Bernard Thibault

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Bernard Thibault
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Bernard Thibault à une manifestation à Paris,
le 19 novembre 2005.

Naissance (57 ans)
Paris, France
Profession

Bernard Thibault est un syndicaliste français, né le à Paris VIe d’une famille originaire du Morvan. De 1999 à 2013, il est le secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT). Après avoir quitté le secrétariat général, il a été élu le administrateur du Bureau international du Travail.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et entrée à la SNCF[modifier | modifier le code]

Il quitte l’école après la classe de troisième.

En 1974, à l'âge de 15 ans, il entre au centre d’apprentissage de la SNCF de Noisy-le-Sec, dont il sort en septembre 1976 avec un CAP de mécanique générale. Il est aussitôt embauché par la SNCF au dépôt de Paris-la Villette.

Militantisme[modifier | modifier le code]

Lors d'un rassemblement à Aulnay-sous-Bois en 2012.
  • En 1977, il adhère à la CGT, et devient responsable de la commission des jeunes du syndicat. En 1980, il devient secrétaire du syndicat de son dépôt.
  • En 1982, il est élu secrétaire des cheminots CGT Paris-Est.
  • En 1987, Bernard Thibault adhère au parti communiste français. Le mois de novembre de la même année, il rejoint le bureau fédéral des cheminots CGT.
  • De 1990 à 1993, il est secrétaire général-adjoint
  • de 1993 à 1999, il est secrétaire général de la fédération CGT des cheminots. Bernard Thibault est l'une des figures principales des grèves de 1995 qui ont fait plier le gouvernement sur sa réforme des retraites. Selon René Mouriaux, il serait devenu l'un des symboles du renouveau de la CGT[1].
  • En 1997, il entre au bureau confédéral.
  • De 1997 à octobre 2001, il est membre du conseil national du PCF.
  • En janvier-février 1999, lors du 46e congrès, il prend la tête de la confédération CGT.
  • Bien qu'il en reste membre, il quitte ses responsabilités nationales au PCF en 2001 pour marquer la fin du concept de la CGT « courroie de transmission » du Parti communiste[2].

Secrétaire général de la CGT (1999-2013)[modifier | modifier le code]

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En février 1999, à l'issue du congrès de la GCT, Bernard Thibault prend ses fonctions de secrétaire général de la CGT, succédant à Louis Viannet[3].

Selon René Mouriaux, il serait devenu l'un des symboles du renouveau de la CGT[4].

Plus jeune que ses prédécesseurs et à la faveur également de la reprise économique en France de la fin du XXe siècle, il parvient à redresser les effectifs de la CGT. Les difficultés internes de la CFDT nées des suites de la loi Fillon sur les retraites, qui entraînent des transferts d'adhésions d'une confédération à l'autre, renforcent le rôle de la CGT.

Favorable au projet de traité constitutionnel européen, il est mis en minorité par le comité confédéral national (souvent présenté comme le « parlement » de la CGT), le 9 février 2005, sans que cela remette en cause son mandat à la tête du syndicat.

Bernard Thibault, en 2009

Le 11 décembre 2009, il est réélu, lors d'un comité confédéral national siégeant en clôture du 49e congrès de la CGT, pour un nouveau mandat de trois ans, qui devrait le conduire à occuper les fonctions de secrétaire général jusqu'au 50e congrès, à l'automne 2012[5]. Depuis 2009, une contestation interne l'accuse d'être trop consensuel dans ses relations avec le gouvernement et le patronat[6],[7],[8],[9].

En 2010, Thibault est l'un des dirigeants syndicaux qui ont appelé aux grandes manifestations et grèves contre la réforme des retraites.

Le 1er mai 2012, il annonce qu'il voterait pour le candidat socialiste François Hollande au second tour de l'élection présidentielle[10].

En 2013, Bernard Thibault quitte ses fonctions de secrétaire général de la CGT lors du 50e congrès et est remplacé par Thierry Lepaon[11].

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Il est marié et a deux enfants.

Controverse[modifier | modifier le code]

Le 17 août 2009, Xavier Mathieu, le délégué CGT de l'usine Continental AG de Clairoix, menacée de fermeture, déclenche une polémique en traitant Bernard Thibault de « racaille » et en l'accusant de « frayer » avec le gouvernement[12].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Qu'est-ce que la CGT ?. Deux éditions imprimées :
  • Ma voix ouvrière : entretiens avec Pierre-Marie Thiaville et Marcel Trillat, éditions Stock, Paris, 2004, 227 p., (ISBN 2-234-05738-8), (notice BnF no FRBNF39301292)
  • La troisième guerre mondiale est sociale, éditions de l'Atelier, 2016, 160 p

Références[modifier | modifier le code]

  1. René Mouriaux, Le Syndicalisme en France, La Découverte, page 79
  2. Dominique Andolfatto, « PC-CGT : la courroie cassée ? », sur istravail.com, Institut Supérieur du Travail,‎
  3. Michel Noblecourt, « La CGT sous Bernard Thibault, un recentrage réformiste inachevé », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. René Mouriaux, Le Syndicalisme en France, La Découverte, page 79
  5. Source : dépêche « 49e congrès CGT: Bernard Thibault réélu secrétaire général jusqu'en 2012 », 11 décembre 2009, Agence France-Presse.
  6. Reuters, « A la CGT, Bernard Thibault mise sur sa stratégie "unitaire" », Le Point,‎ (lire en ligne)
  7. « CGT : l'heure des comptes pour Bernard Thibault », Le Point,‎ (lire en ligne)
  8. Derek Perotte, « Les syndicats réformistes ne savent pas comment sortir du conflit », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  9. Luc Peillon, « La base réclame une évolution d’octobre », Libération,‎ (lire en ligne)
  10. « Bernard Thibault (CGT) appelle à voter pour François Hollande », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  11. Affaire Lepaon : comment la CGT est devenue une vieille dame indigne, Eric Verhaeghe, lefigaro.fr, 4 décembre 2014
  12. Audrey Garric, « Un homme en colère », Libération,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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