Tinder

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Tinder
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Informations
Développé par IACVoir et modifier les données sur Wikidata
Première version Voir et modifier les données sur Wikidata
Dernière version 12.10.0 (Android, )
12.10.1 (iOS, )Voir et modifier les données sur Wikidata
Écrit en Java, Objective-C et C#Voir et modifier les données sur Wikidata
Système d'exploitation IOS et AndroidVoir et modifier les données sur Wikidata
Environnement Android, iOS, navigateur web
Langues Multilingue
Type Réseau social
Politique de distribution Freemium
Licence GratuicielVoir et modifier les données sur Wikidata
Site web tinder.com

Tinder (prononcé : [ˈtɪndə(ɹ)]) est une application de rencontre pouvant fonctionner sur Android, iOS ou un navigateur web.

Historique[modifier | modifier le code]

Tinder a été lancé en par Sean Rad, Joe Munoz, Justin Mateen, Alexa Mateen, Dinesh Moorjani, Jonathan Badee et Whitney Wolfe Herd[1],[2].

Le , Tinder a déployé une mise à jour majeure de son application : Tinder Plus[3]. L'application propose désormais une version gratuite, limitée à 50 likes par jour, et une version premium illimitée.

Le , Match Group qui possède Tinder a annoncé son entrée en bourse avec une action cotée à 12 dollars[4].

En , Tinder s'engage avec l'association Gay & Lesbian Alliance Against Defamation pour offrir la possibilité aux personnes « qui s'identifient en tant que transgenre, ou quelque part entre les genres, ou en dehors, de la binarité des genres » de s'identifier à de nombreux genres dans l'application[5].

En 2018, les revenus générés par Tinder sont estimés à 810 millions de dollars, c'est l’une des applications les plus rentables de l’App Store[6]. En , l'application suspend son utilisation du système de paiement du Play Store[7].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

L'application, qui s'inspire notamment de Grindr[réf. souhaitée], fait défiler des profils d'utilisateurs sur plusieurs critères, dont le sexe et la position géographique[8],[9]. L'utilisateur indique s'il les apprécie ou non en balayant l'écran (ou « swiper ») vers la droite ou vers la gauche[10],[11]. Lorsque l'attraction est réciproque, c'est un "match" : les deux utilisateurs sont mis en relation et peuvent échanger des messages[12].

L'objectif caché de l'application est de provoquer de l'addiction au moyen de la récompense aléatoire, principe découvert et théorisé par Burrhus Frederic Skinner. Cette récompense est d'abord induite par le plaisir esthétique de voir apparaître un beau visage ; plaisir qui induit un renforcement positif en encourageant la personne, sans qu'elle en ait vraiment conscience, à toujours "swiper" plus[13]. En arrière-plan, Tinder évalue - à l'insu de l'utilisateur - un score de désirabilité (plus une personne a de likes, plus sa note est élevée)[13]. L'algorithme ne présente pratiquement que des personnes ayant un score voisin, sauf parfois (un peu comme au casino, la machine à sous, permet de gagner pour relancer la motivation du joueur). Après un certain temps, ce n'est plus la vue de la photo qui génère la dopamine, mais le simple geste du doigt... L'utilisateur est en quelque sorte piégé[13]. L'application récolte des données personnelles, dont de positionnement géographique et de préférences individuelles.

La version « Tinder Plus », payante, propose deux autres fonctions : « Passeport » et « Swype ».

Depuis , le "face to face" permet aux utilisateurs de discuter au moyen d'appels vidéo en cas de "match". Ceci permet de vérifier que la personne correspond bien à la photo[14].

Polémiques[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Le prix de Tinder Plus, lancé en 2015, n'est pas le même en fonction du groupe d'âge : le tarif aux États-Unis est de 9,99 $ par mois pour les moins de 30 ans et de 19,99 $ au-delà de 30 ans, ce qui a été très critiqué[15].

Harcèlement sexuel[modifier | modifier le code]

En 2014, la confondatrice de Tinder Whitney Wolfe Herd accuse le cofondateur Justin Mateen de l'avoir harcelée. Elle quittera l'entreprise peu de temps après pour fonder Bumble, une application similaire à Tinder, mais conçue dès le départ pour empêcher toute forme de harcèlement[16].

En 2018, c'est au tour du PDG par intérim, Greg Blatt, d'être accusé de harcèlement sexuel à l'encontre de la directrice de la communication et du marketing, Rosette Pambakian[17].

Accusations de manipulation financière[modifier | modifier le code]

En , les cofondateurs de Tinder attaquent les propriétaires actuels en justice pour manipulation financière, les accusant d'avoir détourné plusieurs milliards de dollars qui auraient dû leur revenir[17].

Discriminations[modifier | modifier le code]

La journaliste Judith Duportail révèle dans son livre-enquête L'Amour sous algorithme que Tinder manipule les rencontres[18], attribuant à chaque utilisateur une note secrète de désirabilité appelée Elo score, qui favorise le sexisme[19] et les « discriminations en fonction du genre, de l'âge, du revenu[20] ».

Sexe-Ratio[modifier | modifier le code]

Selon une étude[21], le sexe-ratio (répartition homme/femme parmi les utilisateurs) de l'application Tinder serait de 34% de femmes pour 66% d'hommes.

