ARD

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Arbeitsgemeinschaft der öffentlich-rechtlichen Rundfunkanstalten der Bundesrepublik Deutschland
Image illustrative de l'article ARD
illustration de ARD

Création
Forme juridique Entreprise publique
Siège social Drapeau de l'Allemagne Berlin Voir et modifier les données sur Wikidata (Allemagne)
Actionnaires Bayerischer Rundfunk, Hessischer Rundfunk, Radio Bremen, Süddeutscher Rundfunk (d), Südwestfunk (d), Nordwestdeutscher Rundfunk, Sender Freies Berlin, Norddeutscher Rundfunk, Westdeutscher Rundfunk, Saarländischer Rundfunk, Mitteldeutscher Rundfunk, Ostdeutscher Rundfunk Brandenburg (en), Südwestrundfunk et Rundfunk Berlin-BrandenburgVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Médias de masse
Produits Télévision hertzienne, radiodiffusion, site web
Site web http://www.ard.de/
Studios de l'ARD à Berlin.

ARD, abréviation d'Arbeitsgemeinschaft der öffentlich-rechtlichen Rundfunkanstalten der Bundesrepublik Deutschland (en français : « Communauté de travail des établissements de radiodiffusion de droit public de la République fédérale d'Allemagne »), est un groupement public de neuf radiodiffuseurs régionaux allemands.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ARD est une structure fédérale de la République fédérale d'Allemagne, où chaque Land a le droit d'avoir son propre radiodiffuseur. Historiquement, les origines de la structure de l'ARD remontent aux débuts de la radio en Allemagne dans les années 1920, où il fut créé des diffuseurs individuels pour la Prusse, la Saxe, la Bavière et le Wurtemberg, organisés dans une société d'État, la Reichs-Rundfunk-Gesellschaft (Société de Radiodiffusion du Reich). En 1933, les Nazis cassent cette structure et centralisent tout à Berlin. A l'inverse, après guerre, l'ARD est créée le 9 juin 1950 avec l'appui de six diffuseurs régionaux (BR, HR, Radio Bremen, SDR, SWF et NWDR) dans le but d'éviter la fusion des diffuseurs régionaux, grâce à un groupe de travail qui permette leur coopération dans divers domaines. L'ARD est ce groupe de travail et sa structure garantit aux membres leur pleine indépendance.

Au cours des années 1950, commence la préparation et la diffusion d'une télévision commune pour la République fédérale d'Allemagne. Ce sera le cas, à partir de 1952, où les membres de l'ARD opéraient un programme national de télévision sous le nom de "Deutsches Fernsehen" (Télévision Allemande). Après l'établissement d'un diffuseur à Berlin-Ouest, la Sender Freies Berlin, la division de la NWDR en deux entités distinctes (la WDR et la NDR) ainsi que la création de la SR (Saarländischer Rundfunk), l'ARD comptera neuf membres en 1959. Dans la période qui a suivi, de nombreux changements sont intervenus au sein de l'ARD, en particulier en 1962, où de nouvelles institutions créées, sont venus se rajouter au groupe de travail comme la radio Deutsche Welle et la Deutschlandfunk. Mais c'est après la réunification, que deux nouveaux membres viennent rejoindre le groupe de travail. Ce sera l'Ostdeutscher Rundfunk Brandenburg en 1991 pour le Brandenbourg et la MDR en 1992 pour la Saxe, la Saxe-Anhalt et le Thuringe. Ces deux nouvelles entités, qui remplace la DFF dans l'ex Allemagne de l'Est, sauf pour le Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, reprit par la NDR. En 1994, Deutschlandfunk décide de se retirer de l'ARD. Plus récemment, la SDR et la SWF fusionnent en 1998, pour former la SWR et en 2003, ce sera la Sender Freies Berlin et l'Ostdeutscher Rundfunk Brandenburg qui fuisionneront pour former la rbb.

D'autres fusions ne sont envisagées actuellement, mais une enquête réalisée auprès de médias, de politiciens et de représentants de diffuseur montre que l'indépendance de la Saarländischer Rundfunk et de Radio Bremen pèse sur le budget de l'ARD, en dépit des économies considérables qui pourraient être faits en cas fusion de la Saarländischer Rundfunk avec la SWR et de Radio Bremen avec la NDR.

