Enedis

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Ne doit pas être confondu avec RTE, autre filiale d'EDF s'occupant du transport d'électricité
Page d'aide sur l'homonymie Pour le réseau de distribution de gaz, voir GRDF.

Enedis
logo de Enedis
Logo d'Enedis

Création
Dates clés  : ERDF change de nom et devient Enedis
Forme juridique Société anonyme à directoire et conseil de surveillance
Slogan L’électricité en réseau
Siège social Tour Blanche, La Défense
Drapeau de France France
Actionnaires EDF (100 %)
Activité Distribution d'électricité
Société mère Électricité de France (EDF)
Sociétés sœurs RTE
Effectif 38 700 ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
SIREN 444608442Voir et modifier les données sur Wikidata
TVA européenne FR66444608442[2]Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web enedis.fr

Capitalisation Entreprise non cotée
Fonds propres 38,54 Mrd (2015)[3]
Dette 4,361 Mrd € (2015)[3]
Chiffre d'affaires 13,5 Mrd (2015)[3]
Résultat net 373,8 M (2015)[3]

Enedis, anciennement ERDF (pour Électricité Réseau Distribution France), est une société anonyme à conseil de surveillance et directoire, filiale à 100 % d'EDF chargée de la gestion et de l'aménagement de 95 % du réseau de distribution d'électricité en France. Elle ne doit pas être confondue avec RTE qui est le gestionnaire du réseau de transport d'électricité en haute tension supérieure à 50 kV (HTB).

Enedis a été créée le , sous le nom d'ERDF, par la scission des activités de distribution d'électricité d’EDF avec les activités de production, de transport et de commercialisation de l'électricité.

Enedis reprend les activités préalablement assurées par EDF Gaz de France Distribution et EDF Réseau Distribution, qui opéraient en tant que directions d'EDF SA dotées d'une indépendance de gestion.

Le , le groupe annonce le changement de nom d'ERDF qui devient Enedis[4]. Le nouveau nom n'a pas de signification propre et n'est pas un acronyme. Il a été choisi pour refléter la transformation et la modernisation du service public de l'électricité[5], en proposant certainement la contraction des mots « énergie » et « distribution ».

Réglementations[modifier | modifier le code]

La directive européenne du 19 décembre 1996 et sa transposition en droit français a fixé des règles communes concernant la production, le transport et la distribution d'électricité, afin de faire émerger un marché de l'électricité[6]. Dans ce but elles ont imposé progressivement :

  • une séparation de gestion, puis juridique, des activités de production, de transport (RTE), de distribution (Enedis), et de fourniture d'électricité ;
  • une ouverture totale à la concurrence des activités de production et de fourniture d'électricité.

Dans ce contexte d’ouverture de marché, la distribution de l’électricité (gestion et exploitation des réseaux publics) demeure une activité monopolistique assortie de missions de service public. Le législateur a confié ce monopole territorial aux entreprises existantes gestionnaires de réseau. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) veille quant à elle au respect des règles de l'ouverture de marché.

Description d'Enedis[modifier | modifier le code]

Enedis est gestionnaire du réseau de distribution en France métropolitaine et continentale. Elle a l'obligation de garantir un accès au réseau électrique aux clients des fournisseurs d'électricité quels qu'ils soient. Opérateur industriel de concession, elle est responsable dans les territoires du développement, de l’exploitation, de la maintenance du patrimoine et des missions de service public. Enedis est une entreprise présente dans tous les départements de France métropolitaine hors Corse (plus de 1 000 sites).

Elle est la filiale la plus importante du groupe EDF. En 2010, elle rassemble 38 667 agents et dessert 35 millions d'abonnés[7]. Elle exploite le réseau le plus important en Europe avec 1,3 million de km de lignes Haute tension A (< 50 kV pour le courant alternatif)[8] et basse tension, et environ 763 812 transformateurs[9].

Enedis partage avec GRDF, Gaz Réseau Distribution France, un service commun dans les régions. Cependant les deux entreprises ont tendance à individualiser leurs activités respectives. En 2010, à la presse, Henri Proglio, PDG d'EDF, a qualifié le service commun avec GRDF de « non-sens »[10]. Cela dit, malgré les réorganisations opérationnelles, les agents continuent administrativement d'appartenir à la fois à Enedis SA et GRDF SA, pour 90 % d'entre eux. En effet, l'existence du service commun est inscrit dans la loi et seul un vote du parlement pourrait modifier cet état de fait.

