Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre

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Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre
Image illustrative de l'article Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre
Présentation
Culte Catholique romain
Type Basilique
Rattachement Archidiocèse de Paris
Début de la construction 1875
Fin des travaux 1923
Style dominant Éclectique (essentiellement romano-byzantin
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Ville Paris
Coordonnées 48° 53′ 13″ Nord 2° 20′ 35″ Est / 48.88694, 2.34306

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Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre

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Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre

La basilique du Sacré-Cœur, dite du Vœu national, située au sommet de la butte Montmartre, dans le quartier de Clignancourt du 18e arrondissement de Paris, est un édifice religieux parisien majeur.

La construction de cette église, monument à la fois politique et culturel, suit l'après-guerre de 1870. Elle est déclarée d'utilité publique par une loi votée le 24 juillet 1873 par l'Assemblée nationale de 1871. Elle s'inscrit dans le cadre d'un nouvel « ordre moral »[1] faisant suite aux événements de la Commune de Paris, dont Montmartre fut un des hauts lieux. Avec près de onze millions de pèlerins et visiteurs par an, c'est le second monument religieux parisien le plus visité après la cathédrale Notre-Dame de Paris[2].

Origine de la construction[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre à gauche du Sacré-Cœur.

Montmartre, colline sacrée[modifier | modifier le code]

Depuis longtemps la colline de Montmartre a été un lieu de culte : paganisme gaulois supposé puis temples gallo-romains dédiés à Mercure et probablement à Mars ; culte chrétien après le martyre de l'évêque Denis au IIIe siècle, chapelle surmontant la crypte du martyrium de saint Denis, construction au XIIe siècle de l'église Saint-Pierre, parmi les plus anciennes de Paris, pour l’abbaye royale de Montmartre par le roi Louis VI et sa femme Adélaïde de Savoie. Le nom de la colline de Montmartre vient probablement du nom du lieu, Mons Martis(mont de Mars). L'église de Montmartre qui s'est substituée aux temples romains a été élevée en l'honneur des saints martyrs saint Denis, Rustique et Éleuthère décapités selon la légende[3] sur la colline et dont une chapelle, située sur le flanc sud de la butte, devait commémorer le lieu traditionnel du supplice, en prenant le nom de Saint-Martyre. Le mont de Mars a donc pu être réinterprété vers le IXe siècle en Mont des Martyrs (Mons Martyrum), puis par dérivation populaire en « mont de martre », martre signifiant « martyr » en ancien français[4]. La substitution toponymique du mont païen par le mont chrétien reste cependant hypothétique et la double étymologie (mont de Mars et mont des Martyrs) est encore actuellement traditionnellement proposée. Il faudrait, « pour pouvoir trancher la question, savoir comment le peuple, dans son langage parlé, appelait cette colline avant le IXe siècle, puisque c'est à cette époque que les documents écrits enregistrèrent le changement de nom »[5].

Le vœu national de 1870-1871[modifier | modifier le code]

Le Sacré-Cœur vu depuis le sommet de la tour Saint-Jacques.

Dans une lettre adressée aux curés de son évêché nantais le 4 septembre 1870, jour de la déclaration de la troisième république, Mgr Félix Fournier attribue la défaite de la France dans la guerre franco-prussienne de 1870 à une punition divine après un siècle de déchéance morale depuis la révolution de 1789[6].

Cette lettre a pu inspirer un vœu prononcé en décembre de la même année par Alexandre Legentil devant son confesseur le père Gustave Argand, dans la chapelle du collège Saint-Joseph de Poitiers dont ce dernier était le recteur[7]. Une stèle apposée à l'entrée de la chapelle rappelait que ce vœu était à l'origine de la construction de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre[8].

Avec un autre notable parisien, le peintre Hubert Rohault de Fleury, Alexandre Legentil entame les démarches qui devaient aboutir à la réalisation de la basilique du Sacré-Cœur plusieurs décennies plus tard. Alexandre Legentil rédige en janvier 1871 un vœu personnel qui prend par la suite une ampleur nationale :

« En présence des malheurs qui désolent la France et des malheurs plus grands peut-être qui la menacent encore. En présence des attentats sacrilèges commis à Rome contre les droits de l'Église et du Saint-Siège, et contre la personne sacrée du Vicaire de Jésus-Christ nous nous humilions devant Dieu et réunissant dans notre amour l'Église et notre Patrie, nous reconnaissons que nous avons été coupables et justement châtiés. Et pour faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l'infinie miséricorde du Sacré-Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ le pardon de nos fautes ainsi que les secours extraordinaires, qui peuvent seuls délivrer le Souverain Pontife de sa captivité et faire cesser les malheurs de la France. Nous promettons de contribuer à l'érection à Paris d'un sanctuaire dédié au Sacré-Cœur de Jésus[9]. »

La forte personnalité d'Alexandre Legentil dans le paysage catholique parisien et ses nombreuses relations permettent au projet d'acquérir une dimension nationale.