Actuellement, il y a neuf radiodiffuseurs dans l'ARD, qui proposent un programme de télévision communautaire, sous le nom de Das Erste. Même en ayant ce programme de télévision communautaire, ils conservent leurs propres chaînes de télévision ainsi que leurs propres stations de radio. Il ne faut pas oublier le dixième membre de l'ARD, Deutsche Welle, qui diffuse des programmes de télévision et de radio à l'étranger.

En décembre 2016, l'ARD est accusée d'avoir passé sous silence un crime sexuel commis sur une jeune étudiante par un migrant par crainte d'alimenter le discours anti-migrants dans le pays[1],[2],[3].

En 2017, le Centre Shorenstein sur les médias et la politique de l’université Harvard examinant dans une étude la manière dont les journalistes de dix grands médias avaient couvert Donald Trump durant les cent premiers jours de sa présidence montre qu'ARD a la tonalité de couverture des nouvelles la plus négative de tous les médias étudiés avec 98% de connotation négative[4].

Membres de l'ARD[modifier | modifier le code]

Carte des stations membres de l'ARD

Le groupement ARD n'a pas de personnalité juridique propre. En fait, Il se compose de 9 stations de radiodiffusion régionales, seules habilitées à opérer des chaînes de télévision publiques en Allemagne : Bayerischer Rundfunk - Hessischer Rundfunk - Mitteldeutscher Rundfunk - Norddeutscher Rundfunk - Rundfunk Berlin-Brandenburg - Radio Bremen - Saarländischer Rundfunk - Südwestrundfunk - Westdeutscher Rundfunk. La Deutsche Welle, service international de diffusion de l’Allemagne, est également membre de l'ARD.

Budget de l'ARD (de ses membres)[modifier | modifier le code]

La redevance audiovisuelle est environ 85 % (2008) du budget, la publicité et le sponsoring 6 %, le reste venant de coproductions, cofinancements, droits perçus pour des programmes de l'ARD.

Télévision[modifier | modifier le code]

Le groupe diffuse la première chaîne de télévision allemande, Das Erste, pour laquelle toutes les stations de l'ARD produisent des émissions : les reportages du Tour de France sont par exemple réalisés par le Saarländischer Rundfunk, les infos de la bourse de Francfort viennent du Hessischer Rundfunk, les sélections nationales pour le Concours Eurovision de la chanson du Norddeutscher Rundfunk. La chaîne obéit à des objets régionaux, mais diffuse aussi des films, de la musique, etc. Sa part de marché en 2005 représente 13,7 %. Ces dernières années, les « troisièmes » (la ZDF étant la seconde chaîne) ont grandi en audience et en popularité.

Le groupement ARD est également présent dans ARTE, 3sat, KiKa (chaîne pour les enfants) et Phoenix (documentaires ; en direct du Bundestag).

Le groupement a également trois chaines thématiques : EinsPlus (chaîne de services et pour la jeunesse), One (chaîne culturelle) et tagesschau24 (chaîne d'information).

ARD-Aktuell[modifier | modifier le code]

En 1977 a été créée une salle de rédaction centralisée, ARD-aktuell, qui produit les journaux suivants diffusés en direct : le Tagesschau, les Tagesthemen et le Nachtmagazin.

Prix CIVIS[modifier | modifier le code]

Le groupement a créé en 1987 le prix CIVIS récompensant les médias luttant contre le racisme et l’ostracisme.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'ARD a-t-elle passé sous silence le meurtre de la jeune Maria par un migrant?, 7sur7.be, 6 décembre 2016
  2. Warum die "Tagesschau" nun doch über den Mord in Freiburg berichtet, spiegel.de, 6 décembre 2016
  3. Jetzt berichten sie doch, faz.net, 5 décembre 2016
  4. (en) News Coverage of Donald Trump’s First 100 Days, couverture journalistique des 100 premiers jours de Donald Trump par sept médias américains et trois européens, shorensteincenter.org, 18 avril 2017

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]