Terrorisme en France

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Le terrorisme en France désigne l'ensemble des activités terroristes sur le territoire national français ou contre des citoyens français. Il présente des spécificités liées à l'histoire et la situation politique française, et a conduit à la création d'une législation particulière et à un ensemble de moyens de lutte antiterroriste.

Sommaire

Généralités[modifier | modifier le code]

La définition française du terrorisme est plus large que les définitions internationalement admises.

Selon le rapport Europol 2010 sur le risque terroriste dans l’Union Européenne, sur 611 interpellations de terroristes effectuées, 219 (soit 35 %) sont dues à la France[1].

Contrairement à une idée répandue, la majorité de ces 219 arrestations ne concernent pas des islamistes (94 arrestations dont 14 cas ont fini devant les tribunaux français) mais des séparatistes (en premier l'ETA)[2], mais bien souvent, les terroristes islamistes sont tués ou se suicident et ne sont donc pas arrêtés.

Depuis les années 1990, le plus grand nombre de victimes d'actes terroristes est lié au terrorisme islamiste avec 232 morts français entre 2001 et 2015 en France et à l'étranger. Dans la nuit du vendredi , une suite de plusieurs attentats entraînent la mort de 130 personnes à Paris et à Saint-Denis, ce qui en fait l’attentat le plus meurtrier en France depuis 1945. L'attentat de Nice du 14 juillet 2016 est quant à lui le plus meurtrier commis par un seul individu, avec 84 morts.

Historique du terrorisme en France[modifier | modifier le code]

Du XIXe siècle à 1945[modifier | modifier le code]

Sous le Consulat, le (3 nivôse an IX) survient l'attentat de la rue Saint-Nicaise, conjuration royaliste pour assassiner Napoléon Bonaparte, alors Premier Consul. 22 personnes périrent mais Bonaparte en réchappa.

Au XIXe siècle, les actes terroristes sont majoritairement dus à des motivations politiques et touchent généralement des personnalités. Voici quelques exemples :

Date Lieu Cible Méthode Victimes Revendication Motivation Commentaire
Paris Napoléon Bonaparte Bombe 22 morts Militants chouans Royalisme
Paris Louis-Philippe Bombe 19 morts, 42 blessés Giuseppe Fieschi Républicanisme L'auteur est sans motivation politique mais agit pour le compte de la Société des amis du peuple
Paris Napoléon III Bombe 12 morts, 144 blessés Felice Orsini Patriotisme italien
Paris Chambre des députés Bombe 50 blessés Auguste Vaillant Anarchisme pour venger Ravachol
Lyon Sadi Carnot Assassinat 1 mort (Sadi Carnot) Jeronimo Caserio Anarchisme entraîne le vote des Lois scélérates

Les actes de résistance des Français sur le sol français contre l'occupation militaire du IIIe Reich étaient considérés comme des actes terroristes par l'administration et la propagande des forces d'occupations[réf. souhaitée].

Depuis 1945[modifier | modifier le code]

Terrorisme d'extrême droite[modifier | modifier le code]

Entre la fin des années 1950 et le début des années 1980, la France fut secouée par des attentats imputables à l'extrême droite. L'OAS est responsable de l’attentat du 18 juin 1961, une bombe posée sous le train Strasbourg-Paris à hauteur de Vitry-le-François le fait dérailler (28 morts).

D'abord motivé par les événements algériens (OAS, Commando Delta), ce terrorisme produit après la fin de la guerre d'Algérie des attentats anti-immigrés et antigauchistes principalement. Ainsi, peu après les ratonnades de 1973, ces vagues d'attentats furent marqués par l'attentat revendiqué par le Groupe Charles-Martel contre le consulat algérien à Marseille qui fit 4 morts et une vingtaine de blessés. Ce groupe revendiqua d'autres attentats anti-algériens, dont un contre un commissariat à Aubervilliers en avril 1980 et un autre contre un lieu de culte musulman à Romans en mai 1982[3].

Un terrorisme plus militant, dirigé contre les États-Unis et l'URSS, était, dans les années 1970, le fait de groupes solidaristes tel les Groupes Action Jeunesse.

Les pratiques terroristes de l'extrême droite en France, actuellement inexistantes, semblent aujourd'hui s'inspirer du modèle Combat 18, un groupe néo-nazi anglais, c'est-à-dire poursuivant une lutte leaderless (sans leader), de manière individuelle.

Terrorisme d'extrême gauche[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Années de plomb (Europe).

Dans les années 1970 et 1980, la France, l'Europe (en particulier l'Italie et la Belgique) et l'OTAN sont exposés à des attentats de groupes d'extrême gauche, appartenant au mouvement autonome et de structures clandestines issus du maoïsme entre autres. La France subit les attentats d'Action directe de 1979 à 1987, marqués par les assassinats de l'ingénieur-général René Audran en 1985 et du PDG de Renault Georges Besse en 1986. Cependant, ce dernier attentat a pu être attribué à l'Iran, dans le cadre du contentieux nucléaire Eurodif.

En 2008 un groupe suspecté d'avoir saboté plusieurs lignes de TGV dans toute la France, occasionnant une paralysie du trafic, est interpellé (dont Julien Coupat). La qualification de « terrorisme » fait l'objet de polémiques dans cette affaire, tandis qu'à part Coupat, tous les prévenus sont progressivement libérés après plusieurs mois de détention. Coupat a été libéré fin mai 2009, mais reste mis en examen, et sera jugé devant un tribunal antiterroriste.

Terrorisme islamiste[modifier | modifier le code]

La France a subit deux vagues d'attentats terroristes islamiques entre 1995 et 2016.