Selon l'historien Miguel Rodriguez[10], le concept de vœu est fondamental, en tant que « promesse faite à Dieu ». De la relation spirituelle des mystiques avec Dieu au « vœu national », en passant par la fondation d’ordres se réclamant du Sacré-Cœur, l’histoire de la dévotion montre que le vœu assumé, vis-à-vis de cette figure, peut être, aussi bien un comportement individuel qu’une manifestation de foi collective : il va associer au XIXe siècle un engagement religieux et des pratiques laïques. Il est pour lui une continuité totale avec le vœu de Louis XIII, de Marguerite-Marie Alacoque au roi Louis XIV et de celui de Louis XVI dans la prison du temple[11].

Le vote de l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Les promoteurs de la construction du Sacré-Cœur font appel fin 1872 à l'Assemblée nationale afin que l'église soit reconnue comme étant d'utilité publique. C'était le seul moyen semblant possible pour acquérir les terrains nécessaires, propriétés de la ville et de nombreux particuliers. Après des débats houleux, la loi d'utilité publique est votée le 24 juillet 1873 par 382 voix sur 734[12].

Elle offre à l'archevêque de Paris (Mgr Guibert) la possibilité de se porter acquéreur des terrains sur la colline de Montmartre par voie d'expropriation si nécessaire : les terrains visés derrière l'église Saint-Pierre, sont occupés par des guinguettes, un champ de foire et des jardinets. Il est aussi prévu que l'église « sera construite exclusivement avec des fonds provenant de souscriptions » et « sera à perpétuité affectée à l'exercice public du culte catholique[12] ».

Le texte exact de la loi est[13] :

« Art. 1er. Est déclarée d'utilité publique la construction d'une église sur la colline de Montmartre, conformément à la demande qui en a été faite par l'archevêque de Paris, dans sa lettre du 5 mars 1873 adressée au ministre des cultes. Cette église, qui sera construite exclusivement avec des dons provenant de souscriptions, sera à perpétuité affectée à l'exercice public du culte catholique.

Art. 2. L'emplacement de cet édifice sera déterminé par l'archevêque de Paris, de concert avec le préfet de la Seine, avant l'enquête prescrite par le titre II de la loi du 3 mai 1841.

Art. 3. L'archevêque de Paris, tant en son nom qu'au nom de ses successeurs, est substitué aux droits et obligations de l'administration, conformément à l'art. 63 de la loi du 3 mai 1841 et autorisé à acquérir le terrain nécessaire à la construction de l'église et à ses dépendances, soit à l'amiable, soit, s'il y a lieu, par expropriation.

Art. 4. Il sera procédé aux mesures prescrites par les titres II et suivants de la loi du 3 mai 1841 aussitôt après la promulgation de la présente loi. »

Cette construction s'inscrit dans le cadre d'un nouvel « Ordre moral » promu par les conservateurs dans l'Assemblée nationale de 1871.

Association aux événements de la Commune de Paris[modifier | modifier le code]

La basilique et le square Louise-Michel.

La construction de la basilique du Sacré-Cœur est fréquemment associée aux événements de la Commune de Paris, et on trouve dans des documents officiels[14] et des ouvrages d'universitaires[15],[16], la thèse selon laquelle elle aurait été construite pour « expier les crimes des communards ».

Le choix d'ériger la basilique sur la colline de Montmartre était hautement symbolique, car c'est là que débuta l'insurrection le 18 mars lorsque les troupes d'Adolphe Thiers viennent enlever à Paris les canons qui y étaient entreposés. Après la cérémonie de pose de la première pierre, Hubert Rohault de Fleury fit explicitement le lien:

« Oui, c'est là où la Commune a commencé, là où ont été assassinés les généraux Clément-Thomas et Lecomte, que s'élèvera l'église du Sacré-Cœur ! Malgré nous, cette pensée ne pouvait nous quitter pendant la cérémonie dont on vient de lire les détails. Nous nous rappelions cette butte garnie de canons, sillonnée par des énergumènes avinés, habitée par une population qui paraissait hostile à toute idée religieuse et que la haine de l'Église semblait surtout animer. »

On ne trouve pas de mention de cette motivation dans le texte de loi voté par l'Assemblée Nationale, mais déjà à l'époque elle était dénoncée par l'opposition[13].

La construction de la basilique du Sacré-Cœur et ses motivations exactes seront longuement débattues[17], à une époque où la laïcité prend une ampleur croissante en France.

Le programme architectural[modifier | modifier le code]

En 1873, le comité de l'Œuvre du Vœu National et le cardinal de Paris décident que le choix de l'architecte se fera par concours. À cet effet, un programme est rédigé à l'intention des candidats. Certains éléments sont imposés : le site, un budget limité à sept millions de francs, une crypte, une statue monumentale du Sacré-Cœur très visible et placée à l'extérieur.

