Jardins du Trocadéro

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Jardins du Trocadéro
Image illustrative de l’article Jardins du Trocadéro
Vue des jardins du Trocadéro depuis le 3e étage de la tour Eiffel.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Commune Paris
Arrondissement 16e
Quartier Chaillot
Localisation
Coordonnées 48° 51′ 39″ nord, 2° 17′ 24″ est

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Jardins du Trocadéro

Les jardins du Trocadéro sont situés dans le 16e arrondissement, face à la Seine. Ils ont une superficie de 93 930 m2.

Description[modifier | modifier le code]

Ce jardin fut créé pour l'Exposition spécialisée de 1937 sur l'emplacement du précédent jardin du palais du Trocadéro réalisé par Jean-Charles Alphand pour l'Exposition universelle de 1878. Il est bordé par le palais de Chaillot.

Jardins de 1878[modifier | modifier le code]

L'ingénieur Jean-Charles Alphand, spécialiste des jardins parisiens et des mises en scène de cascades, est responsable de ces espaces extérieurs. Les jardins sont organisés autour d'une cascade. Ils comptent plusieurs statues, dont le Taureau d'Auguste Caïn et le Cheval à la herse de Pierre Louis Rouillard qui font face à la Seine et au palais du Champ-de-Mars construit en face par Léopold Hardy pour l'exposition de 1878[1]. Lors de l'exposition, un immense aquarium d'eau douce avait été créé sous les jardins, en partie dans les anciennes carrières de pierre[2].

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Dans la partie ouest des jardins se trouvent deux éléments architecturaux (une porte et une fenêtre), vestiges du palais des Tuileries.

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Jardins de 1937[modifier | modifier le code]

Restructurés au milieu des années 1930, en même temps que le palais de Chaillot est construit, les jardins du Trocadéro conservent le triptyque « fontaines/plantations/aquarium », gardant dans l'agencement des zones végétales un style Second Empire (sentes sinueuses, petites cascades, rochers, ponts…). En revanche, les zones « pierreuses » des jardins doivent beaucoup à l'architecture monumentale de l'entre-deux-guerres, par exemple la fontaine du Trocadéro (ou « fontaine de Varsovie ») : une série de bassins en cascade domine un grand bassin dont les canons à eaux forment cinquante-six gerbes qui finissent leur course dans huit escaliers d'eau. Le tout est aménagé par l'architecte Roger-Henri Expert, assisté d'Adolphe Tiers et Paul Maître. Du temps de l’exposition de 1867, une cascade se trouvait à la place de la fontaine. Lors de l'Exposition universelle de 1900, les pavillons des colonies et protectorats français sont installés dans les jardins du palais[3],[4].

Les jardins sont ponctués d'une multitude de sculptures (à mettre en perspective avec celles, de la même époque, du palais de Tokyo[5]), dont la plupart datent des années 1930 et sont des commandes à de nombreux artistes sculpteurs par la crise ; « mais, conséquence de cette dispersion, l'unité stylistique et la cohérence iconographiques sont peu assurées », écrit Pascal Ory[6]. On compte un chien et des têtes de chevaux (de Pierre Guyot) et un daim et une tête de taureau (de Paul Jouve) en bronze doré en haut des fontaines alors que dans les escaliers sont installées quatre allégories de pierre (Flore et Pomone de Louis-Aimé Lejeune et Robert Wlérick, couchées, et L'Homme et La Femme de Pierre Traverse et Daniel Bacqué, debout).

Près de la Seine se trouvent La Joie de vivre de Léon Drivier et La Jeunesse de Pierre-Marie Poisson. En revenant vers le palais, sur la terrasse supérieure, se trouvent deux statues colossales en bronze, plus souveraines que viriles : Hercule domptant le taureau de Crète d'Albert Pommier sur l'aile Passy et Apollon musagète d'Henri Bouchard sur l'aile Paris.

Moins visibles, deux trilogies allégoriques surplombent les pavillons de tête du côté de la place : La Pensée de Raymond Delamarre et Les Éléments de Carlo Sarrabezolles ; Pascal Ory juge, pour ces deux dernières œuvres, qu'il s'agit de « la mauvaise intégration d'un propos, essentiellement intellectuel, passant par l'allégorie à un propos, essentiellement plastique, posé et imposé par l'architecture[7] ».

Les allées en pente qui longent les bassins servent souvent pour les sports de roulettes comme le longboard ou le roller, les riders descendent la pente en dérapant et pratiquant des figures plus ou moins acrobatiques. Les touristes et Parisiens se rafraîchissent souvent dans les bassins en cas de forte chaleur.

L'avenue des Nations-Unies coupe deux fois le parc. Vestiges de l'exposition de 1937, deux passages souterrains permettent de franchir cette avenue.

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Ce site est desservi par les lignes (M)(6)(9) à la station de métro Trocadéro.

Film tourné dans le jardin[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Esprits des lieux. Du Trocadéro au palais de Chaillot, La Cité de l’architecture et du patrimoine / le Musée des monuments français / les Archives nationales, 2011, 140 p. (ISBN 9782860003513), p. 22.
  2. Pascal Ory, Le Palais de Chaillot, Cité de l'architecture et du patrimoine, Aristeas / Actes Sud, 2006, 126 p. (ISBN 978-2-7427-6392-4), p. 26.
  3. Esprits des lieux. Du Trocadéro au palais de Chaillot, op. cit., p. 42.
  4. Pascal Ory, Le Palais de Chaillot, op. cit., p. 82.
  5. Pascal Ory, Le Palais de Chaillot, op. cit., p. 84.
  6. Pascal Ory, Le Palais de Chaillot, op. cit., p. 85.
  7. Pascal Ory, Le Palais de Chaillot, op. cit., p. 83.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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