Base aérienne 119 Pau

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Base aérienne 119 de Pau
Cocarde
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 43° 22′ 51″ nord, 0° 25′ 06″ ouest
Altitude 188 m (616 ft)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
PUF
PUF
Pistes
Direction Longueur Surface
13/31 2 500m m asphalte
Informations aéronautiques
Code AITA PUF
Code OACI LFBP
Type d'aéroport Militaire
Gestionnaire Armée de l'air

Introduction[modifier | modifier le code]

La base aérienne de Pau fut l'une des toutes premières bases aériennes françaises: elle fut organisée dès 1932, avant même que l'Armée de l'air n'ait été officiellement formée. Mais ses origines remontent à 1911, époque à laquelle est créée une école de pilotage militaire indépendante des écoles de pilotage civiles, dont certaines se sont installées dans les environs dès 1909.

Elle restera en activité jusqu'en juillet 1972.

La création du camp d'aviation militaire de Pau[modifier | modifier le code]

Pau est déjà, dès le XIXe S., un lieu relativement prisé des aéronautes: les conditions climatiques de la région sont propices aux envolées des plus légers que l'air, et de grands aéronautes, dont certains de notoriété internationale, viendront goûter le bon air béarnais.

Lorsque les frères Wright viennent s'installer en France et commencent, grâce à leurs prouesses, à générer l'intérêt des journaux et du public, quelques personnalités paloises entrevoient les débouchés qu'une telle activité pourrait avoir pour leur ville. Ils créent donc un Comité d'aviation qui a pour charge de négocier l'installation des aviateurs américains en région paloise. C'est ainsi que, séduits par l'argumentaire et les conditions matérielles que le Comité leur soumet, Wilbur et Orville Wright finissent par venir s'installer en terre béarnaise. Le temps que les travaux d'installation se fassent, et que l'appareil soit transporté sur place et remis en condition de vol, leur activité ne pourra réellement débuter que début février 1909. L'emprise sur laquelle ils exercent leur activité sera nommée "aérodrome n°1".

Fort de ce premier succès, le Comité lance au niveau national une campagne de promotion visant à attirer sur place les grandes figures du monde aéronautique d'époque. C'est ainsi qu'ils ouvrent des négociations avec Louis Blériot. Ce dernier cèdera lui aussi aux conditions avantageuses que lui propose la municipalité paloise. Il s'installe sur ce que l'on nommera l'"aérodrome n°2".

Dans le même temps, l'Armée a cédé aux sirènes de l'aviation. L'aéronautique militaire, considérée comme la 4e arme, est créée dès 1909. Elle cherche tout de suite à développer son activité en procédant à l'achat d'appareils, et en délégant la formation de ses pilotes aux écoles formées par les constructeurs civils.

A Pau, les premiers militaires reçus en formation sont:

- chez Wright, le Cne Lucas-Girardville (dès 1909), puis les Cne Largier et Etévé (1910),

- chez Blériot, les Ltt Acquaviva et Bellengé, et le Cne Marie (tous trois en 1910).

Assez rapidement, grâce notamment à la campagne de presse menée par le Comité d'aviation, la renommée de Pau s'étend à tout le pays. Un troisième aérodrome dit "de la Compagnie aérienne" est ouvert, sur lequel s'installent Morane-Saulnier, Deperdussin et Voisin. De son côté, fort de son succès lors de la traversée de la Manche, Blériot développe son affaire et autorise d'autres écoles à s'installer sur l'emprise qu'il gère: Antoinette, Grahame-White et Balsan (cette dernière ne verra pas le jour à cause d'un malentendu d'ordre commercial). Nieuport viendra lui aussi s'implanter sur l'emprise réservée aux dirigeables Astra.

Logiquement, la foule des élèves-pilotes s’agrandit de mois en mois, avec sa part de militaires que les écoles accueillent dans des structures spécialement créées à cet effet. Jusqu'à cette époque, le seul "diplôme" validant leur formation est le brevet de pilote d'aéronefs délivré par l'Aéro-Club de France (ACF). Mais les conditions d'obtention semblent trop faciles à remplir aux yeux de l'autorité militaire qui souhaiterait relever le niveau de formation et de qualification de ses pilotes. Début 1911, elle instaure donc un brevet spécifiquement militaire, alors même que ses personnels continuent à se former au sein des écoles civiles. C'est pourquoi elle décide de créer ses propres structures de formation, dont une école de pilotage qui sera implantée à Pau. Son commandement est confié au Ltt Princeteau, l'un des tous premiers à avoir obtenu le fameux brevet militaire, parfois appelé "brevet supérieur". Un quatrième terrain d'aviation, dont l'emprise est constituée de terrains loués par la municipalité paloise, est formé pour l'occasion. La structure montée sur place montera en puissance, jusqu'à devenir l'une des plus importantes écoles d'aviation durant la Première Guerre mondiale, puis l'une de toutes premières bases aériennes de la nouvelle Armée de l'air au début des années 1930.

