Solidaires étudiant-e-s

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Solidaires étudiant-e-s – syndicats de luttes
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Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
But Défendre les intérêts matériels et moraux des étudiants.
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Fondation 27 janvier 2013
Origine Fusion de la Fédération syndicale étudiante, de SUD Étudiant et d'organisations étudiantes indépendantes.
Identité
Siège 25-27 rue des Envierges
75020 Paris
Structure Fédération
Affiliation Union syndicale Solidaires
Méthode Syndicalisme de lutte
Financement Cotisations des syndicats membres, subventions et dons de l'Union syndicale Solidaires.
Site web solidaires-etudiant-e-s.org

Solidaires étudiant-e-s – syndicats de luttes, souvent désigné Solidaires étudiant-e-s ou simplement Solidaires, est une fédération de syndicats étudiants français de gauche radicale[1], membre de l'Union syndicale Solidaires et s'inscrivant dans le syndicalisme de lutte.

Elle est née le de la fusion de la Fédération SUD Étudiant et de la Fédération syndicale étudiante.

La nouvelle fédération se veut être l'outil d'unification du syndicalisme de lutte étudiant.

Historique[modifier | modifier le code]

Drapeau dans une manifestation contre la réforme des retraites le à Bordeaux

Les premiers « SUD Étudiant » furent créés en 1996 (à la suite du mouvement social de novembre-décembre 1995), dans l'esprit du syndicalisme de lutte. Ils furent créés principalement par des membres des coordinations étudiantes de 1995. Les samedi 6 et dimanche à Paris, ils s'organisent en fédération nationale et rejoignent l'Union syndicale Solidaires.

La FSE a été fondée en juin 2000 à Caen, elle est en partie issue de structures dissidentes de l'UNEF refusant de fusionner avec l'UNEF-ID (cette fusion a créé l'UNEF actuelle qui a repris le fonctionnement de l'UNEF-ID) car elles considèrent alors que cela conduit à une « orientation non-syndicale ».

En 2006 et 2008, SUD Étudiant et la FSE sont engagés dans les mouvements contre la loi pour l'égalité des chances et contre la loi relative aux libertés et responsabilités des universités.

Les deux fédérations se sont développées séparément jusqu'à début 2013, mais coopéraient déjà depuis plusieurs années dans de nombreux domaines (campagnes communes, rencontres nationales communes, stages de formations communs[2]). Le , elles fusionnent pour former la fédération Solidaires étudiant-e-s – syndicats de luttes lors du congrès de Saint-Denis[3]. Le , l'Association Multiculturelle des Étudiants de Besançon (AMEB), affiliée précédemment à l'Offensive Syndicale Étudiante, rejoint Solidaires étudiant-e-s[4][source insuffisante].

Dès 2013, la nouvelle fédération se lance dans une tentative de mobilisation universitaire[5], aux côtés des enseignants et des personnels, contre la loi Fioraso relative à l'Enseignement supérieur et à la Recherche. Malgré plusieurs assemblées générales et quelques manifestations de mars à [6][source insuffisante], le mouvement ne prend pas[7]. À l'automne 2013, les syndicats locaux de Solidaires étudiant-e-s prennent directement part à des mobilisations locales liées à l'application de la loi Fioraso et aux difficultés budgétaires des universités[8][source insuffisante],[9] comme à l'université Paul-Valéry Montpellier III contre la fermeture de l'antenne de Béziers[10][source insuffisante].

Le , un militant de Solidaires étudiant-e-s IEP de Paris[11][source insuffisante], Clément Méric, meurt dans une rixe avec des militants du groupuscule d'extrême droite radicale[12] Troisième Voie. Dès le lendemain et les jours qui suivent, des rassemblements en hommage sont organisés.