Soixante-dix-huit projets sont rendus par quatre-vingt-sept concurrents regroupés en soixante-seize équipes. Charles Garnier et six Grands prix de Rome figurent notamment parmi les candidats. Leurs maquettes sont exposées sur les Champs-Élysées[18].

Choix de l'architecte[modifier | modifier le code]

Paul Abadie.

L'architecte Paul Abadie gagne le concours de la construction du Sacré-Cœur. Abadie conçoit une basilique romano-byzantine (avec dôme, clochetons et campanile) en réaction au style néo-baroque[19]. À sa mort en 1884, il est remplacé par Honoré Daumet (1884-1886) lui-même remplacé par Charles Laisné (1886-1891) qui fait intervenir dans la réalisation de vitraux le peintre-verrier Émile Hirsch. Puis se succèdent Henri-Pierre Rauline (1891-1904) qui dirige les travaux et Charles Garnier comme architecte conseil, Lucien Magne (1904-1916) et Jean-Louis Hulot (1916-1924)[20].

La souscription nationale[modifier | modifier le code]

La basilique est majoritairement financée par de très nombreux Français dans le cadre d'une souscription nationale où il n'est pas demandé au fidèle de verser une somme importante mais ce qui lui est possible. Hubert Rohault de Fleury imagine notamment « la Souscription des Pierres » qui incite les familles, les groupes et les œuvres à fournir la somme nécessaire pour l'achat d'une pierre[21] sur laquelle les initiales ou les armoiries des donateurs sont gravées[22].

Au total, près de quarante-six millions de francs sont récoltés en un demi-siècle par les dons de près de dix millions de fidèles[23].

Construction[modifier | modifier le code]

Le 16 juin 1875, le cardinal Guibert pose la première pierre (un marbre rose) de la basilique, non loin de l'ancien moulin de la galette, d'où le surnom donné à la basilique par le peuple de Montmartre, « Notre Dame de la Galette »[24]. L'œuvre est confiée à la congrégation des oblats de Marie-Immaculée[25].

Des mois sont nécessaires afin de consolider les fondations : les galeries souterraines et les effondrements de terrain imposent la construction de 83 puits d'une profondeur de trente-trois mètres. Remplis de béton et reliés par des arcs, ils font office de pilier qui vont cherche la couche solide sous la glaise[26]. Dès le 3 mars 1876, l'archevêque de Paris inaugure à côté des travaux une chapelle provisoire. En 1878 débute l'édification de la crypte et en 1881 celle de la basilique. L'intérieur de la nef est inauguré le 5 juin 1891[27]. Les vitraux posés entre 1903 et 1920, sont détruits pendant la Seconde Guerre mondiale et remplacés par des vitraux contemporains. Le campanile (clocher haut de 90 mètres) est terminé en 1912, mais il faut attendre 1914 pour que l'ensemble de la façade soit achevé. La consécration, initialement prévue le 17 octobre 1914, est reportée à cause de l'entrée en guerre. Elle a lieu le 16 octobre 1919, célébrée par le cardinal Vico, en présence du cardinal Amette, archevêque de Paris, et de nombreux évêques, dignitaires ecclésiastiques, membres du clergé, personnalités civiles et simples fidèles. L'église est alors érigée en basilique mineure[28]. Le bâtiment est officiellement achevé en 1923[29] avec la finition de la décoration intérieure, notamment les mosaïques de l'abside[30]. Les années 1930 voient le début de la construction des annexes, sacristie, bureaux et dortoir pour accueillir les pèlerins[31].

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Vues historiques

Architecture[modifier | modifier le code]

Plan des toits : plus l'intensité de la couleur verte est marquée, plus la hauteur est importante.

La basilique n'est pas construite selon le plan basilical traditionnel. Elle est en forme de croix grecque, ornée de quatre coupoles. La coupole centrale a une hauteur sous clef de voûte de 54,94 m et un diamètre de 16 mètres ; son dôme central, haut de 83 m (c'était le point le plus élevé de Paris avant la construction de la Tour Eiffel), est surmonté d'un lanterneau formé d'une colonnade. Un escalier en colimaçon de 237 marches permet d'accéder à la galerie intérieure et extérieure de ce dôme, la première offrant une vue sur l'intérieur de l'église et la seconde un panorama circulaire sur 30 km par temps clair[32]. Le style éclectique architectural de l'édifice, s'inspirant de l'architecture romane, de l'architecture byzantine, et particulièrement de la cathédrale Saint-Front de Périgueux, a influencé plusieurs autres édifices religieux du XXe siècle (basilique Sainte-Thérèse de Lisieux par exemple).

