Base aérienne 125 Istres-Le Tubé

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Base aérienne 125 Istres-Le Tubé
Photo satellite de la base.
Photo satellite de la base.
Cocarde
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 43° 31′ 22″ N 4° 55′ 25″ E / 43.52285, 4.92350643° 31′ 22″ Nord 4° 55′ 25″ Est / 43.52285, 4.923506
Altitude 49 m (162 ft)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Base aérienne 125 Istres-Le Tubé
Pistes
Direction Longueur Surface
15/33 5 000 m (16 404 ft) béton
Informations aéronautiques
Code AITA QIE
Code OACI LFMI
Type d'aéroport Militaire et civil
Gestionnaire Armée de l'air
Cartes SIA VAC - IAC - ARR/DEP

La base aérienne 125 Istres-Le Tubé est une base de l'Armée de l'air française, située sur la commune d’Istres dans le département des Bouches-du-Rhône.

Histoire[modifier | modifier le code]

La création du camp d'aviation et la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'école d'aviation s'installe en mai 1917[1].

La base est l'une des plus anciennes du territoire de France. Elle est l'un des plus importants centres de formation, avec ceux de Chartres (base aérienne 122 Chartres-Champhol, d'Avord (base aérienne 702 Avord), de Pau (base aérienne 119 Pau), de Toussus-le-noble et de la base aérienne 251 Étampes-Mondésir.

Durant l'entre-deux guerres[modifier | modifier le code]

La base durant Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Depuis 1945[modifier | modifier le code]

Le décret du 14 janvier 1964 porte la constitution des Forces aériennes stratégiques (FAS).

Le Centre d'essais en vol (CEV) se déploie à Istres.

La BA 125 a joué un rôle dans le Putsch d'Alger (21 au 24 avril 1961) : Plusieurs officiers faisant partie du complot, dont le capitaine Sergent, ont rejoint Alger depuis cette base, à bord d'appareils militaires avec l'accord du commandement de la base. Le commandant de la base étant alors en congé, c'est son second, le commandant Marcel Fischer (résistance, campagne de 44/45, Indochine, Maroc, Algérie, chevalier de la Légion d'Honneur) qui a pris la responsabilité de cette participation au Putsch. Cela lui valut 85 jours d'arrêts de rigueur puis une mise à la retraite anticipée.

Unités[modifier | modifier le code]

La tradition se prolonge.

La 31e Escadre aérienne de ravitaillement et de transport stratégiques est activée sur la base le 27 août 2014[2]

La base abrite notamment trois grandes unités des Forces aériennes stratégiques :

Parmi les autres unités basées sur la BA 125, on peut citer :

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Photo en fausses couleurs prise par Landsat.

La BA 125 est souvent qualifiée de « hors norme » au regard de ses caractéristiques physiques et de la diversité des entités qu’elle abrite :

• piste de 5 000 mètres ;

• 5 000 personnes, militaires et civils ;

• près de 500 bâtiments ;

• 2 400 hectares de superficie ;

• une soixantaine d'entités (militaires, étatiques et industrielles).

Du fait de ses équipements de sécurité et de la longueur de sa piste, elle a servi pour plusieurs atterrissages d'urgence d'avions civils en difficulté. Depuis 1999, elle est en outre l'une des rares bases aériennes en dehors du territoire des États-Unis équipées et habilitées pour l'atterrissage de la navette spatiale américaine[3].

La piste[modifier | modifier le code]

La piste mesure 5 000 mètres, dont 3 750 mètres d'origine, auxquels s'ajoute une prolongation de 1 200 mètres d'arrêt réalisée pour le compte d'Airbus Industrie en 1992[4]. C'est la plus longue piste d'Europe. Elle dispose de différents équipements de tests et de réparations et à ce titre sert de base d'essai en vol pour l'armée de l'air, l'aéronavale et pour différents avionneurs et équipementiers aéronautiques français de l'armement (Dassault, Thales, Snecma, DGA). En particulier, différentes campagnes de tests de l'Airbus A380 se sont déroulées à Istres (tests piscines[pas clair], durant lesquels les avions atterissent sur une piste innondée artificiellement sous 15cm d'eau par exemple)[5].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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