Simone Biles

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Simone Biles
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Simone Biles aux JO de 2016.

Contexte général
Sport exercé gymnastique artistique
Période active en cours
Biographie
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Naissance (20 ans)
à Columbus (Ohio)
Taille 1,45 m (4 9)
Poids moyen 47 kgVoir et modifier les données sur Wikidata
Prédilection sol, saut de cheval, poutre
Distinction(s) 100 Women () et Champion des champions de L'Équipe ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Club Équipe nationale américaine de gymnastique (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Identifiant FIG 22571Voir et modifier les données sur Wikidata
Palmarès senior
Or Ar. Br.
Jeux olympiques 4 - 1
Championnats du monde 10 2 2

Simone Arianne Biles est une gymnaste artistique américaine née le à Columbus (Ohio) fait partie de la famille congolaise du nom de bosona[1].

Simone Biles est triple championne du monde au concours général (2013, 2014 et 2015), triple championne du monde au sol (2013, 2014 et 2015) et double championne du monde (2014 et 2015) à la poutre. Elle remporte également le championnat du monde avec l'équipe américaine en 2014 et 2015. Simone Biles est quadruple championne nationale USA du concours général (2012, 2013, 2014, et 2015)[2]. Elle devient quadruple championne olympique, individuelle, par équipe, au saut de cheval et au sol aux Jeux olympiques d'été de 2016[3].

Depuis son entrée chez les seniors en 2013, Simone Biles a terminé 2° du concours général de l'American Cup 2013, puis a connu un tournoi qualificatif pour le championnat national (Secret Classics 2013) désastreux. Nastia Liukin, championne olympique du concours général 2008, déclare alors que ce n'est qu'une question d'expérience, et d'ici un à deux ans Simone Biles dominera le sport. 3 semaines plus tard, Simone Biles remportera son premier championnat national... pour ne plus perdre un seul concours général depuis, et devenir la gymnaste la plus décorée de tous les temps avec 10 titres mondiaux, et 4 titres olympiques, pour un total de 19 médailles dans des tournois mondiaux (14 en championnats du monde, et 5 aux JO).

Après les JO de Rio, Simone Biles a décidé de prendre une à deux années sabbatiques (comme l'avaient fait avant elle Alexandra Raisman et Gabrielle Douglas après les Jeux de Londres) pour un retour à la compétition d'ici 2018/2019, et avec pour objectif les Jeux olympiques de Tokyo en 2020.

Biographie[modifier | modifier le code]

Simone Arianne Biles est née le 14 mars 1997 à Columbus, Ohio. Comme sa mère était incapable de s'occuper de ses frères et sœurs en raison d'une addiction à la drogue, Simone a été adoptée et élevée par ses grands-parents[4], Ronald et Nellie Biles[5]. Elle a deux frères du nom de Ronald et Adam[6].

Simone a commencé la gymnastique à l'âge de 6 ans[7].

Elle s'entraine 30 h par semaine. En 2014, elle et son principal entraineur, Aimee Boorman, s’entraînent au World Champions Centre (WCC), un gymnase fondé par les grands-parents de Simone.

Carrière[modifier | modifier le code]

Simone Biles médaillée d'or aux Jeux de Rio 2016.

Elle fait partie de l’équipe nationale américaine depuis 2011.

En 2012, Biles a été la championne nationale Junior au saut et gagne la médaille de bronze au concours général.

En 2013, elle devient senior et participe à de grandes compétitions comme les championnats du monde de gymnastique artistique où elle décroche 2 médailles d'or (concours général et sol), une médaille d'argent (Saut) et une médaille de bronze (Poutre). La même année, Biles concourt à l'American Cup, une épreuve de Coupe du monde de la FIG. Elle et Katelyn Ohashi (en) sont sélectionnées pour remplacer Elizabeth Price et Kyla Ross. Biles remporte alors l'argent derrière Ohashi.

En 2014, lors championnats du monde, elle remporte 4 médailles d'or (concours général, sol, poutre et par équipe) et la médaille d'argent au saut. Elle devient la deuxième américaine a réitérée son titre de championne mondiale au concours générale et la première toutes nationalités confondues depuis la russe Svetlana Khorkina. Après les championnats elle est nommée sportive de l'année par the Women's Sports Foundation.

En 2015, elle devient la première gymnaste féminine à remporter trois fois d'affilée le titre de championne du monde au concours général, grâce à son nouveau titre à Glasgow, rejoignant ainsi l'icône Svetlana Khorkina (titrée en 1997, 2001 et 2003)[4]. En décembre 2015 elle est nommée athlète féminine olympique de l'année.