Contrairement à la plupart des églises qui ont traditionnellement une orientation Est-Ouest, celle de la basilique est Nord-Sud, tournée vers le centre de Paris, plus particulièrement de Notre-Dame qui est située dans l'alignement de l'édifice.[réf. souhaitée]

La pierre blanche retenue pour la construction est un travertin qui provient des carrières de Château-Landon et de Souppes-sur-Loing (les pierres de l'Arc de Triomphe de l'Étoile ont la même origine)[33]. Elle a été retenue par l'architecte Paul Abadie pour ses qualités de dureté et d'auto-nettoiement au contact de l'eau, ce calcaire exsudant du calcite, ce qui garde la teinte blanche de la pierre. La basilique repose sur le gypse au moyen de piliers qui traversent les marnes et les sables sus-jacents[34].

Plafond de l'abside par Luc-Olivier Merson.

À l'intérieur, le plafond de l'abside est décoré de la plus grande mosaïque de France (Émaux de Briare), couvrant une surface de 473,78 m2. Conçue par Luc-Olivier Merson et exécutée de 1918 à 1922 par les ateliers Guilbert-Martin, elle représente le Sacré-Cœur de Jésus glorifié par l’église catholique et la France. À sa base on peut lire une phrase en latin signifiant : « Au Cœur très saint de Jésus, la France fervente, pénitente et reconnaissante. »

Une immense tour carrée servant de clocher renferme, entre autres, la plus grosse cloche de France. Baptisée la Savoyarde, elle a été fondue à Annecy en 1895 par les frères Paccard. Elle mesure 3 mètres de diamètre et pèse 18 835 kg. Quant à son support, il pèse 7 380 kg. Le marteau qui la frappe pèse quant à lui 1 200 kg. Symbole nationaliste rappelant l'Annexion de la Savoie, elle fut offerte à la basilique par les quatre diocèses de la Savoie, et arriva sur la butte le 16 octobre 1895, ce qui fut un événement parisien[35].

La crypte[modifier | modifier le code]

La crypte qui a la même disposition que l'église, est une des curiosités de la basilique. Un saut-de-loup, large de quatre mètres, l'entoure et l'éclaire, grâce aux fenêtres et oculi percés dans le mur. L'espace central de la crypte est occupé par la chapelle de la Pietà qui contient, outre une statue monumentale de la Vierge au pied de la Croix (œuvre dominant l'autel, de Jules Coutan en 1895), des tombeaux liés aux personnages importants qui ont marqué ce lieu sacré (des caveaux creusés sous cette chapelle des morts contiennent les sépultures des cardinaux Guibert et Richard) et la première pierre de la basilique. Les promenoirs du déambulatoire desservent sept chapelles latérales à l’est, et sept chapelles latérales à l’ouest correspondant aux bas-côtés de la basilique. La chapelle absidiale, dédiée à la Sainte Famille, est surmontée d’une statue du Sacré-Cœur. Œuvre de Robert Falcucci réalisée en 1960, elle représente le Christ, bras grand ouverts et cœur en avant. Une chapelle dédiée à saint Pierre, élevée sur plusieurs gradins, entourée de colonnes, domine la crypte et correspond au chœur de la basilique[36].

Décor sculpté[modifier | modifier le code]

Fronton du portique, encadré par les deux statues équestres.
Le grand Christ, avec l'inscription sur le socle Cor Jesu sacratissimum, « Cœur très-saint de Jésus».

Le sculpteur Hippolyte Jules Lefèbvre (1868-1937) exécute une grande partie du décor sculpté de la basilique, notamment le grand-autel et les deux statues équestres en bronze disposées sur la terrasse du porche d'entrée aux trois arches, Saint-Louis brandissant son épée (statue remplaçant celle de saint Georges en 1891) et la couronne d'épines et Jeanne d'Arc (statue remplaçant celle de saint Martin en 1925). Cette dernière soulève une polémique car Lefebvre voulait représenter la paysanne se battant l'épée à la main mais le Comité du monument lui imposa une de la figurer cuirassée, fidèle à son image habituelle. Monument politique, la basilique est alors un enjeu nationaliste[37]. La statue du Sacré-Cœur-du-Christ en argent qui se trouve à l'intérieur, est due au sculpteur Eugène Bénet. Les symboles des quatre évangélistes du campanile ont été sculptés par Henri Bouchard (1875-1960), en 1911.

Le fronton triangulaire qui domine la façade est coupé en son sommet par une niche dans laquelle est installée depuis 1927 la statue du Christ au Sacré Cœur sur la poitrine en pierre de cinq mètres de hauteur, dû à Pierre Seguin[Note 1]. Ce Christ bénissant remplace celui de Gustave Michel, modèle présent de 1907 à 1927, ayant lui-même succédé à une statue provisoire en plâtre de Gabriel Thomas écroulée mystérieusement en 1900[38].