Enedis tend à devenir aussi, dans le cadre de la transition énergétique, gestionnaire de systèmes électriques et gestionnaire de mégadonnées énergétiques ; ses données de consommation électrique ont été publiées à l'échelle INSEE de l'IRIS (échelle du quartier) en donnée ouverte sur 5, à la fois sur le site d'Enedis et sur Data.gouv.fr, et il est prévu d'ouvrir aussi des données sur la production, anonymisées, mais venant aussi des compteurs communicants, qui doivent permettre aux énergies renouvelables de mieux s'intégrer dans le réseau électrique[11].

Missions de service public[modifier | modifier le code]

TST HTA travaillant sur une ligne HTA sous tension.
Travaux sous tension (TST) sur une ligne HTA (Haute tension A).

Les collectivités locales ont confié à Enedis, sous le régime de la concession de service public, la gestion et l'exploitation des réseaux publics de distribution d'électricité sur 95 % du territoire français métropolitain. Les 5 % restants sont gérés par des entreprises locales de distribution. Cette mission fait l’objet d’un contrat de service public passé entre Enedis et la collectivité concédante[12], et s’accompagne d’engagements de la part d’Enedis :

  • desservir tout usager, dans les villes comme dans les campagnes, c'est l'obligation de desserte quel que soit le coût et la complexité ;
  • maintenir la qualité d’alimentation sur la base des normes en vigueur en fonctionnement normal, en réalisant des investissements sur le réseau ;
  • rétablir le fonctionnement du réseau au plus vite après des aléas climatiques (par exemple en 2009 dans le Sud-Ouest de la France après la tempête Klaus[13],[14], ou en 2010 après la tempête Xynthia[15]etc.) avec un dépannage 24h/24, 7j/7 et activation lors des aléas climatiques de la FIRE[16] (Force d'Intervention Rapide Électricité, voir le paragraphe ci-dessous) ;
  • accompagner les programmes de rénovation urbaine et de transition énergétique.

Le contrat de service public passé entre Enedis et l’État stipule qu’Enedis doit garantir un accès sans discrimination à l’électricité à tous les usagers du réseau. Ainsi, lorsqu’une personne physique ou morale souhaite faire raccorder son installation électrique intérieure au réseau de distribution pour disposer de l’électricité, elle doit en faire la demande à Enedis. L’entreprise traite toutes ces demandes de la même manière, quel que soit le fournisseur d’électricité choisi. Cette non-discrimination est contrôlée par la CRE[17] (Commission de Régulation de l’Énergie). Enedis est aussi chargée du raccordement des installations de production au réseau électrique (photovoltaïque, éolien, biogaz, etc.)[18].

La FIRE (Force d'Intervention Rapide Électricité)[modifier | modifier le code]

La Force d'Intervention Rapide Électricité (FIRE) est composée de 2500 techniciens de l'entreprise s'étant portés volontaires pour être mobilisés à tout moment lors d'une situation de crise, dans la grande majorité des cas liée à une catastrophe naturelle comme une tempête ou une inondation (branches ou arbres tombés sur des lignes, poteaux et/ou fils à terre, feu de transformateur électrique, inondation des installations électriques, etc.) menaçant ou ayant déjà coupé l'alimentation en électricité d'un certain nombre d'abonnés (consommateurs d'électricité raccordés au réseau) dans n'importe quel endroit de France métropolitaine[19]. Elle a pour objectif de réalimenter 90 % des abonnés coupés dans les 5 jours suivant la catastrophe[19].

Groupes électrogènes mobiles de 160 et 250 kW, permettant d'assurer une alimentation électrique en cas de panne ou de travaux.

La FIRE fut créée durant l'année 2000 et tient son origine des tempêtes Lothar et Martin de fin décembre 1999 en France, qui, de par leur intensité exceptionnelle, avaient détruit une partie non négligeable du réseau électrique de la France métropolitaine[20].

La FIRE peut également, de façon exceptionnelle, intervenir hors de la métropole française pour porter secours aux territoires d'outre-mer, comme ce fut le cas après le passage de l'ouragan Irma (le ) sur les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélémy au nord des Antilles, où Enedis envoya par avion 95 groupes électrogènes et 150 électriciens plus du matériel divers et des véhicules dans le but de rétablir l'alimentation électrique sur les îles[21],[22].

