Terraillon

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Terraillon est une marque qui crée et fabrique des appareils dans les domaines des balances culinaires, des pèse-personnes, de la filtration de l’eau, de la puériculture et des auxiliaires de bien-être et de santé. Elle est une marque historique leader en France, qui possède plus de 40 % de part de marché en valeur sur le marché du pesage. La marque vend chaque année plus de 2 millions d’appareils en France et à l’international.

Historique[modifier | modifier le code]

Horloge Paul Odobey en 1903
  • 1908 : Lucien Terraillon rachète l’entreprise Paul Odobey, spécialisée dans la fabrication d’horloges et de cadrans d’édifices, et fonde Terraillon et Cie. Il entreprend de moderniser l’entreprise qu’il transfère de Morez à Perrigny (Jura). Il décède en 1932 à l’âge de 58 ans.
  • 1932 : le fils de Lucien Terraillon, Paul, reprend l’entreprise et poursuit la modernisation de l’appareil industriel à Perrigny.
  • 1942 : Paul Terraillon cherche à diversifier la production de l’entreprise et décèle une opportunité dans la production de balances culinaires, production qui reste d’abord confidentielle.
  • 1946 : Paul Terraillon intensifie la diversification, et produit alors des bascules et des pèse-bébés, qui viennent compléter la production de balances culinaires, tout en conservant l’activité horlogère.
  • 1950 : Terraillon commence à produire des pèse-personnes. En parallèle, l’entreprise est devenue le leader français à l’exportation de la grosse horlogerie.

Les années 1970 marquent un tournant important pour l’entreprise, grâce à une collaboration avec les architectes et designers Marco Zanuso et Richard Sapper. De cette collaboration naîtront plusieurs produits stars tels que :

  • la balance culinaire BA 2000, signée Marco Zanuso, exposée au MOMA (1969) ;
  • le pèse-personne T111, par Marco Zanuso] (1970) ;
  • le minuteur de cuisine Mini Timer, signé Richard Sapper, également exposé au MOMA (1971) ;
  • un pèse-lettres à plateau escamotable, par [Sapper (1971) ;
  • la version « Escargot » du Mini Timer, par Richard Sapper (1972) ;
  • le pèse-personne Kiloptic, signé Marco Zanuso (1974).

Le succès de cette nouvelle activité est tel qu’en 1971 la majorité de la capacité de production est orientée vers le pesage, mettant ainsi un terme à l’activité horlogère. Dès les années 1970, la part de marché de Terraillon sur le segment des pèse-personnes et des balances culinaires est de 80 %.

  • 1981 : Terraillon est rachetée par le groupe Bernard Tapie.
  • 1985 : Terraillon produit le premier pèse-personne électronique. La société rachète Hanson (UK) et entame une phase de développement de ses produits électroniques à l’international.
  • 1986: l’entreprise rachète Vivalp et Tournus.
  • 1992 : Terraillon revend Tournus et Vivalp au Groupe SEB.
  • 1995 : l’entreprise est reprise par le CDR (consortium de réalisation).
  • 1999 : le fonds d’investissement irlandais Hibernia rachète Terraillon. En parallèle, l’entreprise développe le concept de balance en verre, dont plusieurs produits connaissent des succès commerciaux. En deux ans, de 1999 à 2001, la bonne santé économique de Terraillon reprend.
  • 2001 : Terraillon est rachetée par Measurement Specialities.
  • 2002 : les premiers impédancemètres avec plateau en verre sont produits.
  • 2003 : Terraillon est revendue à Fooktin.

En 2004 Terraillon se diversifie dans les segments bien-être et santé avec respectivement la filtration en 2004 puis la puériculture avec Petit Terraillon en 2006. Les produits de l’entreprise reçoivent plusieurs récompenses prestigieuses : le « Janus de l’industrie », label d’innovation (2004), le « Red Dot Design Award » (2006), le « IF Award », prix allemand du design (2006) et le « Good Design Award » (2006).

  • 2011 : la balance culinaire BA 2000 est rééditée en édition limitée « Rétro-Pop ».
  • 2013 : Terraillon entre dans l’ère du connecté et du « cloud well-being »[évasif] avec le pèse-personne « Web Coach Pop»[1]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dominique Chapuis, « Terraillon veut réveiller sa marque avec le digital », sur Les Echos,‎ 2013 (consulté en 04 juin)