Popularité[modifier | modifier le code]

Tinder refuse de dévoiler le nombre total de ses utilisateurs, mais a précisé avoir enregistré un million de nouveaux utilisateurs pour les seuls États-Unis pendant les 60 jours couvrant la fin de 2013 et le début de 2014[10].

Fin 2018, 4 millions d'utilisateurs de l'application avaient un compte payant[22].

En 2018, le nombre d'utilisateurs de Tinder est estimé à 57 millions, dans 190 pays. L'application est disponible en 40 langues[23].

Piratage[modifier | modifier le code]

Le , un hacker, ayant pour pseudo « Catfi.sh », a exploité une faille de l'application de rencontres Tinder pour que des hommes hétérosexuels se draguent entre eux[24]. Le hackeur avait créé de faux profils de femmes, laissait les hommes s'y connecter et mettait ensuite deux hommes en relation, chacun pensant parler à une femme. Il n'est pas le premier à avoir exploité cette faille : sous le pseudonyme de Patrick, un autre hacker avait déjà réalisé la même opération, mais à moindre échelle, et dans le but plus militant de mettre les dragueurs face à ces « techniques d'approche » dont se plaignent souvent les femmes qu'ils rencontrent en ligne[25].

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

L'épisode 4 de la quatrième saison de la série d'anticipation britannique Black Mirror, titré « Hang the DJ », imagine une immersion dans le monde des algorithmes des applications de rencontres, en référence aux systèmes comme Tinder[26].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Tinder, la drague géolocalisée, sur L'Express. Consulté le 15 novembre 2013.
  2. « Sean Rad, sulfureux dirigeant de Tinder, au centre de plusieurs scandales médiatiques : De Matchbox à Tinderbox », sur cadre-dirigeant-magazine.com (consulté le ) : « l’application Tinder est lancée sur les stores-mobiles, par la « dream team » : Sean Rad, Joe Munoz, Justin Mateen, Alexa Mateen, Dinesh Moorjani, Jonathan Badee et Whitney Wolfe Herd. ».
  3. Tinder Plus : l'application de drague no 1 devient payante, sur onlineseduction.fr. Consulté le 22 mars 2015
  4. Tinder et Meetic vont entrer par la petite porte en Bourse
  5. Corentin Durand, « Tinder accepte désormais toutes les identités de genre (mais pas en France) », sur numerama.com,
  6. « La recette très secrète de Tinder », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. Alexandre Schmid, « Tinder bloque les paiements via le Play Store, comme Netflix et Spotify », sur PhonAndroid.com, (consulté le )
  8. Tinder : l’appli de « drague 2.0 » qui fait un malheur, sur midilibre.fr. Consulté le 15 novembre 2013.
  9. L'algorithme de Tinder : principaux critères. Marketing-Professionnel.fr, par Serge-Henri Saint-Michel, le 7 janvier 2015.
  10. a et b (en) Time Magazine, édition Time Europe du 17 février 2014, « The First Time I Swiped », p. 38 à 41.
  11. Tinder l'application de rencontres qui monte, cousine de Meetic, sur journaldunet.com. Consulté le 15 novembre 2013
  12. Tinder, Grindr, Yosee... Le futur du dating sera mobile, sur journaldunet.com. Consulté le 15 novembre 2013.
  13. a b et c Comment Tinder nous rend addict ? | Dopamine | ARTE, mis en ligne sur YouTube le 23 sept 2019
  14. « Tinder se lance dans les rencontres virtuelles », sur www.20minutes.fr (consulté le )
  15. « Tinder lance une version payante... en fonction de l'âge », sur lesechos.fr,
  16. Mymy | 28 mai 2020 | Aucun Commentaire Mis à jour le 28 mai 2020, « Comment Bumble met l'empowerment au centre du dating », sur madmoiZelle.com, (consulté le )
  17. a et b « Les cofondateurs et des managers de Tinder attaquent en justice les actuels propriétaires de l'application de rencontres », jeanmarcmorandini.com,‎ (lire en ligne, consulté le )
  18. Louis Chahuneau, « « L'Amour sous algorithme » : comment Tinder manipule nos rencontres », sur lepoint.fr, .
  19. Tiphaine Honnet, « Comment Tinder choisit votre partenaire sans rien vous demander », sur lefigaro.fr, .
  20. « A la recherche de l’algorithme de Tinder: l'envers du décor de l'application de rencontre la plus populaire au monde », sur franceculture.fr, .
  21. « Étude statistiques sur les membres de Tinder », sur https://stat-rencontres.fr/, (consulté le )
  22. Nelly Lesage, « Tinder a dépassé les 4 millions d'utilisateurs payants dans le monde - Business », sur Numerama, (consulté le )
  23. (en-US) « Tinder Revenue and Usage Statistics (2018) », sur Business of Apps, (consulté le )
  24. Morgane Tual, « Tinder, terrain de jeu pour draguer... et pour hacker », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  25. Michael Zelenko, « Thousands more men have been duped by an international Tinder hack », sur The Verge, (consulté le )
  26. (en-GB) « Review: Black Mirror season 4 episode 'Hang The DJ' takes Tinder to the extreme in unexpected ways », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Judith Duportail, L'amour sous algorithme, Goutte d'or, , 200 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]