Pour fonctionner, la Force d'Intervention Rapide Électricité se base tout d'abord sur un dispositif de prévision des risques météorologiques nommé GERIKO (Gestion des RIsques au QUOtidien)[19]. Une fois les besoins de réparation du réseau identifiés, elle est appuyée par une ou plusieurs des 12 plateformes SERVAL (plateforme logistique) à travers la métropole où sont stockés 2700 groupes électrogènes au total plus des kits de réparation du réseau électrique (outils, câbles...) à destination des techniciens[19],[23]. Les 12 plateformes SERVAL sont basées dans les villes suivantes : Aix-en-Provence, Bordeaux, Caen, Gennevilliers, Lyon, Nancy, Orléans, Ploërmel, Rennes, Riom, Saint-Quentin et Toulouse.

Mise à disposition de données[modifier | modifier le code]

Fin 2016, en application de la Loi transition énergétique, Enedis a ouvert une plate-forme open data contenant des données (à partir de 2011) sur la consommation électrique par secteur d’activité (résidentiel, agriculture, industrie et tertiaire), à diverses échelles géographiques (IRIS, Établissement public de coopération intercommunale, Région)[24].

Investissements[modifier | modifier le code]

Entre sa création en 2008, et 2017 Enedis a investi plus de 30 milliards d'euros sur les différentes composantes du réseau. En 2017, les investissements étaient de 3,769 milliards d'euros.Ces investissements ont permis notamment de ramener le temps de coupure moyen d'environ 80 minutes en 2008 à 65 minutes en 2017[25].

Ces investissements couvrent également les dispositifs de conduite et d'automatisation du réseau parfois qualifiés de « smart grids ». Ainsi Enedis dispose sur le territoire continental de 31 centres régionaux de conduite du réseau. Ils permettent de contrôler en permanence l'état du réseau, d'identifier les incidents et de manœuvrer à distance le réseau moyenne tension notamment pour réalimenter rapidement les abonnés en cas d'incident. Enfin, en cours de déploiement jusqu'en 2021, le compteur communicant Linky permet une relève quotidienne des consommation, une surveillance du réseau basse tension, et la réalisation de certaines opérations à distance, sans déplacement de personnel, pour des tâches courantes comme la mise en ou hors service lors des déménagements et emménagements, ou le réglage de la puissance souscrite.

Le réseau électrique géré par Enedis[modifier | modifier le code]

Contrats de concession[modifier | modifier le code]

Enedis entretient des relations avec les collectivités locales françaises souvent regroupées en syndicats d'énergies départementaux qui sont les propriétaires du réseau de distribution. Elles en confient l’entretien, le développement et l’exploitation aux gestionnaires de réseau public de distribution, Enedis dans 95 % des cas. Cette délégation donne lieu à la signature de contrats de concession[26] passés entre chaque collectivité concernée (alors appelée autorité concédante) et Enedis. Ces contrats sont établis sur un modèle élaboré en 1992 avec la Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et des Régies (FNCCR). Fin 2013, la France métropolitaine comptait 625 contrats de concession.

Taille du réseau[modifier | modifier le code]

Le réseau de la France métropolitaine est constitué de 1 324 045 km de ligne, dont Enedis gère 95 % (les 5 % restant étant exploités par des entreprises locales de distribution, indépendantes d'Enedis). Il s’agit des lignes basse et moyenne tension (respectivement BT et HTA avec une tension inférieure à 50 000 volts), permettant d’acheminer l’électricité jusque chez les particuliers ou dans les entreprises[27]. Le réseau de transport à haute tension (HTB avec une tension supérieure à 50 000 volts) est entièrement géré par RTE.

Enfouissement des lignes[modifier | modifier le code]

Transformateur Haute Tension Enedis (ex-ERDF) au sol pour ligne de distribution électrique enterrée[28].

Environ 43,3 % du réseau de distribution Français était souterrain en 2008, soit près de 470 000 km. Avec ce taux d’enfouissement, la France accusait un retard sur ses voisins britanniques ou germaniques[29]. Enedis s'est engagée à enfouir ou dissimuler 96,9 % des nouvelles lignes moyenne tension et 72,8 % des nouvelles lignes basse tension[30] en 2009, tout en maintenant le tarif d'acheminement à un niveau le plus bas possible pour les français, contrairement aux tarifs pratiqués notamment en Europe du Nord, plus élevés pour les utilisateurs.

