informatica Techlogica et de DS Telematica (Italie). En 2000, Sema acquiert DSI, société de services dans le domaine de l'Internet en Espagne. En 2000, LHS, fournisseur de logiciels de facturation pour opérateurs téléphonique, pour 3,3 milliards de dollars. Cette opération sera très coûteuse pour le groupe et ce fournisseur sera revendu.

En 2001, le groupe de services pétroliers Schlumberger déjà présent dans les services informatiques dans le domaine de l'énergie, acquiert pour 5,2 milliards de dollars Sema Group, en espérant dégager de fortes synergies et intégrer Sema dans un large éventails de services. Le groupe prend le nom de SchlumbergerSema. La nouvelle entreprise compte alors 31 000 employés dans le monde et possède alors la 6e place des SSII en France. En 2002, SchlumbergerSema cède ses activités de systèmes informatiques pour la défense (Sema GmbH et Sema Computer Systems GmbH) à Thales.

Histoire d'Atos Origin[modifier | modifier le code]

Le , Atos Origin naît de la fusion entre Atos et Origin. Philips détient alors 49 % du capital de l'entreprise.

En 2001, Atos Origin fait l'acquisition de KPN Datacenter pour 163 millions d'euros. En , Atos Origin acquiert les divisions de KPMG Consulting au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.

Le , Atos Origin acquiert pour 1,4 milliard d'euros, SchlumbergerSema, SSII issue du rachat par Schlumberger de Sema Group en 2001, et dont l'intégration au sein des services informatiques du groupe Schlumberger n'a pas été aussi efficace qu'attendu. Atos renforce ainsi sa place en Europe. L'effectif du groupe est quasiment doublé, le chiffre d'affaires de la nouvelle entité est multiplié par 1,5. Atos Origin renforce considérablement sa place au Royaume-Uni et son portefeuille de clients dans le secteur public, la finance, et les télécommunications.

En 2004, Atos Origin crée une nouvelle filiale : Atos Worldline. La même année, Atos Origin abandonne la marque KPMG pour sa filiale de conseil, au profit du nom Atos Consulting. Toujours en 2004, Philips cède une partie du capital qu'il détient encore dans le groupe. Sa part est désormais de 16,5 %.

En , le siège social déménage des Pays-Bas vers Zaventem en Belgique. En , Atos Origin Australia, issue des activités de Philips Communications, est vendu à Fujitsu. En , Atos Origin vend ses filiales d'Europe du Nord (hérité des entreprises Philips C&P/Origin) à VM-Data.

Le , Atos Origin acquiert Banksys et Bank Card Company (BCC), sociétés spécialisées dans les solutions de paiements et intégrés depuis à Atos Worldline. En , Philippe Germond est nommé au poste de Président du directoire où il succède à Bernard Bourigeaud. Le , Atos Origin Middle East est vendue à HP[11].

Le , Thierry Breton remplace Philippe Germond au poste de Président du directoire[12].

En 2010, Atos acquiert Venture Infotek, entreprise indienne, pour environ 100 millions de dollars et l'intègre à Atos Worldline[13].

Le , Atos Origin annonce l'acquisition de Siemens IT Solutions and Services, pour 850 millions d'euros financés pour 414 M€ en actions, 186 M€ en numéraire et 250 M€ en obligations convertibles en actions. À l'issue de cette acquisition, Atos Origin deviendra le leader européen du service informatique en termes de chiffre d'affaires et le 7e au niveau international[14].

Histoire d'Atos (depuis 2011)[modifier | modifier le code]

Le , Atos Origin est renommé en Atos, à la suite de l'acquisition de Siemens IT Solutions and Services. Atos signifie désormais Atos Origin to SIS et constitue une nouvelle marque avec de nouvelles ambitions.

Le , Atos annonce un partenariat entre Microsoft et Atos qui débutera dès 2012. Ceci permettra de proposer aux administrations et organisations du service public français les produits Office 365 (de Microsoft) en mode Software as a service[15].

En 2014, Atos introduit partiellement en bourse Worldline sur 26,59 % de ses participations pour 575 millions d'euros, valorisant Worldline à une capitalisation de 2,1 milliards d'euros[16],[17].

En mai 2014, Atos lance une OPA sur Bull de 620 millions d'euros[18] qui est réussie et validée en septembre 2014.

En décembre 2014, Atos acquiert pour 1,05 milliard de dollars, soit 840 millions d'euros, une partie de l'activité d'outsourcing informatique de Xerox, acquit via l'achat de ACS, cette activité regroupant près de 10 000 employés[19],[20].

En mars 2015, 820 salariés de l'entité Workplace & Service Desk Services issue des entités françaises Atos Infogérance et A2B sont revendus à Proservia Workstation Services, filiale de Manpower[21].