Chronologie des actes terroristes en France[modifier | modifier le code]

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Attentats ou tentatives d'attentats en France au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Années 1800[modifier | modifier le code]

Attentats ou tentatives d'attentats en France au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Années 1830[modifier | modifier le code]

Années 1850[modifier | modifier le code]

Années 1890[modifier | modifier le code]

Attentats ou tentatives d'attentats en France au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Années 1930[modifier | modifier le code]

Années 1940[modifier | modifier le code]

  •  : l'express Paris Tourcoing déraille près d'Arras à cause d'un sabotage perpétré par des éléments proches du PCF et de la CGT. 16 morts, environ 30 blessés[4].

Années 1950[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Année 2000[modifier | modifier le code]

Attentats ou tentatives d'attentats en France au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Année 2001[modifier | modifier le code]

Année 2002[modifier | modifier le code]

Année 2003[modifier | modifier le code]

  •  : double attentat contre la direction régionale des Douanes et de la Trésorerie générale à Nice, 16 blessés légers. Revendiqué par le FLNC UC.

Années 2004-2005[modifier | modifier le code]

Année 2006[modifier | modifier le code]

  • 2006 : En Corse, 235 attentats sont recensés au cours de l'année[26].

Années 2007-2008[modifier | modifier le code]

Année 2009[modifier | modifier le code]

Année 2011[modifier | modifier le code]

Année 2012[modifier | modifier le code]

Date Responsables Location et description
Drapeau de Midi-Pyrénées , et 21 mars Drapeau d'Al-Qaïda dans la péninsule Arabique Al-Qaïda dans la péninsule Arabique et Mohammed Merah Les tueries de Toulouse et Montauban : Le terroriste islamiste franco-algérien Mohammed Merah tue 7 personnes, trois militaires et quatre civils (dont trois enfants d'une école juive), et en blesse 6 autres à Toulouse et à Montauban. Appartenant à la nébuleuse Al-Qaida, il est abattu par le RAID le .
Flag of Corsica.svg Année 2012 78 attentats sont recensés au cours de l'année[34].

Année 2013[modifier | modifier le code]

Date Description
Flag of Corsica.svg Année 2013 21 attentats sont recensés au cours de l'année[34].
Drapeau de Paris 25 mai Un individu attaque à l'arme blanche un soldat en faction à La Défense. Le soldat est blessé dans la tentative d'égorgement[35] mais a pu sortir de l'hôpital quelques jours après son agression. L'individu interpellé a été mis en examen et placé en détention provisoire pour "association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste".

Année 2014[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de la Belgique Drapeau de Provence-Alpes-Côte d'Azur  : Tuerie du Musée juif de Belgique. Un homme armé pénètre dans le musée juif de Belgique, à Bruxelles et abat quatre personnes. Le , le terroriste islamiste franco-algérien Mehdi Nemmouche est arrêté à Marseille en possession d'armes de guerre. Il est le principal suspect de l'attaque.
  • Drapeau du Centre-Val de Loire  : Un individu armé d'un couteau, pénètre dans le commissariat de Joué-lès-Tours, faisant 3 blessés dont 2 graves. Il est abattu sur les lieux par la police. Selon la famille il ne s'agirait pas d'un attentat mais d'un malentendu (s'il a pénétré librement dans le commissariat, un policier présent et l'auteur présumé se connaissant) ou d'une bavure policière (s'il a été conduit de force au commissariat, un policier présent ayant été sanctionné dans un affaire précédente). L'auteur de l'agression est un converti à l'islam, radicalisé récemment. Il a crié « Allah Akbar » durant son agression.
  • Drapeau de la Bourgogne  : Un individu au volant d'une voiture bélier, fonce dans la foule à plusieurs endroits dans la ville de Dijon, faisant 13 blessés dont 2 graves. Il est interpellé dans le même temps par la police. D'après des témoins, il a crié « Allah Akbar » au moment des faits et avoir agi « pour les enfants de Palestine ». Présumé innocent, ses faits pourraient être qualifiés d'actes irresponsables, liés à une maladie mentale. (Cet acte est considéré comme terroriste lors d'une émission spéciale de "C à vous" quelques jours après les attentats du 13 novembre par une juge antiterroriste).
  • Drapeau des Pays de la Loire  : Un individu nommé Sébastien Sarron au volant d'un fourgon blanc, fonce dans la foule au marché de Noël de Nantes, faisant 1 mort et une dizaine de blessés dont 3 graves. Après s'être mis plusieurs coups de couteau afin de mettre fin à ses jours, l'individu est interpellé par la police. L'homme, ivre au moment des faits, avait mentionné dans des écrits antérieurs des problèmes familiaux, sa haine de la société, et une crainte des services secrets. Il se donne la mort en prison le 13 avril 2016[36]. Alors que des témoins avaient initialement indiqué avoir entendu au moment de la scène l'homme crier « Allah Akbar », il s'agirait en fait d'un piéton qui aurait tenu ces propos face à la gravité de la situation[37]. Bien que la dénomination d'acte « terroriste » ait été retenue par certains spécialistes, il est difficile de conclure sur la qualification de l'acte, compte tenu de son caractère solitaire, non-organisé, et non-revendiqué par une organisation terroriste.