Le compteur communicant Linky[modifier | modifier le code]

Un compteur communicant Linky
Article détaillé : Linky.

Enedis, en tant que gestionnaire du réseau électrique, est en charge des activités de comptage. Selon le termes de la Loi du 7 décembre 2006[31] cette activité comprend « la fourniture, la pose, le contrôle métrologique, l'entretien et le renouvellement des dispositifs de comptage et d'assurer la gestion des données et toutes missions afférentes à l'ensemble de ces activités »

Dans le cadre de ces missions Enedis est responsable du déploiement du système de compteurs communicants Linky, prévu par la l'article L 341-4 du code de l'Energie[32], transposant la Directive Européenne 2009/CE/72[33] et par le Décret 2010-1022 du 31 août 2010 [34].

Le déploiement à grande échelle de l'ensemble du système a été précédé par une phase d'expérimentation qui s'est achevée le . Lancée un an auparavant à la demande de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), cette phase de test portait sur environ 250 000 compteurs dans le département d'Indre-et-Loire et sur l'agglomération de Lyon[35], s'est déroulée en adéquation avec les objectifs fixés par le régulateur.

Enedis est depuis 2016 en cours de déploiement du compteur communicant Linky pour ses 35 millions d'abonnés d'ici 2020[35], à la suite de l'arrêté du [36] qui décide de sa généralisation. Cet arrêté a fait l'objet d'un recours de plusieurs organismes, rejeté par le Conseil d’État dans un arrêt du 20 mars 2013[37],[38].

Organisation[modifier | modifier le code]

Direction nationale[modifier | modifier le code]

Enedis est une société anonyme à Conseil de surveillance et Directoire[39]. Au 1er janvier 2019, le directoire comprend deux membres, son Président Philippe Monloubou[40], et la Directrice financière Corinne Fau. Le conseil de surveillance est présidé par Marianne Laigneau et comprend quinze membres, huit représentant l'actionnaire EDF, un représentant l'Etat, un représentant les Autorités Organisatrices de la Distribution d'électricité et cinq représentant les salariés.

Organisation en région[modifier | modifier le code]

Camion ERDF renault Master, à Montpellier (Hérault).
Camion Enedis Renault Master (avec l'ancien logo ERDF), à Montpellier (Hérault).

L'implantation d'Enedis en région est assurée par 25 directions régionales (DR) (les directions inter-régionales (DIR) ont disparu au 1er janvier 2016) :

Chaque région possède en outre plusieurs autres unités opérationnelles :

  • Les Unités Clients Fournisseurs (UCF), chargées de l'ensemble des interventions auprès des abonnés en électricité et en gaz naturel (Mise en Service, Relève...) et de la relation clientèle en général. Ce service est en commun avec GRDF.
  • Les Accueils Raccordement Electricité (ARÉ), points de contact préférentiels pour les demandes de raccordement au réseau de distribution d'électricité[41].
  • Les Unités Services Régionales (USR), support des autres unités, dans le domaine de la logistique et des fonctions transverses (Immobilier, RH, Informatique....).

Opérateur informatique[modifier | modifier le code]

Il existe aussi une autre unité opérationnelle, l'Unité Opérationnelle Informatique (UOI) rattachée à la Direction du Système d'Information (DSI) d'Enedis.

L'UOI assure les missions suivantes :

  • l'assistance informatique aux utilisateurs
  • le conseil et expertise
  • le maintien en condition opérationnelle (MCO) de la téléphonie tertiaire
  • la gestion du parc informatique
  • la gestion des habilitations
  • l'exploitation des infrastructures et des applications nationales pour Enedis

Management[modifier | modifier le code]

En 2018, l'entreprise obtient la certification du Top Employers Institute avec 78 autres grandes entreprises françaises pour les bonnes pratiques en ressources humaines et en management[42]

Système de gestion des échanges (SGE)[modifier | modifier le code]

Le système de gestion des échanges est un portail qui permet les échanges entre les différents acteurs du marché de l’électricité (fournisseurs, responsables d’équilibre) et Enedis. Depuis le 1er juillet 2007, date d'ouverture du marché de l’électricité en France, chaque foyer a le droit de choisir son fournisseur d’électricité.Pour centraliser et faciliter les échanges avec les nouveaux acteurs du marché, Enedis a mis en place un site internet à accès restreint aux acteurs du marché de l'électricité (fournisseurs, responsable d’équilibre)[43].