Caractéristique du goût de la seconde moitié du XIXe siècle pour l'iconographie aux résonances nationalistes et anti-républicaines du saint archange luttant contre le démon (la République représentée sous la forme d'un crocodile qui symbolise un dragon), la statue de Saint Michel terrassant le dragon sur un des pinacles du chevet de la basilique, fondue par les Ateliers Monduit, est l'œuvre de François Sicard (1903)[39].

Mobilier et statuaire[modifier | modifier le code]

Sacré-Cœur-du-Christ, statue en argent qui montre son cœur ouvert, d'Eugène Bénet (1912).

L'aménagement intérieur comprend la chapelle Saint-Michel ou de l'Armée, ornée d'ex-voto militaires, placée aussi sous le patronage de Jeanne d'Arc. La statue de saint Michel qui surmonte l'autel est l'œuvre de Léon Noël, celle de Jeanne d'Arc est de Léon Fagel. Dans la chapelle Saint-Louis, offerte par le barreau et la magistrature, les bas-reliefs de l'autel comprennent la remise de la Couronne d'épines par saint Louis à l'évêque de Paris, œuvre d'Hippolyte Lefèbvre et des mosaïques de St-Louis réalisées par Pascal Blanchard. La chapelle ou tribune du Commerce et de l'Industrie, terminant le transept Est, est due aux souscriptions des habitants de Lyon et de Tourcoing. Dans la grande verrière de la Vierge d'après Marcel Magne, des anges lui présentent la basilique de Fourvières et les armes de Lyon tandis que sur les vitraux latéraux, des anges portent les armes et la devise de Tourcoing. La chapelle de Marguerite-Marie comprend un luxueux autel de bronze. Les chapelles absidiales sont dédiées à Saint-Labre, Saint Jean-Baptiste (souscription par le Canada et l'ordre de Malte), Saint-Joseph, à la Vierge (chapelle du Saint-Cœur-de-Marie avec une statue de Notre-Dame de la Paix de Gustave Crauk, surmontant un autel en marbre de Carrare), à Saints Luc, Côme et Damien (souscrite par deux associations de médecins, elle est dite chapelle de la Médecine), chapelle Saint-Ignace, Sainte-Ursule. La chapelle Saint Vincent de Paul est souscrite par les Pères Lazaristes, par les Filles de la Charité et la Société de Saint Vincent de Paul. La tribune Saint-Isidore ou chapelle de l'Agriculture, souscrite par un comité d'agriculteurs nantais, comprend une verrière de la Nativité de Marcel Magne. La chapelle de Sainte-Radegonde, Sainte-Clotilde et Sainte-Bathilde ou des Saintes reines de France, due principalement au diocèse de Poitiers, est ornée d'un autel en marbre de Carrare avec colonnes de jaspe. La chapelle de la Marine comprend une statue de la Stella Maris par Léon Fagel[40].

Le maître-autel en marbre de Sienne dans le chœur est de Rauline. Le retable de Lucien Magne est orné d'une représentation du Christ en croix, entouré de chaque côté des apôtres. Le tabernacle est surmonté d'un ciborium en argent doré : conçu en 1902, il est orné de deux anges supportant l'ostensoir qui renferme le corps divin. Devant ce maître-autel, l'autel doré provient de la crypte de la basilique[41].

Orgues[modifier | modifier le code]

Les grandes orgues de la basilique du Sacré-Cœur ont été construites par le célèbre facteur d'orgues Aristide Cavaillé-Coll en 1898 pour le château que le baron Albert de L'Espée, grand amateur d'orgue, venait de faire construire à l'Ilbarritz (le château d'Ilbarritz). Cet orgue est le dernier grand instrument de Cavaillé-Coll, doté à l'époque de 70 jeux répartis sur quatre claviers manuels de 61 touches et pédalier de 32 marches.

Après la mort du baron et la vente de sa demeure et après avoir passé plus de dix années dans les entrepôts Cavaillé-Coll-Mutin, l'orgue fut racheté par la basilique qui n'en possédait pas. Il y fut inauguré (après quelques modifications) le 16 octobre 1919 par Charles-Marie Widor, Marcel Dupré et Abel Decaux qui en est le premier titulaire[42].

L'instrument subit quelques modifications en 1930-1931, effectuées par la Société fermière des établissements Cavaillé-Coll.