Année 2015[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de Paris  : attentat contre Charlie Hebdo. Deux hommes cagoulés armés, les frères Kouachi, pénètrent dans les locaux de la rédaction du magazine Charlie Hebdo à Paris, tuant 12 personnes (11 au sein de la rédaction et un policier abattu en pleine rue) et faisant 11 blessés.
  • Drapeau de la France  : l'islamiste radical Amedy Coulibaly mitraille en pleine rue une policière municipale et un agent municipal à Montrouge, faisant 1 mort et 1 blessé grave.
  • Drapeau de Paris  : Amedy Coulibaly réalise la prise d'otages du magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes (Paris) faisant 4 morts et 4 blessés. Parallèlement, les frères Chérif et Saïd Kouachi, auteurs de l'attentat à Charlie Hebdo, réalisent une prise d'otage dans une imprimerie de Dammartin-en-Goële. Ils sont abattus par les forces de l'ordre lors de cet assaut.
  • Drapeau de Provence-Alpes-Côte d'Azur  : Moussa Coulibaly agresse à l'arme blanche 3 militaires en mission dans le cadre du plan Vigipirate devant un centre communautaire juif à Nice. Quelques instants après l'agression, il est intercepté par les forces de l'ordre. Durant sa garde à vue, il évoque sa haine des juifs et des militaires et dénonce les persécutions dont les musulmans seraient victimes selon lui[38].
  • Drapeau de la France Entre le et le  : cyberattaque de TV5 Monde qui entraîne l'arrêt de la diffusion des programmes de la chaîne de télévision francophone TV5 Monde. Cette attaque, sans précédent dans l'histoire de la télévision, est revendiquée par le groupe « Cybercaliphate », se réclamant de l'organisation État islamique.
  • Drapeau de la France  : Sid Ahmed Ghlam, algérien islamiste radical de 24 ans, préparait à l'heure de la messe un attentat contre les deux principales églises de Villejuif : Saint-Cyr-Sainte-Julitte au centre ville et Sainte-Thérèse au nord. Selon le curé de Saint-Cyr-Sainte-Julitte, il y avait 300 personnes et la cérémonie n'était pas protégée par la police. À 8 h 50, il appelle le SAMU, car il est blessé gravement à la hanche et à la rotule par deux balles. Selon les enquêteurs il se serait lui-même blessé au cours de la tentative de vol du véhicule de Aurélie Châtelain, celle-ci est tuée et il aurait ensuite brûlé la voiture, qui contenait le corps de la jeune femme, avant de regagner le XIIIe arrondissement. La police arrête alors Ghlam et évite ainsi le massacre.
  • Drapeau de Rhône-Alpes  : attentat de Saint-Quentin-Fallavier. Au moins un homme, à l'aide d'une voiture bélier, fait exploser des bonbonnes de gaz dans une usine industrielle classée Seveso. Un corps décapité avec des inscriptions en arabe et la profession de foi musulmane est retrouvé à proximité du site. Le suspect est algéro-marocain et en lien avec la mouvance salafiste. L'auteur des faits nie la dimension terroriste.
  • Drapeau de la France  : trois individus ont été interpellés pour un projet d'attentat contre une installation militaire. Un mineur de 17 ans, un jeune majeur de 19 ans et un ancien matelot réformé de la marine française de 23 ans. Interpellés dans les départements des Bouches-du-Rhône, du Rhône et des Yvelines, ils auraient reconnu leurs intentions durant leur garde à vue[39].
  • Drapeau du Nord-Pas-de-Calais  : attentat du train Thalys. Un homme armé d'un fusil d'assaut AKM, le Marocain Ayoub El Khazzani, est désarmé in extremis dans le Thalys no 9364 reliant Amsterdam à Paris. Il blesse trois passagers avant d'être maîtrisé. L'auteur des faits nie la dimension terroriste.
  • Drapeau de Provence-Alpes-Côte d'Azur  : un jeune Toulonnais de 25 ans, Hakim Marnissi, est arrêté alors qu'il préparait un attentat contres des militaires de la base navale de Toulon. Il était en contact avec un djihadiste français en Syrie et aurait reçu deux colis contenants un couteau et deux cagoules[40].
  •  : attentats du 13 novembre 2015 en France revendiqués par l'État islamique, faisant 130 morts et 414 blessés.
  • Drapeau de la France Drapeau de Paris  : À la suite des attentats du 13 novembre 2015 en France, une opération antiterroriste d'envergure est menée à Saint-Denis. Au cours de cet assaut, les forces de la BRI et du RAID sont appelées pour déloger des terroristes retranchés dans un appartement. 5000 munitions sont tirées du côté des forces de l'ordre. Cet assaut aura blessé 5 policiers et tué une chienne prénommée Diesel appartenant au RAID. Du côté des terroristes, il y a 3 morts dont Abdelhamid Abaaoud et 8 personnes sont placées en garde à vue. D'après le procureur de la république, ces terroristes constituaient une nouvelle équipe et auraient pu passer à l'acte.
  • Drapeau du Centre-Val de Loire  : Un projet d'attentat a été déjoué à Orléans. Deux personnes ont été interpellées la semaine dernière et leur audition a confirmé qu'ils visaient des casernes militaires, des gendarmeries et des commissariats. Ces deux hommes âgés de 24 et 25 ans étaient en contact avec une ou plusieurs personne(s) basée(s) en Syrie. Ils avaient réuni les fonds et cherchaient activement à se procurer des armes pour passer le plus vite possible à l'acte. Ils ont été mis en examen et placés en détention provisoire pour "association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste". Depuis 2 ans, 10 attentats terroristes ont été déjoués par les services de sécurité français.
  • Drapeau du Languedoc-Roussillon  : À Montpellier, un couple a été arrêté. Les services de renseignement français ont confirmé qu'une femme radicalisée préparerait un attentat suicide. Elle avait un faux ventre chez elle entouré d'aluminium, certainement pour placer des explosifs à l'intérieur et avait récemment fait des recherches sur les femmes kamikazes.