L'entre-deux guerres[modifier | modifier le code]

L'école de pilotage formée en 1911 fonctionne jusqu'au début de la guerre sous l'appellation de "Centre". Lorsque celle-ci éclate août 1914, le commandement pense qu'elle sera brève et que les troupes françaises l'emporteront. Les écoles, dont celle de Pau, sont fermées, leur personnel et matériel étant affectés à d'autres postes. Mais, assez rapidement, les faits viennent contredire ces dispositions, et les écoles doivent rouvrir les unes après les autres fin-914 / début-1915. Entre fin-1914 et 1918, Pau deviendra la plus grosse école de spécialisation du pays: plusieurs milliers de stagiaires y recevront leur instruction de pilote de chasse.

Après l'armistice de 1918, et bien que son activité ait très fortement chuté, l'école perdure jusque fin-1919. C'est à cette époque que l’État-major décide de réorganiser totalement ses structures: des régiments d'aviation sont formés, chacun recevant l'une des trois grandes spécialités développées durant le conflit: chasse, bombardement ou observation.

Ainsi, le 7e Régiment d'aviation d'Observation est formé à Pau le 01.01.1920. Dans les faits, il n'est formé que d'un petit noyau de personnels pour la plupart déjà affectés sur place et ayant servi au sein de l'école de pilotage tout juste dissoute. Cet effectif sert de portion centrale aux escadrilles rattachées au régiment, lesquelles stationnent en Afrique du Nord et en Orient. D'un point de vue organique, elles ne doivent rejoindre la Métropole qu'en cas de guerre.

Très rapidement, le 01.08.1920, l'organisation générale de l'aéronautique militaire est revue: le 7e Régiment est dissous, ses escadrilles sont rattachées à d'autres régiments et seule la portion centrale reste affectée à Pau. Bien qu'elle n'ait pas reçu de dénomination officielle, elle constitue dès lors un "groupe d'aviation" qui est désigné dans les textes officiels comme étant un détachement du 31e Régiment d'aviation de Tours. Cela dit, ce lien ne semble être qu'administratif, puisque le groupe ne figure pas sur les différents organigrammes de ce régiment connus.

En 1923, le groupe est officiellement structuré et reçoit la dénomination de 36e Groupe d'aviation, formé de deux escadrilles. Assez rapidement, il reçoit le renfort d'une troisième escadrille repliée d'Orient. Il va fonctionner ainsi jusque fin 1932 quand, renforcé d'une quatrième escadrille rapatriée du levant, il est promu 36e Escadre d'observation.

De 1945 à 1972[modifier | modifier le code]

Le 16 janvier 1946, l'école des troupes aéroportées est fixée à Pau[1]. La proximité avec les moyens de la base aérienne, notamment les avions de transport, est propice à son activité.

Le Noratlas devient emblématique de cette activité[2].

Le 3 juillet 1972, la base aérienne est officiellement dissoute[3].

L'armée de terre maintient des activités.

De nos jours[modifier | modifier le code]

La base se trouvait sur l'aéroport Pau-Pyrénées à environ 500 mètres de l'aérogare passagers. La base a été dissoute mais fait toujours partie de l'aéroport.

Les équipements[modifier | modifier le code]

La base dispose de :

L'école des troupes aéroportées (ETAP)[modifier | modifier le code]

Unité prestigieuse et symbolique, commune aux trois armées, l'école des troupes aéroportées est donc implantée à Pau depuis 1946. Elle forme encore les personnels aux techniques parachutistes.


L'aviation légère de l'armée de terre (ALAT)[modifier | modifier le code]

Depuis le 21 septembre 1984, le site abrite le 5e régiment d'hélicoptères de combat[4].

Fête[modifier | modifier le code]

Chaque année en mai, la base organise un meeting aérien.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Historique de l'ETAP », sur le site de la défense nationale française
  2. « Histoire de "La Grise" », sur Escadrilles.org
  3. « Dissolution BA 119 », sur EH 1/67 Pyrennées
  4. « 5e Régiment d'hélicoptères de combat », sur le site de la défense nationale française

Liens internes et articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens et sources externes[modifier | modifier le code]