Le 8 novembre 2019, un étudiant lyonnais, membre de Solidaires étudiant-e-s s'immole par le feu devant le bâtiment du CROUS de Lyon, voulant dénoncer ainsi la précarité à laquelle il était confronté. Suite à geste, le syndicat étudiant organisa une journée d'action le mardi 12 novembre en appelant à se mobiliser partout en France contre la précarité étudiante, et soutenu par d'autre syndicats comme l'UNEF ainsi que la FSE. Il y aura eu une quarantaine de rassemblements partout en France métropolitaine, ainsi qu'en Guyane. Solidaires étudiant-e-s aussi appelle les étudiants et étudiantes à témoigner de la précarité avec le hashtag « LaPrécaritéTue ». Le 20 novembre, une intersyndicale étudiante appelé par Solidaires étudiant-e-s, et réunissant toutes les organisations étudiantes demande « un plan d'urgence » et « une politique structurelle de résorption de la précarité étudiante ».[réf. nécessaire]

Organisation[modifier | modifier le code]

Structure administrative[modifier | modifier le code]

Comme les autres organisations étudiantes françaises se revendiquant syndicat étudiant, Solidaires étudiant-e-s n'est pas un syndicat au sens juridique du terme mais une association loi de 1901, enregistrée à la préfecture de police le sous le nom de « Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes ». Elle est distincte de l’association enregistrée sous le nom de « Solidaires étudiant-e-s », le , qui est la section syndicale de l’université de Nanterre[13].

Les organes décisionnels de la fédération sont le Conseil fédéral et le Congrès, qui regroupe des mandatées et mandatés de tous les syndicats locaux membres. Un secrétariat fédéral existe mais il a uniquement un rôle administratif, d'animation et de représentation.

Activité[modifier | modifier le code]

Outre la participation aux mobilisations universitaires, Solidaires étudiant-e-s a également participé aux mobilisations interprofessionnelles contre la réforme des retraites de 2013[14],[15][source insuffisante],[16] ou contre l'Accord national interprofessionnel[17][source insuffisante]. Solidaires Étudiant-e-s a également soutenu les mobilisations dans les établissements de travailleurs sociaux autour de la gratification des stages[18][source insuffisante]. En octobre et , Solidaires étudiant-e-s soutient les mobilisations lycéennes et étudiantes contre les expulsions de sans-papiers[19],[20].

Textes et principes fondateurs[modifier | modifier le code]

Solidaires étudiant-e-s se réclame de la charte de Sud-PTT et de la Charte d'Amiens. Solidaires étudiant-e-s a sa propre charte qui constitue le principal texte qui regroupe tous les syndicats membres.

Membre de l'Union syndicale Solidaires[modifier | modifier le code]

Solidaires étudiant-e-s est membre, avec notamment les syndicats SUD (Solidaires, unitaires, démocratiques), de l'Union syndicale Solidaires, ce qui en fait le seul « syndicat étudiant » national membre d'une union syndicale.

Relations avec les autres organisations[modifier | modifier le code]

Solidaires étudiant-e-s travaille en priorité avec Sud recherche et Sud éducation. Ils s'associent notamment lors des intersyndicales Enseignement Supérieur et Recherche.

Solidaires étudiant-e-s entretient peu de relations, au niveau national, avec l'UNEF, hormis au sein de l'intersyndicale de l'enseignement supérieur et de la recherche. Au niveau local, ces relations sont variables mais souvent délétères ou inexistantes. Solidaires étudiant-e-s n'entretient aucune relation avec la FAGE ou PDE et entretient des relations extrêmement tendues avec l'UNI, qu'elle accuse d'être une organisation d'extrême-droite[21][source insuffisante],[22][source insuffisante]. L'UNI accuse elle régulièrement des militants de Solidaires étudiant-e-s de violences physiques[23].

Audience et représentativité[modifier | modifier le code]

Solidaires étudiant-e-s a présenté une liste pour les élections au CNESER de 2017 et a obtenu 55 voix, soit 3,8 % des suffrages exprimés, et n'obtient aucun siège.

Solidaires étudiant-e-s a obtenu une soixantaine d'élus locaux dans une vingtaine établissements lors des élections étudiantes 2016-2017 dans les conseils centraux des universités françaises[24]. Ce chiffre est stable par rapport aux résultats habituels de Solidaires étudiant-e-s, où la syndicat réalise généralement autour de 4 % des voix au niveau national et ne semble pas victime de la bipolarisation du monde étudiant entre l'UNEF et la FAGE[25].

Solidaires étudiant-e-s possède également quelques élus dans les conseils d'administration des CROUS, mais pas en nombre suffisant pour se présenter aux élections CNOUS.

