PricewaterhouseCoopers

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PwC
Image illustrative de l'article PricewaterhouseCoopers
illustration de PricewaterhouseCoopers

Création 1849. 1998, rapprochement de différents cabinets
Fondateurs Samuel Lowell Price
Slogan Nous aidons nos clients à créer de la valeur.
Siège social Drapeau du Royaume-Uni, 7 More London Riverside, 300 Madison Avenue et Paseo de la Castellana, 259, Torre B Londres (Royaume-Uni)
Direction Robert E. Moritz, PDG mondial
Activité Audit financier
Effectif plus 208 000 personnes (Monde)[1]
Site web http://www.pwc.com

Chiffre d’affaires 34 milliards de dollars (Monde - au 30 juin 2014)[1]

PricewaterhouseCoopers (exerçant sous la raison sociale de PwC) est un réseau d'entreprises américaines spécialisées dans des missions d'audit, d'expertise comptable et de conseil à destination des entreprises. C'est l'un des quatre grands cabinets d'audit et de conseil (Big Four) avec Deloitte, Ernst & Young et KPMG. PwC fait référence au réseau PwC et/ou à une ou plusieurs de ses entités membres, dont chacune constitue une entité juridique distincte[2].

PwC a réalisé au cours de l'exercice fiscal de 2013 un chiffre d'affaires mondial de 32,1 milliards de dollars. Plus de 184 000 personnes travaillent en réseau dans 157 pays. Le réseau se classe au coude à coude avec Deloitte pour la première place mondiale en termes de chiffre d'affaires.

En France, PwC emploie 4 000 personnes dans 25 bureaux en région sous la forme d’entités légalement autonomes et indépendantes, toutes membres du réseau PricewaterhouseCoopers International Limited.

Elle est principalement connue du grand public pour son rôle dans le scandale « Luxembourg Leaks ».

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1849, le cabinet Price est fondé à Londres par Samuel Lowell Price. En 1854, le cabinet Cooper Brothers est fondé à son tour à Londres. En 1865, Edwin Waterhouse rejoint le cabinet Price qui devient Price Waterhouse.

Après la première guerre mondiale, Price Waterhouse s'établit en France pour accompagner la reconstruction du pays[3].

En 1957, Coopers & Lybrand International est créé par l’association de Cooper Brothers & Co (Royaume-Uni) avec Lybrand, Ross Bros & Montgomery (États-Unis) et McDonald, Currie & Co (Canada).

En septembre 1997, Coopers & Lybrand et Price Waterhouse annoncent leur projet de rapprochement. En novembre, les associés des différentes activités membres de Coopers & Lybrand et de Price Waterhouse votent le principe de rapprochement dans les différents pays. En 1998, la Commission européenne autorise le rapprochement des deux entreprises.

En 2001, à la suite de la chute d'Enron, la société scinde en deux ses activités de conseil et d'audit[3].

En octobre 2002, PricewaterhouseCoopers vend l’ensemble de sa branche conseil à IBM pour 3,9 milliards de dollars.

En 2009, en Inde, à la suite des confessions du dirigeant de Satyam qui avoua avoir détourné 1,47 milliard de dollars des caisses de son entreprise, sa société d'audit Price Waterhouse admet avoir été trompée par les faux documents produits par le management de Satyam[4]. L'institut des comptables indiens met en évidence une série d'irrégularités dont Price Waterhouse serait responsable[5]. En , la SEBI (Securities and Exchange Board of India) appelle les acteurs économiques indiens à ne pas travailler avec Price Waterhouse[6].

En 2010, la marque de la société devient PWC[3].

En novembre 2013, PwC annonce le rachat de Booz & Company, entreprise de conseil ayant un chiffre d'affaires de 1,1 milliards d'euros[7].

En , les services de régulation financière de New-York infligent une amende de 25 millions de dollars à PWC pour avoir aidé la banque de Tokyo-Mitsubishi à maquiller des transactions datant de 2008 vers des pays sous embargo international[8].

En , l'ICIJ dévoile que PWC aurait fait une erreur comptable de 335 millions de dollars dans les comptes de Tesco[9].

En , la ville de Los Angeles porte plainte contre PWC, après que la ville a confié le système de facturation de son département eau et énergie (water and power) à PWC qui garantissait 100% de réussite. La gestion de la facturation a été bâclée, et la ville de Los Angeles estime à 70 millions de dollars les pertes liées à cette mauvaise gestion[10].

En France[modifier | modifier le code]

PwC en France compte aussi parmi ses clients plus de 2 000 entreprises de taille moyenne. La présence de PwC sur le territoire français se décline au travers des 25 bureaux structurés autour de 6 régions. Elle possède un chiffre d'affaires de 656 millions d'euros, avec 4 000 employés au 30 juin 2013.