Tableau récapitulatif[modifier | modifier le code]

Historique des différentes acquisitions du groupe Atos-Origin

Historique des différentes acquisitions du groupe

Polémiques[modifier | modifier le code]

Au Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Le contrat signé par le ministère britannique du travail et des pensions avec la filiale Atos Healthcare, portant sur l'évaluation des capacités de travail de personnes touchant des prestations d'invalidité[22] et s'élevant à plus de 100 millions de livres sterling (126 millions d’euros), fait l'objet d'une polémique substantielle[23]. Des évaluations, réalisées par le Département du Travail et des Retraites, sont critiquées par le Parlement du Royaume-Uni, des juristes, des médias, ou des associations de défense de personnes handicapées[24], au motif d'avoir conclu à la capacité de travailler de personnes en phase terminale de cancer ou de personnes lourdement handicapées[25]. Au cours du débat qui s’en est suivi à la Chambre des communes, des parlementaires opposés au projet du Département du Travail et des Retraites avancent que 1 300 personnes sont décédées[26] après avoir été déclarées aptes au travail par des assesseurs d’invalidité faisant l’objet d’une enquête de la part du Conseil de l’Ordre[27].

En France[modifier | modifier le code]

La société Santeos, filiale d'Atos Worldline a été chargée en 2004 de mettre en place le dossier médical personnel (DMP). Elle est mise en cause dans l'échec avéré du programme. La Cour des comptes, critiquant en 2012 le pilotage « défaillant » du développement du DMP par l'État, a avancé un coût de 210 M€ dans un rapport publié en 2013.

Selon un document interne du Conseil national de la qualité et de la coordination des soins, chargé d’arbitrer les financements destinés à l’amélioration de la médecine de ville, 500 M€ ont été versés depuis 2004, les fonds provenant en grande partie de l’assurance maladie[28]. Or, seuls 418 011 dossiers ont été ouverts au 2 janvier 2014, pour un coût moyen de 1 300 € par dossier, soit dix fois plus que prévu initialement[29].

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Son ancien logo représentait un Acanthurus leucosternon.

Son nouveau logo représente le partenariat, entre Atos Origin et SIS, entre Atos et ses clients, entre Atos et ses collaborateurs : "A to S", "Atos to Siemens IT Solutions" (en français, "de Atos à Siemens"), d'où les lettres A et S en majuscule.

Historique des principales marques successives du groupe Atos

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Le conseil d'administration est composé, en décembre 2010[30], des administrateurs suivants :

Résultat exercice 2014 [31][modifier | modifier le code]

  • Chiffre d'affaires : 9 051 M€
  • Résultat opérationnel : 440 M€
  • Résultat net : 282,5 M€

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Répartition du capital https://atos.net/fr-fr/accueil/investisseurs/actions/repartition-du-capital.html
  2. « Profil du groupe », Atos SE (consulté le 9 avril 2014)
  3. a, b et c « Actualisation du Document de Référence 2012 » [PDF], Atos SE (consulté le 30 octobre 2013)
  4. « Atos intègre le TOP 10 mondial des SSII ! », sur boursier.com
  5. « La solution SIPS », sur Atos Worldline
  6. « Atos s'empare de Bull et devient un leader du cloud » (consulté le 16 juillet 2015)
  7. http://atos.net/en-us/olympic_games/past_games/default.htm
  8. Palmarès des employeurs 2013: Retour aux valeurs sûres, L'Express.fr, 2 octobre 2013
  9. « Atos finalise l’acquisition de Xerox ITO », sur atos.net (consulté le 16 juillet 2015)
  10. Le Journal du Net, octobre 2003
  11. « HP rachète Atos Origin Middle East », sur Les Echos,‎ (consulté le 22 octobre 2007)
  12. « Thierry Breton prend les commandes d'Atos Origin », ZDNet.fr,‎ (consulté le 17 novembre 2008)
  13. Europe’s card services company to buy Venture Infotek for $100 million, Mayur Shetty et M Sabarinath, The Economic Times, 27 août 2010
  14. Communiqué du 14 décembre 2010
  15. Lien d'actualité du site ITespresso.fr
  16. Atos: succès de l'introduction en bourse de Worldline, Figaro, 26 août 2014
  17. Succès de l’introduction en bourse de Worldline, Worldline, 26 juin 2014
  18. Atos met la main sur Bull pour se renforcer dans le big data, Audrey Fournier, Le Monde, 26 mai 2014
  19. Xerox to sell IT outsourcing arm to France's Atos for $1.05 billion, Subrat Patnaik et Liana Baker, Reuters, 19 décembre 2014
  20. Informatique : Atos veut tripler de taille aux États-Unis, Le Monde, 9 décembre 2014
  21. ATOS et Proservia signent un partenariat pour une durée minimum de 5 ans, zonebourse.com, 19 février 2015
  22. « Atos, sponsor controversé des Jeux paralympiques de Londres ».
  23. BBC News. 16 May 2013.
  24. « Atos protest ». The Guardian (en).
  25. Voir sur sudatosorigin.blogspot.co.uk.
  26. The Guardian. 17 janvier 2013.
  27. « Atos Doctors Improper Conduct », The Guardian.
  28. « Dossier médical personnel : un demi-milliard pour rien », Sébastien Ramnoux, Le Parisien, 4 janvier 2014.
  29. « Dossier médical personnel 500 millions d'euros pour 418 011 dossiers », Agence France-Presse d'après Le Parisien, 4 janvier 2014.
  30. Conseil d’administration sur le site officiel
  31. https://www.abcbourse.com/analyses/chiffres.aspx?s=ATOp

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • SIPS Système de paiement sécurisé sur internet

Liens externes[modifier | modifier le code]