Controverses[modifier | modifier le code]

Le syndicat Solidaires étudiant-e-s de l'université Paris VII, aux côtés du syndicat UNEF, essaye d'empêcher une représentation de la pièce « Lettre aux escrocs de l'islamophobie qui font le jeu des racistes » tirée du livre de Charb au motif que cet événement « participe à ce mouvement de construction raciste d'un ennemi de l'intérieur d'une catégorie racialisée dangereuse le/la musulman-e »[26]. Raphaël Enthoven commente l'action du syndicat de la manière suivante : « les censeurs de Charb ne l’ont pas lu eux-mêmes »[27]. Pour Jack Dion, directeur adjoint de la rédaction de Marianne, le syndicat réhabilite le blasphème[28].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mathieu Oui, « Quels sont les syndicats étudiants ? », letudiant.fr, 30 janvier 2015.
  2. « Processus de fusion SUD – FSE: De nouvelles échéances dans le syndicalisme de lutte étudiant », sur L'Humanité,
  3. « Pour un syndicalisme étudiant de luttes, « Solidaires Étudiant-e-s – Syndicats de Luttes » est né ! », sur L'Humanité,
  4. Adhésion de l'AMEB à Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes ! – Site de l'AMEB
  5. « Projet de loi ESR : "une loi inacceptable" pour les syndicats », sur VousNousIls,
  6. Lille 3 : Compte-rendu de l'Assemblée Générale sur la loi Fioraso (05/03/2013) – Site de SUD Étudiant Lille
  7. « La presse a (entre)vu la mobilisation du 22 mai contre la loi Pécresse-Fioraso », sur Sauvons l'Université,
  8. 24 octobre : une première journée nationale de mobilisation contre la casse de l’enseignement supérieur, qui en appelle d’autres ! – Communiqué fédéral
  9. Tout ce qu'il faut savoir sur la loi Fioraso – Analyse fédérale sur le site de l'AMEB
  10. Refusons la logique austéritaire de l’université Montpellier 3 ! – Site de Solidaires Étudiant-e-s Montpellier
  11. Pour Clément – Site de Solidaires Étudiant-e-s Sciences Po
  12. « Agressé par des skins, un militant d'extrême-gauche en état de mort cérébrale », sur Rue89,
  13. Journal officiel de la République française : associations, année 2014, no 15, annonce no 1719, p. 1810 : déclaration à la préfecture des Hauts-de-Seine de l’association « Solidaires étudiant-e-s » [lire en ligne]
  14. Retraites : Toutes et tous dans la rue le 10 septembre ! – Site de l'AMEB
  15. Tract : toutes et tous dans la rue le 10 septembre ! – Site de l'AMEB
  16. « Mobilisation franc-comtoise contre la réforme des retraites », sur France 3 Franche-Comté,
  17. « Manifestation pour s’opposer l’Accord National Interprofessionnel »
  18. « Coordination nationale des IRTS », sur Étudiant-e-s en luttes,
  19. Pour toutes les Leonarda et tous les Khatchik... Vers une grande mobilisation en novembre contre les expulsions – Site de SUD Éducation
  20. « Expulsion de Leonarda : les étudiants et lycéens dans la rue le 7 novembre », sur www.macommune.info,
  21. UNI, la blatte universitaire ! – Site de SUD Étudiant Lille
  22. Les conseils universitaires gangrénés par la vermine fasciste – Site de SUD Étudiant Lille
  23. « Le président du Mouvement des étudiants agressé à Tolbiac », sur Le Monde,
  24. « L'UNEF et la FAGE assoient leur domination sur les campus », sur Le Monde,
  25. « Bipolarisation FAGE-UNEF », sur Histoires d'universités,
  26. Matthieu Aron, « Enquête sur la menace "décoloniale" à l'université », L'Obs,‎
  27. Causeur.fr et Kevin Erkeletyan, « Islamophobie: ils veulent (encore) faire taire Charb! », sur Causeur, (consulté le 16 avril 2019)
  28. « Censure à l’université Paris-Diderot : la deuxième mort de Charb », sur Marianne, (consulté le 16 avril 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]