Audit et certification des comptes[modifier | modifier le code]

PricewaterhouseCoopers Audit détient 14 mandats de commissariat aux comptes de groupes du CAC 40 et 54 mandats du SBF 250 qui représentent environ 20 % de la certification des comptes des sociétés du CAC 40 et du SBF 250.

Transactions[modifier | modifier le code]

Le pôle Transactions de PwC propose les services et les expertises sectorielles nécessaires pour chaque étape des projets d'acquisition ou de cession.

Consulting et Strategy[modifier | modifier le code]

Consulting

Le pôle Consulting représente 500 consultants en France, 6 000 en Europe et 18 000 dans le monde. Il s'agit principalement de missions d'amélioration de la performance, de renforcement du contrôle d'organisation et des systèmes d'information mais également de pilotage et de mise en œuvre de projets de transformation et de maîtrise de risques et de coûts.

Strategy

Le pôle Strategy propose aux Directions Générales d'entreprises de les accompagner dans leur stratégies opérationnelles et de contribuer à leur mise en œuvre.

Tax: Fiscal et juridique[modifier | modifier le code]

Voir PwC Société d'Avocats[11], le cabinet d’avocats d’affaires en France, membre du réseau international PricewaterhouseCoopers

Mises en causes et controverses[modifier | modifier le code]

Luxembourg Leaks[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Luxembourg Leaks.

En 2014, le consortium de journalistes d’investigation ICIJ révèle que PwC a conclu entre 2008 et 2010 avec l'administration fiscale luxembourgeoise pour le compte de ses clients internationaux plus de 340 accords fiscaux préalables très avantageux leur permettant de pratiquer de l'optimisation fiscale que certains peuvent considérer comme agressive, mais qui reste légale en droit national et international. L'ICIJ a publié des copies de ces documents sur un site internet librement accessible au public[12].

Controverse des enveloppes aux Oscars 2017[modifier | modifier le code]

En 2017, lors de la 89e cérémonie des Oscars du cinéma, les remettants de l'Oscar majeur, celui de meilleur film, Faye Dunaway et Warren Beatty, annoncent vainqueur le film « La La Land », le grand favori, après avoir reçu une mauvaise enveloppe. Quelques minutes plus tard, tandis que les producteurs du film concluent leurs discours de remerciement, Jordan Horowitz, le producteur de La La Land, revient au micro sur la scène du Dolby Theatre et annonce que Moonlight, le principal outsider, est le « vrai vainqueur » !
Il s'agit de première erreur de ce type dans l'histoire de cet Oscar (en 1964, Sammy Davis Jr. lit le mauvais vainqueur pour la meilleure musique de film, après avoir reçu, déjà, la mauvaise enveloppe).

PricewaterhouseCoopers présente ensuite les excuses suivantes : « Nous présentons nos sincères excuses à Moonlight, La La Land, Warren Beatty, Faye Dunaway et aux spectateurs de la cérémonie des Oscars pour l'erreur qui s'est produite durant l'annonce du prix du meilleur film »[13].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Voir sur le site de PwC.
  2. « PwC reports record $31.5 billion revenue, regains lead », Reuters, 3 October 2011. Retrieved 4 October 2011.
  3. a, b et c « Un peu d'histoire », sur Pwc.fr
  4. (en) « Price Waterhouse admits goof-up in Satyam audit », sur Indiatimes.com,‎
  5. (en) Sudipta Sengupta, « Price Waterhouse gave wrong PAN to Satyam », sur Indiatimes.com,‎
  6. C.R. Sukumar, « Sebi calls for ban on Price Waterhouse », sur Livemint.com,‎
  7. (en) Michael de la Merced et Floyd Norris, Pricewaterhouse to Buy Booz Consulting Firm, The New York Times, 30 octobre 2013
  8. (en) Kevin Duggan, « PwC fined $25 million for role in terrorist-state money-laundering », sur New York Post,‎
  9. Géraldine Russell, « PwC, le cabinet d'audit au cœur du «Luxembourg Leaks» », sur Lefigaro.fr,‎
  10. (en) Omar Shamout, « City Attorney Charges Price Waterhouse Coopers with Fraud », sur Labusinessjournal.com,‎
  11. Site de Landwell & Associés.
  12. Evasion fiscale : tout sur les secrets du Luxembourg, Le Monde, 05 novembre 2014
  13. Oscars 2017: le cabinet d'audit PwC, chargé de la remise des trophées, s'excuse pour le gros cafouillage

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]