Site olympique

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Un site olympique est un site sportif ayant accueilli une discipline sportive aux Jeux olympiques.

Introduction[modifier | modifier le code]

À chaque célébration des Jeux olympiques, dont la ville hôte est désignée généralement sept ans auparavant, la construction de sites olympiques débute pour les compétitions sportives, les entraînements, les villages olympiques, les hôtels, les transports, etc.

Avec une trentaine de sports, les sites olympiques sont divisés en plusieurs grandes zones, disséminés dans la ville-hôte. Du fait de l'urbanisation déjà présente, pour plusieurs Jeux, la majorité des sites se trouvent dans la banlieue de la ville-hôte, voire dans sa région proche. Pour les Jeux d'été, deux sports se déroulent souvent hors de la ville : le tournoi de football (plusieurs stades dans tout le pays) et la voile (qui exige une ville côtière). Pour les Jeux d'hiver, les sites de compétition peuvent être distants d'une centaine de kilomètres, les pistes de ski étant éloignées du centre urbain de la ville-hôte.

Comme la plupart des événements sportifs, pour éviter la concurrence entre sponsors, les sites sportifs dont le nom est donné dans le cadre d'un naming sont renommés pendant les Jeux ; le lieu est alors temporairement intitulé en référence de la géographie ou du sport.

Les sites olympiques sont concernés par un autre événement sportif proche : les Jeux paralympiques. Existant depuis 1960, ils se déroulent dans la même ville-hôte, quelques semaines après les Jeux olympiques (sauf quelques rares fois), ce qui fait que les installations sont réutilisées, avec quelques réaménagements.

Les enjeux post-olympiade[modifier | modifier le code]

Le problème qui se pose avec les sites olympiques est leurs devenirs. Depuis plusieurs années, ce problème est médiatisé en parlant de constructions coûteuses, disproportionnées, voire abandonnées. Le qualificatif revenant le plus souvent est celui d'« éléphant blanc ».

Les exemples les plus médiatisés sont les Jeux d'hiver de Sarajevo en 1984 (même si la ville vécut de 1992 à 1996 un terrible siège) et les Jeux d'été d'Athènes en 2004 (la plupart des sites sont à l'abandon et tous les projets de réutilisation ont échoué, bien avant la grave crise de la dette que le pays traverse depuis 2008[1])[2],[3].

Depuis plusieurs années, les constructions temporaires sont privilégiées, ainsi que la réutilisation de sites existants. Pour les sites définitifs en béton, ils sont le plus souvent constitués de sièges temporaires, enlevés après les Jeux, ce qui diminue les frais de maintenance. L'agenda olympique 2020 prévoit ainsi la promotion de constructions temporaires et songe aussi à organiser certains sports hors de la ville, voire du pays-hôte[4].

Cela concerne surtout les Jeux d'été. Les Jeux d'hiver ont plus fait appel à des constructions temporaires et à des sites qui ont été pérennisés en changeant radicalement leurs vocations de départ (surtout les patinoires).

Le Comité international olympique (CIO) a conscience du coût engendré et n'a pas voulu reconduire cette difficulté pour les Jeux olympiques de la jeunesse. Existant depuis 2010, ils ont comme credo de n'utiliser que des installations existantes, ce qui limite fortement le budget et facilite ainsi leur organisation.

Jeux olympiques d'été[modifier | modifier le code]

Par olympiade[modifier | modifier le code]

Par sport[modifier | modifier le code]

La liste comprend ici les 28 sports qui seront à Tokyo en 2020, ainsi que le stade olympique avec les cérémonies et les anciens sports. Même si les Jeux auront cinq sports additionnels[6], pouvant être définitivement intégrés. Des disciplines sont quelquefois séparées car, même s'il s'agit du même sport, elles requièrent leurs propres installations (cela concerne surtout le cyclisme, la natation et le volley).

Jeux olympiques d'hiver[modifier | modifier le code]

Par olympiade[modifier | modifier le code]

Par sport[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Grèce : quatre ans après les Jeux, le règne des "éléphants blancs" », sur Courrier International, .
  2. « Les sites olympiques se cachent pour mourir », sur Le Monde, .
  3. « Quatre sites olympiques laissés à l'abandon », sur France Info, .
  4. « Agenda Olympique 2020 » [PDF], sur Olympic.org, , p. 11.
  5. Les quatre villes candidates à l'organisation des Jeux olympiques de 2024 (Budapest, Los Angeles, Paris et Rome) ont toutes développé un plan prévisionnel des sites sportifs, consultable sur leurs sites officiels.
  6. Le baseball/softball, l'escalade, le karaté, le skateboard et le surf.
  7. Il est assez difficile de dire que les Jeux olympiques d'hiver ont un stade olympique : soit les lieux des cérémonie n'accueillent pas de compétition sportive, soit les cérémonies prennent place dans une construction temporaire.
  8. Même s'ils sont considérés comme trois sports distincts, ils utilisent la même structure de piste de glisse à chaque compétition.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]