Après un relevage effectué par Jean Perroux (qui supprime les trois rangs aigus du cornet du solo) en 1948, des transformations plus importantes sont confiées en 1959 à la maison Beuchet-Debierre, sous la direction de Rolande Falcinelli et Marcel Dupré. Certains jeux sont modifiés, recoupés, décalés, et échangés entre claviers. Le principal du positif est accordé en Unda Maris et une cymbale est ajoutée à ce clavier, de même qu'un principal 4 prend au récit la place du basson-hautbois, transféré sur la laye des jeux de combinaisons. Les mixtures sont recomposées, le trémolo du solo supprimé et deux jeux ajoutés à ce clavier. De plus, à la demande du vicaire, qui souhaite que la rosace soit dégagée, le facteur supprime la partie centrale du buffet, qui est défiguré. Cette modification entraîne en outre la séparation de la boîte expressive du solo en deux parties, placées chacune à une extrémité de l'orgue. Joseph Beuchet propose l'électrification des transmissions afin de résoudre certains problèmes dus à cette nouvelle disposition, mais Marcel Dupré s'y oppose formellement, ce qui permet à la console de Cavaillé-Coll de rester en place.

L'instrument se dégrade au fil des années, jusqu'à devenir quasiment injouable. Sa restauration est programmée au début des années 1980, sous la direction de Daniel Roth, visant à supprimer les ajouts de 1959 au profit de jeux plus en rapport avec son esthétique. Ainsi, la cymbale du positif est remplacée par un cornet progressif, le basson 8 de mutin transformé en basson 16, le plein-jeu du récit recomposé (avec résultante de 16), le principal 4 remplacé par une octave 4, les trois rangs aigus du cornet du solo restitués, entre autres modifications. L'instrument est inauguré en 1985.

Actuellement entretenu par Bernard Dargassies, l'orgue est très empoussiéré par la suie générée par les cierges. Sa restauration est à l'étude.

Les titulaires actuels sont Gabriel Marghieri, également organiste du sanctuaire Saint-Bonaventure à Lyon, et Philippe Brandeis, également co-titulaire de l'orgue de Saint-Louis des Invalides. Claudine Barthel est titulaire depuis 1969, elle était également titulaire aux églises Sainte-Geneviève et Notre-Dame du Perpétuel Secours à Asnières-sur-Seine.

Célébrations[modifier | modifier le code]

Depuis 1885, des fidèles se relayent jour et nuit pour une prière ininterrompue.

La Basilique du Sacré-Cœur est vouée à l’Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement[43]. Depuis 1885, des fidèles — hommes, femmes et enfants de toutes conditions et de tous horizons — se relayent dans la basilique pour réciter une prière ininterrompue, de jour comme de nuit[44]. Appelée l'Adoration perpétuelle, cette prière est la mission que la Basilique a reçue à sa consécration : une mission d’intercession constante pour l’Église et le monde[43].

Charles de Foucauld passe une nuit de prière avec Louis Massignon en avril 1909 dans la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre : les statuts de son association du Sacré-Cœur furent tous déposés à Montmartre, et là les premiers Petits frères de Jésus de René Voillaume reçurent leur habit.

Depuis 1995, la congrégation des bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre assure, à la demande du cardinal Lustiger, archevêque de Paris, l'animation spirituelle et matérielle de la basilique.

À l'instigation de Monseigneur Charles, après Vatican II, Montmartre a pris progressivement une dimension nationale de réflexion et de formation afin d'apporter des réponses efficaces à la crise des années 1970. Différents mouvements d'évangélisation et de jeunesse, ainsi que des retraites spirituelles et conférences sont organisés par Mgr Charles. Une nouvelle impulsion au chemin de croix traditionnel est donnée, tandis que le pèlerinage de Chartres est relancé de manière consensuelle (à partir du noyau du centre Richelieu), enfin des cahiers théologiques vulgarisés sont diffusés, à l'exemple du père de Guérandel qui en fut un des auteurs[réf. nécessaire].

Dans le cadre de la redynamisation de la foi et en réponse aux hésitations des fidèles souvent influencés par des vagues médiatiques, les mouvements de la basilique s'efforcent à cette époque de changer le regard vers les autres de toutes conditions et religions, des carrefours de rencontres et approfondissement chez l'habitant sont dirigés par le père Morand et se disséminent dans la région parisienne, puis au-delà, sont animés par des jeunes formés dans la basilique. Les fruits ont été visibles pendant la première partie du pontificat de Jean-Paul II. Ces initiatives évangélisatrices, perpétuées par les successeurs de monseigneur Charles (dont Mgr de Vorges), ont marqué le rayonnement permanent de la basilique. Depuis 1995, l'accompagnement se fait de manière différente et la basilique n'organise plus de pèlerinage à Chartres. De même la communion ne se fait plus à genoux, ce qui était une particularité de la basilique jusqu'en 1995.

Controverses[modifier | modifier le code]

La construction de la basilique a été très critiquée par les artistes comme Steinlen, Willette, les écrivains Sarcey ou Zola qui y voient un symbole obscurantiste[45].