Campus de formation[modifier | modifier le code]

Enedis dispose de six campus de formation répartis dans toute la France et dirigés par l'unité opérationnelle de formation (UOF). Il s'agit des campus de Lille-Croix, Ottmarsheim, La Pérollière, Sainte-Tulle, Nantes-Montluc, et une partie à Saclay.

Le campus de Gennevilliers appartenant à GRDF, il fut remplacé par celui de Saclay.

Partenariats[modifier | modifier le code]

Enedis s’engage dans des partenariats ayant pour but de valoriser la proximité et l’utilité sociale ou environnementale.

Implication environnementale[modifier | modifier le code]

Outre des effets encore discutés en termes de champs électromagnétique, les lignes électriques aériennes, et les chantiers et certains ouvrages peuvent contribuer à la fragmentation écopaysagère et avoir d'autres impacts sur la biodiversité ou l'environnement.

En juin 2011, Enedis s'est associée à six autres grands gestionnaires d'infrastructures linéaires fragmentantes « pour agir en faveur de la biodiversité »[47] notamment dans le cadre de la Trame verte et bleue nationale autour d'une charte, en créant un « Club infrastructures linéaires et biodiversité » pour renforcer leur engagement en faveur de la biodiversité.

En 2016, Enedis s'associe au Sicoval dans le but de faire coopérer opérateurs et collectivités territoriales dans la transition énergétique. il s'agit de mettre en place un partage des cartographies et des données énergétiques afin de mieux estimer les actions mises en place sur la collectivité[48].

Enedis et EDF ont conclu un partenariat autour de l'énergie osmotique, c'est à dire des différences de concentration de liquides. En effet, la rencontre dans les estuaires entre l’eau douce et l’eau salée entraîne des mouvements de fluides générateurs d'énergie sur lesquels il est possible de « capitaliser ». Dans la même mesure, les stations d'épuration et les unités de dessalement sont de potentielles sources d'énergie bleue. Le potentiel est estimé à 1 ou 2 TWh. Il s'agit pour le moment d'estimation et aucune technologie n'a été développée pour produire de l'électricité à un niveau suffisant. Le laboratoire de l'ENS effectue des recherches sur les propriétés des fluides à l'échelle nanométrique et sur les membranes osmotiques[49].

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Lors de sa création en janvier 2008, ERDF utilise un logo similaire à celui d'EDF reprenant l'image de la « turbine » où seule la couleur est modifiée, passant ainsi de l'orange à un bleu canard.