Année 2016[modifier | modifier le code]

  •  : attaque à la voiture-bélier contre des militaires en faction devant la grande mosquée de Valence (Drôme). Un soldat est blessé et un fidèle du lieu de culte est blessé par une balle perdue tirée par un des militaires. Le conducteur, un homme de 32 ans, est grièvement blessé par les tirs de riposte. Il explique son geste par la volonté de tuer des militaires. Des images de propagande djihadiste sont retrouvées sur son ordinateur[41].
  •  : un homme, porteur d'une arme blanche, est abattu par des fonctionnaires de police devant le commissariat du quartier de la Goutte-d'Or dans le 18e arrondissement de Paris après avoir tenté d'y pénétrer. L'homme a crié « Allahu akbar » et portait un faux gilet d'explosifs selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur[42].
  •  : un jeune adolescent de nationalité turque et d'origine kurde âgé de 15 ans agresse à coups de machette un professeur de confession juive devant une école à Marseille. Interpellé par la brigade anti-criminalité, il reconnaît l'acte antisémite et dit avoir agi au nom d'Allah tout en se revendiquant de Daesh. D'après le procureur de Marseille, le jeune se serait radicalisé seul grâce à la propagande de Daesh en libre circulation sur Internet. Sur lui se trouve une autre arme blanche. D'après le suspect, cette arme aurait dû être utilisée pour agresser des policiers[43].
  •  : six hommes sont arrêtés à Lyon, ils devaient se rendre en Syrie et prévoyaient d'attaquer des clubs échangistes en France[44].
  •  : un individu radicalisé d'une trentaine d'années a embarqué à l'aéroport de Nantes en direction de Fès. Il a été arrêté au Maroc par les autorités marocaines. Il était en possession de plusieurs armes blanches et une bonbonne de gaz[45].
  •  : un Franco-algérien a délibérément lancé sa voiture contre la façade d'un commissariat de police à Firminy. D'après Noëlle Deraime, directrice départementale de la sécurité publique, il ne s'agit pas d'un accident[46].
  •  : quatre adolescentes ont été interpellées alors qu'elles dialoguaient sur les réseaux sociaux pour monter un projet d'attaques contre une salle de concert parisienne. Deux d'entre elles ont, par la suite, été déférées devant la justice pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». L'enquête a montré que les deux adolescentes avaient pour idées d'acheter des armes à Molenbeek et attaquer une salle de concert parisienne pour réitérer les attaques du 13 novembre[47].
  •  : quatre personnes (3 hommes et 1 femme) ont été interpellées par la DGSI dans le XVIIIe arrondissement de Paris ainsi qu'en Seine-Saint-Denis. Elles sont suspectées de s'être préparées à commettre des attentats dans la capitale. Les quatre suspects ont été placés en garde à vue dans les locaux de la DGSI. L'un des suspects est un citoyen français de 28 ans, fiché S et assigné à résidence depuis les attentats du 13 novembre[48].
  •  : arrestation de Salah Abdeslam, principal suspect en fuite des attentats de Paris, à Molenbeek-Saint-Jean en Belgique[49].
  •  : un homme est arrêté à Argenteuil, il préparait un attentat à un stade avancé sur le sol français. Un deuxième homme en relation avec la préparation de l'attentat d'Argenteuil sous nom de Abderahmane Ameuroud a été arrêté le lendemain à Bruxelles en Belgique[50]. Un autre homme, Anis B. est arrêté à Rotterdam, son numéro de téléphone avait été retrouvé dans l'appartement d'Argenteuil[51].
  •  : arrestation de Mohamed Abrini, recherché depuis les attentats du 13 novembre, à Anderlecht. Il révèle que le commando des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles devait à nouveau frapper la France[52].
  •  : un militaire de l'opération Sentinelle est agressé au cutter par un individu tenant des propos en arabe à Strasbourg. L'agresseur prend la fuite et est interpellé le 4 mai 2016.
  • 21 mai : arrestation d'un jeune français de l'extrême droite en Ukraine possédant 3 lance-roquettes, 6 Kalachnikovs, un gros stock de munitions, plus de 100 kg de TNT, des détonateurs et des cagoules voulant perpétrer 15 attentats pendant l'Euro 2016 de football en France avec l’intention de s'attaquer à des lieux de culte musulmans et juifs ainsi qu’à des bâtiments publics en France selon les services secrets ukrainiens. En revanche la justice française estime qu'il s'agirait plutôt d'un trafiquant d'armes, les enquêteurs n'ayant pas encore la preuve qu'il comptait effectivement perpétrer des attentats (l'enregistrement des services secrets ukrainiens n'étant pas considéré comme probant)[53].
  •  : un attentat meurtrier à Magnanville, dans les Yvelines, est perpétré par un homme nommé Larossi Abballa. Ce dernier tue un commandant de police et sa compagne fonctionnaire de police , à l'arme blanche à leur domicile. Le RAID est intervenu et a abattu le terroriste présumé, tandis que le fils du couple est retrouvé vivant dans la maison. Le soir, le parquet antiterroriste de Paris se saisit de l'enquête et dans la nuit, Daech revendique l'action par la voie de son agence[54]. Le bilan est de 3 morts, dont le terroriste présumé. Le meurtrier, déjà condamné pour divers délits, et pour « association de malfaiteurs avec une entreprise terroriste » dans le cadre d'une filière djihadiste au Pakistan, avait suivi et surveillé ses victimes au préalable[55].
  •  : à Rennes, une lycéenne âgée de 19 ans est agressée à coups de couteau par un déséquilibré de 32 ans connu des services de police qui voulait procéder à un « sacrifice » au cours du ramadan, selon ses propres termes, d'où son hospitalisation sous contrainte dans un service psychiatrique. L'homme était notamment traité pour schizophrénie[56]. On ne sait à ce jour si l'homme, interpellé, a commis cet acte avec une intention terroriste, ou si celui-ci relève d'un accès de folie.
  •  : un jeune homme de 22 ans est arrêté par la DGSI à la gare de Carcassonne en possession d'un couteau et d'une machette projetant un attentat en s'attaquant à des touristes américains et anglais ainsi qu'aux forces de l'ordres et « mourir en martyr ».
  •  : à Béziers, un détenu converti à l'islam et radicalisé voulait commettre un attentat contre un club naturiste au Cap d‘Agde car il n'aimait pas les « culs-nus ». L'individu s'est fait allonger sa peine de 6 mois supplémentaires[57].
  •  : attentat du 14 juillet à Nice : Un poids lourd fonce délibérément sur la promenade des Anglais à Nice sur une distance de deux kilomètres sur une foule de personnes à l'issue du feu d'artifice donné pour la fête nationale française. Le conducteur du camion, nommé Mohamed Lahouaiej Bouhlel, est abattu par les policiers. L'État islamique revendique l'attaque le 16 juillet 2016. Le bilan est de 84 morts dont une dizaine d'enfants et 202 blessés, dont 52 en urgence absolue.
  •  : un homme en djellaba a été interpellé après avoir crié « Allahu akbar » et « Je vais tous vous tuer ! » sur une plage de la Manche en Normandie.
  •  : un homme de 22 ans fiché S pour terrorisme a été interpellé à Paris. Cet homme, chauffeur de VTC, a été placé en garde à vue. Lors de la perquisition de son appartement, quatre bâtons de dynamite et des détonateurs ont été retrouvés. Par ailleurs, des photos du drapeau de l'État islamique ont été découvertes[58].
  • 25 juillet : un détenu de la prison de Val-de-Reuil en Normandie a crié "vive Daesh" et a agressé deux surveillants en proférant des menaces : "Je ferai pire que celui qui a commis les attentats à Nice le 14 juillet".
  • 26 juillet : attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, 2 individus armés de couteaux prennent en otage 5 personnes dont un prêtre, 2 religieuses et 2 paroissiens dans une église. Les preneurs d’otage égorgent le prêtre et tentent de tuer un paroissien qui sera grièvement blessé. Les 2 terroristes sont abattus par la BRI.[59] L'État islamique revendique l'attaque. Le bilan est de 3 morts dont les 2 terroristes et 1 blessé en urgence absolue.

