Jean-Michel Fauvergue

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Jean-Michel Fauvergue
Illustration.
Jean-Michel Fauvergue en 2017.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(5 ans et 4 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 8e de Seine-et-Marne
Législature XVe (Cinquième République)
Groupe politique LREM
Prédécesseur Eduardo Rihan Cypel
Biographie
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Bages (Pyrénées-Orientales)
Nationalité Française
Parti politique LREM
Diplômé de École nationale supérieure de la Police
Profession Commissaire de police
Religion Catholicisme

Jean-Michel Fauvergue
Origine Drapeau de la France France
Arme Police nationale
Grade Commissaire général de police
Années de service 19782017
Commandement RAID (2013-2017)

FIPN (2013-2017)

Faits d'armes Réponse lors des attentats de janvier et novembre 2015 en France
Distinctions chevalier de la Légion d'honneur

Jean-Michel Fauvergue est un commissaire de police français, devenu homme politique, né le à Bages (Pyrénées-Orientales).

Chef du RAID de 2013 à 2017, il est investi par le mouvement En marche pour les élections législatives de 2017 dans la 8e circonscription de Seine-et-Marne : il est député depuis son élection le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Originaire des Pyrénées-Orientales, Jean-Michel Fauvergue entre dans la Police nationale après avoir effectué son service militaire au 35e régiment d'artillerie parachutiste (35e RAP). Officier de police en 1978, commissaire en 1986, il devient contrôleur général des services actifs en 2012[1] et patron du RAID de 2013 à .

Carrière dans la police[modifier | modifier le code]

Ancien élève de l'école des officiers de paix de Nice en 1978, il entre à l'École nationale supérieure de la police de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or en 1984 d'où il sort commissaire en 1986. Il est affecté à la police judiciaire de Paris, puis en Seine-Saint-Denis dans la section « stupéfiants »[2].

Nommé directeur adjoint de la Sécurité publique de Nouvelle-Calédonie et chef du GIPN de Nouméa en 1991, il devient chef des GIPN en 1994. En 1997, il est directeur départemental de la Sécurité publique en Guyane. En 2001, il devient attaché de sécurité de l'ambassade de France à Bamako (Mali). Il occupe un poste similaire à Libreville (Gabon) à partir de 2004, puis rentre en France en 2007 pour diriger l'Office central pour la répression du trafic des migrants irréguliers et l'emploi des étrangers sans titre (OCRIEST), à la direction centrale de la police aux frontières[2].

Il est nommé en à la tête du RAID, en remplacement d'Amaury de Hauteclocque. Il se fait connaître le lorsqu'il dirige l'assaut, préparé par la Brigade de recherche et d'intervention (BRI)[3], contre Amedy Coulibaly lors de la prise d'otages du magasin Hyper Cacher[3]. Il est présent lors de l'assaut contre les terroristes au Bataclan le , puis il dirige celui contre l'appartement de Saint-Denis, en , qui suscite des interrogations sur sa rigueur, les équipes du RAID ayant tiré 1 576 cartouches contre des terroristes qui n'avaient qu'un revolver, des grenades et une ceinture explosive[3]. Il quitte son poste fin [4]. Selon lui, la direction de la Police nationale a officiellement justifié sa mise à l'écart par la publication, sans l'accord de la hiérarchie, du livre Médecin du RAID. Vivre en état d'urgence de Matthieu Langlois, du médecin-chef du Raid, qui raconte la prise en charge des blessés lors des attentats du 13 novembre 2015 en France[5].

Il est à la retraite depuis 2017[6].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Le , le mouvement politique En marche créé par Emmanuel Macron annonce que Jean-Michel Fauvergue est investi pour les élections législatives dans la huitième circonscription de Seine-et-Marne[7].

Le , il remporte la huitième circonscription de Seine-et-Marne au deuxième tour avec 67 % des suffrages exprimés face à Eduardo Rihan Cypel (PS) et devient ainsi député de cette circonscription[8].

Il est membre au titre de l'Assemblée nationale de la commission de la plateforme nationale des interceptions judiciaires et préside, à l'Assemblée nationale, un groupe « Sécurité »[9].

Il est à l'initiative en 2020, avec sa collègue LREM Alice Thourot, de la proposition de loi relative à la sécurité globale comprenant le renforcement des pouvoirs de la police municipale et des agents de sécurité privée, l'utilisation des drones et caméras portées directement par les agents dans une grande variété de situations, une forte limitation de la diffusion des images de policiers, ou encore le droit pour ces derniers de conserver sur eux leur arme de service hors des heures de travail y compris dans les lieux publics[10].

Polémiques[modifier | modifier le code]

Invité sur BFM TV le à la suite de l'attaque au couteau qui a eu lieu quelques jours plus tôt à Paris, Jean-Michel Fauvergue est face à Virginie Calmels. Alors qu'ils débattent de la situation des musulmans en France et des prêches en arabe dans certaines mosquées, il dit alors : « il y a des prêches qui se font en latin »[11]. Cette comparaison crée alors la polémique. En effet, les prêches en latin ont disparu en France depuis que le concile de Tours a décrété, en 813, que les évêques devraient traduire leurs sermons en « langue rustique romane » pour que tout le monde les comprenne, contrairement aux messes qui peuvent toujours se dire en latin (en 2018, c'est encore le cas dans deux cent trente églises en France[12]).

Distinctions[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Kung-fu de compétition : techniques modernes de combat (préf. Jacques Chenal, ill. Eugène Crespin), Paris, Judogi, coll. « Série moderne des arts martiaux », , 95 p. (ISBN 978-2-906914-24-7)
  • Avec Caroline de Juglart, Face aux attentats terroristes, Paris, Mareuil éditions, coll. « Société », , 272 p. (ISBN 978-2-37254-068-1)
  • La Sécurité des Français, Michel Laffont,

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret du 19 décembre 2012 portant nomination d'un contrôleur général des services actifs de la police nationale - M. Fauvergue (Jean-Michel).
  2. a et b « Fauvergue, un policier de terrain à la tête du RAID », La Dépêche, 13 avril 2013.
  3. a b et c Willy Le Devin, « Un ancien du Raid dans les rangs de Macron », liberation.fr, (consulté le )
  4. «Jean-Michel Fauvergue, le directeur du RAID, va quitter ses fonctions», RTL, 6 mars 2017
  5. « L'ex-patron du Raid raconte les dessous de sa mise au placard », lexpress.fr, (consulté le )
  6. Voir sur legifrance.gouv.fr.
  7. Grégoire Poussielgue, « L'ancien patron du Raid rejoint Emmanuel Macron et sera candidat aux législatives : Le candidat d'En Marche est venu à L'Émission politique avec les premiers candidats investis aux législatives par son mouvement », Les Échos,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le ).
  9. Alexandre Métivier, « Députés en Seine-et-Marne : Jean-Michel Fauvergue, l’expert : L’élu LREM de la 8e circonscription est 10e du classement de l’activité des députés du 77 », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. Marie Astier, « Interdiction de diffuser des images de policiers, drones, reconnaissance faciale : ce que veut le gouvernement », sur Reporterre,
  11. « "Prêches en latin" : le propos polémique de Jean-Michel Fauvergue », SudOuest.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. Géraldine Woessner, « Y a-t-il des prêches qui se font en latin ? », sur Europe1.fr, (consulté le ).
  13. Décret du 31 décembre 2010 portant promotion et nomination
  14. Décret du 15 mai 2015 portant promotion et nomination

Liens externes[modifier | modifier le code]