En 2016, Biles devient championne olympique aux Jeux de Rio au concours général par équipes[8],[9]. Elle obtient ensuite sa deuxième médaille d'or en remportant le concours général individuel en devançant sa compatriote Alexandra Raisman de plus de 2 points (!) et la Russe Aliya Mustafina[10],[11], puis remporte un troisième titre au saut de cheval[12]. Elle échoue ensuite dans sa quête d'une quatrième médaille d'or consécutive en terminant la finale de la poutre sur la troisième marche du podium[13]. Mais elle remporte finalement un quatrième titre lors sa dernière épreuve, avec l'exercice au sol, et égale ainsi le record de sacres dans une même édition des Jeux, aux côtés de la Soviétique Larissa Latynina (en 1956), de la Tchécoslovaque Věra Čáslavská (en 1968) et de la Roumaine Ecaterina Szabó (en 1984)[14]. Biles devient la première gymnaste américaine à recevoir l'honneur d'être choisie comme porte drapeau lors de la cérémonie de fermeture des Jeux.

Accusation de dopage[modifier | modifier le code]

Après les Jeux de Rio, à la suite de la publication[15] par les hackers Fancy Bears de documents confidentiels de l'agence mondiale antidopage, Simone Biles a déclaré qu'elle souffre de trouble du déficit de l'attention depuis l'enfance[16] et donc qu'elle a été autorisée à prendre des substances normalement interdites[15] : le méthylphénidate. Le médecin qui a signé l'autorisation est Michel Léglise, vice-président de la Fédération internationale de gymnastique, qui, au moment de l'autorisation, avait été disqualifié par la fédération à cause d'un scandale lié à des arbitres[17].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

  • Rio 2016
    • Médaille d'or, Jeux olympiques médaille d'or au concours général par équipes
    • Médaille d'or, Jeux olympiques médaille d'or au concours général individuel
    • Médaille d'or, Jeux olympiques médaille d'or au saut de cheval
    • Médaille d'or, Jeux olympiques médaille d'or au sol
    • Médaille de bronze, Jeux olympiques médaille de bronze à la poutre

Championnats du monde[modifier | modifier le code]

  • Anvers 2013
    • Médaille d'or, monde médaille d'or au concours général individuel
    • Médaille d'or, monde médaille d'or au sol
    • Médaille d'argent, monde médaille d'argent au saut de cheval
    • Médaille de bronze, monde médaille de bronze à la poutre
    • 4e aux barres asymétriques
  • Nanning 2014
    • Médaille d'or, monde médaille d'or au concours général par équipes
    • Médaille d'or, monde médaille d'or au concours général individuel
    • Médaille d'or, monde médaille d'or au sol
    • Médaille d'or, monde médaille d'or à la poutre
    • Médaille d'argent, monde médaille d'argent au saut de cheval
  • Glasgow 2015
    • Médaille d'or, monde médaille d'or au concours général par équipes
    • Médaille d'or, monde médaille d'or au concours général individuel
    • Médaille d'or, monde médaille d'or au sol
    • Médaille de bronze, monde médaille de bronze au saut de cheval
    • Médaille d'or, monde médaille d'or à la poutre

Autres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. .http://www.aide-gymnastique.com/Biographie-de-Simone-Biles-USA.
  2. « Houston gymnast Simone Biles wins world championship », sur chron.com (consulté le 11 août 2016).
  3. « Astonishing Simone Biles leads USA 'final five' to Olympic gold », sur Rio 2016 (consulté le 10 août 2016).
  4. a et b « Phénoménale Biles », L'Équipe, 30 octobre 2015, p.26.
  5. .http://www.la-croix.com/Actualite/Sport/Gymnastique-4e-titre-mondial-au-sol-pour-l-Americaine-Biles-2014-10-12-1247832.
  6. http://www.gym-style.com/simonebiles/about.htm.
  7. (en) Dvora Meyers, « Any elite athlete is under pressure to excel. Simone Biles is under pressure to be inevitable. », sur buzzfeed.com/, (consulté le 20 février 2017)
  8. « La fusée Biles a décollé », sur L'Équipe (consulté le 10 août 2016).
  9. « JO 2016 : Simone Biles, l'enfant adoptée devenue meilleure gymnaste au monde », sur L'Obs (consulté le 11 août 2016).
  10. « Jeux Olympiques : Simone Biles époustouflante sur le concours général individuel », sur L'Équipe (consulté le 11 août 2016).
  11. « JO - Gym : L'Américaine Simone Biles médaille d'or du concours général après un récital », sur Eurosport (consulté le 12 août 2016).
  12. « Simone Biles prend sa 3e médaille d'or au bond, Uchimura le laisse tomber », sur Eurosport (consulté le 14 août 2016).
  13. « JO RIO 2016 - Simone Biles rate l'or, Marine Boyer le podium », sur Eurosport (consulté le 15 août 2016).
  14. « Sol : Biles décroche l'or et égale le record en gym féminine avec 4 titres sur les mêmes JO », sur Eurosport (consulté le 16 août 2016).
  15. a et b « Fancy Bears' HT on Twitter » (consulté le 18 septembre 2016).
  16. « Simone Biles on Twitter » (consulté le 18 septembre 2016).
  17. « FIG vice-president Léglise suspended in rhythmic gymnastics judges' course row » (consulté le 18 septembre 2016).

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Liens externes[modifier | modifier le code]