Conflits régionaux ou externes ayant impliqué la France[modifier | modifier le code]

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Activité terroriste de l'État français[modifier | modifier le code]

L'une des principales actions terroristes perpétrée par les autorités françaises sur un territoire étranger est celui de l'Affaire du Rainbow Warrior, en Nouvelle-Zélande en 1985. À la différence d'un acte terroriste classique, l'attentat a été organisé dans le but de ne pas faire de victime, les autorités françaises n'ont pas revendiqué cet attentat, ont sanctionné les responsables, et ont été conduites à s'excuser et à dédommager la Nouvelle-Zélande.

Le point de vue néo-zélandais est le suivant :

« Outre les infractions spécifiques créées par les instruments internationaux contre le terrorisme, la législation néo-zélandaise n'établit pas d'infraction générique dénommée « acte terroriste ». Toutefois, plusieurs actes terroristes sont considérés comme des infractions au titre de l'actuel Code pénal. C'est ainsi qu'en application de la loi sur la criminalité, ont été poursuivis deux agents responsables de l'attentat à l'explosif contre le Rainbow Warrior, la seule attaque terroriste perpétrée en Nouvelle-Zélande à ce jour.
Le Gouvernement néo-zélandais est d'avis que l'« activité terroriste » devrait être considérée comme un facteur aggravant dans la détermination de la peine au titre de la loi sur la réforme des peines et de la liberté conditionnelle dont le Parlement est actuellement saisi. L'« activité terroriste » figurera également parmi les facteurs justifiant une peine d'emprisonnement d'au moins 17 ans en cas de meurtre. Le Gouvernement est également d'avis que la deuxième loi sur le terrorisme devrait reconnaître la compétence extra-territoriale pour toute infraction commise par des citoyens néo-zélandais dans la perpétration d'un acte terroriste, tel qu'il est défini dans la loi sur la répression du terrorisme.
Comme il a été déjà indiqué, les seules condamnations obtenues en Nouvelle-Zélande pour des activités terroristes avaient trait à l'attentat à l'explosif perpétré contre le Rainbow Warrior par des agents français dans le port d'Auckland le 10 juillet 1985. Deux des agents, le commandant Alain Mafart et le capitaine Dominique Prieur, ont été reconnus coupables d'homicide involontaire sur la personne d'un membre d'équipage mort lorsque le bateau a sombré et ont été condamnés à 10 ans d'emprisonnement. À la suite d'un arbitrage, les agents ont été expulsés vers l'atoll de Hao en Polynésie française, en application d'un accord conclu entre la France et la Nouvelle-Zélande. Ils ont été relâchés et sont retournés en France 18 mois plus tard. Une autre procédure d'arbitrage est arrivée à la conclusion qu'ils ont été libérés en violation de l'Accord. L'affaire a été réglée lorsque des excuses ont été présentées et un dédommagement versé à la Nouvelle-Zélande. »

— Extrait du Rapport soumis au Comité contre le terrorisme en application du paragraphe 6 de la résolution 1373 (2001) du Conseil de sécurité, en date du 28 septembre 2001.

« C’était aussi la plus grave violation de la souveraineté territoriale qu’ait jamais subi la Nouvelle-Zélande. C’était un acte de terrorisme soutenu par un État, un acte de guerre. »

— L'ancien ministre néo-zélandais Geoffrey Palmer

Conflits israélo-palestinien et libanais[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970-1980, la France est la cible d'actions terroriste en provenance du Moyen-Orient, Liban et Palestine principalement, par les groupes d'Abou Nidal, de Carlos, ou liés au Hezbollah.