En 2015, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) estime que l'identité visuelle des deux sociétés porte à confusion. En conséquence, le , ERDF adopte un nouveau logo et change de slogan pour se distinguer d'EDF[50]. Ceci ne suffisant pas, la direction d'ERDF annonce le 30 mai 2016 le changement de nom d'ERDF qui devient Enedis[51]. Les syndicats reprochent à Enedis le coût de ce changement de nom et de logo[52].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « https://www.enedis.fr/profil »
  2. « https://amadeus.bvdinfo.com/version-2019829/ » (consulté le 4 septembre 2019)
  3. a b c et d Bilan 2015 de la société Enedis, sur societe.com, consulté le 5 avril 2017.
  4. Oubliez ERDF, la filiale d’EDF se renomme Enedis, Lemonde.fr du 30 mai 2016, consulté le 26 décembre 2016
  5. Pourquoi ErDF est devenu Enedis ?, fournisseur-energie.com.
  6. [1], http://www.energie-info.fr L’ouverture du marché de l’électricité et du gaz naturel à la concurrence, consulté le 07 février 2017
  7. ERDF: Chiffres clefs 2010, sur le site erdfdistribution.fr
  8. Chiffres-clés, sur le site erdfdistribution.fr, consulté le 3 décembre 2015
  9. transformateurs Edf.com
  10. EDF veut rompre ses derniers liens avec GDF, sur le site lefigaro.fr
  11. Plateau TV au salon Be positive (2017), mis en ligne le 9 mars 2017
  12. cahiers des charges de concession signés avec les autorités concédantes, sur le site erdfdistribution.fr
  13. [PDF] Bilan de la Tempête Klaus, ERDF, sur le site energie2007.fr
  14. [PDF]non trouvé le 19 septembre 2014, Article 01/09/2010, Le Républicain Lorrain
  15. Article du 01/03/2010, L’Usine nouvelle
  16. FIRE, sur erdf.fr
  17. CRE, sur cre.fr.
  18. Enedis (ex-ERDF), sur connaissancedesenergies.org, consulté le 24 octobre 2016.
  19. a b c et d Présentation de la FIRE, sur le site enedis.fr, consulté le 5 avril 2017
  20. Plongée au cœur des opérations des «pompiers de l'électricité», sur le site lefigaro.fr, consulté le 5 avril 2017
  21. Ouragan Irma : Enedis met à disposition du matériel en soutien aux Antilles (communiqué du 18 septembre 2017)
  22. Vidéo de présentation du dispositif envoyé aux Antilles (vidéo sur le réseau social Twitter le 22 septembre 2017)
  23. Vidéo de présentation de la nouvelle plateforme Serval de Saint-Quentin inaugurée en septembre 2017 (vidéo sur le site YouTube le 5 septembre 2017)
  24. Portail Open data de Enedis
  25. Chiffres clefs 2017 Enedis.
  26. non trouvé le 19 septembre 2014, Site ERDF : Délégation de service public
  27. RTE et ERDF deux filiales d'EDF aux missions complémentaires, Article du 18/01/2010, Le Télégramme.com
  28. Les réseaux électriques basse et moyenne tension sécurisés (Bretagne/Morbihan) (01/2016)
  29. Enfouissement des lignes électriques, sur le site laviedesreseaux.fr du 4 février 2009
  30. ERDF: Rapport d'activité 2009, sur le site zone-secure.net
  31. LOI no 2006-1537 du 7 décembre 2006 relative au secteur de l'énergie, sur legifrance.gouv.fr
  32. Article L 341-4 du Code de l'Energie
  33. Directive Européenne 2009/72/CE
  34. Décret 2010-1022 du 31 août 2010
  35. a et b Linky, le compteur nouvelle génération , sur le site erdfdistribution.fr
  36. Extrait du JO consolidé le 09/11/2016, sur legifrance
  37. Rejet de plusieurs recours par le conseil d'état, sur le site de nextinpact.com
  38. Arrêt du Conseil d'Etat
  39. Gouvernance d'Enedis
  40. Philippe Monloubou prend la tête d'ERDF, sur le site lefigaro.fr
  41. « Joindre Enedis au téléphone », sur Fournisseurs-gaz.com by Selectra (consulté le 26 septembre 2017)
  42. Geraldine Dauvergne, « Qui sont les Top Employers 2018 ? », sur Les Echos Executives, (consulté le 17 novembre 2019)
  43. « ouverture marché énergie », sur www.energie-info.fr (consulté le 29 février 2016)
  44. ERDF soutient la biodiversité de proximité aux côtés de la LPO, communiqué de presse du 26/11/2010, sur le site lpo.fr
  45. Un partenariat pour protéger les oiseaux des lignes électriques Place Gre'net, 19 novembre 2014
  46. Lancement des premiers ERDF Masters Kart - Communiqué de presse du 3 mai 2011, sur le site erdfdistribution.fr
  47. Sept grands gestionnaires d’infrastructures linéaires réunis pour agir en faveur de la biodiversité - Conférence de presse donnée le 27 juin 2011 dans les locaux de l’institut océanographique de Paris
  48. « Transition énergétique : ERDF aide le Sicoval », sur La Dépêche,
  49. Sébastien Arnaud, « Quand ENEDIS fait les louanges de l’énergie bleue », sur RSE Magazine (consulté le 4 décembre 2019)
  50. Avec un nouveau logo, ERDF se démarque d’EDF, sur lemonde.fr, article du 30 juin 2015, consulté le 3 décembre 2015.
  51. « ERDF change de nom et devient Enedis | ERDF », sur www.enedis.fr (consulté le 31 mai 2016)
  52. Prisma Media, « ERDF devient Enedis : un nouveau nom aussi cher qu’inutile ? », sur Capital.fr (consulté le 3 juin 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]