Tinder

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Tinder est une application de réseautage social fonctionnant sur Android et iOS et navigateur web. Elle a été lancée en mai 2012[1] par quatre Américains.

Historique[modifier | modifier le code]

Le , Tinder a déployé une mise à jour majeure de son application : Tinder Plus[2]. L'application propose désormais une version gratuite, limitée à 50 likes par jour, et une version premium illimitée.

Le , Match Group qui possède Tinder a annoncé son entrée en bourse avec une action cotée à 12 dollars[3].

En novembre 2016, Tinder s'engage avec l'association Gay & Lesbian Alliance Against Defamation pour offrir la possibilité aux personnes « qui s'identifient en tant que transgenre, ou quelque part entre les genres, ou en dehors, de la binarité des genres » de s'identifier à de nombreux genres dans l'application[4].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

L'application, qui s'inspire notamment de Grindr[réf. souhaitée], fait défiler des profils d'utilisateurs sur plusieurs critères, dont le sexe et la position géographique[5],[6]. L'utilisateur doit indiquer s'il les apprécie ou non en balayant l'écran (ou « swiper ») vers la droite ou vers la gauche[7],[8]. Lorsque l'attraction est réciproque, les deux utilisateurs sont mis en relation et peuvent échanger des messages[9].

La version « Tinder Plus », payante, propose deux fonctions supplémentaires : « Passeport » et « Swype ». La première permet à l'utilisateur de se placer n'importe où dans le monde, en vue de préparer un voyage par exemple. Il peut ainsi visionner des profils à Barcelone alors qu'il n'est encore qu'à Paris. La deuxième permet quant à elle d'annuler le dernier swype.

Polémiques[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Le prix de Tinder Plus, lancé en 2015, n'est pas le même en fonction du groupe d'âge : le tarif aux États-Unis est de 9,99 $ par mois pour les moins de 30 ans et de 19,99 $ au delà de 30 ans, ce qui a été très critiqué[10].

Harcèlement sexuel[modifier | modifier le code]

En 2018, le PDG par intérim, Greg Blatt, est accusé de harcèlement sexuel à l'encontre de la directrice de la communication et du marketing, Rosette Pambakian[11]

Accusations de manipulation financière[modifier | modifier le code]

En août 2018, les cofondateurs de Tinder attaquent les propriétaires actuels en justice pour manipulation financière, les accusant d'avoir détourné plusieurs milliards de dollars qui auraient dû leur revenir[12].

Popularité[modifier | modifier le code]

Tinder refuse de dévoiler le nombre total de ses utilisateurs, mais a précisé avoir enregistré un million de nouveaux utilisateurs pour les seuls États-Unis pendant les 60 jours couvrant la fin de 2013 et le début de 2014[7].

Piratage[modifier | modifier le code]

Le , un hacker, ayant pour pseudo « Catfi.sh », a exploité une faille de l'application de rencontres Tinder pour que des hommes hétérosexuels se draguent entre eux[13]. Le hackeur avait créé de faux profils de femmes, laissait les hommes s'y connecter et mettait ensuite deux hommes en relation, chacun pensant parler à une femme. Il n'est pas le premier à avoir exploité cette faille : sous le pseudonyme de Patrick, un autre hacker avait déjà réalisé la même opération, mais à moindre échelle, et dans le but plus militant de mettre les dragueurs face à ces « techniques d'approche » dont se plaignent souvent les femmes qu'ils rencontrent en ligne[14].

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

L'épisode 4 de la quatrième saison de la série d'anticipation britannique Black Mirror, titré « Hang the DJ », imagine une immersion dans le monde des algorithmes des applications de rencontres, en référence aux systèmes comme Tinder[15].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Tinder, la drague géolocalisée, sur L'Express. Consulté le 15 novembre 2013.
  2. Tinder Plus : l'application de drague no 1 devient payante, sur onlineseduction.fr. Consulté le 22 mars 2015
  3. Tinder et Meetic vont entrer par la petite porte en Bourse
  4. Corentin Durand, « Tinder accepte désormais toutes les identités de genre (mais pas en France) », sur numerama.com,
  5. Tinder : l’appli de « drague 2.0 » qui fait un malheur, sur midilibre.fr. Consulté le 15 novembre 2013.
  6. L'algorithme de Tinder : principaux critères. Marketing-Professionnel.fr, par Serge-Henri Saint-Michel, le 7 janvier 2015.
  7. a et b (en) Time Magazine, édition Time Europe du 17 février 2014, « The First Time I Swiped », p. 38 à 41.
  8. Tinder l'application de rencontres qui monte, cousine de Meetic, sur journaldunet.com. Consulté le 15 novembre 2013
  9. Tinder, Grindr, Yosee... Le futur du dating sera mobile, sur journaldunet.com. Consulté le 15 novembre 2013.
  10. « Tinder lance une version payante... en fonction de l'âge », sur lesechos.fr,
  11. « Les cofondateurs et des managers de Tinder attaquent en justice les actuels propriétaires de l'application de rencontres », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  12. « Les cofondateurs et des managers de Tinder attaquent en justice les actuels propriétaires de l'application de rencontres », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  13. Morgane Tual, « Tinder, terrain de jeu pour draguer... et pour hacker », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  14. Michael Zelenko, « Thousands more men have been duped by an international Tinder hack », sur The Verge, (consulté le 13 août 2017)
  15. (en-GB) « Review: Black Mirror season 4 episode 'Hang The DJ' takes Tinder to the extreme in unexpected ways », The Independent,‎ (lire en ligne)

Lien externe[modifier | modifier le code]