Guerre civile en Algérie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre civile algérienne.

Après l'annulation des élections de 1991, remportées par le Front_islamique_du_salut (FIS), par les militaires, l'Algérie s'est enlisée dans une guerre civile marquée par une violence extrême et de nombreux attentats. Du fait des relations proches entre la France et l'Algérie, ce conflit s'est exporté sur le territoire français, officiellement via les Groupe islamique armé (GIA). Les principaux actes terroristes officiellement attribués à ces groupes sur le territoire français sont le détournement du vol AF 8969 en 1994, la vague d'attentats commis en France en 1995, dont celui du RER B à la station Saint-Michel, ainsi que celui du RER B à la station Port-Royal en 1996.

Guerre d'indépendance d'Algérie[modifier | modifier le code]

La Guerre_d'Algérie vit, outre des combats et des attentats en Algérie, des affrontements et des actes terroristes en métropole, dont une guerre civile entre mouvements nationalistes algériens.

Le vit le début d'une vague d'attentats dans l'ensemble du territoire contre des postes de police, des casernes, des dépôts de carburants et autres intérêts économiques[60].

Les affrontements entre le Front de libération nationale et le Mouvement national algérien causèrent en France, selon les chiffres officiels entre le 1er janvier 1956 et le 23 janvier 1962, 10 223 victimes dont 3 957 tués[61],[62].

Indépendantisme aux Caraïbes[modifier | modifier le code]

Entre 1981 et 1987, la Guyane, la Martinique et la Guadeloupe ont subi les attentats de l'Alliance_Révolutionnaire_caraïbe, du Groupe_du_22_mai_1848, de Yich Telga et du Groupe de Libération armée. On dénombre entre 200 et 250 d'attentats, voire plus, causant plusieurs morts et des dégâts matériels[63].

Indépendantisme néo-calédonien[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, la Nouvelle-Calédonie était dans une situation quasi-insurrectionnelle avec des affrontements meurtriers entre groupes Canaques et caldoches. L'événement le plus retentissant fut la prise d'otages d'Ouvéa en 1988.

Le conflit basque: ETA, GAL et BVE[modifier | modifier le code]

Les indépendantistes basques de l'ETA livrent une lutte pour l'indépendance du Pays_basque. S'ils se livrent essentiellement à des attentats en Espagne, le quart sud-ouest de la France est largement utilisé comme base arrière par l'organisation terroriste. Quelques attentats de l'ETA ont été signalés en France, comme le meurtre de deux gardes civils espagnols à Capbreton en 2007.

L'assassinat de Pierre Goldman en 1979, revendiqué par Honneur_de_la_Police, groupe inconnu, a sans doute été organisé par une organisation précédant les Groupes antiterroristes de libération (GAL), dirigés par Madrid, comme le Batallón Vasco Español.

Le Pays basque français a été plus généralement marqué dans les années 1980 par les attentats du mouvement Iparretarrak. Entre 2006 et 2009 quelques attentats de Irrintzi secouaient sporadiquement ce territoire. Cependant l'ETA a annoncé l'arrêt de ses activités en 2011.

Nationalisme breton[modifier | modifier le code]

Article connexe : Nationalisme breton.

Des années 1970 au début des années 2000, la Bretagne a connu une série d'attentats de l'ARB, limités à des dégâts matériels, mais néanmoins assimilés à du terrorisme par les pouvoirs publics français.

Régionalisme corse[modifier | modifier le code]

Le terrorisme lié au mouvement Nationaliste_corse est un phénomène récurrent pour l'État français depuis les années 1970. Chaque année plus d'une centaine d'attentats sont recensés sur l'île, même si tous ne sont pas à but politique. Le mouvement clandestin le plus structuré est le Front_de_libération_nationale_de_la_Corse, scindé aujourd'hui en plusieurs branches, dont une liste des actions terroristes est présentée dans l'article Liste des actions terroristes attribuées ou revendiquées par le FLNC. Si la plupart des attentats, perpétrés en pleine nuit, ont pour but des cibles matérielles, plusieurs actions mortelles ont été commises. Le sommet de ces attentats fut en 1998 l'assassinat de Claude Érignac.

Terrorisme antisémite[modifier | modifier le code]

  • Le 3 octobre 1980, un attentat à la bombe fait 4 morts et 46 blessés dans l'Attentat de la rue Copernic à Paris.
  • Le 9 août 1982, éclate la Fusillade de la rue des Rosiers à Paris. Elle fait 6 morts et 22 blessés.
  • Le 7 septembre 1995, une voiture piégée explose, à quinze mètres de l'une des entrées de l'école juive Nah'alat Moché, à Villeurbanne commis par le terroriste islamiste Khaled Kelkal.
  • Lors des tueries de 2012 à Toulouse, le terroriste islamiste Mohammed Merah tue trois enfants et un enseignant (dont une petite fille qu'il poursuit jusque dans l'établissement pour l'exécuter d'une balle dans la tête).
  • Lors des tueries de janvier 2015, le terroriste islamiste Amedy Coulibaly prend en otage 15 personnes dans une épiceries Casher au Porte de Vincennes et en tue quatre. Il fut également tué lors de l'assaut du raid.

Terrorisme arménien[modifier | modifier le code]

Le 4 mars 1981 : assassinat par l'ASALA de deux diplomates turcs à Paris : Reşat Morali, attaché aux Affaires du Travail, et Tecelli Ari, conseiller aux Affaires Religieuses.