En 1904, dans un contexte de tensions exacerbées autour de la question de la séparation des Églises et de l'État, le Conseil Municipal de Paris, à l'époque en majorité farouchement laïc et hostile à la basilique, récupère, proche de celle-ci, 5000 m² de terrain détenus indûment par l'Archevêché et décide d'ériger à cet endroit, dans l'axe du grand portail du Sacré-Cœur, une statue du chevalier de La Barre, jeune noble français condamné en 1766 pour blasphème et sacrilège, décapité et ensuite brûlé, devenant par suite une figure tutélaire de l'athéisme et de l'anticléricalisme. La statue, sculptée par Armand Bloch, est inaugurée le 3 septembre 1905 par vingt-cinq mille manifestants. Un peu plus tard, autre acte politique, la rue de La Barre (l'adresse de la basilique est au numéro 35 !), devient en 1907, sur décision du même conseil municipal, la rue du Chevalier-de-La-Barre. En 1926, en signe d'apaisement de la municipalité vis-à-vis du monde catholique, la statue est réinstallée non loin, square Nadar, en un lieu moins directement provocateur envers le Sacré-Cœur. Elle est enlevée et fondue en 1941 par Vichy. Il faut attendre soixante ans pour qu'une nouvelle statue, soit érigée en remplacement square Nadar et inaugurée le 24 février 2001[46].

Le peintre français Félix Del Marle, proche du Futurisme dans les années 1910, a publié dans le Paris Jour du 10 juillet 1913 un Manifeste futuriste à Montmartre[47], dans lequel il proclame : "IL FAUT DÉTRUIRE MONTMARTRE !!". Il y précise qu'il en veut bien à la butte, elle même, pour la remplacer par des gratte-ciels, métropolitains, et tramways à coup d'explosifs et d'échafaudages. S'ensuivit une dispute avec un autre futuriste, installé à Montmartre, d'opinions divergentes sur la question : Severini.

Accès[modifier | modifier le code]

Le funiculaire de Montmartre ou le Montmartrobus permettent de s'y rendre sans effort.

Les deux stations de métro les plus proches Abbesses sur la ligne 12 et Anvers sur la ligne 2 présentent en leur sortie respective une différence d'altitude de l'ordre de 50 mètres avec la basilique.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Pierre Laligan, Montmartre, la basilique du Vœu national au Sacré-Cœur, 1875-1919, Arthaud,
  • Père Jacques Benoist, Le Sacré-Cœur de Montmartre de 1870 à nos jours, Les éditions ouvrières, (ISBN 978-2-7082-2978-5)
  • Père Jacques Benoist, Le Sacré-Cœur de Montmartre, Un vœu national, Délégation à l'action artistique de la ville de Paris, (ISBN 2-905118-79-2)

Iconographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

(fr) Vidéo sur Youtube : La Savoyarde du Sacré-Cœur de Montmatre, plus grosse cloche de France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Seguin a été l’élève de Woog à l’école des arts décoratifs puis professeur. Il a exécuté de nombreux décors pour des immeubles parisiens, des chapiteaux pour le Sacré-Cœur, il est considéré comme un des plus grands ornementistes de son temps.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les Monuments de Paris sous la Troisième République : contestation et commémoration du passé, Janice Best, 2010 « le projet devint une partie intégrante du programme du gouvernement Mac-Mahon de rétablir l'ordre moral et la Monarchie ».
  2. « Classement des monuments les plus visités à Paris », sur tout-paris.org,‎
  3. Saint Denis porta son chef dans ses mains, jusqu'au sommet de la butte.
  4. Christian Montésinos: Eléments de mythologie sacrée aux XIIe et XIIIe siècles en France. P.248 Éditions de la Hutte 2011
  5. Paul Lesourd, La butte sacrée, Montmartre des origines au XXe siècle, Éditions Spes, , p. 432
  6. (en) Karine Varley, Under the Shadow of Defeat. The War of 1870-71 in French Memory, Palgrave Macmillan, , p. 43
  7. Paul Lesourd, Montmartre, Éditions France-Empire, , p. 202
  8. « Histoire de la basilique du Sacré Cœur », sur le site de la basilique (consulté le 27 décembre 2014).
  9. Paul Lesourd, Montmartre, Éditions France-Empire, , p. 203
  10. Du vœu royal au vœu national. Une histoire du XIXe siècle, in Cahiers du Centre de recherches historiques, no 21, 1998, [lire en ligne].
  11. « Annexe 4 - 1870-1873 : l'Œuvre du Vœu national, prélude à la construction de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre », sur le site spiritualite-chretienne.com (consulté le 4 mai 2011)
  12. a et b Jacques Benoist, Le Sacré-Cœur de Montmartre de 1870 à nos jours, Les éditions ouvrières, 1992, (ISBN 978-2-7082-2978-5).
  13. a et b Maurice Cabart, Rapport sur l'exposé des motifs de MM. Laguerre et Bompard, abrogation de la loi du 24 juillet 1873 relative à l'église du Sacré-Cœur, p. 10, [lire en ligne]« En élevant une église sur la colline de Montmartre, l'Assemblée de 1871 [...] voulait faire la guerre à l'esprit moderne, combattre la pestilence révolutionnaire, elle voulait que le monument élevé sur le Mons martyrum apparût à la France, à la capitale, comme un Labarum, comme un signe de la victoire du cléricalisme. ».
  14. Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, « RAPPORT D’INFORMATION FAIT en application de l’article 145 du Règlement AU NOM DE LA MISSION D’INFORMATION SUR LES QUESTIONS MÉMORIELLES », sur le site de l'Assemblée nationale,‎ (consulté le 4 mai 2011) : « la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, érigée pour expier « les crimes de la Commune » en application de la loi du 24 juillet 1873 »
  15. En action de grâces et en expiation des « crimes de la Commune », s’élèvera de 1876 à 1886 la « Basilique du vœu national du Sacré Cœur de Montmartre », dont le projet, cautionné par Pie IX, approuvé par l’Assemblée et déclaré d’utilité publique, est financé par les offrandes des fidèles. dans l'ouvrage de Jean Favier, Paris : deux mille ans d'histoire, 1997.
  16. Its construction was seen by many [...] as for the supposed excesses of the Paris Commune of 1871 dans l'ouvrage universitaire du géographe David Harvey, "Monument and Myth" , Annals of the Association of American Geographers, volume 69, no 3, September 1979, p. 362-381, [lire en ligne].
  17. Le Sacré-Cœur de Montmartre, Jacques Benoist, 1992.
  18. Boitte, Moyaux, Noguet, Pascal, Bénard et Leclerc.
  19. (en) Tom Harvey, Paris Travel Guide and Maps for Tourists, Hikersbay, , p. 47
  20. Paul Lesourd, Montmartre, Éditions France-Empire, , p. 226
  21. Pierres à 500 francs avec initiales en vue, pierres visibles à 300 F avec initiales non en vue, pierres à 120 F non apparentes avec initiales, pierres avec tubes en verre scellés contenant des parchemins à 60 F.
  22. Paul Lesourd, Montmartre, Éditions France-Empire, , p. 221
  23. Benoist, Jacques (textes réunis par) Le Sacré-Cœur de Montmartre, Un vœu national, Christine de Nantes-D'Aboville, p. 89-95.
  24. Paul Lesourd, Montmartre, Éditions France-Empire, , p. 217
  25. Théophile Ortolan Les oblats de Marie-Immaculée durant le premier siècle de leur existence, Paris, Librairie Saint-Paul, 1914, pp. 205sq
  26. La belle histoire de Paris, O. Perrin, , p. 47
  27. Paul Lesourd, Montmartre, Éditions France-Empire, , p. 227
  28. Revue canadienne, 1920, p.12.
  29. Basilique du Sacré-Cœur sur Structurae, consulté le 23 juin 2013.
  30. Jean-Marie Pérouse de Montclos, Paris, Direction du Patrimoine C.N.M.H.S., , p. 414
  31. Jacques Benoist, Le Sacré-Cœur de Montmartre, Éditions de l'Atelier, , p. 253
  32. Dominique Auzias, Ile de France, Paris et ses environs, Petit Futé, , p. 237
  33. Pays de la Pierre, consulté le 19 mai 2013.
  34. Fanny Bourgois, Wilfrid Poma, Les monuments de Paris et leurs petites histoires, Éditions Jean-paul Gisserot, , p. 41
  35. Hervé Gouriou, L'art campanaire en occident : histoire, facture et esthétique des cloches de volée. Le cas français, Cerf, , p. 160
  36. Jacques Benoist, Le Sacré-Cœur de Montmartre, Éditions de l'Atelier, , p. 438-445
  37. Aline Dumoulin, Paris d'église en église, Massin, , p. 340
  38. Jacques Benoist, Le Sacré-Cœur de Montmartre, Éditions de l'Atelier, , p. 658
  39. Jacques Benoist, Le Sacré-Cœur de Montmartre : un vœu national, Délégation à l'action artistique de la Ville de Paris, , p. 174
  40. Albert Garreau, Le Pèlerin de Paris, B. Grasset, , p. 306
  41. Jacques Benoist, Le Sacré-Cœur de Montmartre : un vœu national, Délégation à l'action artistique de la Ville de Paris, , p. 206
  42. Jacques Benoist, Le Sacré-Cœur de Montmartre, Éditions de l'Atelier, , p. 215
  43. a et b La prière d'adoration, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre
  44. La nuit d'adoration, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre
  45. Evelyne Cohen, Paris dans l'imaginaire national dans l'entre-deux-guerres, Publications de la Sorbonne, , p. 144
  46. http://atheisme.org/statue.html
  47. Giovanni Lista, Futurisme: Manifestes, proclamations, documents, L'Age d'Homme, , 450 p. (ISBN 2825124141, lire en ligne)