Le 15 juillet 1983, une bombe explose à l'aéroport d'Orly, placée par l'ASALA, une organisation arménienne, laïque, qui fait huit morts. De 1975 à 1984, l'ASALA a été responsable de 57 « incidents terroristes » en France, dont 45 ont eu lieu après 1980 (dont la prise du consulat turc à Paris en 1981)[10].

Terrorisme islamiste[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Terrorisme islamiste.

Depuis les Attentats du 11 septembre 2001, la France doit faire face, comme d'autres pays, à une menace plus diffuse et qui n'émane plus d'États bien identifiés. Il s'agit d'actions terroristes en relation avec la présence militaire occidentale au Moyen-Orient par des groupes dont le plus connu est Al-Qaïda[réf. nécessaire].

Les Attentats de 1995 font partie d’une série d’attaques du GIA, qui débute avec l’assassinat de cinq Français à Alger en août 1994 puis la Prise d'otages du vol 8969 Air France, en décembre 1994.

Le Gang de Roubaix, constitué d'anciens combattants bosniaques, tente après une série de braquages sanglants, un attentat à la voiture piégée qui échoue, en 1996. Ils sont arrêtés peu de temps après.

L’attentat du 8 mai 2002 à Karachi fut dans un premier temps attribué à Al-Qaida. Depuis 2009, les juges soupçonnent un lien avec des commissions versées dans le cadre d’un contrat d’armement[64].

Les tueries de mars 2012 à Toulouse et Montauban font un total de 8 morts dont l'agresseur.

Les attentats de janvier 2015 à Paris et dans sa région (au siège de Charlie Hebdo, à Montrouge, à Dammartin-en-Goële et à porte de Vincennes) font un total de 20 morts dont les trois terroristes.

En 2014, le 21 décembre, un homme fonce dans la foule à Dijon, faisant 13 blessés dont 2 graves. Il est interpellé dans le même temps par la police. D'après des témoins, il a crié « Allah Akbar » au moment des faits et avoir agi « pour les enfants de Palestine ». Une source proche de l'enquête déclare « L'homme, né en 1974, présente le profil d'un déséquilibré et serait suivi en hôpital psychiatrique [mais ses revendications] semblent encore floues» »[65].

Eric Denécé évalue à 102 morts le nombre de victimes françaises du terrorisme islamiste entre 2001 et le 5 mai 2015[66] (soit avant les attentats de Saint-Quentin Fallavier et les attentats à Paris, où 128 personnes ont été assassinées).

Le 13 novembre 2015, deux kamikazes font détoner leur ceinture d'explosifs au Stade de France, faisant une victime ; en même temps, diverses fusillades à la Kalachnikov visent des restaurants situés dans le 10e et 11e arrondissements de Paris, suivies d'une nouvelle fusillade puis d'une prise d'otages au Bataclan, qui se soldera après assaut des forces de l'ordre par la mort de 89 otages et des trois terroristes impliqués. Au total, le bilan s'élève à 130 morts et 415 blessés[67]. Les attentats seront revendiqués par Daesh[68].

Après la publication du « Rapport fait au nom de la commission d'enquête relative aux moyens mis en œuvre par l'État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 »[69], Samuel Laurent, du Monde, relève que des allégations d'actes de torture et de barbarie commis au Bataclan se répandent « Du Britannique Daily Mail à l’Américain Washington Times, en passant par Russia Today, plusieurs médias internationaux ont relayé depuis quelques jours ces rumeurs, reprises en France par Valeurs actuelles. ». Le journaliste - qui s'appuie sur les déclarations du préfet de police de Paris, Michel Cadot, et du patron de la police judiciaire parisienne, Christian Sainte, tous deux auditionnés - conclut : « Bref, rien, au delà de […] deux récits indirects, ne vient accréditer cette rumeur »[70].

Le Parisien souligne que François Molins, procureur de Paris, dément « fermement » les affirmations du policier de la BAC, qui avait fait état d'actes de barbarie au cours de son audition devant la commission d'enquête. Auditionné par la même commission, François Molins déclare « Les médecins légistes ont été formels : il n’y a pas eu d’actes de barbarie, pas d’utilisations, notamment, d’armes blanches »[71].

Boris Manenti, de l'Obs remarque que : « Malgré les démentis, la rumeur circule de sites en forums. », et conclu « Le mal est fait »[72]. D'autres médias "alternatifs", comme TVLiberté continuent d'affirmer que ces tortures ont pu se produire et s'interrogent sur le silence de l'État à ce sujet[73]. Marthe Ronteix, de 20minutes, s'interroge elle aussi sur la réalité des évènements : « Pourquoi ces rumeurs ne sont-elles pas crédibles ? », et explique « Parce que le policier qui évoque ces actes de torture s’appuie sur le témoignage de l’un de ses collègues […] Et il reconnaît ne pas en avoir été directement témoin. »[74].

Le 13 juin 2016, un "djihadiste" tue par arme blanche un commissaire de police devant son domicile et égorge sa compagne, elle aussi fonctionnaire de police. Durant la nuit, il poste des photos de ses victimes ainsi qu'une vidéo de revendication par le biais de Facebook Live[75]. L'assassin est abattu par le RAID.

Le 14 juillet, Mohamed Lahouiej Bouhlel fonce sur la Promenade des Anglais, à Nice, au volant d'un poids lourd de 19 tonnes et écrase de nombreux passants qui regardaient la fin du feu d'artifice lors de la célébration du 14 Juillet, Attentat du 14 juillet 2016 à Nice.

Les attentats les plus récents sont généralement revendiqués par l'Etat Islamique[76],[77],[78].

Attentats déjoués[modifier | modifier le code]

Plusieurs projets d'attentats sont déjoués en 2015, notamment contre des églises et des bases militaires[79] [80].

En 2016, de nombreux attentats sont également déjoués dans le pays[81].

En France, les régions parisienne, Rhône-Alpes et de Roubaix-Tourcoing sont considérées comme des "viviers du terrorisme islamique" selon Claude Moniquet, codirecteur de l'European strategic Intelligence and Security Center [82]. En France, environ 5000 personnes font l'objet d'une fiche "S" (Sureté de l'État) et la majorité des terroristes de la seconde vague d'attentats qui ont touché la France étaient fichés "S" eux aussi. [83]

Terrorisme libyen[modifier | modifier le code]

L’attentat contre le vol 772 UTA au-dessus du Niger en 1989 a fait 170 morts dont 54 Congolais, 54 Français, 7 Américains et 4 Britanniques. La Libye n’a pas admis sa responsabilité mais a accepté en 2004 de verser 170 millions de dollars aux familles des victimes[84] (attentat qui a eu lieu après le Vol_103_Pan_Am de 1988).

Soutiens aux victimes, répression et prévention[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

Il existe des associations de victimes du terrorisme. Leurs buts sont d'obtenir des poursuites judiciaires contre les auteurs d'attentats et leurs réseaux de soutien, ainsi que d'obtenir une indemnisation des victimes d'actes de terrorisme. On peut citer la création en 1986 par Françoise_Rudetzki de l'association SOS Attentats, aujourd'hui dissoute et l'Association française des victimes du terrorisme - AfVT[85], membre du Réseau européen des victimes du Terrorisme, qui a pris la relève.

Coopération internationale[modifier | modifier le code]

Les efforts de lutte contre le terrorisme ont amené les pays cibles à coordonner leurs actions, que ce soit de manière bilatérale ou multilatérale. Si de tels efforts remontent à la fin du XIXe siècle (Conférence internationale de Rome pour la défense sociale contre les anarchistes de 1898), ils ont été renforcés d'abord avec la création d'Interpol, puis avec une série de groupes informels à partir des années 1970 (TREVI, Club de Berne, etc.), qui ont précédé la création d'Europol et la coopération policière et judiciaire en matière pénale menée dans le cadre du Traité de Maastricht.

En Europe a été créé le SITCEN, ou Situation Center, en 2005, chargé d'analyser la menace commune contre l'Europe.

Législation[modifier | modifier le code]

Article principal : Législation sur le terrorisme.

Après la suppression de la cour de sûreté de l'État en 1981, le terrorisme est traité par les juridictions de droit commun. Puis, confrontée plusieurs fois à des vagues de terrorisme, la France a fait évoluer sa législation, à travers les lois de 1986, 1996 et 2006[86],[87].

Ces dernières années, la législation est renforcée régulièrement avec notamment la loi du 14 mars 2011 d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure « LOPPSI 2 », la Loi relative au renseignement de 2015[88] et la loi renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l'efficacité et les garanties de la procédure pénale en 2016.

Une des particularités du droit français en matière de terrorisme est le délit d’ « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Selon les magistrats, celle-ci permet de démanteler les réseaux avant qu’ils n’aient commis un attentat[89].

D’autres règles de la procédure pénale sont adaptées comme :

Ces dispositions sont parfois critiquées par des défenseurs des droits de l’homme[86],[89].

Magistrats spécialisés[modifier | modifier le code]

Depuis la loi du 9 septembre 1986, les dossiers sont centralisés par des magistrats parisiens. Les articles 706-17 et suivants du code de procédure pénale prévoient en effet que le procureur de la République, le juge d’instruction et les juridictions de jugement de la capitale disposent en matière de terrorisme d’une compétence concurrente de celle qui résulte des règles de droit commun. Il ne s’agit pas de déposséder les juridictions territorialement compétentes mais plutôt d’offrir une compétence supplémentaire spécialisée[89].

Un service central de lutte anti-terroriste est créé le 15 octobre 1986 au sein du parquet de Paris, plus communément appelé « quatorzième section », qui a été intégrée à la troisième division du parquet de Paris. Rebaptisé en 1999 « section A6 »[89], le service porte désormais le nom de « section C1 ». En mai 2015, neuf magistrats ont en charge 157 enquêtes, dont 94 concernant l’islamisme radical[90].

De même neuf juges d’instruction parisiens constituent le « pôle anti-terroriste » de ce tribunal, surnommé la « galerie Saint-Éloi », du nom du lieu de son implantation au sein du Palais de justice de Paris. En mai 2015, 218 informations judiciaires y sont ouvertes, dont 112 concernaient le contentieux de l’islam radical[90]. Le pôle est composé des juges suivants :

Ont auparavant occupé ces postes (liste non exhaustive):

Planification de vigilance[modifier | modifier le code]

Article détaillé : plan Vigipirate.

Le Plan vigipirate fut créé en 1981 et sa dernière version date de 2003. Il dispose d’un niveau (jaune, orange, rouge, écarlates) arrêté par le Premier ministre. Il est accompagné de plans spécifiques : Piratox, Biotox, Piratome, Piranet, Piratair-Intrusair, Pirate-mer et Pirate-ext[101].

Service de police spécialisés[modifier | modifier le code]

Siège de la DGSI, de l’UCLAT et de la SDAT à Levallois-Perret.

La police judiciaire est particulièrement compétente dans ces affaires, centralisées à la 6e division de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) (créée en 1986), qui devint par la suite la division nationale antiterroriste (DNAT) puis la sous-direction anti-terroriste (SDAT)[87].

La direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), créée en 2008, est à la fois un service de renseignement et de police judiciaire. Des unités militaires sont également impliquées comme la gendarmerie et la direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE). L’unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT), créée en 1984, est rattachée à la Direction générale de la police nationale et composé de représentants de ces services[87].

Références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]